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Hauts Grades

La violence dévoilée au Maître

4 Septembre 2013 , Rédigé par F\ D\ R\ Publié dans #Planches

T\ V\ M\ en chaire, il y a quelques temps, vous m’avez, comment dirai-je, très fraternellement suggéré de préparer une planche symbolique au 3ème degré sur le thème de la violence. Je m’étais bien sûr rangé à cette excellente suggestion, persuadé, que malgré ma paresse, mes maigres connaissances littéraires étayées de ma connaissance, ô combien prétentieuse, de la légende d’Hiram suffiraient à rédiger, tant bien que mal, un travail acceptable. J’ai donc commencé à écrire, et c’est alors que mes ennuis sont arrivés. J’avais oublié le principal, simplement oublié de me consulter, de regarder dans mon miroir au delà de mon image.

Ce soir ici, nous avons sept ans et plus. Certains d’entre nous ont même beaucoup plus et ont changé bien des fois leurs gants. Aussi ce jour, mes FF\ Maîtres, je propose que nous ayons tous « tout juste sept ans ». En conséquence, je m’adresserai plus particulièrement aux jeunes MM\, vous qui venez de découvrir l’acacia en vivant la légende d’Hiram. Notre rituel nous enseigne le mythe de la mort symbolique pour une renaissance en notre M\ Hiram.

Je vous livre la première question qui m’est venue à l’esprit, laquelle m’a obsédé tout au long de ce travail. -Pourquoi m’avoir tué pour me faire renaître en me dévoilant la violence ? Cette réflexion est devenue le leitmotiv de mon travail symbolique.

Quant à la violence dans le monde profane, je pense qu’en ce lieu, tout a été dit. Ceux qui me connaissent bien, vont penser que je commence ma planche par une provocation que j’affectionne. Loin de moi, cette idée, soyez en sûr. Pourtant il m’a paru important de livrer à votre sagacité les écrits d’un homme encore d’actualité, qui n’engagera que lui, afin d’éviter toute violence… Je cite : « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les maîtres tremblent devant les élèves et préfèrent les flatter, lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus l’autorité de personne au-dessus d’eux. C’est le début de la Tyrannie». Platon

L’histoire de l’homme n’est-elle pas un éternel recommencement ?Symboliquement, la violence apparaît dans notre rituel du 2ème degré. Le mot de passe du compagnon « Schiboleth », rappelle la lutte fratricide entre deux tribus d’Israël ou 42000 hommes d’Ephraïm périrent, tués par les hommes de Galaad. Déjà au second degré la violence nous est dévoilée. Pourquoi cette tuerie ? Parce que la Parole était mal prononcée. Ce mot qui devait leur permettre le passage du Jourdain, n’était pas le bon mot.

Au troisième degré la connaissance de la légende d’Hiram, légende que nous vivons lors de notre élévation, car nous sommes acteur à part entière, nous dévoile notre propre violence. Cette violence, cachée au plus profond de notre être, nous rappelle le symbole, ô combien primordial du « pavé mosaïque ». Le blanc ne saurait exister sans le noir. Ne nous est-il pas enseigné également au premier degré « Vaincre nos passions… » Notre rituel au 3ème degré nous enseigne que notre Maître Hiram était le détenteur et le gardien des secrets ou des connaissances qui auraient permis de terminer l’œuvre en cours, le Temple de Salomon. Il détenait les Secrets de l’homme juste et parfait. Quel pouvoir ! La légende nous conte que trois compagnons, ne méritant pas encore la connaissance du Mot de Maître décidèrent de l’obtenir par tous les moyens.

Le premier compagnon, représenté par le deuxième surveillant, à la porte du midi, lui demande violemment le mot de Maître. Devant le refus d’Hiram, il le frappe et le blesse avec un fil à plomb, premier outil de l’Apprenti F\ M\, qu’il ne maîtrise pas. Ce compagnon est avide de puissance et de domination par Ignorance. Est-il toujours Apprenti ?

