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Hauts Grades

JB Willermoz : instructions pour les élus coens (3)

1 Avril 2012 , Rédigé par JB Willermoz Publié dans #histoire de la FM

13eInstruction du vendredi 18 février

 

 (57)faite au F(rère) nouveau reçu sur les propriétés du simple et double triangle et du réceptacle qui en fixe le centre.

 

14eInstruction du lundi 21 février 1774

 

 (58) La p(remiè)re tenue devant le Fre Orsel à son retour.

 

Récapitulation de ce qui a été dit dans les deux dernières sur la valeur et les rapports des trois grades bleus et du grade d'Elu, du double triangle et réceptacle.

 

(59)Les trois premiers grades font allusion à la création universelle, tant dans sa division de générale terrestre, de particulière et d'universelle, que dans la division du terrestre céleste et surcéleste, et encore aux trois essences spiritueuses dans leur premier état d'indifférence qui ont produit toutes les formes corporelles contenues dans la création universelle, ce qui forme déjà trois points de vue différents.

 

(60)Ils font encore allusion à l'incorporisation du premier homme dans sa forme glorieuse, émancipé pour diriger et commander la création universelle, pour la molestation des esprits pervers et leurs servir d'intellect bon, selon la volonté et la miséricorde du Créateur, s'ils n'avaient pas aggravé leur état, leur privation, en séduisant cet homme; aux trois puissances spirituelles dont il fut revêtu figurées par les trois caractères symboliques qui sont attachés sur la personne du récipiendaire et complétés par la ligne perpendiculaire qui représente le centre d'unité d'où émane toute puissance, vertu, faculté, propriété, représentées aussi par les 4 branches mystérieuses figurées autour des circonférences; en vertu de ses /trois/ puissances et tant qu'il resterait uni par la perpendiculaire au centre, il avait force de commandement sur le général, sur le particulier, et sur l'universel. Placé au centre de la création universelle figurée par les six circonférences du tracé, il avait, par ses trois facultés puissantes, autorité sur le terrestre, le céleste et surcéleste qui correspond au centre de l'immensité divine.

 

(61)Ils font aussi allusion à sa prévarication figurée par les cinq circonférences, par les caractères en noir que lui fait tracer le tentateur; à son expulsion du jardin d'Eden, paradis terrestre figuré par le centre des six circonférences et enfin à son incorporisation dans un corps de matière qu'il vint prendre par ordre du Créateur dans le sein de la terre où il fut précipité en punition.

 

(62) Cette forme de matière dans laquelle il a été assujetti pour la punition de son crime pendant tout le temps de son expiation doit être envisagée sous deux points de vue bien différents, puisque d'un côté elle sert /de moyens/ aux esprits pervers en s'emparant des sens corporels de l'homme pour attaquer l'Etre spirituel mineur qui y est renfermé s'il se laisse dominer par les sens; et de l'autre elle sert de moyens à l'esprit bon chargé par le Créateur de la conduite du mineur qui y est incorporé, de se communiquer à lui par son intellect bon, lequel se fortifie et lui aide à repousser les attaques continuelles du pervers. Ainsi cette forme est tout à la fois la punition de l'homme et le moyen que la miséricorde du Créateur lui a ménagé pour le défendre des attaques de son ennemi s'il sait faire un bon usage de sa volonté et de sa liberté.

 

(63) Il est donc de la plus grande importance pour l'homme de commencer avant toutes choses à purifier sa forme, à la garantir de toutes souillures, à la garantir de tous les excès des sens de matière qui facilitent contre lui la communication de l'intellect démoniaque, puisqu'une forme ainsi préparée, purgée de toutes les impuretés de la matière, est bien plus propre à recevoir communication de l'intellect bon et à en retenir impression. C'est alors que, réunissant sa force propre à celle de son protecteur, il devient supérieur aux attaques de son ennemi, il y est même moins exposé, parce que l'habitude qu'il contracte avec le Bien est une molestation continuelle pour l'esprit mauvais qui se décourage dans ses attaques pour les diriger avec plus de succès contre les mineurs qui se défendent moins. A chaque pensée mauvaise que l'esprit pervers envoie à l'homme par ses agents qui lui servent d'intellect, nous pouvons nous le représenter comme épiant l'usage que l'homme en fera. Si sa volonté y adhère, il s'efforce de s'emparer de cette volonté chancelante de l'homme et de toutes ses facultés spirituelles pour le tourner entièrement au mal, et par cette habitude du mal il parvient à en faire un véritable intellect démoniaque semblable à ses agents qui lui sert à son tour à séduire les hommes ses semblables, ce qui se prouve par leur conduite journalière. C'est par l'attrait des plaisirs des sens que l'esprit pervers cherche à séduire l'homme qui est exposé à ce genre de séduction, tant qu'il est assujetti à ces mêmes sens matériels. Sa vie est donc un combat continuel, c'est là sa punition. La première chute de l'homme, s'il néglige de se servir de sa force et des moyens qui lui ont été donnés pour se relever aussitôt, en entraîne bientôt une autre, et l'habitude de tomber le jette dans l'abrutissement, dans l'oubli total de ses devoirs et de son existence spirituelle.

