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Hauts Grades

Grand Maître Architecte : un thème du 12ème degré

27 Août 2012 , Rédigé par Claude Llorens, 30e Publié dans #Planches

Lorsque le sujet de la planche que je vous soumets ce soir me fut communiqué, mon plaisir fut grand. Le grade de Grand Maître Architecte me plaît et la lecture de son rituel fut une grande joie pour moi. Mais au fur et à mesure que je tentais d'approfondir ma re flexion, la complexité et la difficulté de ma tâche apparurent, tant ce degré est riche.

- Il est riche, tout d'abord, par le sujet : dans ce degré, le thème légendaire n'est plus la construction du Temple, mais l'entrée en une École d'Architecture, pour y recevoir son enseignement.

- Il est riche par le symbole : le Maçon n'est plus en possession d'outils de la construction, comme les Apprentis, Compagnons ou Maîtres1ni de bijoux, comme les titulaires des grades précédents de la Loge de Perfection il possède un étui de mathématiques.

- Il est riche enfin par sa finalité la finalité de ce degré n'est plus de dispenser un savoir-faire, comme dans les grades précédents, mais de façonner un certain savoir-penser qui sublimera le savoir-faire que les Loges symboliques des trois premiers grades ont dispensé.

Ainsi, fondé sur la connaissance, et sur la transmission de cette connaissance au travers de l'École ainsi créée, le grade de Grand Maître Architecte, apparaît comme la fin d'un cycle, et l'annonciateur d'un cycle nouveau. Et pour employer le langage de Daniel Beresniak, il clôt l'initiation artisanale et annonce l'initiation chevaleresque que nous conféreront les 13e et 14e degrés. Ce degré, en effet, achève la formation du Maître et annonce déjà l'Élu que façonneront les 13e et 14e degrés.

Selon la tradition maçonnique, le grade de Grand Maître Architecte aurait été fondé par Salomon. Il voulait, par cette création, récompenser ceux qui ont surmonté les épreuves antérieures des grades de Justice (expression que je préfère à celle de grades de vengeance, appellation que j'estime anti-maçonnique et que je n'emploie jamais). Il voulait aussi Iles préparer à entreprendre, dans les degrés suivants de la Loge de Perfection, une nouvelle descente sous la terre.

La recherche et la transmission de la connaissance, thèmes essentiels du grade, fondamentaux pourrions-nous écrire, nous apparaissent tout d'abord dans l'existence de cette École d'Architecture. L'École a pour mission la consécration du Maître, sous l'appellation de Grand Maître Architecte, dont la formation a été entreprise à partir du 3e degré, de manière fort symbolique, et s'est développée du 4e au 8e degré.

Cette École, selon la légende du grade, devait recruter ses élèves dans le monde entier et enseigner les principes devant régénérer l'Humanité. Au savoir architectural et scientifique, elle devait ajouter les principes moraux régissant l'universalité des hommes.

