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Hauts Grades

Grade de Parfait Maçon Elu

3 Juin 2012 , Rédigé par Fonds Latomia Publié dans #hauts grades

Ornements

 

La loge, qui représente le cabinet de Salomon, doit être proprement décorée et la tapisserie peut être de plusieurs couleurs. A l'orient doit être un trône brillant exhaussé de plusieurs marches. Le dais doit être assez large pour contenir deux personnes assises dans deux fauteuils sur la même ligne. Au pied du trône, à la droite, on placera un petit autel couvert d'un tapis, qui portera trois bougies de cire jaune, une équerre, un maillet, un poignard, un com­pas et le Livre de la Sagesse La loge doit être éclairée de neuf bougies jaunes, suspendues dans un lustre ou placées, indistinctement dans des flam­beaux placés à terre, mais il faut qu'il y en ait un séparé des autres d'au moins un pied.

Si l'on veut l'éclairer davantage, on peut repré­senter le Buisson Ardent avec de feuilles ou des branches d'arbre, que l'on éclairera avec des lam­pions.

La loge doit être crayonnée sur les carreaux de la salle comme elle est représentée dans le tableau 4.

Il doit y avoir des tabourets pour les Frères.

Lorsqu'on tient loge d'EL et qu'il y a quelque réception à faire, avant que d'ouvrir la loge d'Elus, on ouvre celle de Maîtres et le récipiendaire y assiste.

Lorsque la loge est ouverte à la coutume ordinai­re, le Respectable fait avancer le récipiendaire au pied de l'autel; on le fait asseoir sur un siège et le Très Respectable l'exhorte à prêter une oreille atten­tive au discours qu'on va lui faire, qui concerne 'sa réception; ensuite, on fait le discours, après quoi on l'envoie à la Chambre de Réflexion, et de là on ouvre la loge.

1° Cette loge étant le Conseil des Neuf, on ne peut pas la tenir qu'on ne soit neuf, dont les deux premiers sont Salomon et Hiram, roi de Tyr, qui occupent le trône. Les deux rois doivent être cou­ronnés. La couronne de Salomon sera enrichie de pierreries et celle du roi de Tyr sera seulement d'or; toutes les deux seront doublées de bleu. Salomon aura un sceptre bleu, doré à filets et surmonté d'un triangle lumineux (emblème de la Sagesse et de la Perfection). Le roi de Tyr tiendra en main un grand poignard; le reste de l'habillement sera semblable à celui des Frères, excepté que Salomon aura des gants garnis de franges et le tablier bordé d'une dentelle d'argent.

2° Tous les Frères seront vêtus de noir et au­ront, sur le côté gauche, un petit plastron sur lequel sera brodée une tête de mort, un os et un poignard en sautoir, en argent et entouré de la devise (vaincre ou mourir). Ils auront un grand cordon de ruban noir, large de quatre doigts, portant, sur le devant, la devise ci-dessus, brodée en argent. Au bas du cor­don, il doit y avoir une petite rosette de ruban blanc, au bout de laquelle pend un peut poignard dans son fourreau long de quatre pouces. Le tablier doit être de peau blanche, doublé de noir; sur la bavette brodée une tête de mort avec un os et une épée en sautoir, soumis à une équerre brodée en or 1; sur la poche du tablier sera une grosse larme et, au milieu du tablier et sur les côtés, huit autres larmes plus petites; au bout de la poche sera une branche d'acacia. Les gants seront doublés de taffetas noir et bordés de même.

Titres

 

Le Maître se nomme Très Sage, le roi de Tyr Très Puissant et les autres Frères Très Respectables. Il n'y a point de Surveillants mais le Très Sage, aussi­tôt qu'il est monté au trône, appelle un Frère que l'on nomme l'Intime du Conseil.

