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Hauts Grades

La victoire par la vérité, le Chevalier Rose Croix suit la voie traditionnelle de sa réalisation intérieure : JM Vianney

23 Septembre 2012 , Rédigé par J\P\ \L Publié dans #Planches

Le chemin initiatique du REAA comprend 33 degrés, le CRC est au mi-temps de ce parcours.  

Ce parcours a été semé d’épreuves, les recherches ne sont pas les mêmes suivant les degrés. Chacun ayant une vérité à définir et atteindre, celle du 3ème degré, du 13ème ou du 18ème sera différente dans son aspect extérieur, mais s’insinuera dans une progression vers la Connaissance.  

Restons dans le monde profane, l’homme a des besoins, Abraham Maslow hiérarchise les besoins de l’homme dans une pyramide des besoins physiologiques à sa réalisation.

 Cinq étapes :
- Les besoins physiologiques.
- La sécurité.
- L’appartenance et l’amour.
- L’estime de soi et d’autrui
- Sa réalisation.
 

En sachant que l’on ne peut passer d’une étape à l’autre que si les besoins de niveau inférieur sont eux-mêmes réalisés.  

Je pense que pour rejoindre la maçonnerie, nous devons être en haut de cette pyramide, que les besoins élémentaires ne sont plus de notre préoccupation, ayant satisfait à ces besoins nous pouvons aller sur la voix de notre réalisation intérieure.  

Se réaliser dernière étape de la pyramide de Maslow est totalement indépendant de la réalisation sociale ou matérielle.  

Notre TSA pour définir ce travail s’est inspiré d’une citation de JM Vianney, le curé d’Ars, plusieurs ouvrages narrent sa vie, même une bande dessinée, résumons rapidement sa vie et son parcours.  

Il naît en 1786, d’une famille très pratiquante, il va être le témoin d’une triste époque pour le clergé.  

Ce jeune enfant va vivre avec sa famille un cauchemar en subissant l’arrivée de nouveaux prêtres plus dévoués à la révolution qu’à la religion. Ses parents iront prier dans des endroits secrets, très jeune JM Vianney aura le sentiment d’une déchéance totale de sa civilisation, paroles incongrues de religieux, non respect de principes une véritable apocalypse, mais pour ce croyant un espoir devenir prêtre malgré un retard accumulé dans ses études. Sa foi, sa pugnacité lui permettrons après bien des épreuves de vivre son sacerdoce et d’en modifier les usages en prêchant plus l’amour de Dieu, en lui consacrant tout ce qu’il y a de plus beau, Dieu est le ce qui doit être vénéré. .  

Un principe fort chez cet ecclésiastique ; développer la charité, charité qu’il a connue depuis sa plus tendre enfance, une charité développé dans la recherche des besoins et non dans la satisfaction de l’acte de donner.  

JM Vianney a survécu aux combats menés contre la religion. Pour lui une sorte d’apocalypse, en lui existait toujours l’espoir, travail acharné pour devenir prêtre lutte contre ses collègues qui ne le trouvaient pas assez savant ; puis lutte contre la misère.  

Par divers moyens, il va combattre tout ce qui s’oppose à l’amour de Dieu ; au respect d’autrui.  

Foi, charité espérance font parti intégrante de son parcours, jamais il ne renonce. Ses paroles et actes agissent sur les habitants de sa paroisse.  

Cette volonté d’aboutir, ce parcours semé d’embûches, la foi pratique qu’il développe, l’amour qui caractérise son existence nous rapproche du CRC.  

Revenons à notre parcours, nous sommes heureux dans la vie profane, je répète heureux dans le sens dégagé moralement des contraintes de la vie profane, nous ne nous satisfaisons plus d’une certaine approche de la vie, superficielle, routinière, des questions nous tourmentent, nous nous intéressons aux autres, pas nécessairement pour ce qu’ils pourront nous apporter mais pour ce que nous pouvons leur donner. Leurs coutumes, mythes, sont de merveilleux enrichissements, nous pensons qu’en rassemblant ces différences, en les étudiants nous arriveront à mieux nous connaître.…
Nous avons le choix de plusieurs démarches, chemins, parcours pour répondre à nos interrogations :
- Démarche religieuse, où l’impétrant est amené à croire en des vérités fondamentales, il adhère à un dogme d’une croyance prédéterminée et finie. Il peut y avoir un enrichissement personnel, mais il n’y a aucune possibilité de remise en cause ou de critique. Notons que cette démarche est souvent involontaire du fait d’un choix et d’une éducation familiale.
- Démarche scientifique qui permet d’approcher la compréhension des grands mécanismes qui gèrent l’univers. Elle ne cherche pas des réponses à des mystères, mais plutôt à apporter des réponses concrètes aux énigmes posées par notre manque de savoir qui augmentent au fil des temps.
Si nous analysons le parcours de l’homme profane, nous pouvons remarquer qu’en général il suit 3 axes :
- Au cours du premier, il s’investit dans l’action extérieure. Son fantasme est vécu dans l’activité professionnelle, familiale, sociale. L’homme vit au prix d’une cécité totale sur lui-même.
- Au cours du deuxième, l’homme se laisse submerger, envahir par ses fantasmes ; il imagine un monde conforme à ses désirs.
- Au cours du dernier axe, il va interdire à sa conscience d’écouter les chants et les cris de son inconscient.
 