Relativement à cette formation, qui s'étend sur plusieurs degrés, avec une continuité et une cohésion remarquables, comme nous le verrons plus loin, Raoul Berteaux, dans "La Symbolique de la Loge de Perfection" remarque que « ... la formation du Maître, pour la construction du Temple, resterait inchangée si Hiram-Abi était décédé de mort naturelle... ». Peut-être bien, répondrais-je, mais en est-on sûr ? Et en tout état de cause, si Hiram était décédé de mort naturelle, la dramaturgie des conséquences de cet acte et de cette formation en eût été changée. En effet, le meurtre d'Hiram dévoile l'affrontement de deux sentiments contradictoires l'agressivité de ceux qui exigent l'obtention d'une faveur, l'angoisse de celui qui refuse d'accorder cette faveur. Et chacun des antagonistes éprouve une souffrance intérieure qui, pour être commune, n'en est pas moins douloureuse. Devant cette souffrance, Hiram, après avoir tenté de se protéger, se met à fuir ; mais il est rattrapé et subit une seconde attaque la souffrance se transforme alors en peur Et là se produit un événement lourd de conséquences : Hiram, qui comprend qu'on lui demande le Mot de Maître, ou le Mot du Maître, se tait, et se fait même lorsqu'il subit la troisième attaque. Par ce silence, qui entraîne la mort, il brise sa peur et se libère la conquête de cette liberté est un fort enseignement de la formation du Maître. Certains auteurs, constatant que cette formation repose, non seulement, sur la connaissance, mais surtout sur la transmission de la connaissance, ont cru voir, dans le degré de Grand Maître Architecte, un degré de pédagogie et ont qualifié le Maître enseignant de pédagogue. Tel n'est point mon avis, car le pédagogue, dans son enseignement, va tenter de modeler l'esprit de son élève, au nom de l'apprentissage de la liberté intérieure. A l'École d'Architecture, au contraire, le Grand Maître ne peut enseigner que dans le respect absolu de la liberté de l'élève. Le Maître, dans l'enseignement initiatique, se contente d'aider l'élève à trouver son chemin, ne lui fournissant, non les réponses, mais les questions et les moyens pour trouver son chemin. La méthode de l'architecte remplace la technique du Maçon. Et Raoul Berteaux de conclure ..... Ce meurtre est imaginé pour amener un thème sacrificiel... » Et c'est là l'essentiel, qui donne ce sens si particulier à la formation initiale du Maître-Maçon lutter contre les symboles que représentent les trois mauvais Compagnons et conquérir sa liberté. Ce fait montre, à l'évidence que le travail reste encore à taire, car l'existence de ces Compagnons indique, de manière évidente, que l'enseignement d'Hiram ou bien n'a pas été achevé, ou bien n'a pas été compris. D'autre part, depuis la mort d'Hiram, on est en droit de se demander comment s'effectue la transmission de la connaissance, car jusqu'au 11e grade, d'autres tâches ont absorbé les Maîtres : organisation des obsèques, remplacement d'Hiram dans les tâches matérielles du chantier, recherche et arrestation de ses meurtriers, jugement, condamnation et exécution. On manque donc d'un guide. De toutes façons, le flambeau doit être relevé et être poursuivie l'oeuvre interrompue par la mort d'Hiram c'est pour cela que l'acte novateur et important a été la création de cette Ecole d'Architecture.

L'enseignement dispensé dans l'école, pour l'édification des Maîtres va être diversifié et concernera les trois genres d'architecture (civile, militaire et navale), les dix-neuf sciences (dont l'arithmétique, la géométrie, l'optique, le dessin, la mécanique, la coupe des pierres, la coupe des bois, les mesures, la physique, etc. et les cinq ordres d'architecture (le toscan, le dorique, l'ionique, le corinthien, le composite).

Le Maître, parvenu à ce degré, et recevant l'enseignement de l'École, n'est plus un artisan, il devient étudiant-chercheur il quitte son état opérationnel pour atteindre le domaine spéculatif. La formation du Maître ne change pas seulement de niveau, elle change de nature et il y a rupture dans le cycle de formation. La rupture est dans le rythme, dans l'aspect qualitatif, pas dans la conception de l'enseignement dispensé sur ce point, il y a complémentarité à l'enseignement pratique s'est substitué un enseignement plus théorique, ou théorisé. Mais il s'agit toujours d'armer le Maître pour les combats futurs contre les perversités déployées par les mauvais Compagnons. C'est pourquoi la connaissance acquise au 12e degré est de transmettre, avant tout, le désir de se questionner soi-même «Vous ne serez jamais initié que par vous-même».

