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Hauts Grades

L'égrégore origine du concept et définitions

29 Novembre 2012 , Rédigé par Michel Seguy Publié dans #Planches

Si je suis venu à l’Orient aujourd’hui, au plateau d’Orateur, ce n’est pas pour
vous faire une planche personnelle sur l’Egrégore mais plutôt pour dévoiler
l’origine du mot et compiler les définitions qui en ont été faite.

Un travail de recherche en quelque sorte avec le souci premier de fournir au
plus jeune d’entre nous, une aide à la compréhension sur un sujet devenu
aujourd’hui incontournable en FM

Vous ne pourrez en trouver aucune trace de ce mot sur les dictionnaires
traditionnels tel que le Larousse, le Robert, ni même le dictionnaire historique
de la langue française en 2 volumes ni même sur le Larousse en 5 volumes.

Vous ne pourrez pas non plus en parler avec vos Frères de rites anglo-saxons tel
qu’émulation ou le rite d’York.

En effet ce mot Egregore ne figure pas non plus dans la tradition Maçonnique, ni
dans aucun rituel.

Pourtant il est fort probable qu’il fasse partie, demain de cette tradition
Maçonnique.

En effet, depuis 141 ans, les auteurs les plus éclairés et les plus prestigieux
F\M\ s’essayent et planchent sur ce sujet magnifiquement abstrait et ésotérique
à souhait. Je veux parler de Guaita, Wirth, Lepage, Boucher et même notre
préstigieuse L\ de recherche Villard de Honnecourt.

Il faut avoir accès à un 24 volumes pour trouver le mot EGGREGOR (avec 2 G).

Les Eggregores avec sont des anges. Membres de la hiérarchie intermédiaire entre
les hommes et Dieu, cousins des Séraphins ou autres des Chérubins.

D’après Raymond DAVIS orateur de Villard de Honnecourt qui a planché en 28 pages
sur ce sujet (tome 14, de l’année 1978)

Le mot Egrégore serait né d’une succession d’erreurs d’interprétation et de
traduction d’un texte araméen traduit vers l’Hébreu puis vers le grec, puis vers
le romain exactement comme le fut la bible, d’ailleurs.
Dans le livre d’Hénoch on trouve donc trace des Eggregores sur le Mont Hermon. :

« S’étant aperçu que les femmes des hommes étaient belles ils décidèrent de
rester là et de veiller jusqu’à ce qu’ils les eussent possédées… »

Un peu coquins les angelots ! En tous cas cette petite phrase nous fait 2
révélations importantes :

Nous découvrons ici le « sexe des anges » qui est le même que le notre… !

Et beaucoup plus sérieusement nous relevons le mot « veiller ».

Une spéculation sémantico-linguistique sur l’origine latine du mot nous envoie à
la racine « Grex-Gregoris » qui donne troupeau.

A l’idée de « veille », vient donc se rajouter l’idée de rassemblement de
plusieurs entités en une seule, en l’occurrence un troupeau.

La racine Grecque « Egregoroi » nous donne veilleur et le verbe Egregoren
signifie être éveillé.

Voilà qui commence à nous donner matière sur les origines du mot mais depuis 1
siècle et demi, le concept, comme la définition à été abondamment mûrie,
méditée, envisagée, conceptualisée.

C’est tout d’abord un occultiste, magicien et kabbaliste « Alexandre St Yves
d’Alveydre » qui fait réapparaître les Egregores au milieu du 19ème siècle dans
un livre intitulé « Mission des Juifs » ouvrage qu’il écrit, je cite : « inspiré
par la puissance et les origines surhumaines des juifs. Cet être collectif
occulte, créé spontanément par le pouvoir humain et susceptible d’être doué
d’une puissance terrifiante »

Peu après ce livre, un autre auteur français : « Alphonse-Louis CONSTANT »
(Historien, Kabbaliste et F\M\) reprend le concept dans différents livres et
tente de faire le lien avec les Eggregores du livre d’Hénoch,

Il voit des génies qui ne sommeillent jamais, des géants doués de forces
colossales qui prennent toutes sortes de formes et d’objectifs.

Tantôt larves nuisibles, vampiriques ou projections malsaines, tantôt agents du
bien, rouages de la machine créatrice.

Pour lui, «Gargantua » était un Eggregore.

Et surtout il émet l’hypothèse que chaque peuple a son ange protecteur ou son
génie. Son Eggregore.

En 1897 Stanislas de GUAÏTA (le fameux), celui là même qui inspira tant Oswald
WIRTH, publie « les clefs de la magie noires » Les réflexions les plus complètes
et les plus précises sur les Egrégores occultistes.

En voici quelques extraits :

« Il doit nous suffire d’esquisser quelques combinaisons, souvent fortuites,
donnant naissance à des êtres collectifs, plus ou moins éphémères ou durables.
Sorte de synthèses vivantes, résultats du groupement de plusieurs
individualités, sous les conditions requises… »

Plus loin :

« C’est ainsi que dans l’ordre politique, social ou religieux, des millions
d’hommes, hiérarchiquement organisés, tant de siècles durant, sous le niveau
d’une règle inflexible, ont pu créer, (conscient ou non de leur œuvre dans
l’invisible) des êtres virtuels, des entités collectives, en un mot, des
dominations fastes ou néfastes, d’une puissance et d’une durée incalculable. »

Plus loin :

« La chaîne magique est un moyen sûr de créer des potentiels collectifs à qui
rien ne résiste »

Faisait-il , là, une allusion à notre chaîne d’union ?

