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Hauts Grades

La FM- Ecole Philosophique ...? ou !

8 Janvier 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Planches

Faut-il se poser la question: oui, elle est une sorte d'école de philosophie ajustable.
 
Avant toutes choses, et afin que tout soit clair dans l'esprit de chacun, ne laissons pas dire n'importe quoi, ne laissons pas faire n'importe quoi.
  
La rancune, la rancœur ou tout autre mauvais sentiment n'a pas de place ni ici, ni ailleurs, l'oubli non plus d'ailleurs, élémentaire sagesse.
 
Ceci n'est qu'une simple réflexion sur le vécu, le fruit d'une certaine expérience, qui certes n'a pas eu que des côtés négatifs. Elle fut souvent enrichissante. Une des preuves est notre rencontre. Il est vrai que nous avons plus de facilités à nous comprendre avec certains de nos frères. Homme du bâtiment, il m'est plus aisé de comprendre ceux dont la pratique les conduits à réaliser du concret. Il m'est plus difficile de comprendre certains propos, conduites, dont la complexité, la subtilité, sont enveloppées dans un nuage.
 
Une certaine expérience des humains, les enseignements reçus de frères sont néanmoins de précieuses aides.

Lares mon métier, nous avons d'abord à connaître nos Compagnons (que voilà un joli nom), car avant de leur demander d'accomplir une tâche, nous avons à avoir apprécié auparavant l'état de leurs connaissances, de leurs capacités.
 
Ceci est naturel, sage, impératif. Malheureusement, c'est un principe qui tend à disparaître. Notre conduite, celle de nos dirigeants font que la formation de nos jeunes n'est plus assez souvent réalisée avec suffisamment de soins.
Sauf peut‑être en ce qui concerne ce que l'on appelle la haute technologie. Comme si sur terre plus rien n'était à réaliser pour le bonheur des hommes.

 

Dans mon métier, nous connaissons l'outil, les outils. Nous le comprenons lorsqu'il s'exprime. C'est du tangible. J'ai 1« chance d'avoir pu constater dans mes diverses activités que l'outil n'est pas trompeur quand on l' utilise bien ; il fait beau, il fait bon. Il remercie à sa façon d'avoir respecté la règle. Dans la réalisation de l'ouvrage, il a été l'outil d'un esprit qui pense juste. Il a été l'outil de l'Artisan. Dans le cas extrême où l'ouvrage ne sera pas pris en considération ou qu'il passe inaperçu, nous sommes contents et satisfaits (ce qui nous donne l'occasion de philosopher un peu).
 
Lorsque l'outil quel qu'il soit n'est pas utilisé conformément à la règle, il fait laid et mal, mais aussi il blesse.
 
Tout ouvrage réalisé sans le respect des règles de l'Art peut aussi causer de graves préjudices, allant parfois jusqu'à entraîner la mort d'autrui.
 
Alors, de grâce, pas de jugement hâtif ou intempestif, restons bâtisseurs et faisons preuve de sérénité. Nous allons préparer et nous servir de matériaux, et d'outils, soignons la qualité et le choix de ceux-ci, comme doivent le faire les hommes de l'Art. Soignons le trait comme l'on dit si bien.
 
La maçonnerie, Ecole de Philosophie : pourquoi pas après tout.  Pour ma part, ce n'est pas tout à fait dans ce sens que je le ressens.  Foyer de régénération me paraît plus précis.
 
Pour bien se comprendre, étudions succinctement les mots et donnons leur le sens qu'ils méritent.
 
L a maçonnerie
 
Pour être tout à fait clair et précis il serait peut-être judicieux de compléter la question par laquelle et pourquoi faire ?
  
Les événements actuels permettent ce complément à la question. Ils autorisent même à en dresser la liste. Mais n'allons pas jusque là aujourd'hui. On ne retiendra qu'un complément.
 
Dans quel état d'esprit se trouve le demandeur à intégrer une loge ? Quelle image se fait‑il de l'ordre, qu'est‑ce qui le pousse à venir vers nous. En ce moment, soit il ne sait soit il a beaucoup de mérite soit
  
Pensons au manque de sacré, d'esprit ! Peut-être croit-il en trouver chez nous.
 
