Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

L'engagement maçonnique

14 Mai 2013 , Rédigé par A\ B\ Publié dans #Planches

Qui devient maçon en prend l’engagement au cours de son initiation.
Un engagement qu’est-ce?
Et comment naît -il? Voici ce que sera notre propos.
Avoir un gage au jeu, c’est tomber sous le coup d’une obligation plaisante ou pénible.
Un gage, c’est une promesse, une caution. Un engagement, c’est une garantie, une preuve ou un témoignage.
S’engager, c’est se lier à une cause, promettre de la servir et de se soumettre aux obligations qu’elle impose.
Evoquons le contraire pour mieux comprendre: dégager. Coups de sifflets: « dégagez, dégagez » c’est à dire « laissez la voie libre. » Se dégager, c’est se retirer. S’engager, c’est le contraire.
S’engager, c’est entrer dans une voie précise et perdre par la -même une certaine liberté. Ce sont les liens qui nous font libres a dit un prophète.S’ engager, c’est ficeler une partie de sa personne.
Comment y parvient-on ?
Un des premiers graffiti de Mantes était « J’essaie d’exister »
Chacun de nous éprouve ce désir.

On a engrangé au fond de soi-même un certain nombre de valeurs: primauté de la spiritualité, amour des libertés( celle des droits de l’homme), désir d’altruisme, refus d’une existence terne. Ah! que ces intentions sont belles! Encore faut-il les vivre!Commnet allons-nous vers l’engagement? Un travail en profondeur longtemps inconscient agite notre personnalité. Conversations fortuites, rencontres inattendues, lectures diverses, profonde estime pour quelqu’un qui a déjà choisi orientent notre pensée vers ce qui un jour se manifeste avec éclat. Car un jour se produit en nous un déclic, un big-bang de la pensée et çà y est, la décision est prise. Le choix est fait: JE DESIRE ETRE FRANC -MACON
On en est tout surpris soi-même! Pourquoi ce choix? C’est qu’il correspond au désir profond de notre personnalité qu’il satisfait. On a trouvé ce que l’on cherchait.
Et si l’on a choisi la franc-maçonnerie, c’est qu’on a déjà une idée de ce qu’elle est.Sinon pourquoi ne pas avoir choisi l’union rationnaliste ou un parti? L’engagement présuppose une attirance. Pour nous, ce fut l’attrait de la liberté totale de pensée.Alors intervient la volonté de réaliser le choix, la mise en branle d’une force intérieure pour concrétiser la décision prise: démarche, correspondance, contact et enfin acceptation, espoir d’initiation et passage par la porte basse. Vient ensuite le moment crucial, celui où on lit son engagement. Mais à ce moment-là, la lecture se fait machinalement sans prendre conscience réellement de ce qu’on lit, soumis que l’on est à une émotion qui annihile tout esprit critique. C’est pourquoi chaque nouveau F\M\devrait partir avec le texte de son engagement. Mais voilà l’engagement.Quel est-il? A quoi sert-il?A quoi nous sommes-nous engagés?

Pour répondre à ces questions quelques-unes parmi nous ont, durant les vacances, réfléchi sur ce sujet :
Nos SS initiée en Juin 1966, en Mars 1991,en1992et1993,ont un vécu et un cheminement maçonniques évidemment fort différents.

Quand on réalise, que notre Vénérable d’honneur a 30 ans d’engagement maçonnique, qu’elle est une des fondatrices de notre Atelier et que,sauf, pour des raisons de santé, elle est toujours présente sur nos colonnes, signe que sa foi maçonnique est intacte, je lui dis chapeau et, je m’interroge.
Je m’interroge aussi sur cette femme de cette fin du xix eme siècle Maria Deraismes, grande bourgeoise de la première vague féministe de la troisième République qui ne supportait pas l’exclusion des femmes dans aucun domaine et qui, forte de ses convictions, aidée de Georges Henri Martin, n’a pas craint la provocation en étant initiée puis en créant notre obédience « Le Droit Humain. »
Je m’interroge encore devant Nelson Mandela luttant contre l’apartheid et,qui, pour défendre ses convictions a passé de nombreuses années en prison.