 

L'homme au contraire qui est vigilant sur lui-même et sur les démarches insidieuses de son ennemi, /ou/ qui ayant eu le malheur de tomber s'efforce promptement de se relever, contracte une habitude heureuse de se maîtriser. Le bon usage qu'il fait de ses forces, de sa volonté, le rend digne des secours de son compagnon, de son protecteur; leurs volontés s'unissent, il s'élève au-dessus de ses [propres] (mot barré) sens et devient bien plus propre à l'intelligence des choses célestes.

 

(64) Le premier homme incorporisé après la prévarication dans un corps de matière, mérita par son repentir sa réconciliation et de réacquérir une partie des droits dont il était déchu par son crime. Toute sa postérité peut donc prétendre aux mêmes grâces en prenant le même moyen. Mais la Réconciliation de l'homme tant qu'il est dans son corps de matière doit être pour le général moins regardée comme une Réconciliation que comme un commencement, ou une préparation, à sa parfaite réconciliation, qui ne peut être opérée qu'après la destruction et la réintégration de sa forme, et après qu'il aura fini son cours dans les trois passages que nous nommons Cercle sensible, visuel, et rationnel; cependant, ce commencement de Réconciliation qu'il est en son pouvoir de faire par le bon usage de sa liberté et de sa volonté pendant sa course élémentaire, peut le mettre en état de jouir dès cette vie d'une partie de ses droits en vertu de ses trois facultés puissantes qui sont restées innées en lui. Il en a été revêtu par un décret immuable du Créateur qu'il n'a pu lui retirer sans dénaturer son essence d'être spirituel mineur; il lui en a suspendu la jouissance parce qu'il s'en est rendu indigne par sa prévarication, mais la miséricorde du Créateur restitue dès cette vie une partie de cette jouissance, quand il lui plaît, à ceux qui s'en rendent véritablement dignes.

 

Cette restitution de puissance est figurée à l'Ouest, au Nord et au Sud par...(Phrase inachevée)

 

(65) Le grade d'Elu, par son rang quaternaire des grades de l'Ordre, désigne l'émanation spirituelle du mineur et son incorporisation dans un corps de matière composé des trois essences ou principes corporels dont il fait le centre. Les anatomistes reconnaissent que le corps de l'animal a effectivement une vie active au bout de 40 jours dans le sein de la mère, ce qui vient à l'appui de ce nombre quaternaire d'émanation.

 

(66) Nous pouvons remarquer deux allusions différentes dans ce grade, celle de l'Etre corporel et celle de l'être spirituel ou le mineur pour la première. Nous pouvons regarder ces trois premiers grades comme désignant les trois essences spiritueuses dans leur état d'indifférence dans le matras philosophique avant son explosion, et le grade d'Elu comme représentant le véhicule principe de vie passive inséré dans ces trois essences et en formant le centre, dont l'action est développée par l'esprit majeur dont la présence dans le chaos imprima l'ordre et le mouvement à toutes les parties qui y étaient contenues.
Pour la seconde, il nous représente l'être spirituel mineur occupant le centre de ses trois facultés puissantes innées en lui et représentées par ses trois facultés intellectuelles, la pensée, la volonté, l'action.

 

   

15eInstruction du vendredi 25 février 1774

 

 (Willermoz a laissé une demi page blanche)

 

                         16eInstruction du lundi 28 février 1774

 

 

(67) Sur les différentes sortes de temples qui ont paru sur cette surface terrestre et leurs allusions spirituelles.

 

Nous distinguons trois sortes de temples, celui d'Enoch sous la race de Seth, celui de Moïse parmi les Israélites et celui de Salomon en Jérusalem. Ces trois différents temples font allusion aux trois différentes et principales classes d'êtres spirituels intelligents qui ont opéré, qui président, et qui défendent la création universelle.

 

Le temple d'Enoch est tout spirituel, il n'a élevé aucun édifice matériel, il n'a eu pour objet que d'instruire la postérité de Seth de la Loi divine qui commençait à tomber dans l'oubli parmi cette postérité appelée enfants de Dieu, et en cela il fait allusion aux êtres spirituels divins de l'immensité divine qui ne prennent aucune part au temporel.

 

Le temple de Moïse ou le Tabernacle /l'Arche/ de l'alliance est /renfermée dans le Tabernacle/ ensemble spirituel et temporel; il fut construit par ordre divin, d'un bois incorruptible, incombustible, indestructible appelé bois de Sétim, ces propriétés des matériaux qui y furent employés annoncent la stabilité de cet édifice et combien il était supérieur à tous autres. En effet, c'est dans ce temple que le Créateur se plaisait à manifester sa puissance aux yeux de son serviteur Moïse, que Moïse venait s'instruire des lois cérémoniales du vrai culte pour en instruire à son tour les fidèles élus choisis par le Créateur. C'est enfin dans cette arche que furent déposées les fameuses tables de la loi que le Créateur donna à Moïse sur la montagne pour la conduite du peuple qu'il avait choisi par sa pure miséricorde pour y opérer visiblement la manifestation de sa gloire, de sa puissance et de sa justice. C'est par ces rapports frappants que nous voyons que ce temple élevé par Moïse fait allusion à la classe des êtres spirituels du surcéleste qui sont purement spirituels sans être revêtus d'aucune forme qui président et actionnent pour la conservation du temporel sans être eux-mêmes soumis aux lois du temps.

