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Hauts Grades

Grand Inquisiteur Kadosch Grand Elu,Chevalier Kadosch ou Chevalier de l’Aigle Blanc et Noir

17 Mai 2012 , Rédigé par Le tuileur de Vuillaume (1820) Publié dans #hauts grades

On connaît, hors de l'Ecossisme, plusieurs ordres, sous le titre de Chevaliers Kadosch (héb. שדק   ou שודק   kadosch ou kodesch, sanctus, consecratus, purificatus ).

Celui-ci, désigné sous le titre particulier de Chevalier de l'Aigle blanc et noir, est même très varié dans ses rituels.

C'est, dans tous, une commémoration de l'évènement tragique qui a marqué la fin d'un ordre illustre par ses vertus et par ses malheurs.

Le chevalier Kadosch, dont nous allons donner le tuileur, est le seul admis en France; il est purement .philosophique, et n'a d'autres rapports avec les autres ordres du même nom, que les mots, signes et attouchements qui sont communs à tous.

 Décoration de la Loge.

Il y a, pour les réceptions, dans ce grade, quatre appartements obligés.

Le premier est tendu en noir, il est éclairé par une seule lampe de forme triangulaire, suspendue; au plafond. Cet appartement communique à un cabinet, espèce de caveau, ou l'on entre en descendant quelques marches. il n'y a, dans ce cabinet, d'autre lumière que celle que l'on y porte en conduisant le récipiendaire. C'est le lieu des réflexions. On y voit un cercueil couvert d'un voile noir, et d'autres images de la destruction.

Le second appartement est tendu en blanc; vers le milieu de la salle sont deux autels; sur l'un desquels est une urne remplie d'esprit de vin allumé, qui éclaire l'appartement; sur l'autre autel, est un réchaud avec du feu, et de l'encens à côté. Il ne parait, dans cette pièce, que le F\ sacrificateur.

Le troisième appartement est tendu en bleu ; la voûte est étoilée; il n'est éclairé que par trois bougies jaunes. C'est l'Aéropage.

Le quatrième appartement est tendu en rouge. A l'est, est un trône, au dessus duquel est un double aigle couronné, ayant les ailes déployées, tenant un poignard dans les serres. Au cou de l'aigle est passé un ruban noir, auquel pend la croix de l'ordre. Sur sa poitrine est un triangle équilatéral, au milieu duquel on lit le nom de Dieu ינדא   Adonaï, et autour, cette légende : Nec proditor, nec proditur, innocens  feret.

La draperie du dais est en velours noir et blanc, parsemé de croix teutoniques en étoffe rouge. Derrière le trône, sont les étendards de l'ordre : l'un, fond blanc, avec deux bandes croisées vertes, et la légende : Dieu le veut ; l'autre, fond vert, ayant d'un côté une croix teutonique rouge, et de l'autre un aigle noir à deux têtes, tenant dans ses serres un poignard, avec la devise : Vaincre ou mourir, brodée en argent. L'aigle a les becs et les ongles en or.

 Neuf bougies jaunes éclairent cette salle; au milieu de la salle est une échelle à deux mon- tans.

Il y a des loges où le quatrième appartement est tendu en noir, et la tenture parsemée de flammes rouges, et n'est éclairé que de cinq bougies jaunes. Une épaisse fumée, produite par l'encens qui brûle dans des cassolettes, laisse à peine apercevoir les objets.

Dans d'autres, la tenture est rouge, avec des colonnes blanches, des flammes blanches; il y a sept bougies, et quelquefois quatre-vingt- une.

Enfin, le nombre, la distribution et la décoration des appartements, varient suivant les ordres, et même dans, chaque loge d'un même ordre.

La première décoration que nous avons décrite, est celle adoptée pour l'Ecossisme en France.

TITRES

Nous avons déjà dit que la loge prend r dans le troisième appartement, le titre d'Aéréopage. Les deux premiers appartements n'étant que des lieux de préparation, pour le cas où il y a réception, la loge ne se forme que dans la salle de l'Aréopage, où elle est présidée par le premier surveillant, assisté de deux Juges. il porte sur la poitrine une image allégorique de la Vérité, brodée en or.

Dans le quatrième appartement, la loge prend le titre de Sénat. Lé chef se nomme Grand-maître ou Grand-Commandeur, ou Grand-Souverain ; il est qualifié de Trois fois puissant, et représente Frédéric Il, roi de Prusse. Les frères ont le titre de Chevaliers. L'on se tutoie dans le Sénat.

SIGNES

De Kadosch  - Porter la main droite sur le cœur, les doigts écartés ; laisser ensuite retomber la main sur le genou droit, que l'on empoigne, en fléchissant. Après ce mouvement, saisir le poignard qui est suspendu au cordon, l'élever à la hauteur de l'épaule, comme pour en frapper, en disant Nekam Adonaï! ( béb . ינדא םקנ    vengance, Seigneur ! )

Il y a des loges où, ayant la main droite sûr le cœur, on fait une génuflexion, en étendant le bras droit, la main ouverte, comme en prêtant un serment. Nous ferons remarquer que le premier signe est le véritable.