Je m’interroge encore sur Khalida Messaoudi, musulmane laïque et républicaine qui s’est dressée contre les fous d’Allah et qui, bien que, condamnée à mort par le F.I.S poursuit son combat dans la clandestinité pour l’égalité des sexes dans son pays. Et combien d’autres encore sont-ils témoins de leur engagement!
Tous ces individus sont des engagés. L’engagement consiste en un lien par une promesse, un serment . L’engagement donne un sens à l’action .C’est un choix décidé en toute liberté qui fixe une ligne de conduite qui doit se perpétuer dans le temps .C’est un principe de vie qui fixe le cheminement que l’on a librement choisi d’adopter.C’est l’engagement vis à vis de soi-même avec une remise en question quotidienne.
Engager, être engagé, c’est croire à des valeurs et oser les exprimer sans prosélytisme mais sans timidité. Les médias, les institutions, les conversations développent des idées négatives sur l’engagement. On fait état d’une crise des valeurs alors qu’il s’agit plus particulièrement d’une crise d’expression de ces valeurs.Il n’y a aucune honte à avoir un idéal et à le soutenir de toutes ses forces.
L’engagement est un acte volontaire et comme tout acte volontaire, il est pris en connaissance des choses et de plein gré. Il est pris de notre propre volonté et non de celle des autres. Nous prenons un engagement avec la volonté de l’honorer, sinon, ce n’est pas un engagement mais simplement un désir, une envie éphémère, une bonne volonté vite oubliée.
L’engagement est avant tout un acte réfléchi, un acte qui responsabilise, qui oblige celui qui le prend à respecter sa parole. Il doit assurer son devoir, il en a l’obligation morale.Prendre un engagement peut être contraignant, pesant mais ne doit pas être oublié.

Aussi pouquoi est-il important de respecter notre engagement maçonnique?
Tout d’abord pourquoi sommes nous venus ici?
Sans aucun doute, le cours de notre vie profane ne nous satisfaisait pas.Sans doute étions-nous épris d’un idéal. Sans doute existe-il à l’extérieur des groupes qui pratiquent la solidarité aussi bien que nous, des groupes qui réfléchissent sur les grands problèmes de société actuels.Alors ? curiosité, besoin de réussite,besoin de distinction, besoin d’autre chose mais quel autre chose, réfléchissons -y!

Ce qui est sûr, c’est notre engagement à nous conformer aux rituels, et ce, même si cela nous paraît désuet,anachronique, démodé. Le temps apprend à apprécier le rituel et à le rendre indispensable. Il est,en fait, indispensable pour laisser les métaux à la porte du temple. Il est important de ne pas être un profane vêtu d’un tablier blanc et gants blancs, qui, toujours,muni de ses idées profanes, juge et critique de manière abrupte comme dans la vie professionnelle, politique, sociale, syndicale.....
Notre engagement nous amène à appliquer les textes en vigueur tels que constitution et règlements généraux et à les respecter.Certes, nous ne les apprécions pas toujours. A nous d’y réfléchir,de tenter de les faire évoluer et,ce en toute sérénité.Nous ne sommes pas un club, pas un parti, pas une secte, pas une église, pas une ligue mais, il nous faut une certaine structure pour pouvoir travailler. C’est pourquoi il est important de régler sa capitation. Cela évite d’avoir un jour ou l’autre à soulever des problèmes d’argent, ce qui n’est pas le propre de nos travaux.