 

Enfin le temple de Salomon en Jérusalem est tout à la fois spirituel, temporel et [matériel ou] (mots barrés) corporel, il était tant par sa forme, que par ses dimensions et divisions et par les ornements qu'il renfermait une répétition exacte de toute Création universelle et du corps de l'homme même, il était spirituel puisqu'il avait été construit suivant les plans donnés par le grand Arch., puisque le jour de la dédicace la gloire du Seigneur vint visiblement se reposer sur l'Arche; il était temporel puisque c'était dans le Saint des Saints de ce temple que le Grand Prêtre venait opérer les lois cérémoniales du vrai culte et qu'il offrait dans l'intérieur du temple au nom du peuple les sacrifices que la loi [apportée par] de Moïse prescrivait, il était [matériel] corporel puisqu'il était construit avec des pierres et autres matériaux convenables pour lui donner forme, mais les pierres étaient d'une nature différente des autres puisque l'Ordre nous enseigne qu'elles furent trouvées dans les carrières toutes taillées et qu'on eut besoin d'aucun outil de métal pour les assembler, et en cela nous trouvons une allusion parfaite de ce temple avec la classe des élus spirituels célestes qui actionnent dans la création universelle et la dirigent; il sont spirituels par leur émanation du sein du Créateur, ils sont temporels et soumis au temps puisqu'ils sont dépositaires des lois du Créateur pour opérer selon sa volonté dans cette création pendant toute la durée qu'il lui a fixé, ils sont corporels parce que s'ils n'étaient pas revêtus d'une forme corporelle convenable à leurs fonctions, ils ne pourraient pas opérer leurs actions sur les autres êtres corporels renfermés dans la création; mais nous devons mettre une grande différence entre la forme corporelle dont ces êtres spirituels sont revêtus et la forme corporelle matérielle dont l'homme a été obligé de se revêtir par la suite de son péché.

  

Instruction du mercredi 6 juillet 1774

 

 (68) Le Créateur est en quelque sorte assujetti à la puissance binaire en ce que la réaction de la puissance perverse force pour ainsi dire sa puissance divine à agir sans cesse sur la mauvaise pour la contenir.

 

Ces deux puissances sont figurées par les deux colonnes, l'une de pierre ou de brique qui a résisté aux efforts du déluge, et l'autre de terre qui fut entraînée par les eaux.

 

(69)Quoique l'on distingue dans le Créateur quatre essences ou puissances divines, on ne prétend pas les borner à ce nombre de quatre puisqu'il est l'assemblage d'une infinité de puissances, de vertus et de facultés qui sont ses attributs, mais on entend parler seulement des 4 principales. L'homme ou le mineur étant émané de lui et formé à son image et ressemblance, doit donc pareillement avoir en lui une infinité de vertus et de facultés spirituelles non égales à celles du Créateur, mais en similitudes. Elles [se manifestent] sont figurées par la division quaternaire de la création où il devait les manifester, lequel nombre par son addition mystérieuse connue dans l'Ordre se rapporte à l'unité principe de toute création et émanation et au dénaire qui produit et embrasse l'infinité. Cette division est appliquée au terrestre, au céleste, au surcéleste et à la création universelle; cette dernière contenant elle seule les trois autres divisions, forme réellement une 4me division bien distincte que nous appliquons à l'immensité divine dominant et dirigeant les trois inférieures. Ces trois dernières sont du domaine propre de l'homme, mais il n'en peut faire usage qu'en réclamant la première, qu'il peut obtenir par la confiance en son principe et par les autres moyens qui lui sont conservés. Ainsi, dans ce sens il les possède toutes les 4 en similitude puisqu'il est en son pouvoir de s'assurer la première qui peut seule donner la force et l'action aux 3 autres. L'homme a perdu l'usage mais non la propriété de sa puissance, mais si sa puissance est quaternaire en similitude de son principe, les moyens de la réacquérir doivent porter le même nombre et être pareillement quaternaires; et en effet elles sont figurées au nombre quaternaire sur sa forme corporelle par les 4 organes principaux qui sont le cœur sur lequel se fait la plus forte impression du sensible, les yeux par lesquels il obtient la conviction, les oreilles par lesquelles il acquiert l'interprétation de ce qu'il a vu et senti, et enfin la parole par laquelle il opère et manifeste le résultat ou le produit des trois autres. De même que les trois puissances spirituelles qui sont innées en lui peuvent être regardées comme passives relativement à la première divine /et active/ qui les met en valeur, de même aussi on peut distinguer parmi les 4 moyens ou organes corporels qui lui sont donnés pour réacquérir celui de la parole comme l'actif sur les trois autres qui à cet égard sont passifs. Ces 4 moyens furent aussi désignés, et dans le même ordre, par les 4 portes /du tabernacle/ que Moïse fit construire par Bethsaleel. Celle d'Orient représentait la puissance de l'immensité divine ou universelle et était vraiment dominante et active sur les trois autres. Celle d'Occident faisait allusion à la puissance inférieure terrestre. Celle du Midi à la P(uissance)céleste et celle du Nord à la P(uissance) surcéleste. C'était selon l'ordre de cette division que Moïse dirigeait son travail.

