Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

La vie de Mozart

7 Décembre 2010 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #histoire de la FM

Le plus grand compositeur de tous les temps est né à Salzbourg le 27 janvier 1756 et décédé à Vienne le 5 décembre 1791. 35 ans ! de vie pour un génie universel !

Baptisé le lendemain, il recevra les noms de Johannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus. Il n'usera cependant deses deux premiers prenoms qu' en de très rares occasions. Il adoptera presque exclusivement celui de Wolgangus sous laforme germanique :Wolfgang .Quant à son dernier prénom, il l' emploirera en traduisant la forme grecque, en latin :Amadeus.

Dès l' âge de 3 ans, Mozart manifesta d' exeptionnelles dispositions musicales, assistant avec intérêt aux leçons de sa soeur et cherchant à son tour sur le clavecin "les notes qui s'aiment". Aussitôt que son père découvrit son instinct musical infaillible, sa mémoire prodigieuse, la finesse et la justesse absolue de son oreille, il décida d' en faire un musicien et de consacrer son éducation de ses enfants. Wolfgang n' eut pratiquement pas d'autre maître. A six ans, il improvisait des petites pièces que son père notait soigneusement (menuets kv 1,2,3,4,5); Léopold résolut de l' exhiber, avec sa soeur, Nanerl; à travers l' Europe. K de Ludwig Ritter Von Köchel (1800-1877), que l' on abrège souvent par les lettres K.V. initiales de Köchel Verzeichnis, et plus communément par k.

La première tournée en 1762 les conduisit à Linz ,Munich, Vienne: réception enthousiaste à la cour de l' Electeur de Bavière et surtout à celle de l' Empereur; Wolfgang nomme les notes qu'on lui fait entendre, joue sous en tissu qui recouvre le clavier, saute au cou de l' impératrice, rend folles les dames de la cour. Ces exhibitions ridicules (que l' on ne pardonnerait pas à Leopold s' il n 'avait été le père dévoué et maître admirable qui aida Wolfgang à devenir Mozart), ces exhibitions sont bientôt l' objet d' une seconde tournée, beaucoup plus importante

De 1763 à 1766: Munich, Augsbourg (ville natale de Leopold),Mannheim, Mayence, Francfort(où il émerveille le jeune Goethe), Aix-La-Chapelle, Bruxelles, Paris (où il joue devant la cour et bénéficie de la protection de Grimm), Londres (où il devient l' ami de J.C.Bach), La Haye, Amsterdam, Dijon, Lyon, Genève( où il ne réussit pas à voir Voltaire malade), Zurich, Salsbourg. Mozart ne connaîtra pour seul horizon que la musique. Il se vouera exclusivement à elle, à un degré rarement atteint par d' autres musiciens. Pendant ce voyage, les Mozart se procurent un clavecin chez le célèbre facteur J.A.Stein (1728-1792). Ses perpétuels voyages vont en outre contribuer à miner sa santé, d' autant plus que dès cette époque il souffre déjà d' une série de maux qui ne l' abandonneront jamais. Et il est à peu près certain que ces déplacements continuels seront pour une bonne part à l' origine de sa mort prématurée.

Décoré et adulé par les empereurs et les rois, exhibé partout comme un animal savant (à Londres on peut entendre les enfants en privé: entre 2/6 d. par personne), il semble avoir échappé par miracle à toute dégradation du goût et de la sensibilité. c'est déjà l'enfant supérieur qu' il restera toute sa vie. Rentré à Salsbourg, il étudie, sous la direction de son père, le sévère gradus Ad Parnassum de Fux Bastien und Bastienne (à 12 ans), l' admirable quatuor en sol Majeur (à 14 ans). Il semble que les compositions antérieures qui ne présentent d' ailleurs pas un grand intérêt musical, aient été plus au moins corrigées par Leopold.