Commencement du Travail

 

Le Très Sage, étant arrivé et couronné, dit au roi de Tyr

D. Très Puissant roi de Tyr, quel sujet vous amène parmi nous ?

R. Très Sage, je viens vous demander vengeance de la mort de l'architecte du Temple, laquelle est restée impunie iusqu'à ce jour.

Le Très Sage lui dit : « Prenez place et soyer, témoin des et-herches que je vais faire faire du meurtrier »

Le roi de Tyr monte au trône et s'assoit sous le dais, à la gauche de Salomon.

Le Très Sage nomme ensuite un Frère qui, à l'instant, vient mettre un genou en terre au pied du trône; Salomon lui dit, en posant son sceptre sur sa tête :

« Mon Frère, je vous constitue l'Intime du Conseil, pour veiller à notre sureté Commencez vos fonctions par vous assurer des qualités des Frères qui sont ici présents » Le Frère se lève, salue les deux rois et va recevoir la parole, le signe et l'at­touchement de chaque Frère.

De retour au pied du trône, il dit en s'inclinant : « Très Sage, le Conseil n'a que des sujets fidèles ! ». Salo­mon se lève et dit : « Mes Frères, que le Grand Archi­tecte nous éclaire, que l'équité nous dirige et que la vérité pro­nonce ! Frère ancien, écartez tous les profanes, je comprends, sous ce nom, tous ceux qui ne sont pas honorés du grade d'Elu »

Le Frère ancien va visiter tous les environs et place, en dedans, un Frère en sentinelle, l'épée à la main, et revient au pied du trône où il dit : « Tout est couvert, les gardes entourent les portes du palais, nul profane ne peut pénétrer nos mystères ». Salomon fait passer le Frère ancien aux extrémités des ouvrages et, sitôt qu'il y est, il lui dit :

D. Quelle heure est-il ?

R. La pointe du jour (ou le commencement du jour).

Salomon frappe huit coups égaux et un précipité en disant N.N.M. 2, qui signifie vengeance. Tous les Frères répètent N.N.M., frappent neuf coups dans les mains, après quoi Salomon annonce que la loge est ouverte, il fait le signe de demande et les Frères celui de réponse, après quoi il commence le discours suivant.

 

Discours

« Vous savez avec quelle douleur j'ai appris la mort de ce grand homme que j'avais commis à la tête de nos ouvrages; en vain, j'aitout mis en ouvre pour découvrir les malheureux qui ont commis le crime. Tout toit vous porter à la vengeance, le roi de Tyr vient ici la réclamer : je lui laisse le soin de vous ins­pirer des sentiments qui vous excitent à la vengeance de la mort d'un homme qui était si digne de confiance. »

Le roi de Tyr vient sur le tableau et montre avec la pointe de son épée le fils d'Hiram, qui y est re­présenté, et dit : « Voilà, mes Frères, le gage sacré que le grand homme a laissé Il doit s'attendre que, si sa mémoire vans est chère, les cris- de cet enfant, ses larmes et ses prières, vous toucheront. Il vous demande vengeance de la mort de sonpère, qui était votre compagnon et votre ami. Unissons donc nos efforts pour découvrir l'assassin et qu il épreuve le châti­ment qu'il mérite ! »

Alors, tous les Frères se mettent la main sur le poignard, le tirent et s'écrient N.N.M.

Le roi de Tyr remonte au trône et, comme Salo­mon se lève pour recueillir les voix, on entend un grand bruit à la porte, qui se termine par neuf coups que frappe le récipiendaire, que le Frère en sentinelle avertit en dedans par un coup.

Salomon, paraissant indigné, dit avec colère :

« Frère Intime, voyez ce qui occasionne ce bruit et comment mes ordres sont remplis ! ». Le Frère sort et, rentrant tout d'un coup d'un air surpris, dit : « Très Sage, le Conseil est trahi ! ». Tous les Frères lèvent le poignard et disent N.N.M.

