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Hauts Grades

La notion "d'égrégore" dans la Tradition Maçonnique

29 Novembre 2012 , Rédigé par J\P\ L\ Publié dans #Planches

Pour nombre d’entre vous, mes Frères , la question de l’égrégore est bien connue grâce, en particulier, à un très beau travail, il y a 2 ans, de notre Frère J\F\ B\ sur cette notion.

Alors ! ,direz-vous, pourquoi revenir sur cette question ?

Pour trois raisons, deux générales et une personnelle :

  1. Tous n’étaient pas présents en janvier 1998 ; il y a aussi les nouveaux Apprentis . D’autre part, chacun ici, sur un sujet, aura son propre apport qui nourrira la réflexion personnelle. C’est ainsi qu’il est, à mes yeux, admirable de voir sur nos Colonnes, des Maçons, toujours présents, ayant entendu au cours de leur vie maçonnique maintes fois traiter un thème et y prendre encore ce que j’appelle " du grain à moudre ".
  2. Et, liée à la précédente raison, le FM ne se donne aucune limite à la recherche de la " Vérité ". Il ne prend pas pour acquis ce qui lui est proposé ; il cherche. Non pas qu’il doute forcément ; non, il s’interroge ; il questionne.
  3. Ainsi, la troisième raison, vient justement de cette interrogation personnelle sur cette notion d’égrégore ; notion floue, bizarre et énigmatique même dans son étymologie que nous rappellerons pour mémoire plus loin. Et le hasard, (ah ! Ah ! ...le hasard...) me fit entrer un jour dans une librairie où j’ai mes habitudes car j’y trouve des écrits maçonniques parfois anciens à petits prix. Et que vois-je, ce jour-là ? Un cahier de Villard de Honnecourt, tome XIV, année 1978. Thème traité, entre autres : " une curieuse énigme : égrégores bibliques et égrégores maçonniques " par notre F\ Ray\ Dev\. Ni une, ni deux, vous vous en doutez ! Et d’ailleurs quelques-uns d’entre vous, Comp\ ont déjà en leur possession cet article de 28 pages qui soulève la question de la réalité ou fiction de cette notion d’égrégore. Je ne vais pas vous asséner la lecture de ce travail fouillé, précis et détaillé. Pour ceux d’entre vous que ça intéresse, le F\ Secrétaire tient sur son plateau, des copies de cet article à votre disposition. J’en reprendrai devant vous quelques éléments, en particulier historiques, pour montrer que cette notion d’égrégore n’est " absolument pas dans la Tradition Maçonnique ". Mais je vous dirai aussi, au travers d’un point de vue personnel, ce que je mets dans cette notion, qui n’existe pas tangiblement, mais qui, après tout, peut très bien faire partie de la Tradition du futur...ou du futur de la Tradition.

Mais d’abord, rappelons quelques points de définitions qui, déjà, montrent que cette notion d’égrégore est plus que mystérieuse...

Dans le Robert, entre " égrener " et " égrillard ", il n’y a pas " d’égrégore ". Dans le dictionnaire historique de la langue française d’Alain Rey, en deux volumes – nouvelle édition, point d’égrégore non plus...Larousse, idem.

En fait, nous dit Ray\ Dev\, le mot " égrégore " est né " d’une succession d’erreurs d’interprétation et de traduction d’un texte araméen et de ces versions grecques ". Il n’existe pas dans les textes bibliques, et s’appuyer sur le livre d’Hénoch, pour y trouver matière à substance, relève plus de " fabulation ou d’ignorance " que de réalité.
Exemple : nous devrions chercher des " égrégores " dans un texte mal traduit qui dit, entre autre, ceci :" Les anges qui, s'étant aperçus que les filles des hommes étaient belles, firent serment de veiller sur le mont HERMON... jusqu’à ce qu'ils les eussent possédées. "

Pour plaisante que paraisse la démarche de ces séraphins quelque peu coquins, il ne semble pas que nous puissions y trouver la source du concept d'éGRéGORE mais bien plutôt l’origine, peut-être, du " sexe des Anges " comme dit le langage populaire...

