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Hauts Grades

La Psychologie essénienne

11 Novembre 2012 , Rédigé par traduit par Edmond BORDEAUX SZEKELY Publié dans #spiritualité

Les Esséniens ont fait montre d'une exceptionnelle connaissance de la psychologie dans la pratique des Communions avec les forces naturelles et cosmiques. Ils savaient que l'homme a deux esprits, l'un conscient et l'autre inconscient, et ils étaient bien conscients des pouvoirs associés à chacun de ces esprits.

La première activité qu'ils réalisaient le matin était un ensemble de Communions, et ce faisant, ils mettaient consciemment en marche des forces qui étaient comme un axe fondateur de leur journée tout entière. Ils savaient qu'une pensée assez fortement formulée au début de la journée influençait l'individu tout au long des heures de veille. Les Communions du matin ouvraient ainsi leur esprit à des courants harmonieux qui leur permettaient d'absorber des formes spécifiques d'énergie dans leur corps physique.

Les communions du soir, qui étaient leur dernière activité de la journée, avant le sommeil, découlaient du même principe. Les Esséniens savaient que les dernières pensées influençaient l'esprit inconscient tout au long de la nuit, et que les Communions su soir mettaient ainsi le subconscient  en contact avec l'ensemble existant des forces cosmiques supérieures. Ils savaient que le sommeil peut ainsi se convertir en une source d'approfondissement de la connaissance.

L'homme moyen en fait quelquefois l'expérience, quand il trouve une solution à un problème pendant son sommeil, et bien souvent une solution complètement différente de celles auxquelles il parvient naturellement par le biais de sa manière ordinaire de penser. Beaucoup de scientifiques, d'auteurs et autres créateurs ont également constaté que c'est pendant la nuit ou dans les premières heures du matin qu'ils ont eu l'idée qui les a amenés à leurs trouvailles et à leurs inventions.

La connaissance reçue pendant le sommeil est un résultat naturel de la Loi. Bien que pour la majorité des gens, le sommeil ne soit guère plus qu'une phase temporelle de détoxication, un moyen réparation physiologique, pour une petite minorité, il représente l'occasion du perfectionnement psychologique de l'individu.

Les Esséniens savaient que les forces supérieures mises en œuvre avant d'aller dormir, lorsque les forces terrestres des activités innombrables du jour sont réduites à l'inaction, aboutissent à l'accomplissement progressif des objectifs supérieurs de leurs Communions du soir.

Ils savaient aussi que toute pensée négative ou discordante qu'ils conservaient à l'esprit au moment de se retirer du monde de la veille, abaissait leur résistance aux forces négatives à l'œuvre dans le monde extérieur.

Ils avaient une connaissance profonde du corps aussi bien que de l'esprit. Ils savaient que ces deux entités ne pouvaient être séparées, parce qu'elles forment une unité organique dynamique, et que ce qui affecte l'une affecte l'autre. Les Esséniens connaissaient les bases de la médecine psychosomatique plusieurs milliers d'années avant la formulation de cette dernière.

Ils savaient que la santé corporelle compte beaucoup dans la réceptivité aux forces plus élevées, et qu'un organisme désintoxiqué est plus capable d'établir le contact avec elles qu'un organisme dans lequel les forces sont partiellement paralysées par des poisons corporels qu'il lui faut éliminer au cours des heures de sommeil. Les révélations supérieures, qui nous ont été apportées depuis l'antiquité par les grands penseurs et les grands maîtres à penser, ont toujours été le fait d'individualités qui, invariablement, menaient des vies très simples et harmonieuses. Leurs corps étaient par conséquent extrêmement sains. Il n'est pas fortuit que les grandes révélations de la vérité aient été le fait de ces grands maîtres; leurs organismes avaient développé des capacités qui manquaient aux individus dont les vies étaient consacrées aux réussites plus mondaines. Les enseignements et le mode de vie des Esséniens sont à l'origine du développement de ces capacités.

Ils prêtaient une grande attention à la nourriture qu'ils ingéraient: elle devait être en harmonie avec la loi naturelle; mais ils étaient également très attentifs à leur régime en matière de pensées et d'émotions. Ils étaient parfaitement conscient que l'esprit subconscient de l'homme est comme une plaque sensibilisée qui enregistre tout ce que l'individu voit ou entend, et qu'il est par conséquent nécessaire de faire barrage à toutes les pensées inférieures, comme la crainte, l'inquiétude, l'insécurité, la haine, l'ignorance, l'égotisme et l'intolérance, pour les empêcher de passer la porte de l'esprit subconscient.