Salomon leur impose silence en levant son scep­tre et dit :

« Que notre indignation cède un instant à la nécessité d'entendre k Frère Intime dans son rapport. Dites-nous, Frère, qui a pu causer notre rumeur, qui a l'audace de troubler notre auguste Conseil ? » Le Frère Intime répond : « Je viens de voir, avec surprise, qu un Frère s'est glissé furtivement dans l'intérieur de cet appartement. II est à craindre qu'il ait entendu les secrets de notre Conseil. Je le dirai même en tremblant, il est à présumer qu'il est souillé de quelque grand crime, les mains pleines de sang et le glaive tranchant qu'il tient dans sa main déposent contre lui et ont excité mes soupçons »

Salomon, levant son poignard, dit : « Qu'il soit sacrifié aux mânes d'Hiram »

Le roi de Tyr se lève et dit :

« Grand roi, écoutez votre sagesse ordinaire et ne précipi­tez rien. Si j'en crois mes soupçons, cet homme est le meurtrier que nous cherchons ou, du moins, pourra-t-il nous donner quelques indices. Mon avis serait qu il fût désarmé et intro­duit, le ces, le col, les mains liés et les yeux couverts d'un bandeau afin que, dans cet état, il réponde aux questions que votre sagesse vous suggérera »

Salomon, levant son sceptre, dit : « Mes Respecta­bles Frères, vous avez entendu les motifs de défiance du puis­sant roi de Tyr et les précautions que sa prudence lui inspire. Consentez-vous que l'on suive ses conclusions ? »

Les Frères acquiescent en étendant la main.

Salomon dit ensuite au Frère ancien : « Allez trou­ver ce téméraire, faites-lui part de ce que vous avez entendu, inspirez-lui de la confiance et de la terreur, amenez-le au pied du trône dans l'état dit » (L'ancien sort.)

 

Préparation du candidat

Le Frère ancien, en arrivant près de lui, se saisit de son épée et l'envoie 2 à la loge par un Frère qui l'accompagne, lequel Frère, en la présentant, dit : « Très Sage, il est désarmé ! ». Il la quitte ensuite au bout de la loge

Le Frère ancien passe au récipiendaire le cordon rouge par-dessus le col, dont il lui attache les mains et dans lequel il lui renferme le corps. Il lui fait en­suite ôter les souliers, lui bande les yeux et lui fait mettre des gants ensanglantés, lui ôte son chapeau et l'habille de son tablier de Maçon.

Lorsqu'il est dans cet état, le Frère ancien lui dit : « Sondes votre cœur, mon Frite, l'on vous soupçonne d'un grand aime, digne d'un châtiment capable d'épouvanter lescoeurs les plus féroces. Vous pouvez cependant, espérer de l'indulgence si la sincérité guide vos paroles : si vous êtes inno­cent, suive-moi avec confiance »

Ensuite, le Frère ancien lui met son poignard dur le coeur et l'amène à la porte de la loge, dont il doit avoir la clef; il l'ouvre 4, l'introduit 5, le place à l'oc­cident et, lorsqu'il y est, tous les Frères [étant] assis, Salomon dit au récipiendaire :

D. Que cherches-tu ?

R. La récompense qui m'est due ! (L'ancien lui dic­te)

D. Crois-m que les Maçons autorisent le crime et le meurtre ? Tremble plutôt du châtiment qui t'est réservé Qui es-tu ?

R. Le meilleur des Maçons, le plus zélé de tous les Frères, ou, du moins, le plus digne de ce titre !

D. Vil assassin, qu'oses-tu dire, quand tu te présen­tes dans ce lieu sacré, les mains teintes d'un sang sans doute innocent 1.Tout dépose contre toi, tout annonce le crime et le meurtre

R. Je me soumets si je suis coupable.

Le roi de Tyr dit alors : .Qu'Hiram Abif soit vengé » et les Frères disent N.N.M..