Nous passerons sur l’origine latine, soit disant, du mot car il nous faudrait faire un tour de passe-passe sémantico-linguistique pour ajouter en préfixe un E à la racine " grex- gregoris " qui donne troupeau et l’adjectif, grégaire. Et par conséquent, nous sommes loin, ici, d’une approche éventuelle d’une quelconque notion maçonnique possible...les Frères n’étant justement pas des moutons formant troupeau à qui l’on pourrait faire accroire que " les vessies sont des lanternes ".

C’est à partir de la racine grecque ancienne " egregoroi ", qui veut dire " veilleur " et non pas " égrégore " ou du verbe " egregoren " qui signifie " être éveillé " que des auteurs, très éveillés eux, voire " illuminés ", ont introduit cette notion d’égrégore.

Occultistes, magiciens, voire soit disant kabbaliste, ces auteurs français du XIXe siècle sont au nombre de trois :

  1. Alexandre Saint-Yves d'Alveydre (1842-1909)
  2. Eliphas Levi, autrement dit Alphonse-Louis Constant (1810-1875)
  3. Stanislas de Guaïta (1861-1898)

Ces 3 auteurs inventent le concept occultiste d’égrégore, concept qui bien sûr n’est jamais présent dans les textes maçonniques antérieurs, ni même dans leurs textes, sinon posthumes comme c’est le cas pour Eliphas Levi.

C’est dire que la question de l’égrégore ne s’inscrit absolument pas dans la Tradition Maçonnique et qu’il faudra même attendre un fameux Maçon, Oswald Wirth, pour trouver le chaînon de transmission dans la FM française, et uniquement française, le mot et le concept occultiste d’égrégore.

Mais avant revenons rapidement sur ces trois auteurs.

Alexandre Saint-Yves d'Alveydre est une sorte de visionnaire qui sera le premier a évoquer, sans jamais la nommer précisément, la notion d’égrégore. Mais c’est à partir de lui, et particulièrement un de ses écrits, "Mission des Juifs ", que sera reprise une idée qu’il développe en dictant cet ouvrage, inspiré qu’il est par " la puissance et les origines surhumaines des juifs ", un être Collectif occulte créé spontanément par le Pouvoir humain et susceptible d'être doué d'une puissance terrifiante. "

Cette notion rappelle curieusement la Shekina du Talmud et de la kabbale hébraïque - signifiant la présence particulière de Dieu en son peuple, présence parfois conçue comme une entité indépendante, intermédiaire, plutôt que comme une " émanation " du peuple juif. Saint-Yves s'en est-il inspiré ? Peut-être.

Toujours est-il que le véritable instigateur, formalisateur du concept occultiste d’égrégore est le deuxième personnage de notre histoire, Eliphas Lévi, autrement dit Alphonse-Louis Constant qui fut magicien, kabbaliste, historien mais aussi FM .

Il écrira plusieurs ouvrages qui auront de l’influence sur des contemporains comme de futurs auteurs. Citons par exemple :
· 1860 – Histoire de la Magie
· 1861 - La clef des grands mystères
· 1865 - Philosophie occulte (2* série)

Mais c’est dans un ouvrage posthume, rédigé vers 1869-1870 " Le livre des Splendeurs " qu’il mentionne pour la première fois les égrégores. Son inspiration vient d’une traduction en anglais d’un texte éthiopien du Livre d’Hénoch " dont nous avons parler tout à l’heure. Il assimile " ces anges " à des " veilleurs " qu’il nomme d’ailleurs " éggrégores " avec deux G.