La construction du Temple n'est plus évoquée dans ce degré, du moins directement car indirectement, l'architecture dont il est question en ce grade ne peut que nous faire penser à la construction, mais à une construction virtuelle, au concept de construction. Cela voudrait-il nous faire entendre que, pour l'essentiel, la construction est achevée ? D'autant qu'il ne sera plus question de construction du Temple dans les degrés suivants. Des indices nous sont donnés au grade de Chevalier de Royal Arch, dans tes deux versions du récit légendaire du grade. Dans le récit d'Enoch, le Roi Salomon, qui reçoit des mages, après la fouille des ruines d'un ancien Temple, la plaque d'or triangulaire enchâssée dans une pierre d'agate, ordonne d'installer cette pièce dans la Voûte Sacrée située sous le Saint des Saints ce récit laisse supposer que la crypte, déjà bâtie, est aménagée, et que la majeure partie du Temple est construite. Dans le récit cabalistique, trois Mages, durant la captivité de Babylone, arrivent sur les ruines du Temple de Salomon après avoir parcouru les neuf voûtes souterraines, ils découvrent une pierre d'agate triangulaire sur laquelle est gravé le Tétragramme sacré cette découverte montre que Salomon avait fait aménager les voûtes souterraines, et donc que le Temple était, sinon achevé, tout au moins en bonne voie d'achèvement.

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Le symbole premier du grade de Grand Maître Architecte, instrument nécessaire pour l'acquisition de la connaissance est l'étui de mathématiques. La signification de cet étui est importante et fait l'objet d'une définition dans le rituel d'ouverture : si le Grand Maître Architecte a étudié la Mathématique, ce ne peut être que la Philosophie, affirme le 1er Excellent Gardien, et encore, il s'agit d'une branche particulière de la Philosophie : la Logique. Or, l'on sait que la Logique est l'Art de bien raisonner et prend une part importante dans le savoir-penser que façonne, en l'esprit du Maître ce degré. Dans ses travaux, le Grand Maître Architecte se sert aussi du papier, de l'encre de chine, de la planche à tracer. Ces instruments destinés au travail intellectuel se retrouvent symbolisés dans le signe d'ordre du grade : Poser la main droite sur la gauche, comme si l'on tenait, de l'une, un crayon, de l'autre, une planche à tracer ; on fait le mouvement d'y dessiner un plan, en regardant, par intervalles, le Grand Maître qui est censé en indiquer le sujet.

Que trouve-t-on dans l'étui de mathématiques ? Les divers auteurs ne sont pas d7accord sur la composition de cet étui et leur énumération est différente d'un ouvrage à l'autre. La consultation des deux rituels en ma possession n'a pas été plus convaincante. Le rituel utilisé dans certaines Loges de Perfection du Suprême Conseil du G... O... D... F... - oeuvre de la Loge Alpha de Bordeaux - n'offre pas de réponse à la question posée. Un ancien rituel du XVIIIe siècle, ou du XIXe, énumère, lui, dans le rituel d'ouverture des Travaux, les instruments contenus dans l'étui : une équerre, un compas simple, un compas à quatre pointes, un compas de proportion, une règle, un aplomb, un demi-cercle ou rapporteur. Si le compas simple sert à tracer les courbes, les cercles, les angles et à prendre les mesures, le compas de proportion est constitué de deux règles graduées permettant, comme son nom l'indique, à établir des proportions le compas à quatre pointes est constitué de deux branches réglables dans leur longueur, permettant de tracer des cercles, concentriques ou non, de dimensions différentes : «je sais me servir du compas » affirme le 1er Excellent Gardien dans le rituel d'ouverture du 12e degré du Suprême Conseil du R... E... A... A..., ce compas « instrument fondamental du travail mathématique, qui sert aux Grands Maîtres Architectes symbolistes à figurer l'esprit de Géométrie, c'est-à-dire l'Art du raisonnement du Philosophe) poursuit-il bref, le compas est emblématique des actes qui retracent «les diverses opérations logiques par lesquelles l'esprit humain coordonne ses connaissances et construit ses systèmes »conclue-t-il. Dans l'étui, on retrouve, aussi, les outils que les Apprentis et Compagnons ont utilisé, sur leur chantier, après avoir appris leur utilité symbolique si l'équerre représente la rigueur du raisonnement, ce qui justifie son emploi dans un degré qui utilise la Logique comme mode d'acquisition des connaissances, elle symbolise aussi la beauté, par l'harmonie du dessin de son angle droit. La règle mesure les dimensions, mais sert aussi à tracer des traits pour l'esquisse des plans. L'aplomb doit diriger l'élève dans le cheminement vers un plus grand volume de connaissances, afin de s'élever dans la conquête de soi. Avec le demi-cercle, on revient aux dessins des courbes et aux tracés des volumes.