Salomon reprend la parole et fit : « Mes Frères, le meurtrier d'Hiram est découvert, l'imposture est trop grossière, il est déjà coupable, puisqu'il veut nous tromper »

D. Que réponds-tu ?

R. Que c'est à tort que l'on me soupçonne du meurtre d'un Maître dont je respecte la mémoire, je ne viens, au contraire, qu'à dessein de vous donner des nouvelles et les découvertes que j'ai faites.

D. Quelles sont-elles

R. Une caverne, un Buisson Ardent, une fontaine jaillissante, un chien pour guide, m'ont indiqué le lieu de sa retraite.

D. Quels sont les garants ?

R. Mes mains trempées dans le sang de trois animaux, le lion, le tigre et l'ours, qu'il avait apprivoisés pour garder l'entrée de sa caverne et que j'ai dé­truits pour y entrer.

D. Que viens-tu demander ?

R. Me jeter aux pieds du roi pour prendre ses or­dres s'il veut que je lui livre Abiram mort ou vif. D. Quelles preuves donnes-tu de ta foi ?

R. Les promesses les plus sacrées seront les garants de mon innocence et les supplices les plus rigou­reux auquels je consens d'être exposé si je suis re­connu pour criminel.

Salomon dit : « Frère Intime, pour que le Frère com­mence à calmer nos soupçons, faites-le avancer par neuf pas, savoir trois d'Apprenti, trois de Compagnon et trois de Maî­tre, jusqu'au tee, pour venir y rendre ses Obligations entre nos mains ».

Le Frère Intime le fait avancer, ainsi qu'il est ordonné. Etant arrivé, il met le genou droit à terre, la main droite sur l'Évangile et l'équer­re et, à la gauche 2, il tient le compas et le maillet. Salomon lui impose son poignard sur le front et le Frère Intime lui met une épée nue sur le dos. Puis le Très Sage, en frappant un coup de son sceptre sur l'autel pour que les Frères se lèvent, dit : « Prenez garde d ce que vous allez faire, le moment est critique. Si vous cherchez à nous tromper, notre indulgence présente accroî­tra la rigueur des supplices qui la suivront. Si vous êtes sin­cère, prononces avec moi »

 

Obligation

 Je promets, foi d'honnête homme et devant cette auguste assemblée, aux pieds des plus hautes puissances, de ne jamais révéler à homme qui n'ait fait ce que je fais, les secrets qui font parvenir et donnent le titre sublime de Maître Elu. Je promets d'en remplir scrupuleusement les obligations au périlde ma vie, en quelque rencontre que ce puisse être, de sacrifier aux mânes d'Hiram les pagures qui pourraient révéler quelques-uns de nos secrets aux profanes. Je tiendrai mes engagements ou que la mort la plus affreuse soit l'expiation de mon pagure après que mes yeux auront été privés de la lumière par le fer rouge, que mon corps devienne la pâture de vautours, que ma mémoire soit en exécration aux Enfants de la Veuve par toute la terre ! Ainsi, Dieu me soit en aide !

Salomon dit N.N.M., ce que tous les Frères répè­tent ensemble. Ensuite, il dit : « Mes Respectables Frères

Frères,

vous avez entendu. jugez-vous à propos que le Frère achève sa vengeance ? e. Tous les Frères marquent leur acquiescement par le signe de réponse. Salomon re­lève alors le récipiendaire et dit : « Frère Intime, faites retourner le Frère à l'extrémité de la loge par trois pas de Maître, trois de Compagnon et trois d'Apprenti en arrière, pour lui apprendre qu'on n'a rien sans peine et qu'il ne doit jamais s'offenser des mortifications ordonnées par les jugements de la loge, l'humilité étant le vrai chemin de la perfection maçonne ». Il adresse ensuite la parole au puissant roi de Tyr :