La loi naturelle selon laquelle deux choses ne peuvent pas occuper le même espace dans le  même temps leur était connue, et ils savaient qu'une personne ne peut pas penser à  deux choses simultanément. Par conséquent, si l'esprit est rempli de pensées positives et harmonieuses, les pensées négatives et discordantes ne peuvent s'y glisser. Des pensées positives et harmonieuses doivent être introduites dans le subconscient pour se substituer aux pensées inférieures, tout comme les cellules du corps doivent constamment être remplacées par la nourriture, par l'air et par l'eau, quand les vieilles cellules se décomposent. C'était là une partie de la tâche accomplie par les Communions Esséniennes: il s'agissait d'introduire dans les corps pensant et sensible, le matin, à midi et le soir, des courants supérieurs de pensées et de sentiments.

Le subconscient peut être régénéré par un régime de pensées et de sentiments justes et harmonieux administré tout au long de la journée, mais c'est particulièrement aux moments de semi conscience que la réceptivité de ce subconscient est à son plus haut niveau. Quand il est régénéré de cette manière, il peut devenir une source d'énergie et d'harmonie pour l'esprit et pour le corps. Il sera comme un ami qui émet des messages harmonieux constructifs en direction de chaque partie du corps, et il fera en sorte qu'ils fonctionnent de manière efficace.

Les psychologues modernes ont redécouvert des phénomènes que les Esséniens connaissaient déjà, et qui découlaient de leur pratique d'introduire une ou plusieurs pensées dans le subconscient. On sait que lorsqu'une personne est pleinement consciente, son subconscient n'admet pas une suggestion parfois opportune. Et quand la personne est dans un état de subconscience, elle ne peut pas, naturellement, influencer son subconscient de manière consciente. Mais il y a des moments où la conscience est seulement à demi immergée dans le subconscient, et ces moments sont précisément ceux qui précèdent la plongée dans le sommeil, ou juste après le réveil, ou encore,  certains états de rêverie tels que ceux que provoquent parfois une belle musique ou une poésie.

C'est dans de tels moments que l'esprit subconscient est le plus réceptif à ce qui lui est donné.

Beaucoup d'enseignements présent dans les grandes religions et dans les pratiques des systèmes philosophiques antiques et modernes, tant occidentaux qu'orientaux, et bien sur ceux des Esséniens, mettent à profit ce fait psychologique extrêmement important.

Le subconscient est dynamique, toujours en évolution, comme le sont les cellules du corps, et il se nourrit constamment des expériences et des impressions qu'il reçoit de l'esprit conscient. Ces expériences incluent toutes les pensées et tous les sentiments qui sont formulés avec suffisamment de force pour créer une impression en lui. Les expériences traumatiques de l'enfance sont celles qui sont ressenties avec la plus grande intensité et elles sont celles qui marquent le plus l'esprit inconscient, parce qu'elles ne sont jamais remplacées par des impressions et des expériences nouvelles et plus constructives.

Le subconscient est, selon la définition classique, la somme des expériences vécues par un individu depuis sa naissance jusqu'au moment présent. Chaque nouvelle expérience dynamique modifie le subconscient; et il peut être consciemment changé si l'impression qu'on cause sur lui est suffisamment intense. Plus l'impression est intense, plus durable sera son effet sur le subconscient.

Les Esséniens connaissaient encore bien d'autres faits qui leur permettaient de faire accepter par l'esprit subconscient telle ou telle pensée et tel ou tel sentiment. Et notamment, le fait que si l'esprit conscient n'accepte pas telle ou telle pensée comme réelle et possible, le subconscient la rejettera également.

Ils savaient aussi la nécessité de projeter la pensée sur le subconscient sans effort, spontanément. S'il y a effort, cela amène l'esprit à la conscience, et l'état de subconscience est perdu. Agir spontanément et sans effort exige la relaxation complète de l'esprit et du corps. Cela faisait partie des pratiques esséniennes.

Les Esséniens débutaient leur routine de relaxation en libérant les tensions ou les contractions des muscles les uns après les autres dans les diverses parties du corps. Puis ils passaient par une étape de respiration contenue. Cela visait à diminuer le flux de l'oxygène dans les poumons et à réduire ainsi les activités des terminaisons nerveuses et d'autres parties de l'organisme; l'activité et la relaxation ne peuvent pas, en effet, se produire simultanément. La troisième étape était d'éviter toute pensée; Pour l'homme d'aujourd'hui, ce n'est généralement pas une tâche facile. Une façon d'y parvenir est d'imaginer, dans l'obscurité totale et le silence total, la noirceur d'un tissu de velours noir, et de s'efforcer de ne penser à rien d'autre. C'est  à travers ces trois étapes que les Esséniens réussissaient à provoquer une espèce d'état de semi conscience dans lequel une nouvelle pensée ou un nouveau sentiment pouvait aisément être introduit dans le subconscient.