Le serment que nous avons prête le jour de notre initiation nous demande l’assiduité aux tenues.Comment pouvons -nous nous sentir concernés et impliqués dans la vie de notre Atelier si nous ne sommes pas présents! L’augmentation de salaire est d’ailleurs subordonnée à une présence minimale. De même, le frère ou la soeur absent ne peut se faire communiquer les éléments d’une tenue par un autre frère sauf autorisation de notre Venerable. C’est dire l’importance de l’assiduité. Elle conditionne le vécu de notre Atelier et de la Franc-maçonnerie, en général . Le secret de la franc -maçonnerie ne serait-il pas son vécu?
.La franc -maçonnerie n’existe que par son caractère initiatique . Elle a pour réalité de réunir ce qui est épars dans un univers clos c’est à dire nous tous venus avec nos origines diverses, nos personnalités, nos vécus, nos désirs.... notre richesse!.Nous jouissons d’une liberté absolue et les études en loges sous le sceau du secret nous permettent d’envisager toutes les solutions et, ceci sans aucune contrainte, qu’elle soit politique ou religieuse.Nous ne pouvons d’ailleurs progresser nous -mêmes que par un travail assidu en loge.
L’engagement implique des devoirs et s’y déroger nous amène à nous interroger sur nous-mêmes et tout simplement à nous demander pourquoi on ne peut respecter notre engagement. Ainsi,pourquoi serions-nous absents ?
Par un exemple un désintéressement pour la franc -maçonnerie? Celle-ci ne correspond pas à ce que nous attendions ou nous y sommes venus par sympathie pour quelqu’un.

Ai-je bien ma place en maçonnerie? Je reste hermétique au rituel et aux symboles. Je n’ai pas envie de faire les efforts nécessaires à ma progression. Je pourrai engager ma pensée vers d’autres voies.Alors assumons notre erreur. s’il y a doute ou incertitude .Il faut tenter d’en parler soit au Vénérable,soit à l’un des surveillants ou encore à un Maitre. Il serait bien étonnant qu’une oreille attentive ne soit prête à écouter. N’ oublions pas que nul ne prétend être parfait et que chacun a le droit à l’erreur et que bien souvent, un bon entretien remet beaucoup de baume au coeur.Nul n’est de trop pour l’édification du temple de l’humanité
Nous pouvons également être absents pour raisons professionnelles, raisons bien justifiées en cette période de crise économique où beaucoup d’entre nous accomplissent de longs trajets pour se rendre à leur travail et rentrent donc à des heures tardives.Ces Frères et Soeurs, sont toujours désolés de manquer une tenue. Les excuses bien que légitimes demeurent cependant obligatoires et sont une marque de respect et de politesse envers nous tous.

Notre absentéisme peut aussi être dû à des raisons personnelles touchant le plus souvent la famille, en particulier le conjoint, les enfants, les amis sans oublier les vacances. Concilier travail, vie familiale, vie maçonnique et loisirs relève parfois de savantes prouesses.Ce n’est pas par hasard si lorsqu’un profane propose sa candidature, il est soulevé le problème du consentement tacite du conjoint .Si celui-ci n’est pas maçon, il faut lui faire accepter l’idée d’une vie en dehors de la vie commune sans pouvoir lui en donner le contenu. Il peut alors paraître plus simple de rester à la maison, histoire de regarder un film à la télé ou encore de s’offrir une sortie au restaurant . Il est parfois douloureux de quitter ses enfants qui réclament un ultime câlin. Il ne s’agit nullement de léser sa famille et c’est d’ailleurs pour cela qu’existent les réunions familiales .Mais ceci ne nous dégage pas de notre obligations de nos deux réunions mensuelles dont la fréquence ne semble pas être déraisonnable.Il n’est pas logique de venir en tenue simplement parce que l’on n’avait pas quelque chose de mieux à faire.
Parfois d’autres raisons plus graves peuvent être cause d’absences délibérées. Ces raisons sont diverses et multiples allant de l’incompatibilité d’humeur, de vexations, de luttes intestines de formations de clans jusqu’à l’enfantillage tout simplement. Toutes ces raisons sont à bannir. Ne faudrait-il pas mieux tenter de dialoguer? Des divergences d’opinions qui s’opposent ne peuvent-elles donc pas être constructives ? Des conflits qui persistent se doivent de trouver une solution sinon c’est notre propre idéal qui est en danger .Les apprentis recherchent auprès des Compagnons et des Maîtres l’exemple de la sincérité et de la tolérance mais aussi la présence de chacun car l’assiduité est un devoir.