 

(70) Moïse ordonna à Betsaleel de construire le tabernacle de bois de Sétim appelé incorruptible suivant le plan qu'il lui en donna et qu'il en avait reçu lui-même sur la montagne. Et Betsaleel trouva sans peine ce qui était nécessaire pour l'exécuter. Ce temple, ainsi que celui de Salomon, était une figure du temple universel ou de la création dont le temple ou corps de l'homme est aussi une répétition. Moïse, en l'ordonnant, fait le type du Créateur qui ordonna aux esprits de l'axe central de produire d'eux les essences /spiritueuses/ fondamentales pour la construction de son temple universel. Betsaleel fait le type des esprits de l'axe central qui opérèrent aisément la puissance qui était innée en eux. L'incorruptibilité du bois de Sétim désigne la pureté et la stabilité de ces essences fondamentales dont l'action se soutiendra pendant toute la durée prescrite par le Créateur.

 

   

Ordre des matières traitées /sommairement/ en assemblée

 

7bre(Septembre)

(71) L'émanation des esprits premiers; /libres/, leur prévarication, leur punition, création de l'univers physique par poids, nombre et mesure pour les contenir en privation; immutabilité dans leurs facultés et puissance, changement des lois d'action, motifs de leurs efforts pour détruire, quelle était leur destination dans ce lieu de privation, quel moyen le Créateur leur avait donné pour être réintégrés, l'abus qu'ils en ont fait.

 

(72) Emanation et émancipation du mineur dans un corps glorieux et incorruptible, l'homme devient l'aîné des aînés. Quelle est sa nature, en quoi il est l'image et la ressemblance de Dieu. Quelle était en cet état sa dignité, sa puissance et ses fonctions dans la création, quelles étaient les lois, préceptes et commandements qu'il reçut. L'abus qu'il en fit et sa prévarication, placé au centre il y exerce sa puissance, il est étonné de sa grandeur, l'orgueil commence à s'emparer de lui, il commence à déchoir et devient susceptible de recevoir impression de l'intellect dém(oniaque); le dém(on) profite de son trouble, et lui apparaît sous une forme séduisante mais imparfaite, il le tente d'opérer l'acte /inné/ de sa puissance par des lois contraires à celles qu'il a reçues. L'homme néglige les moyens de reconnaître son ennemi. Première punition de sa pensée orgueilleuse, il opère selon le conseil démoniaq(ue), il en résulte un fruit de ténèbres imparfait; il somme le Créateur de sa parole et l'ouvrage ténébreux est consommé, son ennemi triomphant l'abandonne, il reconnaît aussitôt mais trop tard son aveuglement et son crime, il est puni, précipité dans les abîmes de la terre, son corps devient obscur et ténébreux, il change de nature, il perd sa puissance et ses connaissances, il occasionne un grand changement dans les lois de la création, il devient soumis avec Eve aux lois ordinaires de la reproduction matérielle; la terre est maudite par rapport à lui; elle ne lui produira que des ronces et des épines, il est condamné à la cultiver. D'aîné il devient le cadet, et soumis à l'ennemi qu'il commandait en sa qualité d'être spirituel car il le dominait par les lois de son émanation, enseveli dans la matière il devient son esclave; ses sens deviennent ses propres tyrans et les organes de l'action continuelle de son ennemi.

 

Déchu de son état et de ses connaissances il sent amèrement la privation où il est plongé, il marque ses regrets mais son repentir est [encore] (mot barré) imparfait, l'orgueil le domine encore. Dans l'aveu de sa faute, il présente l'ennemi qui l'a séduit comme le premier coupable. La miséricorde divine tempère la rigueur de sa justice, elle le soutient, le console dans son affliction; elle lui prépare les moyens d'un sincère retour, [mais sa Réconciliation reste imparfaite] (phrase barrée) en lui faisant représenter le fruit de son crime, il le reconnaît, il en fait l'aveu avec humilité, sans réserve et sans détour; il en connaît toute l'énormité, il en marque le plus vif repentir, il se soumet avec résignation à la peine méritée, mais sa Réconciliation reste imparfaite, il fallait une victime plus pure à la justice du Créateur.