Déjà une foule de réponses aussi différentes que variées existent, libre à chacun de constituer sa propre liste, en lui demandant le poids et les notes qu'elle mérite.
  
Chez nous, les opératifs, nous faisons passer, malgré les recommandations diverses, une période d'essais afin de juger des qualités professionnelles, de l'état d'esprit et des qualités morales du candidat.

Pour les futurs Novis, on se fréquentait quelques temps.
 
Sérieusement, les candidatures méritaient plus souvent une étude plus approfondie. Pour ne pas décevoir le candidat et aussi pour que l'ordre soit plus solide, sérieux, apte à remplir les missions qu'il se donne.
 
Et demandons-nous toujours si nous sommes en mesure de le recevoir, car vous le savez, la qualité n'a rien à voir avec la quantité. Si l'apprenti doit apprendre, le Maître et son équipe doivent savoir enseigner et quel plus bel enseignement que celui donné par l'exemple, par la réalisation d'une tâche en commun.
 
Ma motivation, autant que je m'en souvienne, c'était pour moi le désir de rencontrer la descendance de la maçonnerie opérative (efficace et constructive). La tâche s'était de participer à l'évolution de la Société (on peut et doit toujours un peu rêver).
 
Enfin, je pensais que l'on pouvait la rencontrer ou tout du moins la croiser de temps en temps.
 
Certes, ce ne fût pas tout noir, il y eu du gris avec tout de même un peu de blanc. Mais la couleur qui se devinait trop souvent, celle que je ne voyait pas, mais dont je sentais la présence, c'était l'orange vif qui rappelle étrangement la couleur de l'or.
 
Dans mon désir, j'avais l'idée que l'outil exigeait la précision des mots dans son utilisation, permettait l'analogie en donnant un sens profond et caché au symbole qui sans cela peut à la fois tout dire et ne rien dire sans jamais dire tout en disant.
 
Nous ne devons en rien négliger le Rituel, c'est lui qui nous démarque et non pas nous ridiculise ainsi que le pensent certains. Et lui aussi, il a besoin de ses outils, de tous ses outils.
 
Sans aller jusqu'à souhaiter la rencontre de maître à penser, j'espérais trouver des exemples de comportement qui plus que par les phrases aurait permis à l'adepte (que je suis toujours), de diriger sa recherche en le guidant afin d'éclairer le but poursuivi. Le Bien pour tous. Pas le sien en particulier et pour devenir à son tour un exemple.
 
Cet exemple, j'avais la naïveté de penser que l'on devait le rencontrer â l'intérieur de la Loge. C'est la moindre des choses. Ce n'est que trop rare. Je pensais aussi le rencontrer dans le monde extérieur, dans le monde que nous appelons « Profane ». Je suis moins déçu, car attendant moins et trouvant tout autant le sens moral, civique, altruiste, je me trouve dans un monde ordinaire, où se mêlent le bien et le mal, le beau et le laid, les lumières et les ténèbres.
 
Qu'aurais-je voulu apprendre, voulu devenir ? Qu'apprend t-il ? à devenir l'Architecte de la cité idéale le temple de l'humanité.
 
Pas à trouver de consolation dans la philosophie, mais agir avec sagesse, réflexion, féconder le champ du possible.
Il apprend à traverser les orages, subir des épreuves, maîtriser ses passions, aimer ses frères, les aider.
 
Nous devons nous tolérer mutuellement par ce que nous sommes faibles, inconséquents, sujets à l'erreur.  En tous lieux, en tous temps, demeurons Francs Maçons, dans notre pensée, dans notre expression, dans nos actions.  

Voyons à présent « Ecole » :
 
En me penchant sur ce mot, j'ai retenu :
 
‑ Etablissement dans lequel est donné un enseignement collectif. Et pour nos élites, Polytechnique, ENA, Mines, Ponts, etc, etc... C'est vrai qu'il en faut. Attention à la pensée unique. Je ne suis pas sûr que la Société trouve le meilleur bénéfice à n'avoir que des têtes bien pleines, mais faites sur le même mode.
 
D'ailleurs, pourquoi des sectes (qui sont élitistes qu'on le veuille ou non). Comment se fait le recrutement des maîtres ? et celui des élèves ?
 Soyons vigilants et réfléchissons.
 