Par ces explications, on discerne l'usage que l'on peut tirer de l'utilisation de l'étui de mathématiques : dessiner des plans, de plus en plus complexes, de plus en plus élaborés. Dans quel but ? Dans le but d'édifier son propre édifice, son propre Temple intérieur, à la fois intellectuel et moral, mais aussi, mais surtout pourrions-nous dire, en tracer les voies d'accès, en choisissant l'ordre d'architecture qui convient, au cours d'une redescente en soi, véritable conquête intérieure, véritable étude pour une maîtrise de plus en plus complète de ce moi caché qui préside à notre propre destinée. Ce sera là l'effort de chacun, lorsque le Grand Maître Architecte aura tendu, à chacun des élèves de l'École, l'étui de mathématiques, pour l'ultime enseignement initiatique du grade de Maître.

Ce dépassement, fruit de l'étude et de l'acquisition de la connaissance, permet à l'Architecte étudiant, une approche nouvelle de la qualité de Maître : il a conscience que, maintenant, son enseignement fait partie du sacré, le préparant aux grades suivants qui l'intègreront à la chevalerie, manifestation humaine du sacré. Et c'est parce que notre nouveau Maître Architecte atteint les portes du domaine sacralisé et les voit s'entrouvrir que la Loge dans laquelle il travaille n'a pas besoin d'être couverte pour se protéger : « La garantie de notre secret réside dans notre Science même ; il ne suffit pas de nous entendre pour acquérir cette science, il faut aussi nous comprendre et l'on ne peut nous comprendre qu'en ayant l'intelligence naturelle nécessaire et après avoir accomplis les travaux préparatoires » explique le 1er Excellent Gardien ,dans le rituel d'ouverture du grade du Suprême Conseil. Au contraire, le rituel ancien que je citais précédemment procédait à la vérification de la couverture de l'Atelier : '"La Loge est à couvert, j'ai vérifié que les portes et les fenêtres sont bien fermées, aucun profane ne peut pénétrer nos mystères" répond le 1er surveillant. Une telle action c'est, à mon sens, se priver d'une grande dimension d'émotion et porter atteinte au caractère sacré de l'enseignement dispensé.

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Le grade de Grand Maître Architecte, en dernier lieu, façonne un savoir-penser qui complète, en le sublimant, le savoir-faire que la Loge symbolique a permis au Maître, d'acquérir. Mais pour dispenser ce savoir-penser, les créateurs du grade auraient pu jeter les fondations d'une Haute Ecole de Morale, dans l'esprit du XIIe siècle qui façonna un type d'honnête homme peut-être, auraient-ils pu s'inspirer, aussi, du Lycée d'Aristote, où l'on enseignait la Philosophie, l'Éthique, mais aussi la Physique. Nos ancêtres préférèrent perpétuer le mythe de la construction du Temple, même s ce mythe n'était plus explicité, à travers les thèmes de l1Architecture. Ils passèrent ainsi, de manière subtile, de la construction du Temple à la construction du savoir, faisant muter la Loge de Perfection vers la spiritualité, déployant un véritable art de la gnose, caractéristique de ce 12e degré.

Pour le rituel ancien, déjà cité et étudié, la suprême ambition du Grand Maître Architecte est triple - mais chacune de ces ambitions est la suite et la conséquence de celle qui précède. Il est intéressant de s'arrêter quelques instants sur cette triple ambition, car elle va éclairer l'étude de notre degré :

- Faire vivre en lui la vérité mais le Grand Maître Architecte, dans sa sagesse, va bien vite s'apercevoir qu'en ce domaine, il va lui falloir faire la distinction entre la Vérité, qui est Connaissance absolue, ou Connaissance de l'Absolu, et la connaissance, qui est simple rapport entre un objet et un sujet ; en d'autres termes, entre quelque chose qui se trouve à l'extérieur de l'homme et l'esprit humain qui appréhende cette chose ; entre l'homme et ce qui est apparence.