De 1769 à 1771, père et fils entreprennent une grande tournée en Italie. Lorsque la famille Mozart se trouvait à Paris, quelques amis avaient conseillé à Leopold d' emmener son fils en Italie, mais il préféra à l' époque se rendre à Londres. Désormais ce pélerinage en Italie, patrie de la musique et surtout l' opéra, attire énormément Wolfgang, et Leopold lui-même en ressent toute la nécessité.Nécessité inéluctable et urgente, car il lui faut réaliser ce voyage tant que Wolfgang est encore sufifsamment jeune pour soulever l' admiration des foules. Aussi , le 11 décemdre 1769, après une minutieuse préparation, le père et le fils se mettent-il en route vers le sud. Au cours de leurs voyage, ils traversent successivement Innsgruck, Bolzano, Rovereto, Verone, Mantoue, Cremone; ils parviennent enfin le 23 janvier1770 à la première étape importante de leur périple :Milan. On leur réserve partout où ils passent un acceuil triomphant et ils sont toujours reçus avec à chaque fois le plus grand enthousiasme. A Vérone, Mozart sera soumis à une longue et dure épreuve: il doit d' abord diriger l' une de ses ouvertures; qui remporte un succès unanime; il doit ensuite jouer à vue un concerto pour clavecin (qu' il interprètera "excellemment" selon la gazette de Vérone du 9 janvier 1770) ainsi qu' une sonate. Au cours de l' épreuve suivante, on lui demande de réunir en une seule composition un thème et un finale qu' on lui a fournis; il s' en acquittera "de façon admirable et dans les meilleurs règles de l'art"; il doit par la suite jouer à vue un trio de Boccherini et, enfin, transcrire d' oreille la partition d' une composition pour cordes qu' il entend pour la première fois. Il se voit dès lors couvert de titres et l'académie va même le nommer Maestro di Cappella, sans toutefois que cette distinction ne revête un caractaire impératif d' obligations.

C' est à Milan que Mozart fera la connaissance de deux compositeurs qui exerceront une profonde influence sur lui: Giovanni Battista Martini ( 1706-1784, qui lui donna quelques leçons d' harmonie et de contrepoint) et Nicolas Piccini 1728-1800).

Le jeune Mozart donne un concert chez le comte Firmian et compose pour cette occasion quatre arias sur des textes de Métastase (KV 77,78,79,88) qui doivent être chantées par deux castrats.

A Rome l' activité débordante de Mozart ne l' empêche pas de composer: il écrit une contredanse (KV 123) qu' il envoie aussitôt à Salzbourg. Aux symphonies K.95et 97 il ajoute celle en ré majeur K 81 d' avril 1770, datent encore deux arias ainsi qu' un Kyrie à cinq voix (k 89).

Le second voyage à Paris, ne lui apporte que tristesses et déceptions: mort subite de sa mère, indifférence des salons parisiens qu' avaient amusés un temps les exploits de l' enfant prodige, amour déçu pour la jeune et remarquable chanteuse Alysia Weber, rencontrée à Mannheim...Il reprend ses fonctions de Konzertmeister qu' il remplit depuis l' âge de douze ans à la cour archiépiscopale de Salzbourg, cour qu' il déteste et qu' il espérait quitter pour toujours.

En 1781, il suit l' insupportable prince archévêque Hironimus à Vienne, où il est au régime de laquais; et jeté dehors un vaurien, il s' installe quelque temps chez les Weber, fixés depuis peu à Vienne, avant de s' établir à son propre compte dans le Graben.

Il découvre les inconvénients du célibat, et un mois après la création de L' Enlèvement au Sérail, il épouse Constanze Weber (soeur cadette d' Aloysia). Le jeune couple s' installe Grosse Schulestrasse et commence aussitôt à connaître de difficultés financières qui ne les laisseront pas. Très sociables, ils reçoivent tous les dimanches matin: on bavarde, on fait de la musique, on boit du punch. Leopold qui était hostile au mariage, vient cependant leur rendre visite en 1785. A cette ocasion, Mozart convie son ami Haydn à une petite réunion amicale pour lui présenter les 6 nouveaux quatuors qu' il veut lui dédier. Haydn (premier violon), Dittersdof (second violon), Mozart (alto) et Vanhal (violoncelle) déchiffrent ces chef-d' oeuvres, à la suite de quoi Haydn déclare au vieux Leopold ravi: " Je vous jure que sur mon honneur, votre fils est le plus grand compositeur que je connaisse, de nom ou personnellement." Les emplois fixes demeurent introuvables, cependant, les concerts, malgré leur succès, ne permettent pas à Wolfgang et Constanze d' équilibrer leur budget.

Le célèbre abbé Da Ponte soumet à l' empereur le projet d' un livret d' opéra pour Mozart , d' après le Mariage de Figaro de Beaumarchais. Il reçoit l' approbation impériale et Le Nozze Di Figaro sont représentées triomphalement le 1 er mai 1786. Mais bientôt l' ouvrage sera éclipsé par une oeuvre de Martin y Soler: Una cosa rare (dont Mozart cite un fragment dans le deuxième finale de Don Giovanni).