L’engagement pour nous franc-maçons, c’est aussi accepter les obligations afférentes à la charge d’un plateau. Un Maître, qui, sur proposition des autres Maîtres, accepte un poste d’officier, se doit d’accepter les obligations qui en découlent. Prendre un plateau est une responsabilité qu’il faut savoir accepter ou refuser en fonction de ses propres aspirations et de ses propres disponibilités. IL faut prendre cette décision en toute liberté et en toute conscience!C’est la bonne marche d’un atelier qui en dépend.
Etre officier n’est pas uniquement recevoir un honneur de la part des Frères et Soeurs, c’est aussi avoir des devoirs à respecter.
Etre officier, c’est servir et non rendre service.
Avoir une charge d’officier est, en fait,une charge particulière éphémère et transitoire qui n’implique aucune hiérarchie. Il n’y a aucune préséance individuelle à faire valoir.Chaque officier a un rôle bien défini et les Surveillants, gardiens de l’ordre sur nos colonnes, veillent à ce que chaqueOfficier s’acquitte de ses devoirs.

L’engagement maçonnique implique aussi des devoirs de travail,de sincérité, de tolérance et de fraternité Ce travail qu’est-il? sans aucun doute, travail essentiellement sur soi-même. et en toute sincérité.Sincère! Qu’est-ce qu’être sincère?
L’adjectif sincère vient du latin « sincerus . » pur, entier.Sincère veut dire vrai, franc. Etre sincère, c’est parler sans artifice,sans déguisement. C’est être authentique. C’est le contraire d’être menteur, fourbe, trompeur, dissimulé, hypocrite .La sincérité est le désir de ne rien faire croire qui ne soit vrai.; la franchise est la liberté de l’esprit qui dédaigne le mensonge et la dissimulation.
Etre sincère, c’est sans aucun doute, la meilleure possibilité de rendre conforme les actes aux paroles et c’est ce que nous tentons de faire.
Etre tolérant qu’est-ce? C’est être disposé à admettre chez les autres des manières de penser, d’agir différents des siennes . C’est accepter que l’autre ait d’autres opinions tant philosophiques, politiques, sociales que religieuses.... Etre tolérant,c’est se montrer compréhensif,voire indulgent! Ce n’est pas pour autant tout admettre!A l’opposé, l’intolérance peut se traduire par une attitude haineuse et agressive.
Aussi travailler dans la sincérité et la tolérance, c’est d’abord accepter les autres tels quels avec leurs différences et d’ailleurs quelles différences? Aurions-nous la prétention d’être parfaits ou n’aurions nous pas peur de ne pas être aussi bien que nous le prétendions?

« Baissez-vous, cette porte est basse ! » Premières paroles prononcées à l’entrée du temple lors de l’initiation, invitation à l’humilité, invitation à se reconnaître tels que nous sommes et qu’il nous faut continuer d’appliquer car notre travail sur nous-mêmes est constant et permanent.
L’initiation est le point de départ d’un long voyage sans fin avec pour départ le degré zéro de la connaissance en soi .Nos travaux qui se doivent d’être l’aboutissement d’une recherche ou d’une expérience personnelle sont la meilleure preuve de notre thesaurus et provoquent une modification de nos points de vue.L’enrichissement personnel qui en découle ne doit pas simplement être porté en soi comme un collier de diamants mais il doit permettre à celui qui s’en est enrichi d’être transformé en un être différent plus sociable, plus humain, plus responsable, plus respectueux. C’est le travail sur la pierre brute.
Apprendre à se connaître, ce n’est pas faire preuve de nombrilisme, ce n’est pas développer de l’autosatisfaction ou encore de l’égocentrisme.C’est découvrir ses imperfections, ses creux mais c’est surtout prendre de nouvelles forces pour aller de l’avant, pour aider les autres à en faire autant et à s’améliorer .