 

(73) Il cultive la terre mystérieuse à laquelle il est uni, les sens auxquels il s'est assujetti le tyrannisent, son ennemi lui offre encore le plaisir dans la source de ses peines; l'insensé s'aveugle sur l'usage qu'il en doit faire, il s'y livre avec excès, et se prépare encore de nouveaux tourments. Il opère dans ce délire avec sa compagne la reproduction d'un mâle et de deux femelles; l'intellect démo(niaque) préside à leur formation, leur conduite future s'en ressentit et fournit une leçon frappante aux gens mariés. Il tombe ensuite dans un abattement inconcevable, dans un dégoût extrême de son existence. Il revient enfin à lui, il reconnaît tout le mal qu'il s'est fait par l'excès auquel il s'est livré. Il prend une résolution ferme et plus durable, de s'en défendre et d'agir mieux selon les vues de son Créateur. Au bout de sept ans il la met en exécution, il opère avec Eve sans excès, et passion, la reproduction matérielle d'Abel; un être juste vient habiter cette forme, il est doué de dons et de facultés puissantes, il est destiné à opérer la Réconciliation parfaite de son père. Adam veut rendre un culte pur au Créateur : il se fait assister par ses deux fils Kaïn, Abel; Abel offre son corps en sacrifice. La victime est acceptée. Kaïn, poussé par l'esprit démoniaque, se livre à l'envie, à la jalousie, contre son frère Abel et prend la résolution avec ses sœurs de l'assassiner. Et bientôt, en présence de son père et de ses sœurs il lui porte trois coups mortels. La douleur d'Adam de voir l'un de ses fils tué par l'autre est inconcevable. Il voit dans cet attentat le fruit et la peine de son crime. Il se soumet avec résignation à /toutes/ celles qu'il a mérité, mais il est bientôt rassuré : le sacrifice d'Abel et sa propre soumission aux décrets du Créateur opèrent sa parfaite Réconciliation avec lui; et Abel devient le type de celle que le Régénérateur Divin devait opérer dans les meilleurs(?)temps en faveur du genre humain.

  

Questions diverses

 

 (74) D(emande) : Du temps, de ses divisions et de son nombre.

 

R(éponse) : Le temps a commencé à l'époque de la création universelle, et finira avec elle; car avant cette époque tout étant dans l'unité, il n'y avait point de temps pour l'action spirituelle, mais dès que les esprits pervers ont attaqué cette unité, en cherchant à la diviser, et ont mérités par là d'en être séparés, dès lors l'espace et le temps ont été créés; l'un pour contenir leur action mauvaise, et l'autre pour en fixer la durée dans les bornes qui leur furent prescrites par la justice et la miséricorde du Créateur. Tout ce qui émane directement du Créateur participe à son essence et reste, dès l'instant de cette émanation, éternel comme lui, c'est-à-dire acquiert dès cet instant une éternité future, une existence indestructible. Il n'en est pas de même des productions des êtres secondaires; elles doivent être bornées dans leur nature et dans leur durée, sans quoi ils seraient aussi puissants que le Créateur, et par conséquent il n'y aurait point d'unité, mais au contraire la matière qui forme tous les corps de cet univers exposés à l'action mauvaise des esprits pervers, n'étant qu'apparente, et cette apparence n'étant qu'une production d'êtres secondaires, [qui ne peut être éternelle] (phrase barrée) elle doit avoir reçu nécessairement des bornes pour sa durée, qui l'empêchent d'être éternelle. Or, ces bornes sont ce que nous appelons le temps. Il s'ensuit donc que la matière et l'action du principe immatériel qui l'anime et la soutient; que les êtres secondaires qui ont produit ses essences primitives ainsi que tous les êtres préposés par le Créateur pour actionner dans cet univers physique, sont soumis à la loi universelle du temps jusqu'à ce qu'elle soit entièrement accomplie. Avec cette différence; que la matière et les corps qui en sont formés rentreront dans leur néant, par leur Réintégration dans les êtres qui les ont produits, au lieu que tous les êtres émanés directement du Créateur rentreront dans l'éternité spirituelle qui constitue leur essence.

 

(75) Le nombre sénaire est donné à la création universelle, ainsi qu'à tous les êtres [animaux](mot barré) de vie passive qui y sont contenus, parce qu'il est l'image de l'action et de la réaction qui lui a donné et lui entretient la vie et le mouvement, soit que nous regardions ce nombre comme l'image des six pensées divines ou des six actes divins qui ont opéré la facture de l'univers; soit que nous le regardions comme le résultat de l'addition mystérieuse des trois facultés Divines qui l'ont opéré, soit enfin que nous le regardions comme l'image du principe ternaire qui a inné [la Vie ou] (mots barrés) le principe d'action dans les formes, et celle de l'esprit majeur qui lors de sa descente dans le chaos par ses trois facultés puissantes divines sur ce principe ternaire y opéra une réaction qui donna la vie et le mouvement à tout ce qui y était contenu, ce qui nous est représenté par le triangle inférieur et par le triangle supérieur; nous y retrouverons également ce nombre sénaire de formation des êtres et de leur entretien. Si ce nombre appartient ainsi à la création universelle, nous pouvons donc l'appliquer aussi au temps, qui lui est intimement lié et qui, sans être un être distinct, est l'expression des bornes de sa durée.