D. Très puissant monarque, êtes-vous satisfait ?

R. Je le serai lorsque l'inconnu aura rempli ses obligations en nous livrant Abiram, mort ou vif.

Salomon dit : « Frère Intime, déliez les mains de l'inconnu, armez-le d'un glaive et mettez-le en état d'aller effectuer ses promesses I ». Après qu'il ait été délié et que le Frère Intime lui ait remis son chapeau et son épée, Salomon lui dit : « Consomme ton ouvrage à la faveur des ténèbres et rends-toi digne du choix que nous voulons bien faire de toi pour faire expirer le meurtrier

Mais tâche de nous le livrer vivant ! ». Le Frère Intime, prenant le récipien­daire par la main, le fait voyager par huit tours lents et un précipité; au neuvième et dernier tour, on ouvre doucement la porte de la loge et on le con­duit, s'il se peut sans qu'il s'en aperçoive, dans la Chambre Obscure qui doit être ainsi disposée.

 

Chambre Obscure

Cette Chambre doit être tendue de noir. Au fond, du côté droit, doit être une espèce d'antre ou de caverne de feuillage, l'entrée ni le fond n'en doi­vent pas être éclairés. Dans la caverne doit être un fantôme assis dedans les branches, sa tête doit être garnie de cheveux et seulement posée sur le reste du corps. On le met dans une attitude convenable. Dans cette chambre tendue de noir, il doit y avoir une table, un tabouret devant, en face doit être un bras tenant un poignard et le mot écrit Vengeance. Sur la table doit être un gobelet; à terre, doit être un poignard et une lampe, qui puisse se prendre à la main et fasse une faible lumière; de l'autre côté, une fontaine avec de l'eau et quelque chose dessous pour la recevoir parce qu'elle doit couler. Lorsque tout est ainsi disposé et que le Frère Intime a conduit le réci­piendaire dans cet appartement, il le place sur le ta­bouret devant la table, la tête appuyée sur un de ses poignets. En cet état, il lui dit : « Ne bougez point; mon Frère, de cette situation que vous n'ayez entendu frapper trois coups, qui vous serviront de signe pour découvrir vos yeux. Suivez exactement ce que je vous prescris, sans quoi vous ne pourriez pas être admis dans l'au­guste loge des Maures Elus ».

Le Frère Intime sort après ce discours, ferme la porte avec force et abandonne le récipiendaire quel­ques moments à ses réflexions. Puis il frappe trois coups et lui laisse tout le temps d'examiner ce qui est autour de lui. Il entre ensuite, avec un air sérieux et lui dit : « Courage, mon Frère, voyez-vous cette fontaine ? Prenez le gobelet, puisez de l'eau, buvez, il vous mite bien de l'ouvrage à faire .1 ». Quand le récipiendaire a bu, il lui dit : « Remettez le gobelet, prenez cette lampe, armez-vous de ce poignard, entrez dans cette caverne et frappez tout ce que vous trouverez qui vous résistera, défendez-vous, vengez votre mai et rendez-vous digne d'être Elu ». Le récipiendaire entre, le poignard levé, la lampe de la main gauche. Le Frère Intime le suit, lui montre le fantôme, ou la tête, et lui crie : « Frappez vengez Hiram, voilà son as­sassin .1 ». Le récipiendaire le frappe de son poignard, ensuite, le Frère Intime lui dit : « Quittez 2 cette lampe, prenez cette tête par les cheveux, levez contre elle votrepoi­gnard et suivez-moi ! ».

Notez que l'on doit avoir du sang, ou quelque drogue rouge, pour teindre le poi­gnard et les mains du récipiendaire avant qu'il ne sorte de la caverne.

En cet état, il le conduit en loge, le présente à ses Frères, qui sont debout aussitôt qu'il entre. Le Très Sage saisit son poignard et dit N.N.M..