La pensée introduite de cette façon doit être assez rythmique pour maintenir l'état de relaxation et de semi conscience. Et elle doit avoir la puissance suffisante pour pénétrer dans le subconscient  et être complètement acceptée comme une réalité. Ces conditions préalables à l'introduction consciente des pensées et des sentiments dans l'esprit subconscient étaient parfaitement réunies dans les Communions Esséniennes.

Chaque individu décidait de manière complètement souveraine ce qu'il ajoutait au contenu de son esprit subconscient, et le type de cellules qu'il construisait en son intérieur. Il avait le choix entre dévier de la Loi et devenir esclave de son subconscient, et participer activement à sa régénération.

La connaissance que les Esséniens avaient de l'esprit conscient était aussi profonde que leur compréhension du subconscient. Leur conception de la psychologie était si globale qu'ils savaient parfaitement que les objectifs de leurs Communions ne pouvaient pas être atteints par de purs processus intellectuels, et que la force des sentiments y était également nécessaire. La connaissance doit réveiller une émotion, avant que l'action ne soit engagée.

Le sentiment n'est pas un simple processus involontaire comme beaucoup de gens le croient. C'est une partie de l'activité de la volonté. Les Esséniens considéraient que la volonté contient, ou pour le dire autrement, est le mécanisme de trois facteurs: la pensée, le sentiment et l'action. Cette conception peut être illustrée en termes modernes par une comparaison avec une automobile. La pensée est le volant; le sentiment est le moteur ou la force de propulsion; la force correspond aux roues. Pour arriver à une certaine destination déterminée par un acte de volonté, chacun de ces trois artéfacts doit collaborer avec les autres. Un objectif est considéré, un désir ou un sentiment est réveillé,  une action a lieu.

La volonté peut être employée pour réveiller le sentiment; il faut fréquemment avoir recourir à cela pour faire naître un sentiment désiré. On peut développer cette capacité par un entraînement spécifique. Les Esséniens connaissaient une technique pour utiliser la volonté en toutes circonstances.

Peu de gens savent que leurs sentiments peuvent être domestiqués. C'est parce qu'ils ne savent pas comment connecter leurs pensées et leurs sentiments afin que l'action désirée ait lieu. Il est possible qu'ils aient la connaissance nécessaire, mais qu'ils finissent par agir de manière contraire à la connaissance en question; il est possible qu'ils aient la connaissance nécessaire en matière de santé, par exemple, mais qu'ils continuent à absorber des nourritures ou des substances qui leur sont nocives. C'est une émotion, telle que la crainte de la douleur ou de la mort, qui les fera agir correctement.

De ces trois forces, de la pensée, du sentiment et de l'action, la pensée est la plus jeune, et par conséquent, celle qui compte le moins dans la conscience de l'homme. Mais l'homme évolue; sa puissance de pensée augmente de manière consistante. La pensée est ce qui donne à l'homme ses titres de noblesse. C'est une faculté placée sous son contrôle propre en tant qu'individu; il peut penser sur le sujet qu'il souhaite. Il peut contrôler ses sentiments par la pensée.

Les sentiments ont une histoire qui date de centaines de milliers d'années et par conséquent, ils sont dotés d'une inertie beaucoup plus grande que la pensée. En conséquence, ce sont les sentiments, et non la pensée, qui régissent la plupart des actions de l'homme. Les animaux se laissent guider par les instincts. Mais l'homme, s'il souhaite cesser de représenter les forces de la rétrocession, doit apprendre à contrôler l'instinct et le sentiment. C'est par la volonté qu'il peut obtenir ce résultat.

Les Esséniens croyaient que l'homme avait le devoir d'analyser ses pensées et ses sentiments et de déterminer lequel serait susceptible de lui donner le pouvoir de mener à bien une action désirée, et lequel serait susceptible de le paralyser.

Si l'homme faisait une bonne action et se mettait à l'analyser, il serait en mesure de découvrir quelles étaient les pensées et quels étaient les sentiments qui avait déclenché son action. Il comprendrait alors quelle sorte de pensées et quelle sorte de sentiments il devrait stimuler.

Il se rendrait alors compte que l'action n'avait pas été déclenchée seulement par une pensée abstraite ou par une réflexion purement intellectuelle. Les actions sont en réalité déclenchées par des pensées qui ont une certaine vitalité et une certaine couleur, et qui évoque un sentiment. Ce n'est qu'à ce prix qu'elles ont assez de force pour se convertir en action.

La couleur et la vitalité sont données à la pensée par l'imagination créatrice. Les pensées doivent créer des images qui soient vivantes. Les orientaux ont longtemps pratiqué l'art d'élaborer des pensées vivantes, pleines d'images et de figures. Mais c'est un art qui a été beaucoup négligé et pratiquement oublié en occident.