N’oublions pas que ce sont nos Frères et Soeurs qui nous reconnaissent francs-maçons, preuves qu’ils sont les témoins de notre changement.Le travail maçonnique est un travail en commun à l’amélioration de soi, base de l’amélioration de la société.Notre premier devoir de maçon est donc de nous changer afin que notre comportement nous fasse remarquer aux yeux des autres et, ceci dans le but de faire évoluer notre société. Gardons -nous de ne pas inverser les choses! Chacun est tel un arbre au milieu de la forêt .La forêt de l’humanité sera belle et saine le jour où chaque arbre prendra soin de sa beauté et de sa santé.
Notre utilité est de pouvoir exposer franchement et librement nos idées, d’écouter attentivement les autres pour que les échanges soient vrais et non réduits à des monologues Chacun profite alors pleinement de la richesse des autres et participe au progrès de l’humanité.
La timidité et la pudeur sont parfois un frein à l’expression ou un désir d’instruction en toute modestie. Rappelons que chacun a sa place et que toute opinion est un moyen d’évolution, tant pour soi-même que pour les autres.

Notre travail ne consiste pas simplement à travailler sur soi-même. Nous nous devons également de respecter les serments prêtés et notamment de respecter celui du silence et de la discrétion . Il faut savoir entendre,il faut savoir regarder et ne pas divulguer. Nous avons un engagement de silence envers le monde profane et trahir cet engagement,c’est trahir ses Frères et Soeurs, c’est trahir la franc-maçonnerie elle-même et ce, d’autant que le vécu maçonnique n’est pas communicable. C’est apporter au monde profane, une fausse image, une image qui nous dessert.A ce propos, Georges Henri Martin disait : Nous serons d’autant plus forts et d’autant mieux armés pour le bon combat dans le monde profane, que notre qualité de franc-maçon sera plus ignorée de ceux qui nous entourent.
Ainsi, pouvons -nous nous dévoiler individuellement si cela nous paraît utile mais nous ne devons jamais dévoiler l’un de nos Fréres ou Soeurs.;
Notre engagement de discrétion existe aussi à l’intérieur de la loge. Il ne s’agit pas de colporter à tous les Frères et Soeurs les confidences, interrogations ou réflexions de l’un des nôtres.

Notre travail, c’est également de participer. Nous ne sommes pas là uniquement pour recevoir mais aussi pour donner . Cela implique un travail sous forme de planches individuelles mais aussi collectives et donc des travaux en groupes ou en commissions. Bref, il faut participer. Il n’est pas possible de rester immobile. Chacun a forcement au fond de lui -même quelque chose à dire, quelque chose qui peut ne pas lui paraître utile ou important mais qui se révèle souvent être la base d’un débat fructueux. Et, si nous ne dialoguons pas, que devient notre raison d’être, que devient notre idéal ?
Khalil Gibran, dans son livre « Le Prophète. » nous dit à propos du plaisir :
Allez à vos champs et vos jardins .Là, vous apprendrez que le plaisir de l’abeille est de butiner son miel sur la fleur.
Mais que c’est aussi le plaisir de la fleur de donner son miel à l’abeille.
Pour l’abeille, la fleur est fontaine de vie,
Et pour la fleur, l’abeille est messagère d’amour.
Pour les deux, abeille et fleur, donner et recevoir le plaisir est un besoin et une extase.
Et si nous aussi, nous tentions d’être à la fois abeille et fleur.