Voici quelques passages de ce qu’il écrit :
" Or le livre d'Hénoch nous raconte qu'il existait des Eggrégores, c'est-à-dire des génies qui ne sommeillent jamais... "
" Ce que dans nos ouvrages précédents nous avons appelé des larves et des vampires, des coagulations et des projections malsaines de la lumière astrale, ce serait en réalité, suivant le livre d'Hénoch, des âmes hybrides et monstrueuses formées du commerce des Eggrégores avec les prostituées de l'ancien monde ; les âmes des géants exterminés par le déluge, des exhalaisons morbides de la terre et de la bave du serpent Python. "

Dans " Le Grand Arcane, publié, en première édition, en 1898 ", il écrit :

" Ces forces colossales ont parfois pris une figure et se sont présentées sous l'apparence de géants : ce sont les Eggrégores du livre d'Hénoch ; créatures terribles pour qui' nous sommes ce que sont pour nous les infusoires ou les insectes microscopiques qui pullulent entre nos dents et sur notre épiderme. Les égrégores nous écrasent sans pitié parce qu'ils ignorent notre existence,- ils sont trop grands pour nous voir, et trop bornés pour nous deviner. "

Cependant plus loin dans cet ouvrage, il tempère son point de vue, voire fait un virage à 180°:

" Ces éggrégores, s'il fallait admettre leur existence, seraient les agents plastiques de Dieu, les rouages vivants de la machine créatrice, multiformes comme Protée mais enchaînés toujours à leur matière élémentaire... "

" Les Arabes, Poétiques conservateurs des traditions Primitives de l'Orient, croient encore à ces gigantesques génies. Il en est des blancs et des noirs, les noirs sont malfaisants et se nomment les Afrites. Mahomet a conservé ces génies et en a fait des anges si grands que le vent de leurs ailes balayent les mondes dans l'espace. Nous avouons ne pas aimer cette multitude infinie d'êtres intermédiaires qui nous cachent Dieu et semblent le rendre inutile... Nous avons des milliards de dieux à vaincre ou à fléchir sans pouvoir jamais arriver à la liberté et à la paix. C’EST POURQUOI NOUS REJETONS DÉFINITIVEMENT ET ABSOLUMENT LA MYTHOLOGIE EGGRÉGORES ".

"ICI NOUS RESPIRONS LONGUEMENT ET NOUS NOUS ESSUYONS LE FRONT COMME UN HOMME QUI SE RÉVEILLE APRÈS UN RÊVE PÉNIBLE... "
Et, dix lignes plus bas :

" ... TOUTE LA FANTASMAGORIE GIGANTESQUE DE L’ANCIEN MONDE N’EST PLUS QU'UN COLOSSAL ÉCLAT DE RIRE QUI SE NOMME GARGANTUA DANS RABELAIS."

Souvenons-nous que, de son vivant, Lévi disait fréquemment à ses amis, en plaisantant, qu'il était " la réincarnation de Rabelais 1 "

Plus loin, page 164, Éliphas Lévi termine comme suit ses propos sur les "éggrégores" :
" Les véritables eggrégores, c'est-à-dire les veilleurs de nuit, auxquels nous aimons à croire, ce sont les astres du ciel avec leurs yeux toujours étincelants... Nous aimons à Penser aussi que chaque peuple a son ange protecteur ou son génie ... Tout cela est. possible quoique douteux et peut servir aux hypothèses de l'astrologie ou aux fictions de l'épopée ... "

J’ai tenu à reprendre ces citations car vous mesurez mieux ainsi, mes FF\ , dans quoi s’origine cette notion d’égrégore, avec cette fois un seul G.

C’est finalement un autre auteur, Stanislas de Guaïta qui publie dans " La Clef de la Magie Noire (1897) ses réflexions les plus complètes et les plus précises sur les égrégores occultistes.