En septembre 1787, Mozart s' installe à Prague avec sa femme pour finir de composer Don Giovanni (sur un livret qu' il a demandé à Da Ponte) et en dirige les répétitions. La première représentation, le 29 octobre 1787, est triomphale . Au retour à Vienne, cependant, sa situation financière ne fait qu' empirer, et la mauvaise santé de sa femme l' aggrave encore. Il succède à Gluk comme"Kammerkomponist" de l' empereur, mais avec des appointements minuscules. Bien qu' elles aient été le plus pénibles sur le plan matériel et le plan moral,les trois dernières années de sa vie furent, sur le plan artistique, fécondes et intéressantes.

Ses trois dernières symphonies, les plus belles, ont été composées en 1790 et trois ouvrages considérables sont entrepris simultanément

En 1791: La Flûte Enchantée, commandée par Schikaneder, la Clemenza di Tito, commandée pour le couronnement de Leopold II à Prague, et le Requiem commandé par un personnage mystérieux qui souhaitait conserver l' anonymat-un amateur, le comte Walsegg, qui, désireux d' être pris pour un grand compositeur fit exécuter plus tard le Requiem sous son nom.

Après le surmenage de l' été, Mozart subit une profonde crise de dépression. Devenu sujet à des évanouissements, il était persuadé qu' il travaillait à son propre Requiem, que ses jours étaient comptés, qu' on l' avait empoisonné ( de fait l' hypothèse de poison fut retenu pour expliquer sa mort et Salieri fut directement soupçonné).

A la fin novembre, il se coucha et travailla un peu à son Requiem; mais parvenu au Lacrymosa, il fondit en larmes en disant qu' il ne pourrait pas terminer son travail. C' est alors qu' il donna ses instructions à son élève Süssmayr qui ne le quittait pas depuis quelques mois . Avec un talent et un respect admirables, Süssmayr, après la mort de son maître combla les lacunes des morceaux notés (seuls le Requiem et le Kyrie étaient entièrement achevés) et écrivit complètement le Sanctus et l' Agnus (répétant très opportunément, à la fin, la figure du Kyrie sur les mots "cum Santis Tuis").

Agé de trente-six ans , le plus extraordinaire génie de l' histoire musicale s' éteignit dans la nuit du 4 au 5 décembre 1791 d' une forme de typhus. Le certificat de décès fait état de fièvre "militaire". Mais selon le docteur Barraud qui a consacré une étude à ce problème, Mozart aurait été atteint de néphrite chronique (mal de Brigth). De toute façon, sa santé fragile, soumise à épreuve dès l' enfance fut encore affectée par de nombreuses maladies (Scarlatine,Variole, Thyphus), une alimentation irrégulière, le surmenage physique et intellectuel: il est peut-être mort d' épuisement. Le 6 décembre à 15h00, son corps fut transporté à St Etienne pour une misérable cérémonie, sans pompe et sans une note de musique. Süssmayr,Salieri et trois autres amis suivirent le cerceuil jusqu' aux portes de la ville. Mais la tempête leur fit alors rebrousser chemin. Constanze, accablée de douleur, n' était pas en état de sortir: c' est ainsi que les restes de Mozart furent ensevelis dans la fosse commune au cimetière St Marx. Un monument fut érigé sur l'emplacement présumé en 1859.

Mozart Franc-Maçon

Le 5 décembre 1785, Mozart sollicite son admission à la loge maçonnique" Zur Wohlätigkeit" ( la Bienfaisance ). Sa demande ayant été acceptée, il y entre comme apprenti le 14 du même mois.Mozart est un franc-maçon convaincu : il assiste assidûment aux compositions destinées à ces cérémonies. Lors d' un séjour à Vienne au printemps de 1785, son père lui-même finira par se laisser comvaincre d' y entrer . Ainsi le 1 er avril , Leopold est -il invité dans la même loge que Wolfgang; 10 jours aprés, il est promu au grade de compagnon ,pour enfin accéder à celui de maître lui-même, on peut constater que son adhésion à la maçonnerie ne le fera en rien renoncer à sa religion, pas plus qu' à la pratique elle-même. Haydn devenu franc-maçon lui aussi, n' assista plus aux réunions après son initiation à cause de sa croyance. La flûte Enchantée a soulevé pendant très longtemps nombre d' interrogations sur sa véritable signification.

S' agissait-il d'un "oratorio" maçonnique, d' une cérémonie pour initiés, d' une farce populaire...? L' oeuvre tout entière marquée par le symbolisme maçonique, mais celui-ci est traité de façon simple et devient donc accessible même aux non-initiés.

 source : www.operavenir.com

 

 

Partager cet article

Commenter cet article