C’est plus tard, en 1935 exactement, que Oswald Wirth va donner à la notion
d’Egregore toutes ses lettres de noblesse.

1935, c’est à dire que nous sommes très loin de la tradition primordiale dont
nous parle René Guenon.

Et pourtant cette notion d’Egregore tel que « De Guaitas ou Wirth » nous
permettent de l’envisager, comment pourrait-on s’en passer demain puisqu’elle
est belle et bien là maintenant, omniprésente, parmi nous…
Nous pouvons presque la toucher !

D’autres auteurs éclairés (ou un peu allumés pour certain), nous parlent de la
présence dans toutes nos tenues, d’un grand Maître de la Grande L\ Blanche qui
se tiendrait au nord, juste derrière les Apprentis.

Celui là ne serait pas le fruit de nos pensés collectives mais peut-être le
garant ou le surveillant de notre Egregore, un peu comme les Maîtres-chiens,
omniprésents et omnipotents sur les terrains des écoles canines…

Dans le livre des Maîtres, notre guide à tous, réédité en 1972, Oswald Wirth
nous dit que Guaita lui fit remarquer l’existence incontestable mais jusque là
non considérée, de l’Esprit collectif, issu de toutes assemblés humaines, grande
ou petite, vibrant à l’unissons.

Et que faisons-nous lorsque nous nous réclamons tous de la légende de Hiram ?

Ne créons nous pas une personnalisation d’un esprit collectif ? Hiram serait-il
devenu un Egregore ?

Je cite Oswald Wirth :

« L’initié véritable tend à concentrer sur lui les énergies diffuses d’une vaste
ambiance ; il dispose ainsi d’une manière très réelle, d’une puissance
illimitée, provenant des Dieux, au sens initiatique du mot.

Le M\ qui s’est voué de toute son intelligence et de tout son cœur à l’exécution
du plan de l’architecte suprême, peut accomplir un travail de beaucoup supérieur
à ses moyens personnels : il n’est pas seul car avec lui se solidarisent toutes
les énergies que stimule la même bonne volonté.

La Chaîne d’Union est effective pour tout adepte sincère, qui, ayant réalisé
l’équilibre reçoit dans la mesure ou il donne, en bénéficiant du courant qu’il a
su établir en transmettant. »

Après Guaita et Wirth, c’est Marius LEPAGE qui repris le concept et qui le
premier, fit entrer le mot dans des articles maçonniques qui traitent de la
Chaîne d’Union .

Puis finalement c’est Jules BOUCHER entérina le concept en lui donnant le corps
d’une définition que voici :

« On appelle EGREGORE, une entité, un être collectif issu d’une assemblée.

Toute assemblée d’individu forme un Egrégore.

Il y a un Egrégore pour chaque religion et cet Egrégore est puissant de toutes
les forces des fidèles accumulées au cours des siècles.

De même pour la FM , chaque Loge possède son Egrégore et la réunion de tous ces
Egrégores forme le grand Egregore Maçonnique. »

Certes cette définition demeure imprécise et dans l’actuelle terminologie
occultiste, le mot Egregore s’applique aux âmes de toutes collectivités, vibrant
à l’unisson, sans distinction de finalité.

Il peut probablement exister aussi un Egrégore pour la France, pour une équipe
de foot pour une association philosophique, ou un mouvement politique rouge ou
noir.

Sa couleur, sa forme et sa finalité sera seulement différente.

Il est fort probable que :

Plus les vecteurs des individus sont similaires, plus leurs buts sont identiques
et moins l’Egrégore sera diffus et informe, plus il sera déterminé et puissant.

La question est :

Existe t’il dans le monde des réunions d’hommes aussi nombreux que les F\M\(nous
sommes des millions) qui se réunissent aussi souvent et depuis si longtemps pour
pratiquer des rituels aussi précis, puisque nous sommes sans équivoque à la
virgule prêt… ?

Il y en a peu !

Si l’on accepte de croire à l’existence immatérielle de ces Egrégores, et si
l’on considère la somme des pensées de tous les maçons de tous les temps alors
nous pouvons imaginer la puissance de l’Egrégore maçonnique.

Si nous le comparons maintenant à une vague, alors nous sommes de milliard de
gouttes d’eau, se ruant toutes dans la même direction.

Je pense que nous touchons avec ce sujet, à l’idée initiale qu’avait eu notre
 VM en début d’année lorsqu’il souhaitait comme thème de l’année, que nous
intégrions notre vécu Maçonnique dans la société actuelle.

Cette vibration que nous pouvons ressentir à l’ouverture des travaux comme dans
la fameuse « Chaîne d’Union » intègre les notions de Fraternité, de tolérance,
d’Amour, de connaissance, de Lumière, de sagesse, de philanthropie, de Force, de
Beauté, de perfection…etc

Telle est la finalité de l’Egregor Maçonnique en un mot c’est la quête de la Gnose.

Et si nous somme cette goutte d’eau, infime partie de la vague immense et
déferlante, alors éclaboussons au dehors l’essence de nos êtres intimes et
toutes les vertus qui caractérisent notre Egrégore.

J’ai dit VM et vous tous mes Frères

Merci de m’avoir écouté.

Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/qabalah/message/2026

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