En voici les textes principaux, dont la pagination est celle de l'édition originale, de 1897 :

Pages 279-280 :
" Il doit nous suffire d'esquisser ici quelles combinaisons souvent fortuites donnant naissance à des êtres collectifs, plus ou moins éphémères ou durables, - sortes de vivantes synthèses, résultats du groupement de plusieurs individualités, sous les conditions requises. "
Page 290 :
" C’est ainsi que, dans l’ordre politique ou social, ou religieux, des millions d’hommes , hiérarchiquement organisés, tant de siècle durant, sous le niveau d’une règle inflexible, ont pu créer –conscients ou non de leur oeuvre dans l’invisible- des êtres virtuels, des entités collectives, en un mot des Dominations fastes ou néfastes, d’une puissance et d’une durée également incalculables "
Page 295 :
" La chaîne magique est un moyen sûr de créer des Potentiels collectifs à qui rien ne résiste" "
Est-ce là une allusion à notre Chaîne d’Union que nous connaissons en FM ? Rien ne le prouve.
Enfin, page 533 :
" Nous rappelons pour mémoire la souveraineté que déploient les êtres collectifs, que nous avons qualifiés d’égrégores. "

Pour l’instant, reconnaissons qu’il est difficile d’identifier dans ces conceptions avancées par ces auteurs, une quelconque relation avec un symbole, un idéal, des outils, voire un vécu maçonniques...

Cependant, un auteur bien connu en FM ,Oswald Wirth, va donner, si je puis dire ses lettres de noblesse à la notion d’égrégore, qui finalement n’apparaît en FM que dans les années 1935 seulement ; autrement dit, mes Frères  nous sommes dans le contemporain, dans notre siècle, rien à voir avec les fondements de la FM ni avec la Tradition Primordiale dont parle René Guénon et sur lequel nous reviendrons brièvement tout à l’heure...

Pour l’instant, il s’agit d’Oswald Wirth qui va conceptualiser pour nous FM cette notion d’égrégore.

Oswald Wirth n’est pas que  FM; il est aussi occultiste et fervent admirateur de Guaïta qu’il exprime dans son ouvrage " L'Occultisme vécu (1887). Toute sa confiance aussi en ses pouvoirs paranormaux.

Wirth déclare que Guaita lui fit remarquer l'existence de l'" esprit ", dit égrégore, que se constitue toute assemblée humaine, grande ou petite. Cette notion occultiste, Wirth l'adopte. Il la fait sienne. Il en fait état bien souvent dans ses livres.

Ainsi dans " le livre du Maître ", réédité en 1972 :

" Faut-il faire remonter au Logos de Platon, à son Grand Architecte ou Démiurge, la Lumière qui éclaire progressivement initié ? Plus modestement nous pouvons nous arrêter à celui que les Maçons appellent leur Maître Hiram. Mais comment nous représentons- nous cette mystérieuse entité ?"

" Loin d'être un personnage, c'est une personnification. Mais de qui? De la Pensée initiatique, de cet ensemble d’idées qui survivent, alors même qu'aucun cerveau n 1 est plus capable de vibrer sous leur influence. Ce qui est précieux ne meurt pas et subsiste comme à l'état latent, jusqu'au jour où s'offrent des possibilités de manifestation... ", je ne peux poursuivre...nous sommes au 1er degré.

A la page 195 du Livre du Maître :
"... La vertu pentaculaire réside dans l’idée, les sentiments d'énergie ou l'état d’âme que l'image évoque... Mais que dire d'un pentacle invisible, tracé par toute une vie d'efforts mis au service d'un idéal supérieur ? Il ne s'agit plus ici d'enfantillages et de grimoire, mais du renforcement de la puissance secrète des Initiés... "

Et plus loin

A la Page 205 :
" L’Initié véritable tend à concentrer sur lui les énergies diffuses d'une vaste ambiance ; il dispose ainsi d'une manière très réelle, d'une puissance illimitée, provenant des dieux, au sens initiatique du mot. Le Maçon, qui s'est voué de toute son intelligence et de tout son cœur à l'exécution du plan de l’architecte Suprême, Peut accomplir un travail de beaucoup supérieur à ses moyens personnels : il n'est pas seul, car avec lui se solidarisent toutes les énergies que stimule la même bonne volonté. La Chaîne d'Union est effective pour tout adepte sincère, qui , ayant réalisé l'équilibre reçoit dans la mesure où il donne, en bénéficiant du courant qu'il a su établir en le transmettant. "

Nous voyons ici qu’Oswald Wirth parle en FM , qu’il s’est emparé de la notion fournie par Guaïta pour la faire vivre dans notre univers maçonnique.