L’initié lui, comme Ulysse va écouter le chant des sirènes, en s’attachant au mat. Il ne refuse pas l’énergie qui monte en lui, il va réveiller les symboles et mythes assoupis en chacun d’entre nous. En loge de perfection pour nous maîtriser, nous allons vaincre l’obsession au 4ème degré, la dépression au 5ème, la culpabilité au 6ème, l’agressivité avec les grades d’élus.  

Au cours de ces étapes, l’initié est à la fois le chevalier et la cité assiégée, d’où on « ne s’initie que par soi même »  

Nous sommes tous les fils spirituels d’Enoch, l’initié initiant qui avait construit les neufs voûtes superposées ; c’est dans cette crypte ultime que le cherchant parvient au Centre de l’Idée.  

Le chevalier pourra affirmer sereinement : « Je suis qui je suis, Je suis ce que je suis, Je suis » Ce sont les paroles de « Dieu » dans la genèse.  

Le chevalier de Royal Arch qui vit dans les voûtes profondes doit remonter jusqu’à la première voûte ; jusqu’à la surface de la terre des Hommes, en ouvrant la trappe carrée, il va découvrir le cercle de la voûte étoilée.  

Le chevalier du Royal Arch si l’on fait une comparaison avec l’Alchimie est parvenu au terme de l’œuvre au rouge ; il doit maintenant spiritualiser la matière, il est prêt à franchir le pont de Gandara.  

La FM n’a aucun aspect occulte ou de croyance, il n’y a pas de vérité suggéré, nous avons une totale liberté de recherche personnel, la FM va réveiller en nous « le grand dormeur », nous poserons les mêmes questions que dans les autres démarches, mais la finalité sera tout autre.
L’initiation maçonnique est une mise sur le chemin du cherchant, elle sera totalement différente de celle d’un autre frère.
 

Aucune réponse ne sera jamais donnée, elle pourra être suggérée par l’aide des outils mis à disposition mis à disposition.  

Pourquoi éveiller notre conscience ? Parce qu’elle mène à la liberté, à la paix intérieure.

  Voltaire résume ce concept « plus les hommes seront éclairés, plus ils seront libres »  

Pour essayer d’approcher la Vérité, la maçonnerie s’appuie non seulement sur l’Alchimie, mais nous donne des repaires de progression.  

Avant de revenir à l’Alchimie, voyons les repères de progression.  

Tous les degrés n’ont pas la même fonction, en résumant nous avons les degrés verticaux et les horizontaux.
Les premiers (4,5,9,10,11,13,17) évoquent le retour vers l’intérieur de l’être, le recueillement, leurs symboles suggèrent l’intériorisation. Ces degrés permettent au frère de se ressourcer.
 

Les seconds (6,7 ,8 ,12 ,14 ,15 ,18) à ces degrés le frère œuvre sur la terre des Hommes pour bâtir leur cité, ils se sont voués au service des autres, leur réalisation appartient à leur accomplissement dans l’action extérieure. Ces degrés sont sous le signe du partage et du voyage ; nous sommes dans la lignée du compagnon.  

Ces deux types de degrés sont vécus dans la relation avec l’Autre, ils s’inscrivent dans un mouvement d’échange, la succession de ces degrés horizontaux, verticaux, évoque le symbole archétypal de la Croix.  

Cette croix peut suivant les obédiences être latine de St André aucune importance, le point d’intersection où nous plaçons la rose symbole d’amour, de connaissance de soi, cette rose qu’au cours de la cérémonie d’initiation nous devions donner à l’être qui nous est cher, mais qui est-il cet être ci ce n’est nous.  

