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Hauts Grades

La Tolérance Manifestation de l’équilibre et de l’harmonie

4 Janvier 2013 , Rédigé par P\ C\ Publié dans #Planches

 TOLERANCE : Nom, féminin
Fait de tolérer quelque choses ; ce qui est tolérer, l’excédent de bagage est une tolérance sur certaines lignes aériennes,
.Tolérance grammaticale : possibilité de ne pas appliquer strictement une règle dans certains cas.
Maison de tolérance, de prostitution.

Attitude qui consiste à accepter des idées et des comportements qui ne sont pas les siens, même s’ils paraissent erronés, excessif ; largeur d’esprit en matière religieuse (surtout), philosophique, etc.… Faculté d’un organisme de supporter sans troubles morbides une substance (médicament) ou un traitement.
C’est ainsi que la tolérance est définie par le dictionnaire.

S’il est un sujet sur lequel les ressources bibliographiques ne manquent pas c’est bien celui de la tolérance, les philosophes du siècle des Lumières ont été plus que prolixes et diversifiés sur le thème, plutôt que d alourdir cette planche et de la rendre intolérable pour les auditeurs attentifs et passionnés que vous êtes, je me contenterai d’indiquer, en annexe, mes références livresques ce qui permettra à chacun un travail de recherche plus approfondi. Il me semble plus intéressant de vous livrer mes réflexions pêle-mêle, sans docte discours.

Pour moi, l’homme est tolérant, sur ses actes, ses principes, ses idées.
Là ou le bas blesse, c’est que l’homme, dans son désir de perfection voudrait qu’autrui soie comme lui, qu’autrui adopte les mêmes comportements, agisse de la même façon, pense les mêmes choses, se vêtisse à l’identique etc.…

Seulement chaque être est unique, à partir de ce moment, l’homme doit faire l’effort pour s’adapter, accepter l’autre tel qu’il est avec ses défauts, ses qualités, ses spécificités, son

Identité, accepter l’autre tel qu il est, quelque soit sa langue, sa couleur de peau, son handicap visible ou invisible… sa culture … etc.…

Pour se faire, l’homme doit effectuer un travail sur lui-même et trouver un modus vivendi acceptable.

Pourquoi acceptable parce que je crois que chaque être humain à des limites et des seuils de tolérance.

La liberté de chacun s’arrête au moment où elle nuit à un autre. Pour l’autre ce moment là devient son seuil d’intolérance.

Peut-on ? Doit-on tout tolérer ? Je ne le pense pas ! Il est des raisonnements, des pratiques, des actes qui ne peuvent être accepter, parce qu’ils sont négatifs, néfastes. Toute la question est de savoir à partir de quels moments ils peuvent être considérés comme tel ?

Il est évident que le racisme, le fascisme, les extrêmes, la peine de mort, l’esclavagisme sont intolérables…

Etre tolérant c’est trouver l’équilibre, le juste milieu.

L’équilibre est la situation où les forces en présence sont égales, de telle sorte qu aucunes ne surpasse l’autre.

Cet état du système permet toutes les évolutions, dont l’équilibre stable, l’équilibre instable sont en quelque sorte deux extrêmes.

Je ne peux m’empêcher de penser au funambule sur son fil, sans cesse à rechercher son équilibre.
L’équilibre peut sembler a priori être opposé au mouvement, mais dans les situations réelles il n y a généralement pas d’équilibre sans mouvement.

On retrouve cette association de l’équilibre dan la tradition orientale

Il est le principe du YI-KING dont le grand livre est dédié à l’étude de cette « succession de situation », d’équilibre en équilibre, au service de la transformation d l’énergie dans la durée, de cycles en cycle.

GALILEE, dans la pensée scientifique occidentale, énonce que le mouvement c’est comme l’immobilité.

Tout comme NEWTON , avec la « méthode des première et dernière raisons » se garde bien de séparer philosophie et mécanique

Dans la bible, par l’incarnation du Christ, pour avancer dans notre monde, il faut un équilibre – bien et mal -, - plus et moins - . Mais il faut aussi un point de départ, notre état actuel, et un but.

Les religions ont créées leurs règles, en fonction de leurs concepts qui au moment de la création, je me plait à le penser, étaient réfléchies et sûrement bien adaptées à l’époque. Très vite, les acteurs devant faire respecter ces règles, ont voulu les adapter… et… ont déviés… le besoin de pouvoirs… les intérêts… la politique… les ont faits dériver vers les persécutions, l’inquisition, les guerres de religion… les intégrismes. Il est effrayant de remarquer que pour 80% des conflits et des guerres, le motif principal en est la religion ou l’idéologie.

Si l’homme, en tant que personne est normalement intolérant, le groupe multiplie de façons impressionnantes et irraisonnées l’intolérance.