Ainsi donc, Oswald Wirth n'est pas l'introducteur direct du mot égrégore en Franc-Maçonnerie. Il en fut, à partir de Stanislas de Guaita, le premier chaînon transmetteur.

L'introduction proprement dite du mot et du concept allait être opérée principalement par son disciple, Marius Lepage (1901-1972).

Symboliste, occultiste et Franc-Maçon, Marius Lepage fut, à peu près, pour Oswald Wirth ce que fut ce dernier pour Stanislas de Guaita. Sans être le secrétaire, il a été l'ami fidèle et le disciple.

C’est au cours de l’année 1935 que parut, de la plume de Marius Lepage, le premier article maçonnique où intervenait le mot égrégore associé au concept occultiste. Il s'agissait d'une nouvelle étude sur la chaîne d'union dont, sept ans plus tôt, Oswald Wirth avait donné, dans le même périodique, une version inspirée de celle de Guaita mais où l'égrégore de la loge était décrit sans être nommément cité.

Et c’est finalement, notre Frère Jules Boucher (1902-1955) qui allait véritablement donner du corps à ce concept d’égrégore, aujourd’hui :

" On appelle "égrégore" une entité, un être collectif issu d'une assemblée. Toute assemblée d'individus forme un égrégore. Il y a un égrégore pour chaque religion et "cet égrégore est puissant de toute la force des fidèles accumulée au cours des siècles. De même, pour la Franc-Maçonnerie, chaque Loge possède son égrégore ; chaque Obédience a le sien et la réunion de tous ces égrégores forme le grand Égrégore Maçonnique. "

Cette définition demeure imprécise et ne renseigne pas sur la nature intime des égrégores ; dès lors qu'elle ne se situe pas d'emblée dans le fantastique, elle permet des interprétations plus ou moins rationnelles.

" Dans l'actuelle terminologie occultiste, le mot égrégore s'applique aux âmes de collectivités, des groupes humains. Ainsi il y aurait un égrégore de la France, de la Franc-Maçonnerie, pour nous limiter à ces deux exemples. "

Alors, mes Frères , comment devons-nous l’entendre, nous, cette notion d’égrégore ?

Et bien chacun fera son apport lors de notre Agape fraternelle ; il ne s’agit pas de se fermer parce qu’une idée semble farfelue, floue, imprécise, voire irrationnelle.

Je pense que nous touchons, au travers de cette notion, un élément fort de notre vécu maçonnique, à chaque tenue, lors du processus rituel.

Aussi bien dans l’ouverture que dans la fermeture des travaux, mais aussi dans la fameuse " Chaîne d’Union " dont nous parlait Oswald Wirth.

Cette vibration que nous pouvons ressentir, présente, lorsque nous sommes nous-mêmes présents, elle a sa traduction dans des notions que nous connaissons mieux, que nous appréhendons mieux ; je veux parler des notions de fraternité, de tolérance envers nous, mais aussi d’amour fraternel sincère qui nous habite les uns envers les autres et que nous devons cultiver comme un trésor qui n’existe pas, peu s’en faut, dans le monde profane.

Nous sommes " les enfants de la Veuve ". A nous de faire rayonner dans ce monde profane un peu de la Lumière, du moins quelques rayons, entr’aperçus dans ces moments forts que sont nos Tenues.

J’ai dit, VM 

Source : www.ledifice.net

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