La croix est le symbole de l’intersection de l’horizontalité et de la verticalité :
- L’horizontalité : lieu d’opposition du bien et du mal
- La verticalité : jonction du créateur et de sa créature l’Homme et son principe.
 

L’intersection de deux lignes horizontale et verticale définit un point.  

Le point est-il à l’origine d’où tout procède, il contient en lui toute création.
Dès qu’un mouvement se manifeste il devient ligne droite ou courbe.
Si du même point initial part une courbe qui revient à son origine, le cercle est né et avec lui la notion d’éternité.
 

L’horizontal et la verticale se croisent au centre du cercle, agissant l’une sur l’autre et font apparaître l’image de la création éternelle.  

Si l’on supprime le haut de la verticale de la croix, le Tau apparaît ; c’est limage du gibet, de la mort du déshonneur.  

Ces divers aspects impliquent que celui qui se tient au centre voit tout dans l’unité du principe. Le CRC est arrivé à mettre son âme en harmonie avec l’ordre cosmique, les contingentes et les divergences des opinions individuelles ayant disparues. Il peut alors rayonner vers le bas tout en étant sous la lumière principielle (feu).  

La croix présente aussi une analogie certaine avec « l’axe du monde », ou « l’arbre du milieu ». Dans ce cas, la verticale de la croix représente cet axe du monde, elle constitue le tronc de l’arbre, alors que l’horizontale forme les branches.  

Notre quête est avant tout l’expression d’un « état de réalisation effective » produit par l’actualisation et l’intériorisation d’un processus initiatique virtuel de départ.  

Lorsqu’un être est arrivé en ce centre (l’œuvre rouge, la rose) s’est identifié avec l’axe vertical par son ascension suivant la direction (la croix) de celui ci, il a pour ainsi dire amené par là même son point de départ, qui est le centre de l’état humain, à coïncider avec le centre de l’être total.  

Dès cet instant, le pôle terrestre ne fait plus qu’un avec le pôle céleste et l’être est identifié avec l’état primordial antérieur de la séparation du Ciel et de la Terre, pour lui, il n’y a donc plus d’axe car il l’a littéralement résorbé en un point unique qui est véritablement la « VOIE » hors de laquelle il n’est rien.  

Le parcours maçonnique est analogue à la progression alchimique, notre parcours part de l’oeuvre au noir pour se débarrasser de ses scories, de ses pulsions profanes, l’œuvre au blanc pour perfectionner sa vision du monde, pour atteindre l’œuvre au rouge une des premières étapes pour atteindre la Jérusalem Céleste.  

Le coq symbolise cette progression, ses pattes sont noires, son corps souvent blanc, sa crête rouge, apprenti notre tablier est blanc, mais il ne peut être perçu que noir puisque non éclairé au nord, il deviendra blanc puisque éclairé au sud et bordé de rouge quand nous atteindrons la maîtrise.  

L’alchimie se caractérise par une permanence de cycles, comme la maçonnerie, chaque fois que nous croyons atteindre le but, un autre obstacle, une nouvelle épreuve nous attend, caractérisant l’évolution initiatique.  

La philosophie alchimique a pour objet d’enseigner à l’adepte les voies et moyens spirituels susceptibles de lui donner accès à l’harmonie universelle et à la suprême sagesse sous l’inspiration du principe de l’unité du monde.  

D’où l’axiome de Marie la Prophétesse : « Le Un devient Deux, le Deux devient Trois et le Trois devient Un dans le Quatrième » ; alchimiquement cet axiome se lit : le Un est l’esprit créateur, il devient deux lorsqu’il se manifeste au plan sensible et intelligible au niveau de l’âme, laquelle ne peut être qu’associée au corps dont elle est prisonnière. Ce n’est qu’en pénétrant le corps que l’esprit, la pensée pure, exalte la vie, lui donne forme et sens. Alors le Deux devient Trois et ce Trois exprime la représentation du monde manifesté, lequel est l’association de l’esprit, de l’âme et du corps. Mais le Un étant indissociable, le Trois se retrouve dans l’unité.  

Reprenons notre parcours, notre recherche est différente suivant les étapes de celui ci.  

En loge symbolique, nous cherchons à nous connaître, à découvrir le monde ; œuvre au noir se départir de sa matéria, en perfection nous allons chercher la parole perdue, elle nous est suggérée au 13ème degré, nous sublimons.  

Enfin au chapitre dans la loge rouge du XVIIIème degré elle nous est donnée, nous découvrons INRI. Nous sommes définitivement passé du matériel au spirituel par ce passage du pont de Gandara où en combattant nous avons laissé tous nos biens matériels.  