Les pensées dispersées et incohérentes, celles qui dérivent d'une chose à l'autre, ne sont que de pâles copies dépourvues de vie. Elles sont stériles, elles ne réveillent aucun sentiment, ne déclenchent aucune action. Elles sont sans valeur.

Il y a toujours un sentiment derrière chaque action. Un bon sentiment est nécessaire pour produire une bonne action. Les bons sentiments sont des sources d'énergie, d'harmonie et de bonheur. Si ces sentiments ne produisent pas ces qualités, ils ne sont pas seulement sans valeur; ils sont dangereux.

Les sentiments peuvent être rangés en deux catégories: ceux qui créent de l'énergie et ceux qui l'épuisent. C'est à travers cette analyse que l'homme peut commencer à développer sa volonté.

En renforçant tous les sentiments qui créent de l'énergie et en évitant tous ceux qui mènent à son épuisement, les Esséniens découvrirent que la volonté est quelque chose d'acquis. L'exercice de la volonté signifie un effort persévérant et patient. C'est ainsi que les sentiments supérieurs d'un individu pourront graduellement créer un vaste stock d'énergie et d'harmonie, tandis que les sentiments inférieurs, ceux qui mènent à la faiblesse et au déséquilibre, seront finalement éliminés.

Le sentiment qui crée la plus grande somme d'énergie est l'amour, dans toutes ses manifestations, car l'amour est la source primordiale de toute existence, de toutes les sources d'énergie, d'harmonie et de connaissance. Quand l'amour se manifeste dans la nature terrestre, il donne à l'homme tout ce qui est nécessaire à la santé. Quand il se manifeste dans l'organisme humain, il donne une harmonie dynamique à toutes les cellules, à tous les organes et à tous les sens de l'organisme. Quand il se manifeste dans la conscience, il permet à l'homme de comprendre les lois cosmiques et naturelles, y compris les lois sociales et culturelles, et il lui permet de les utiliser comme des sources d'harmonie et de connaissance. La volonté est la clef de la manifestation de cette source d'énergie supérieure.

Les trois ennemis de la volonté sont la dispersion de l'énergie, la fainéantise et la sensualité. Ces trois ennemis peuvent mener à un autre ennemi formidable de la volonté: la maladie. La bonne santé est le grand ami de la volonté. Un individu dynamique et sain commande, et la volonté obéit; au lieu de cela, la douleur musculaire ou la faiblesse nerveuse paralysent la volonté. C'est l'une des raisons pour lesquelles les Esséniens prêtaient autant d'attention à la bonne santé et à l'hygiène de vie, et aussi à la rectitude intellectuelle, qui sont des garanties de bonne santé.

La pratique des communions exigeait l'exercice et l'utilisation continuels de la volonté. Les Esséniens considéraient que toute grande valeur de la culture humaine était redevable de sa création à l'exercice de la volonté, et que les vraies valeurs n'étaient produites que par les individus qui utilisaient la volonté. Ils étaient parfaitement conscients de la nécessité d'entraîner cette volonté et considéraient que la clé de cet entraînement était le contrôle des sentiments par une imagination puissamment créative.

A travers leur compréhension profonde des forces psychologiques, les Communions esséniennes enseignaient à l'homme la Voie de la liberté, la voie de la libération par rapport à l'acceptation aveugle des situations négatives aussi bien dans le corps physique que dans l'esprit. Ils montrèrent la voie de l'évolution optimale de l'esprit comme du corps.  

"Il assigna à l'homme deux esprits aux côtés desquels il marcherait.

Il s'agissait des esprits de la vérité et de la fausseté,

La vérité qui est né à la source de la lumière,

La fausseté qui est née à la source des ténèbres.

Le domaine de tous les enfants de la vérité

Est dans les mains des Anges de la lumière

Afin qu'ils marchent dans les voies de la lumière.

Les esprits de la vérité et de la fausseté luttent dans le cœur de l'homme,

Qui se comporte avec sagesse et avec folie.

Et selon qu'un homme hérite ou non de la vérité alors il évitera l'obscurité.  

Bénis soient tous ceux qui ont lié leur sort à celui de La Loi,

Et qui marchent sincèrement dans toutes ses voies.

Puisse la Loi les récompenser par toutes sortes de bienfaits

Et les éloigner de tous les maux

Et illuminer leurs cœurs de la clairvoyance pour les choses de la vie

Et les honorer de la connaissance des choses éternelles."  

 

Tiré du Manuel de Discipline des Manuscrits de la Mer Morte

 

Source : l’Enseignement des Esséniens, d’Hénoch aux manuscrits de la Mer Morte

Textes Hébreux et Araméen

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