 

Mais il est important de remarquer que l'astre solaire qui, par son action universelle sur tous les êtres de végétation dont il opère la vie, qui est pour nous l'image du principe de réaction sénaire, porte lui-même partout dans les différentes divisions du temps ce même nombre sénaire. Car nos années temporelles sont marquées par la révolution entière de cet astre autour de notre terre, et nos jours par son cours périodique et journalier. Or, notre année ordinaire est composée de 365 jours et quelques heures qui au bout de quatre années complètent un jour. Ces heures commencent donc chaque année un jour que nous pouvons compter et joindre aux 365 précédents qui sont complétés sans elles; or le produit de 366 est - 15- 6. De plus, chacun de ces jours est composé de 24 heures dont le produit est 6. Chaque heure est composée de 60 minutes et chaque minute de 60 secondes. Nous n'y comprenons point les mois parce que leur division n'est point réglée par le soleil. Si nous joignons encore à cette division de temps, celle du temps journalier divisé par la loi spirituelle par quatre intervalles de six en six heures, nous y trouverons encore un nouveau motif de donner au temps le nombre sénaire de la création universelle.

 

(76) Le temps spirituel ou pour l'esprit n'est que l'intervalle qui se trouve entre deux actions. Car tant que dure l'action de l'esprit, il en est si fort occupé qu'il ne s'aperçoit aucunement du laps du temps, mais dès que l'action spirituelle cesse, l'être est dans un état de mort. C'est alors qu'il sent sur lui s'accomplir la loi du temps. L'esprit de l'homme ou le mineur ne peut être ici-bas toujours en action. On a donc raison de dire qu'il est soumis comme tous les autres êtres de la nature à la loi du temps. Mais pour l'esprit pur et simple dégagé de tous sens de matière, il n'y a point de temps parce qu'il est toujours en action; elle est à la vérité tout à la fois spirituelle et temporelle, parce qu'il est assujetti à opérer dans la région du temps quoiqu'il soit par sa nature et son action supérieur au temps.

Diverses notes pour l'Instruction du...

 

(Titre inachevé)

 

 (77) Sur les nombres divins et les nombres temporels.

 

Sur le nombre quaternaire de l'homme et des esprits purs.

 

Sur les quatre actes de puissances de l'homme.

 

Sur la différence entre la prévarication des pervers et celle de l'homme.

 

L'homme reçut la loi, le précepte et le commandement; il lui est enjoint : 1° d'adorer Dieu seul. 2° d'aimer son prochain. 3° de ne pas prendre le nom de Dieu en vain.

 

Tout a été créé par nombre, poids et mesure dans le spirituel comme dans le corporel élémentaire.

 

Peine du corps, de l'âme et de l'esprit; elles s'opèrent pour l'esprit dans les trois cercles universels, savoir dans le cercle mineur, intellect, et esprits majeurs.

 

(78) L'homme dégradé par l'abus de ses facultés a perdu toute communication directe avec le Créateur, mais elle lui est rendue indirectement par l'esprit majeur, qui le dispose par son intellect.

 

L'esprit majeur éprouve une souffrance lorsque son intellect est rejeté par le mineur; cet intellect rejeté se réintègre dans l'esprit qui l'a émané pour s'y purifier.

 

(79) La forme de l'homme est ternaire dans sa division et dans le nombre de ses principes constitutifs provenus de la matière première, placée entre le chaud et l'humide; elle est animée corporellement par les trois essences animales /ou esprits vitaux/ Mercure, Soufre et Sel; l'actif au Mercure, le végétatif au Soufre; le sensitif au Sel.

 

Les trois essences animales et les trois principes corporels, solide, fluide et l'enveloppe forment un nombre sénaire qui est complété par le mineur qui le rend corporellement et spirituellement septénaire.

 

La forme de l'homme est encore ternaire par le solide, le fluide et la chair; elle devient quinaire par les nerfs et les cartilages, elle devient sénaire par la moelle, neuvaire par les trois essences animales, enfin dénaire par l'union du mineur à la forme pour représenter un seul individu.

 

Réflexions tirées des principes de l'ordre des Philosophes Elus Coëns sur les nombres

 

 (80) Les nombres sont l'expression de la valeur des êtres, le signe sensible et en même temps le plus intellectuel que l'homme puisse employer pour distinguer leurs classes et leurs fonctions dans la nature universelle; tous les êtres, tant de la nature spirituelle que de la nature élémentaire, ont chacun un nombre qui est celui de la classe à laquelle ils appartiennent par la loi de leur émanation, ou de leur création.

 