Le Frère Intime fait avancer le récipiendaire à l'autel, par trois grands pas précipités. Au troisième, il s'incli­ne, met un genou en terre et pose la tête et le poi­gnard sur l'autel et reste dans cette attitude. Salomon lui dit : « Malheureux, qu'avez-vous fait !Je ne vous avais pas dit de le tuer ! ». Tous les Elus s'inclinent et di­sent : Grée ! Grée ! Salomon répond : « Qu elle lui soit accordée comme vous le désirez ! ».

Le Très Sage reprend « Concourez avec moi, mes Frères, pour récompenser le zèle et la fermeté de ce Frère. Levez-vous, venez et apprenez que tout ce que vous venez de faire est une image des Obligations que vous contractez au­jourd'hui. Vous allez remplacer un des neuf Maîtres que Salomon jugea assez pal-ails pour leur confier la poursuite d'Abiram, quoique tous fussent animés du mime zèle. Cepen­dant Stokin, qui avait dejà découvert le corps du Respectable Maître Hiram, porta à ce vil assassin ce dernier coup. Aucun des neuf Menu n'aurait pu trouver la retraite de ce malheu­reux si un inconnu ne Petit indiquée à Salomon qui, aussitôt, envoya neuf Martres zélés Mais l'un d'entre eux, étant entré précipitamment dans la caverne qui lui servait d'asile, il ne vit pas plutôt Abiram qu'il lui porta un furieux coup de poignard (Le Très Sage lui porte un coup) dont il tom­ba sur-le-champ. Verrez mon Frère, recevoir la récompense due à votre mérite. (En lui donnant le tablier) Ce tablier vous est la marque que portent tous les Elus du Maître Respectable Hiram, et vous fait connaître le chagrin que l'on doit avoirde la mort de tout bon Maçon. (En lui donnant les gants) Les gants vous apprennent que l'innocence même a du chagrin sans remord

Nous avons, en ce grade comme en tous les autres, un signe, un attouchement et une parole.

Le signe se fait par celui qui le demande en tirant le poi­gnard et en le levant comme pour frapper au front. Celui qui répond ferme la main droite et appuie le poing fermé sur k front.

L'attouchement est, pour celui qui le demande, après avoir fermé la main droite, d'en lever le pouce et de le présenter. Celui à qui on k demande, il doit répondre en saisissant vi­vement, de la même main et à pleines mains, k pouce, ensuite il répète ce que vous avez fait' et vous ce qu'il a fait.

La parole est Nekua Nékum.

Allez maintenant vous faire reconnaître des Frères en leur donnant le signe, l'attouchement et la parole comme vous les avez reçus et vous viendrez ensuite me les rendre. »

Salomon dit ensuite : « Mes Frères, aidez-moi à faire un Elu l ». Les Frères étendent la main droite du côté du récipiendaire, puis le Très Sage lui dit, en le touchant de son sceptre :

« Mon Respectable Frère, je vous fais Elu, du consente­ment de la très auguste loge, et vous remets ce poignard (celui passé au cordon). Mais souvenez-vous qu'il n'est fait que pour unir le crime et secourir vos Frères, et qu'il a châtié le meurtrier de votre Maître. C'est dans cette mie que nous vous en armons et que vous devez k garder. Prenez séance parmi les anciens de notre Conseil. Suivez leur exemple et, pour vous instruire, prêtez une oreille attentive à l'Instruction qui va être faite et vous éclairer sur tout ce qui paraît à vos yeux et dont, jusqu'à présent, vous n'avez pu avoir intelligence »

Nota : dans la loge d'Elu, les places sont indifféren­tes. L'Ancien se place seulement à l'occident en face du trône.