En Franc-Maçonnerie, le symbole du pavé mosaïque et l’équerre nous remémorent cette notion d’équilibre. L’équerre marie harmonieusement le plan verticale et le plan horizontal,

Réalisant ainsi la synthèse entre deux dimensions ayant souvent des difficultés à se rencontrer. Le Maître Secret porte un tablier de couleur blanche et à bordure noire.
L opposition du blanc et du noir symbolise aussi le conflit perpétuel existant dans l’univers des choses et dans l’âme de tout homme, entre la Lumière et l’Ombre, le bien et le mal, la vérité et l’erreur.

La vie, au fur et à mesure de nos recherches et expériences nous permet d’acquérir l’équilibre et de définir et nous concentrer vers notre but, L’équilibre et le but donne un équilibre dynamique. En quelque sorte une harmonie.

Le mot Harmonie renvoie généralement aux simultanéités sonore dans la musique. Ce terme peut cependant recevoir plusieurs autres sens, en relation ou non avec la musique et les sons. Il est dérivé du grec armonia, signifiant « arrangement », « ajustement », et désignant plus précisément la manière d’accorder la lyre.

Dans son acception la plus courante, relative aux simultanéités dans la musique, l’harmonie a suscité une abondante littérature, depuis Platon et Aristote, jusqu’à Hindemith ou Messiaen. Cependant même dans ce domaine précis, le terme peut revêtir différentes significations.

Dans ces homonymie, l’harmonie des sphères est une théorie ésotérique d’origine pythagoricienne mêlant musique et astronomie
En linguistique l’harmonie vocalique est une modification phonétique concernant les voyelles d’un même mot ou syntagme.
Dans la mythologie grecque, Harmonie est l’épouse de Cadmos et la reine de Thèbes
En astronomie, Harmonie est un astéroïde.

En composition picturale, en peinture, l’harmonie des couleurs est l’ensembles des théories sur l’assemblage de couleur pour la création d’une œuvre quelle que soit la technique.

Pour nous Francs Maçons, la colonne d’harmonie, nous permet justement, par les choix judicieux du Maître qui la dirige, d’entrer justement en symbiose avec la parole qui vient d’être énoncée dans une planche ou nous préparer au passage du monde profane au Sacré.

Si nous reprenons le premier chapitre des Constitutions d’Anderson de 1723, nous y lisons que le Franc-maçon doit se soumettre seulement à cette religion que tous les hommes acceptent, laissant à chacun son opinion particulière… quelles que soient les dénominations ou croyance qui puissent les distinguer.

En d’autres termes, dès le départ, la Franc-maçonnerie spéculative accepte la pluralité légitime des confessions.
Pour se faire, on comprend la nécessité de la tolérance, qui fait de la Franc-maçonnerie un véritable centre d’union entre les hommes.
Dans sa quête de vérité, le Franc-maçon sait qu’il ne pourra jamais atteindre la vérité absolue. La vérité ne peut être perçue dans son intégralité. La quête du Franc-maçon écossais, fondée sur la foi en un Principe Créateur et sur la raison, ne peut s’appuyer que sur le demi-jour de la probabilité ?
Selon l’expression de LOCKE dans son essai sur l’entendement humain. C’est pour cette raison qu’il doit pratiquer la tolérance, mais une tolérance bien comprise. Nous devons faire preuve d’humilité face à notre ignorance mutuelles, et donc de ne pas rejeter les autres comme des êtres obstinés, têtus, ou pervers parce qu’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas abandonner leurs opinions pour embrasser les nôtres. La tolérance est tout le contraire du sectarisme et de l’intégrisme, qui est la négation de la liberté de conscience ?

Il faut savoir que « conscience » est pris dans son terme étymologique de « connaissance » à laquelle on parvient par un acte qui consiste à séparer le vrai du faux, le contingent de l’essentiel. Elle repose sur la connaissance intime des êtres et des choses à commencer par la connaissance de soi.

Ce que je viens d’énoncer est l’idéal, une telle attitude positive n’est pas à la portée de tous les hommes, ni même, hélas de tous les francs-maçons. Pourtant, en tant que loge de St. Jean, ce but, n’est pas insurmontable, lisons attentivement le IV eme évangile et appliquons le dans la vie de tous les jours. Au chapitre 14 – verset 2 : Jean cite une parole de Jésus aux Apôtres « Il y a plusieurs demeures dans la maison du Père »
N’est ce pas un message de tolérance ? C’est la tradition dans sa forme ésotérique : elle est unique, mais, elle a suivi diverses voies spirituelles – L’Inde sublime le Sacrifice – Le Bouddhisme célèbre la Charité – Le Judaïsme et l’Islam prônent l’unité – - Le Taoïsme et le Zen glorifient la simplicité – Le Christianisme exalte l’Amour.

L’étude de ces différentes religions, nous montre que la Franc-maçonnerie du Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui est un des derniers dépositaires de la tradition, reprend sous une forme syncrétique toutes ces approches pour en faire un système initiatique universel. La tolérance y est inhérente, la recherche de l’harmonie et de l’équilibre permanente.

Source : www.ledifice.net

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