Cette victoire nous la devons à ce parcours maçonnique qui n’est pas une simple promenade dans une forêt de symboles, c’est une voie vers l’unification par rapport à toutes les pensées contradictoires qui nous animent, nous refusons de nous laisser entraîner dans les pièges des pulsions, des désirs. Ces pièges nous allons les assumer en les vivant sur un autre plan, celui de la quête. N’accusons pas les autres de nos angoisses, agressivité, culpabilité ; réagissons et souvenons-nous qu’en rentrant en loge de perfection nous portions une lumière qui était différente des flambeaux fixes des 3 principaux officiers, cette lumière est celle qui est en nous, qui nous mène sur le chemin de la Lumière car l’unité est dans la quête intérieure.  

Deux œuvres d’art, les statues extérieures d’une cathédrale caractérisent le parcours du Chevalier Rose croix.  

Le Chevalier, la mort et le diable d’Albrecht Dürer.  

Sur ce tableau, nous voyons un chevalier qui maîtrise son cheval par rapport à un diable dont la monture manifeste une posture non maîtrisée. Sous le cheval en arrière un chien.  

Le chevalier se tient droit insensible à ce qui l’entoure, son regard fixe une sorte de ville qui se profile dans le ciel.  

Symboliquement ce chevalier en maîtrisant son cheval a vaincu ses pulsions naturelles (ambition, fanatisme, ignorance) par rapport au profane représenté par le diable.  

Le chien entre les pattes arrière du cheval représente la fidèlité.  

Le chevalier semble ignorer tout ce qui l’entoure, par là il veut aussi montrer qu’il s’est effacé par rapport à son égo ; son regard est tourné vers cette ville dans le ciel qui n’est autre que la Jérusalem Céleste. Notre Chevalier parvenu au terme de sa réalisation intérieure est prêt a s’engager dans le monde au profil des autres.  

« L’école d’Athènes » de Raphaël  

Raphaël a peint cette composition en y plaçant entre autres deux personnages de la philosophie grecque de l’antiquité Platon et Aristote. Ceux ci peuvent symboliser la recherche du vrai par la raison humaine :
Aristote, homme de la logique, de la rigueur et du visible désigne la terre ;
Platon , homme de l’imaginaire, des idées, du suprasensible montre le ciel.
Ces deux signes symbole du Chapitre sont définis dans la table d’Emeraude :
« Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable : Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d'un, par la méditation d'un, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation ».
 

L’homme comme le CRC est le médiateur entre le ciel et la terre, c’est l’agent de sa propre transformation en fonction des deux mondes.  

La voie traditionnelle de la réalisation du CRC est aussi figurée à l’extérieur de la cathédrale de Strasbourg.  

En partant de la porte sud, lieu d’une statue nommée « synagogue » qui représente l’homme plongé dans les ténèbres, nous suivons le parcours du monde profane au monde spirituel à la porte nord. Où deux indices nous démontrent que l’initié peut pénétrer à l’intérieur lieu de la Lumière ; la représentation de St Laurent celui qui en brûlant à éliminer toute les scories profanes, et une inscription qui de l’extérieur semble représenter une date 1212, mais comme depuis le début de ce parcours initiatique nous sommes à l’envers par rapport à la cathédrale. par effet de miroir l’inscription doit être lue sous la forme inversée ISIS au lieu de 1212. A ce stade nous pouvons pénétrer dans l’enceinte de la cathédrale.  

A ce degré de chevalier Rose Croix, notre réalisation, le retour complet sur nous même, doit nous permettre de faire abstraction totalement de notre égo, d’être véritablement à l’écoute des besoins d’autrui. La charité prend pour nous une autre dimension.  

Si au 4ème degré, nous étions des novices, le degré de CRC, nous fait accéder au vœux définitifs, qui symboliquement devraient nous interdire toute démission de la maçonnerie, mais la maçonnerie n’est pas une secte . Nous sommes des hommes libres ; mais à partir de ce degré le pèlerin que nous sommes devenus doit parcourir le monde pour rassembler ce qui est épars. Il doit s’engager dans l’action.  

Le CRC a vaincu ses ressentiments personnels son égo pour être prêt à l’action qui l’attend et propager à l’extérieur du temple, ce qu’il a acquis à l’intérieur.  

Le CRC comme tout maçon doit transmettre, il accompagnera ses frères dans la recherche de la vérité propre à leur grade.

 

Source www.ledifice.net

 

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