 

Catéchisme d'Elu

D. Etes-vous Elu ?

R. Oui, Très Sage, je le suis.

D. A quoi le connaîtrai-je ?

R. A mes signe, attouchement et parole.

D. Donnez-les

R. (Il les donne.)

D. Où avez-vous été Elu ?

R. Dans la salie de Salon-ion.

D. Quel motif vous a porté à solliciter ce titre ?

R. Le désir de venger la mort de notre chef Hiram. D. Quel fut son homicide ?

R. Abiram, dont le nom signifie meurtrier ou assas­sin.

D. Par où êtes-vous parvenu au lieu de la vengean­ce ?

R. Par des chemins obscurs et inconnus.

D. Qui vous a conduit ?

R. Un inconnu.

D. Où était situé le buisson de la vengeance ?

R. Auprès d'un buisson ardent dans un antre obs­cur.

D. Que trouvâtes-vous dans la caverne ?

R. Le traître Abiram, une lumière, une fontaine, un poignarD.

D. Quel était l'usage de tout cela ?

R. La lumière m'a éclairé, la fontaine m'a désaltéré, et le poignard était réservé pour venger la mort d'Hiram, par le coup que reçut Abiram, qui le fit tomber mort sur la place.

D. Le malheureux dit-il quelque parole en mourant ? R. Oui, une parole que je ne puis proférer à haute voix. Mais dites-moi la première lettre, je vous dirai la dernière.

D. N.

R. M.

D. Que faites-vous du corps d'Abiram ?

R. Je lui coupai la tête et la portai à Salomon pour apprendre que la vengeance était accomplie.

D. Quelle heure était-il quand vous arrivâtes dans la

caverne ?

R. Le point du jour.

D. Combien y a-t-il de Maîtres Elus par cette ven­geance ?

R. Neuf.

D. Que vous reste-t-il à faire ?

R. Rien, puisque tout est accompli.

D. Quelle heure est-il ?

R. L'entrée de la nuit, l'heure à laquelle je suis sorti de la caverne.

 

Salomon dit alors : « Mes Frères, qu'une heure aussi mémorable nous soit toujours présente à l'esprit et nous rap­pelle toujours le 6k des neuf Maîtres pour les imiter ! »

Il frappe sept coups égaux sur l'autel et le roi de Tyr frappe les deux autres précipités, après lesquels le Très Sage dit :

« Mes Frères, la vengeance est accomplie, le Conseil peut se retirer, la loge de Maîtres Elus est fer­mée!»

Tous les Frères frappent neuf coups dans leurs mains, sept égaux et deux précipités et l'on fait les acclamations ordinaires. Nota : Le Très Sage doit passer les cordons au col des Frères, ils les portent sur le bras, les présentent au Maître qui la leur fait baisser et leur passe au col neuf fois.

Les Maître Elus ne doivent jamais se trouver dans aucune loge, soit inférieure ou supérieure, sans leurs cordons noirs et leurs poignards, quoi qu'ils ne doivent se servir du dernier qu'en loge d'Élu.

Loge de Table

La loge de table se tient comme les autres, à l'ex­ception qu'il n'y a point de Surveillants; mais le Frère Ancien se place en face des deux rois, dont Salomon est à la droite. L'on ouvre par neuf coups; ensuite, on fait quelques demandes du catéchisme et l'on annonce que la loge d'Élu est ouverte. Les ac­clamations se font par neuf, les santés sont les mê­mes et dans le même ordre, à l'exception que sitôt qu'elles commencent chaque Elu tire son poignard et le met au travers de son canon à l'ordinaire. On le met sur la table sans bruit, après quoi on joint une fois les mains et l'on s'assoit. Celui qui com­mande la santé fait le signe de demande et tous les Frères celui de réponse. De même, lorsqu'on veut demander la parole. Les couteaux se nomment poi­gnards.

Nota : Le Très Sage doit passer les cordons au col des Frères, ils les portent sur le bras, les présentent au Maître qui la leur fait baisser et leur passe au col neuf fois.

Les Maître Elus ne doivent jamais se trouver dans aucune loge, soit inférieure ou supérieure, sans leurs cordons noirs et leurs poignards, quoi qu'ils ne doivent se servir du dernier qu'en loge d'Élu.

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