Tous les nombres sont composés de l'unité qui les produit multipliée par elle-même; ils sont tous simples, entiers et parfaits. Les fractions ne peuvent s'appliquer qu'à la matière ou aux calculs /à ses résultats/ qui se font sur elle parce qu'elle est composée, mais nullement aux êtres simples et indivisibles qui proviennent de l'unité.
Tous les nombres, à quelque degré qu'ils soient multipliés, rentrent dans les 10 premiers, savoir : 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10., lesquels à leur tour rentrent dans les 4 premiers : 1. 2. 3. 4. qui en sont les générateurs, ce qui se prouve par l'addition géométrique des uns et des autres. D'où il résulte queun multiplié par son carré produit 4, que ces quatre nombres primordiaux contiennent tous les autres en eux, qu'ils sont les seuls nombres divins et coéternels puisqu'ils sont le signe qui représente sensiblement à l'intelligence de l'homme la quatriple essence divine; il s'ensuit encore que les six nombres suivants qui complètent la décade ne sont que des nombres temporels dont la loi particulière à chacun n'a point été manifestée dans l'immensité divine avant le commencement des temps. Il est donc essentiel, si on ne veut point tomber dans la confusion lorsqu'on se livre à l'étude des nombres et à leurs différentes applications de ne jamais confondre le dénaire divin compris dans les 4 p(remie)rs nombres coéternels, avec la décade entière temporelle; il n'est plus donné à l'homme depuis sa chute de connaître le premier; il peut obtenir par intervalle quelques légères lueurs, mais c'est une faveur spéciale, au lieu qu'il doit faire tous ses efforts pour bien connaître le second qui n'est qu'une faible image du premier, puisque ce n'est que par lui qu'il peut connaître sa propre essence, ainsi que la loi et les propriétés de tous les êtres de la nature. Il est si vrai, qu'il ne faut jamais confondre le dénaire divin avec le dénaire temporel, que les 4 nombres qui constituent le premier ont une valeur et des propriétés toutes différentes dans le second, car la loi qui s'opère dans le divin est bien différente de celle qui s'opère dans le temporel malgré les rapports qui les lient, puisqu'elles proviennent de la même source. Enfin, il y a encore cette différence entre le premier et le second, que dans les 4 nombres qui constituent le dénaire divin, tous les nombres y existent en puissance sans aucune manifestation distincte des six autres, au lieu que dans le second, ils y sont en actes, la loi particulière de chacun y étant manifestée sensiblement. Pourquoi cela ? Parce que, dans l'immensité divine, tout était 4, qui est le vrai nombre /de toute/ émanation spirituelle divine, provenant d'un centre universel un et de l'action et réaction divine de 2 et de 3. En effet, le nombre unappartient à la pensée qui est attribuée au père Créateur; le nombre deuxà la volonté ou au Verbe divin qui commande l'action, attribuée au Fils; le nombre trois à l'action même qui dirige l'opération, attribuée au St Esprit; et enfin le nombre 4 à l'opération qui est la naissance spirituelle et l'émanation distincte de tous les êtres spirituels sortis du sein du Créateur et qui existaient de toute éternité en lui. Et comme le Créateur éternel ne peut pas être un instant sans créer, et qu'il ne peut créer que par l'action des trois facultés puissantes qui le constituent, il en résulte que 4 est le produit de l'unité ternaire divine et qu'il est coéternel avec cette unité même, ce qui nous prouve l'image et la ressemblance des êtres spirituels 4res(quaternaires) avec cette unité et cependant leur infériorité et leur dépendance d'elle. Mais nous sentons en même temps combien grande doit être la puissance de ces êtres spirituels 4res(quaternaires) tant qu'ils restent unis à l'unité qui les a produits puisqu'ils participent, par leur émanation, à sa propre nature et que par elle ils complètent la quatriple essence divine ou le dénaire divin; mais au delà de ce 4re(quaternaire) divin, il n'est pas possible de rien concevoir de plus dans l'immensité divine, puisque tout ce qui existe dans la nature spirituelle est renfermé dans ce nombre, au lieu que dans la création universelle tous les nombres du dénaire temporel s'y manifestent par une loi, une action et des propriétés particulières; ce grand ouvrage de la création ayant nécessité dans la classe générale des êtres spirituels des fonctions différentes pour la former, l'entretenir et la défendre, il doit y avoir eu alors parmi eux, distinction de nombres comme il y avait distinction d'action temporelle; mais l'homme, le dernier émané de toutes les classes d'êtres spirituelles, n'ayant été par conséquent souillé par l'aspect d'aucun crime, fut le seul qui y fut envoyé revêtu de sa puissance divine et de son nombre simple 4re(quaternaire) divin et par lequel il exerçait sa propre autorité, et c'est en cela qu'il fut véritablement l'image et la ressemblance divine dans cette création universelle, et l'homme dieu de la terre avec pleine puissance et autorité sur elle, ainsi que sur tous les êtres qui étaient destinés à actionner sur elle.

 

Quoique j'ai dis plus haut que les 4 nombres primordiaux sont les seuls divins coéternels, je n'ai pas prétendu inférer de là que les autres nombres distincts qui complètent la décade ne sont pas aussi coéternels. Au contraire, je dis que tous les nombres sont coéternels en Dieu car tous les nombres possibles, à quelque point qu'ils soient multipliés rentrent dans la décade. La décade elle-même, ainsi que le quaternaire divin qui la contient, ne sont composés que d'unités. Or, Dieu est un; tous les nombres sont donc coéternels en celui qui est un.