Signe d'ordre - Le glaive étant passé dans la main gauche, avoir la main droite étendue sur le coeur.

Dans quelques loges, le signe d'ordre se fait ainsi : le glaive dans la main gauche, le poignet appuyé sur la hanche, étendre le bras droit, la main allongée, les doigts rapprochés, le police écarté, comme pour prêter le serment.

ATTOUCHEMENT

En se touchant réciproquement par la pointe des pieds et par les genoux, présenter le poing fermé de la main droite, le pouce levé; se saisir alternativement le pouce, le laisser glisser en reculant d'un pas' et en levant le bras comme pour frapper d'un poignard. En faisant ce  mouvement, le premier dit : Nekamah-bealim ( héb.ןלאב-המקנ    ultio proditorum !) le second répond c Pharasch-chol (héb. לכ-שרפ    explicatum est omne (1).

Dans quelques rituels, on trouve, à la place de cet attouchement et des paroles, l'attouchement et les mots de l'Elu des neuf.

Selon d'autres, pour l'attouchement, on porte la main droite au front, en disant : êtes- vous Kadosch? la réponse est : oui, je le suis ; et l'on présente le poing fermé et le pouce levé comme nous l'avons dit ; on fait trois fois alternativement le mouvement de saisir le poignard, qui est figuré par le pouce, et à la troisième fois, on s'embrasse.

(1) C'est à tort que selon quelques cahiers on a fais dire Pharas-chol, qui n'a aucun sens.

BATTERIE

Il y a plusieurs batteries ; celle adoptée par l'Ecossisme en France, est de sept coups, par trois fois deux et un: ♪ ♪ – ♪ ♪ – ♪ ♪ – ♪ !

Les batteries en usage dans quelques autres Aréopages, sont :

Un coup : ♪ !

Trois coups : ♪ ♪ ♪ !

Cinq coups : ♪ ♪ ♪ ♪ ♪ !

Ou neuf coups : ♪ - ♪ ♪ ♪ ♪ - ♪ ♪ - ♪ – ♪ !

MARCHE

Trois pas précipités, les mains croisées sur la tête.

HEURES DE L'ASSEMBLÉE

On se réunit à l'entrée de la nuit, et l'on ferme l'Aréopage au point du jour.

Selon quelques rituels, on ouvre l'Aréopage à neuf heures du soir, et on le ferme au point du jour.

AGE

Les chevaliers Kadosch ne comptent point leur âge; ils ont un siècle et plus.

HABILLEMENT.

Tunique blanche, ouverte sur le côté, en forme de dalmatique, bordée en noir; par-des= sus, est une écharpe noire, portée en ceinture, avec franges en argent. Un poignard à manche d'ivoire et d'ébène est passé dans la ceinture.

Chapeau rabattu ; sur le devant de la coiffe, est un soleil à fond d'argent, rayons en or. Au centre du soleil est peint un oeil ; le soleil est placé entre les lettres N\ A\ .

En habit de ville, les Chevaliers doivent être en noir ; ils portent ( outre la ceinture, qui, alors est rouge) un cordon noir en écharpe, passant de gauche à droite, au bas duquel est attaché un poignard. Sur le devant du cordon, sont brodées en rouge, deux croix teutoniques; il y a. aussi un aigle à deux têtes, avec les lettres C\ K\ H\ brodées en argent.

On peut porter le cordon en sautoir; il est noir, avec une croix teutonique, brodée en rouge, sur chacun des côtés.

Point de tablier.

il y a des Aréopages où les Chevaliers portent l'ancien costume des chevaliers du temple; ils sont bottés, cuirassés et casqués ; ce sont ceux de l'antique et stricte observance.

Le bijou est une croix teutonique, émaillée en rouge, suspendue au camail, ou attachée à la boutonnière sur le côté gauche.

On peut porter, en place de ce bijou, une croix émaillée qui a été faite pour cet ordre; elle porte au centre un médaillon en nacre de perle ; sur un des côtés on voit les lettres J\ M\ et sur l'autre, une tête de mort, traversée d'un poignard.

Quelques Aréopages ont adopté, pour bijou, un aigle noir à deux têtes, portant une couronne, ayant un. poignard dans les serres. (Voir ci-après Planche XXII, fig 1 et 2.)

Lorsqu'un chevalier Kadosch assiste dans les loges inférieures, il peut se dispenser du costume que nous venons de décrire, ne conserver que le cordon, et prendre un tablier blanc, doublé et bordé en rouge ou en noir; sous la bavette, est brodée en rouge une croix teutonique; au milieu du tablier est un aigle noir à deux têtes, couronné, tenant un poignard dans les serres.