Il faut savoir recevoir mais aussi restituer l’enseignement.Cela concerne, bien sûr les Maîtres mais aussi les Compagnons. Nous nous devons d’être tous attentifs aux apprentis afin qu’ils ne se sentent pas isolés et que nous les aidions à répondre aux questions qu’ils se posent.
Cette transmission nous amène à avoir une pensée particuliére pour certains de nos frères et, en particulier pour René Gagnepain dont le petit-fils vient d’être élevé au plateau de Vénérable dans la loge où il fut initié et où il fût lui-même Vénérable ainsi que son fils.
Rassurons-nous, il existe parmi nous, dans notre temple, des frères et soeurs qui se dévouent sans relâche à la cause maçonnique et à la cause de leurs frères et soeurs.

Ceci nous améne donc directement à notre devoir de fraternité. Mais qu’est la fraternité? Nous ne sommes ni un patronage, ni le lions club ou autre et nos échanges ne sont pas limités à du badinage. La force d’une association réside dans la cohésion de ses membres.
Nul doute, c’est ensemble que nous apprenons à nous connaître, à nous apprécier,à nous estimer, à nous comprendre et pour cela plusieurs conditions: tout d’abord être présents et puis aller vers l’autre. C’est parfois une démarche difficile pour cause de timidité ou parce que l’on ne ressent aucune attirance pour l’autre ou encore parce que l’autre nous dérange. Et pourtant la découverte de l’autre est de toute évidence un enrichissement par ce qu’il est, par ce qu’il représente et, n’oublions surtout pas que nous ne sommes pas parfaits, nous non plus.Aussi, tentons d’attirer la sympathie et d’être indulgents en discernant les qualités des autres et en occultant les faiblesses.

Notre besoin d’union et de cohésion est indispensable.Nous le témoignons lors de notre chaîne d’union. En effet, nous avons nos valeurs universelles et humanistes, et le collectif, le groupe, l’atelier, la loge, toi, moi,nous. Nous n’existons qu’à travers le collectif même si notre démarche est isolée.Aussi notre travail, notre assiduité sont des éléments nécessaires à la construction de l’édifice et au progrès de l’humanité.
Nous avons des principes de base communs à ceux de la société profane, ce sont les valeurs de la République : liberté-égalité-fraternité. Ceci nous aide à rayonner à l’extérieur grâce à ce que nous avons appris à l’intérieur .Notre batterie d’allégresse est donc plus qu’un simple cri du coeur. Elle révèle une profonde motivation, celle qui fait de nous, des gens engagés qui ne sont pas hors du temps, des gens qui ne sont pas forcément des militants mais qui ne craignent pas d’afficher ce qu’ils croient.
La fraternité n’est pas une valeur spontanée mais elle s’acquiert. Elle n’implique pas une présence permanente car elle serait alors envahissante.Elle est une écoute, une aide, un secours mais en toute discrétion, en toute parcimonie.N’oublions pas : nous avons promis d’aider nos frères en difficulté que celle-ci soit morale ou matérielle.

Pour terminer, en ce jour de rentrée, comme les écoliers ont repris leurs cartables, nous avons remis gants et tabliers, surs que chacun de nous est l’étincelle indispensable au feu d’artifice
de la franc-maçonnerie. Aussi ce propos ne se veut en aucun cas être une leçon de morale, ou un sermon. Il se veut simplement de nous rappeler notre engagement et ses composantes .
Notre Frére Georges Henri Martin disait que trahir ses engagements est la faute la plus grave que puisse commettre un maçon car c’est dans la fidélité des Soeurs et des Frères à leur serment que réside toute la force morale de l’organisation maçonnique;
Aussi, pour que la joie soit dans les coeurs, pour que la paix régne sur la terre, pour que l’amour règne parmi les hommes, soyons actifs, fraternels, assidus, courageux, bref soyons ENGAGES .

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

Partager cet article

Commenter cet article