Maçonnerie école ? et pourquoi pas institution, surtout si on précise que cette institution estime libre communauté d'hommes de bonnes mœurs ( et les femmes ? ). 
 
Ayant pour but le perfectionnement de l'être humain en l'éclairant, le guidant, sans autoritarisme ni tromperie quelconques, afin qu'ils puissent participer au progrès certes, mais surtout au « Bonheur » de l'humanité. Que peut-on penser à ce jour de l'impact que porte la maçonnerie, ailleurs que sur la politique.
 
Dans les rubriques diverses et piquantes des journaux et magazines et je ne cite pas les ténors politiques de divers bords.
 
Abordons la dernière partie du concept à traiter.
 
Philosophie
 En voilà un mot chargé et que l'on utilise dans toutes sortes de recettes.
 
Parmi les plus précises, la plus utilisée, avec un sens non équivoque, on peut citer: SCIENCE HUMAINE.
 
Peut‑être celle qui pourrait permettre de comprendre dans un but bien précis l'humanité, afin de s'employer au progrès et non pas à la culture de son avantage personnel quel qu'il soit : Puissance, Honneur, Argent ou simplement égoïsme qui les réunis tous et ce au détriment de quiconque. Ce qui permet de dire que dans ce cas, elle devient système de conception du monde. Elle est aussi Pensée, vision du monde passé peut‑être mais le futur nous concerne plus.
 
Elle est aussi sagesse mais jointe au mot école, elle devient doctrine, idéologie et mouvement.
 
Quand à l'appellation Philosophe nous devons l'apprécier dans les sens positifs que signifie ce mot Penseur, Esthéticien, Moraliste.
 
Le foyer de régénération correspond à mon sens à ce que doit être la fréquentation de la Loge pour ses membres. La différence principale réside dans le fait que le maçon vient dans sa loge pour se ressourcer, puiser des forces auprès de ses frères afin d'affronter les nuisances et les dangers de notre Société en pensant d'abord qu'il n'est pas seul et ensuite dans le cas où sa démarche n'aura rien de répréhensible, il pourra toujours trouver une aide. Je n'aborderai que pour mémoire les échanges de cartes de visite professionnelles présentées par certains dont la raison majeure de leur présence et souvent de leur appartenance résident dans ce seul but.
 
Mes Très Chers Frères,
 Ceci est l'esprit, je ne vous cache pas qu'au stade de dégradation où se trouve l'Humanité, face au mensonge, à l'indélicatesse, à la violence et à l'Esprit tordu de nos classes dirigeantes, issues pourtant et souvent de grandes écoles ou certainement l'enseignement du respect de la règle (pour les autres) de la fraternité, de l'égalité ainsi que celui de la tolérance leur a été enseigné, souvent peut-être comme moyen d'en priver les autres.
 
La liberté a peut être été mieux comprise, mais là encore ce n'est pas tout à fait dans le bon sens. Liberté pour eux certes, mais pas pour les autres. Ne sont‑ils pas les vivants emblèmes de l'Elitisme ?
 
Disons aussi que la majorité des citoyens, intoxiqués par les médias et souvent par paresse intellectuelle leur font la partie belle.  Donc, ne jouons pas les pères de la Pudeur.  Nous vivons dans ce monde là et nous ne sommes pas meilleurs que les autres.
 
Toutefois, si nous enfreignons la règle établie par les politiques, sans que personne ou presque ne s'en aperçoive, alors s'éloigne l'Esprit qui donna le jour à la République.
 
De cet esprit est née la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, pas le comportement trop souvent Dictatorial de ceux qui dirigent.
 
Alors mes Frères, être à cheval sur la règle nous fait ressembler à Don Quichotte et pour rester moderne fait de nous des utopistes.
 
On peut être utopiste, mais quelle souffrance d'être obligé de concevoir l'utopie dans un des sens qui lui sont attribués et qui lui sont défavorables, signifiant : abstraction, divagation, idées fumeuses, idées creuses, chimères, etc, etc...
 
Dans les mythes de régénération cités plus haut, les participants sauront aussi que l’utopie est aussi pour le philosophe idéaliste (lorsqu'il s'agit du bonheur des humains, on doit pouvoir y souscrire facilement) et d'autres sens qu'il faut connaître, elle est optimisme et elle est aussi joie et bien-être.
 