- Manger du fruit de l'Arbre de la Connaissance et nous voici replongé à l'origine de l'Humanité, à cet âge antéhistorique où l'homme n'avait aucune conscience - c'est-à-dire connaissance de son état, de sa condition. Il ne savait pas qu'il était prédéterminé. Ce n'est qu'après avoir mangé du fruit de l'Arbre de la Connaissance qu'il se rendit compte qu'il était nu, c'est-à-dire habillé de lumière, comme l'Apprenti qui venant de triompher des épreuves de l'incitation, n'est plus que vêtu de Lumière. Et si Adam a honte de cette connaissance, c'est qu'il en ignore la richesse. C'est alors que prend tout son sens la phrase prononcée à l'entrée du profane, juste avant les épreuves capitales Ni dévêtu, ni vêtu ; non point parce qu on ne sait comment définir son habillement, à moitié vêtu, à moitié dévêtu ; cette phrase doit être entendue au sons symbolique ni dévêtu, le profane n'a pas encore ôté la tunique du vieil homme il est encore prisonnier de la vie profane, des préjugés, des valeurs factices, il possède encore ses métaux ; ni vêtu, il ne renaît pas encore à sa vie nouvelle, il n'a pas encore revêtu l'habit de lumière. C'est ce vêtement que recherche le Grand Maître Architecte.

- Être un Dieu il nous faut modérer la portée de cette dernière ambition ; Le Grand Maître Architecte n'est Dieu que dans la mesure où il modèle l'espace, dans la mesure où il opère le passage de l'indifférencié à la forme ; il organise plus qu'il ne crée mais cette organisation demandera à l'élève de l'École d'Architecture un effort de tous les instants, animé par une constante et inaltérable volonté. Il doit pénétrer le mode intelligible par l'approche du savoir absolu, intégrant tous les savoirs acquis, afin de construire, patiemment, le Temple spirituel. C'est en ce sens que certains auteurs ont voulu voir, dans le Maître Architecte, un encyclopédiste.

Mais rien qu'un encyclopédiste ? L'ambition d'être Dieu revêt deux aspects :

· Le premier aspect, c'est la liberté totale dont doit jouir le Grand Maître Architecte pour la réalisation de ses travaux ; on a vu pourquoi.

· le second aspect, c'est que ce degré est caractérisé par la Parole, véhicule de la Pensée, marque de communication de la Science et relation que jadis, nous a-t-on dit, Dieu a noué avec les hommes. Cette Parole s'organise autour des instruments qui composent l'étui de mathématiques et qui permettent de dessiner, de projeter l'encre, opérations qui deviennent parlantes, même si le silence peut les définir ; la beauté d'un dessin, l'émotion ressentie devant une représentation sont parfois plus éloquentes, plus expressives qu'un mot, une phrase. C'est pourquoi certains auteurs ont qualifié l'étui' de mathématiques de grammaire universelle. Cette grammaire est l'architecture de la pensée et du coeur, comme la grammaire courante est l'architecture de la parole.

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Ainsi, c'est par ses qualités, par son savoir, par sa recherche, par sa tentative de liaison entre le visible et l'invisible, que le Maître Architecte retrouve, on le dévoilant, le lien mystérieux qui unit la conscience macrocosmique de l'Univers et la conscience microscopique de l'homme, dans une unité réaffirmée. Ce secret de la connaissance a, jadis, été gravé sur la fable d'Émeraude, dont la transmission a été attribué à Hermès Trismégiste et qui fondait l'unité de l'univers, faisant retrouver à l'homme son essence originelle. De la sorte, l'Être intérieur s'unit à l'Être extérieur, comme un écho intemporel à la Parole biblique tirée du Livre de la Sagesse et qui marque, de manière non équivoque, l'unicité du Grand'œuvre «Nous avons créé le monde par poids, volume mesure».

Source : http://esmp.free.fr/

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