 

Il y a une distinction très importante à faire dans les nombres entre l'unité qui commence la décade et celle qui la finit; c'est-à-dire entre un et dix, ou 1 et 10 /ou./ Ils sont l'alpha et l'oméga, le principe et la fin, le centre producteur et le tout. Aussi l'un est désigné par un caractère simple, et l'autre par un caractère composé ou double, et ce double caractère ajouté au dernier, ne lui donne aucune valeur, car à 9 ajoutés un, le produit sera le même. Mais voici en quoi consiste l'immense différence qui est entre eux. 1 ou l'unité première nous représente le centre unique et nécessaire existant par soi, qui de rien a tout produit hors de lui par sa propre puissance, et le 10 ou l'unité dernière nous représente cette même unité dans laquelle tout doit rentrer sans néanmoins y être confondu, qui du centre de son immensité figurée par le zéro veille et actionne pour l'entretien et la défense de tout ce qu'elle produit. En un mot, 1 est l'unité divine principe producteur, et 10 est cette même unité qui embrasse et contient toutes sesœuvres.

 

Notes sur la valeur des nombres

 

1 - Unité, ou puissance unique universelle, principe de toute création, de toute émanation et puissance spirituelle.

 

2 - Nombre binaire, ou deux unités /spirituelles ou corporelles,/ sans lieu ni forme, ni centre, principe de contradiction et de confusion.

 

3 - Nombre de /la/ puissance ternaire qui préside [aux] /à toutes/ formes et corporisations; nombre des esprits revêtus de cette puissance qui ont produit les essences spiritueuses, principes des éléments et des corps apparents qui forment la matière. Nombre des trois vertus et puissances divines innées dans l'homme, dont il fut revêtu au moment de son émancipation en recevant les lois, préceptes et commandements du Créateur en vertu desquels il devait opérer sur la création universelle et dont il ne peut plus faire usage sans réacquérir la puissance quaternaire dont il a déchu par sa prévarication.

 

4 - Nombre quaternaire /d'émanation/ ou puissance mineure représentant les quatre puissances divines accordées à l'homme /en ressemblance divine/ dans son premier état de gloire et de pureté, par la vertu desquelles il devait opérer sur la création universelle.

 

Nombre quaternaire de facultés divines, innés dans l'homme comme image de Dieu, représentées par la Pensée, le Verbe ou la Volonté, l'action et l'opération produit des 3 p(remiè)res. Nombre quaternaire de forme corporelle représenté par les trois essences spiritueuses, qui ont produit les 3 éléments, ou par les trois principes corporels qui en proviennent : Mercure, Soufre et Sel, et leur véhicule ou principe de vie spirituelle qui les unit et en occupe le centre.

 

5 - Nombre quinaire des esprits pervers et des mineurs qui laissent subjuguer leur volonté par eux, acquis par l'addition de l'unité ou volonté mauvaise au quaternaire spirituel inné dans tous les esprits revêtus des 4 puissances et facultés divines. Il devient aussi binaire, considéré dans l'union de son être spirituel produit bon dans le principe par l'unité divine, avec l'unité mauvaise et contradictoire qu'il a acquis depuis.
Ce nombre annonce encore celui des parties matérielles qui constituent le corps de l'homme et de tout animal, savoir : les os, le sang, la chair, les cartilages et les nerfs. Ce nombre prouve l'empire que l'esprit pervers ou quinaire exerce sur la matière et surtout sur le corps de l'homme animé spirituellement, il s'insinue dans la forme qui est son domaine pour attaquer plus vivement l'esprit /mineur/ qui y est enfermé mais qui, pour sa honte est défendu par le bon compagnon de celui qui réclame son assistance.

 

On sentira que le corps de l'homme est véritablement le domaine de l'esprit pervers si l'on se rappelle qu'il a été produit par une volonté et une opération quinaire.

 

6 - Nombre sénaire de création, et de puissance animale.

 

Diverses notes

(81) L'homme doit étudier sa propre nature pour connaître son origine, sa fin et par là ses devoirs.

 

L'homme, étant image et ressem-blance de la Divinité, devait en manifester les perfections dans le monde temporel; il était le Dieu temporel.

 

Il n'a pas cru conserver le gouvernement qui lui était confié, il a dû être remis en d'autres mains; de dominateur qu'il était, il est devenu l'esclave des esclaves.

 

Adam ne peut être réintégré dans ses droits primitifs avant que le cercle des mineurs souillés par son crime n'ait fini son expiation temporelle. Il doit participer jusqu'à la fin à la peine qu'il a causé.

 

Il a été régénéré, ainsi que tous les hommes ses descendants, par le Christ qui a procuré à tous une seconde naissance spirituelle; la grâce de sa Régénération a procuré sa Réconciliation personnelle; mais sa Réintégration dans ses droits est retardée jusqu'après la purification universelle de sa postérité.

 

Le Christ est venu au milieu des temps opérer sur le passé, le présent et le futur, ce qui est appelé les trois mondes, et qui est désigné par les trois jours dans le tombeau. Il a aussi opéré dans le cercle sensible, dans le visuel et dans le rationnel, pour l'humiliation des pervers.

 

Le Christ, en remplaçant l'homme, est venu remplir sa tâche de justice divine sur les pervers et, de plus, sa miséricorde sur l'homme.

 

Les mineurs sont les frères d'Adam selon l'esprit, et ses enfants selon la chair, il faut que son crime soit expié par le cercle entier, mais le cercle entier ayant participé à la souillure, il fallait qu'un être pur naquit selon la chair pour satisfaire pour elle pleinement à la justice.

 

 

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