Donc, pour ma part, je reste un optimiste plein d'entrain et la règle si je la respecte, je suis tout prêt à faire semblant de ne pas la connaître si elle comporte un sens trompeur ou dénoué de toute justice.
 
Mais je précise sans porter tort à quiconque, la règle se compare au niveau, elle est droite et dans certaines occasions, on peut s'en servir pour accorder une pente si l'ouvrage le nécessite. Si la maçonnerie est et reste une école de philosophie qu'est ce qu'elle pourra apporter de plus à la Société
 
Pour ma part, si je considère qu'à la limite elle soit un peu école de philosophie, pourquoi pas, mais qu'elle sait et reste confrérie, cela aussi, je le conçois.
 
Mais avant tout, qu'elle soit école de droiture, où se retrouvent morale et civisme. Nous aurons là notre foyer de régénération dans lequel le frère viendra se ressourcer, se charger afin d'acquérir les forces nécessaires pour affronter les difficultés de la Société. Cette Société dans laquelle se côtoient l'ambition démesurée, la puissance de l'argent roi, en un mot, l'exploitation outrancière de l'homme par l'homme, et comble de l'ironie, l'exploiteur portant la même casquette que l'exploité. Et après lui avoir promis le contraire de ce qu'il fait, une fois le pouvoir acquis, grâce à l'exploité.
 
Si j'ai souvent fait allusion à la maçonnerie opérative, c'est surtout parce que les règles y étaient rappelées sans cesse.  Le bilan de la progression de la construction était fait.  Les actes futurs étaient étudiés dans le moindre détail, ('enseignement des règles de l'art était dispensé.
 
En un mot, si la formation à l'intérieur de la loge permet au maçon (par autodiscipline) d'acquérir de bons principes, dont il fera profiter autant ses frères que son environnement extérieur.
 
Si l'on dit de lui qu'il n'est pas comme les autres et si on le cite en exemple, bravo.
 
Par contre, si on se borne à bavasser sur la fraternité, l'égalité et la liberté, assaisonnées avec un bouillon de tolérances, ce sera la catastrophe et la période que nous traversons en est la preuve matérielle.
 
Les hommes de métier connaissaient la tolérance, ils avaient su en déterminer le seuil. D'ailleurs, le seuil de tolérance régit bien tous les calculs de construction.
 
En franchissant ce seuil, nous sommes passés du tolérautisme à la permissivité puis au laxisme pour finir dans un laisser faire total et général.  La liberté paraît-elle encore exister ?
 
A ceux qui évoquent la liberté, je dis que la première liberté est celle de vivre sans crainte et sans contrainte infamante, sans alarme, sans serrure trois points, sans anti‑vol multiple, sans crainte de la drogue pour les siens, ni du viol, ni de l'agression, pas plus de marcher sur un trottoir sans risque de s'encrotter.
 
Sans recevoir du courrier non souhaité, mais me prouvant que je suis fiché et à vendre au plus offrant.  La liste n'en finit pas, alors la liberté ? Cessons de rêver.
 
L'égalité‑ dans les droits à la vie certes, mais l'égalité est tiré de égal, si le droit est égal, il est aussi tributaire de la responsabilité, de l'implication.
 
Et même dans nos loges, nous ne sommes ni libres, ni égaux. Nous sommes à nos places et nous ne faisons après autorisation que ce que le rituel nous impose.                         
 
Fraternité même pour nous, il faut parfois la chercher longtemps, sans quelque fois la trouver.
 
En conclusion, les questions sont. toujours plus nombreuses que les réponses.
 Je ne sais toujours pas qu'elle est la part de l'une dans ma conduite, ni celle de l'acquis.
 
Françoise DOLTO enseignait qu'à 4 ans, nous avons déjà acquis 80 % de notre potentiel. Alors ? Peut‑être faut‑il admettre une progression sur un plan humaniste de l'esprit collectif.
 
Frère; il t'arrivera d'être déçu par des Francs‑Maçons. La maçonnerie t'apportera beaucoup, elle apporte tellement, qu'il y a forcément du bien.
 
H\ F\

 

source : http://www.ledifice.net

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gerard 08/01/2011 15:42



mais qui es tu, mon frère en maçonnerie? -si c'est le cas.


 


pourquoi ce verbiage journalier et parfois plus !