Il y a quelques chevaliers qui font broder sur le tablier l'échelle à deux montants, posée sur un serpent à trois têtes. Cela est contraire à l'ordre de l'Ecossisme, adopté en France.

 MOTS DE PASSE.

Pour entrer - NEKAM. La réponse est :

MENAHHEM (héb. םהנמ    , consolator).

Pour sortir - PHAGAL-CHOL ou PHA AL-CHOL (héb. לכ-לעפ    operatum est omne). La réponse est : PHARASCH-CHOL.

MOTS SACRES

NEKAMAH-BEALIM; à quoi l'on répond :

PHARASCH-CHOL.

Mais plus généralement on dit :

NEKAM ADONAÏ. —

Réponse : PHARASCH-CHOL.

Selon quelques rituels, la réponse au mot sacré est :

BEGOAL-CHOL, mot tiré de l'Elu des neuf.

 Description de l'Échelle mystérieuse.

Elle est composée de deux montants, ayant chacun sept échelons (Voir ci-dessus Pl. XXII fig. 3 ). Le premier montant, à droite, se nomme OHEB ELOAH ( héb. הולא בהא     Deum amans ).

Le second montant, à gauche, se nomme OHEB HEROBO ( héb. וברק בהא     propinquum ei amans).

 Noms des échelons du premier montant.

1er     TSEDAKAH,         הקדע             Justitia, eleemosina

2éme    SCHOR-LABAN       ןבל  רוש          Bos albus

3éme  MATHOC             קותמ             Dulcis

4éme    EMOUNAH               הנומא            Fides, firmitas

5éme    AMAL SAGGHI. .      איגש  למע      (Gamal sagghi ) Labor magnus

6éme    SABBAL                    לבס           Onus

7éme    GHEMOUL BINAH

TREBOUNAH     הנובת הניב לומנ      Retributio, intelligentia, prudentia (1).

(I) Tous ces noms sont singulièrement altérés dans un grand nombre de cahiers; nous pouvons assurer qu'ils sont rétablis ici avec la plus grande exactitude.

Les échelons du montant à gauche sont nommés comme suit :

1er ASTRONOMIE.

2éme MUSIQUE.

3 éme GÉOMÉTRIE.

4 éme ARITHMÉTIQUE.

5 éme LOGIQUE.

6 éme RHÉTORIQUE.

7 éme GRAMMAIRE.

 N O T E

Dans le chevalier Kadosch ancien, ou le Templier, la réception se fait en deux points. Dans le premier, on donne les mots qui suivent :

 PAROLE

HABBAMAH (héb. המבה    fanum excelsum.).

Il y a des aréopages où l'on fait dire Jabamiah ; ce mot est insignifiant.

MOT DE PASSE.

ELIEL (héb. לאילא   Dei fortitudo ); ou bien AZENAHHEM. La réponse est :

MENAHHEM ( héb. היהנ   nehem'iah, solatio Dei; ou bien :

NIKAM-MACCHAH ( héb. הכמ  םקנ   ultio percussionis).

MOT DE L'ATTOUCHEMENT.

KYRIE ( grec χυρις, Dominus). Dans quelques rituels, on lit kiriés: c'est une faute.

PAROLES DES CROISÉS.

EVARECHAH ETH ADONAÏ BECHOL-GETH THAMID THEHILLATHO VEPHI.

( Heb. יפב  ותלהת  דימת  תע-לכב   הלהי-תא  הכרבא   Benedicam Dominum in omni tempore, semper laus ejus in ore meo (PsaI. 34; v. I, suivant les héb.).

On lit dans un grand nombre de cahiers : Avreca adonaï recolgetho thamith rephi. On reconnaît aisément que ce sont des fautes de copistes. C'est mots sont absolument insignifiants

AUTRES PAROLES.

BAHABAH AHHALLEK IM HEANI (héb. הבהאב  ינעה   םע   קלהא   bahabah ahhallek gim hegani. In dilectione dividam cum paupero).

On trouve aussi : Banahamel jon hamey, mots tous fautifs et insignifiants.

AUTRE PAROLE.

Si l'on demande à un Kadosch-Templier, quels sont ses droits, il répond: MISCUTAR (héb. רטשמ   ministerium).

DES BANQUETS.

Les banquets des chevaliers Kadosch se nomment agapes; ils suivent, au surplus, le rituel des élus, que l'on trouvera ci-après, au rite français.

Lorsque l'on plonge le poignard dans l'urne, on dit : Deus sanctus ou sacratus, NOKEM ( héb. םקנ   Ultor ).

Quelques-uns disent : Machem, c'est une faute.

Les banquets fraternels, ou faits en commun, sous le nom d'agapes, sont de la plus haute antiquité. Leur nom fait assez connaître que leur but était de resserrer, le plus possible, les liens de l'amour fraternel des initiés.  ( Grec.Aγαπη, signifie dilectio, du verbe αγαπω, diligo, j'aime.)

Source : www.ledifice.net

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