Le deuxième compagnon que notre premier surveillant représente et qui assume son rôle à la porte de l’occident lui réitère la même question. Devant le refus du Maître, il le frappe et le blesse avec un niveau, outil du compagnon. Ce compagnon symbolise l’homme fanatique, sans foi ni loi. Est-il vraiment compagnon ?
           
Le troisième compagnon, représenté par le V\ M\ qui est l’autorité dans la Loge, obtient la même réponse d’Hiram. Situé à l’Orient, la violence se déchaîne, frappé au front par le maillet, symbole du pouvoir, notre M\ s’écroule, tué par l’ambition déréglée, avide de pouvoir, par l’ignorance et le fanatisme. Les Secrets Véritables sont perdus à jamais. « Ainsi périt l’Homme juste et fidèle au devoir jusqu’à la mort ».

Maintenant je sais que je dois combattre la violence. Dois-je me faire violence pour obtenir une parcelle de vérité, une parcelle de lumière ? La légende d’Hiram dévoile et définit tous ces sentiments passionnés et cachés qui caractérise l’humanité. L’homme ne tue pas que par ambition, il tue et a toujours tué par amour, fanatisme, jalousie, orgueil ou amour propre et souvent par lâcheté. Devrais-je en conclure que la nature a créé l’homme ainsi ? Nous avons perdu la Parole, la Vérité et depuis la violence règne sur nous et sur la terre.

Constitué rituellement et reçu en Chambre du Milieu vous m’avez conféré le grade de 3ème degré, le grade Maître Maçon. Dans quels sens dois-je travailler et œuvrer afin d’assumer cette charge ? Car tout M\ a été ou sera confronté à la violence de l’Apprenti et du Compagnon. Le Maître devra être au-dessus de toute ambition personnelle et ne songer qu’à remplir intégralement en tant que collaborateur du Grand Œuvre. Nous renaissons en notre Maître Hiram et nous devons maintenant éprouver en nous-même ce qu’il a dû ressentir en sa personne, à quel point la perversité se glisse insidieusement dans le cœur humain, en dépit des efforts d’instruction dispensée par le Maître.

Si nous nous référons aux mythes et légendes, la Parole et la Vérité furent perdues depuis des temps immémoriaux toujours par violence et souvent par la mort d’un innocent. La légende hiramique est une variation des mythes sur les thèmes universels, notamment :

- La mort initiatique : engendrant la putréfaction pour une renaissance – mythe sur le soleil dans les religions archaïques, qui ont donné plus près de nous, les fêtes des solstices d’été et d’hiver, Janus, St Jean l’Evangéliste et St Jean Baptiste.

- De la parole au secret perdu : pour continuer l’œuvre inachevée, recherche de la Vérité. Ce sont les mythes de la Tour de Babel, de la quête du Graal, de la Toison d’Or, etc. Les mythes ont été repris dans le V\ de la L\ Sacrée où Caïn est le premier assassin, il tue son frère Abel.

Par contre c’est aussi le premier bâtisseur d’une ville, qu’il baptise sous le nom de son fils Hénoch. Curieusement la descendance de Caïn, bâtit, invente jusqu’à « Tubalcaïn », le premier expert en outils. Tout au long de l’A. T. il s’en suit meurtres et batailles sanglantes pour l’obtention du pouvoir, biens matériels et autres… En règle générale, le bouc émissaire, bien qu’innocent, était sacrifié ; cet acte engendrait la construction. Dans l’A. T. la violence y est banalisée, le sacrifice de l’innocent en faveur d’une puissance créatrice afin d’obtenir un retour.

Dans le N\ T\, selon St Jean, il est dit « Au commencement était la Parole…et la Parole fut de chair en la personne de Jésus ». Il fut qualifié par St Jean Baptiste « L’Agneau de Dieu ». Je n’aurai pas l’outrecuidance de vous rappeler l’Evangile selon St Jean, mais il me paraît important d’insister sur certains points afin d’argumenter mon travail. Jésus est celui qui dérange par sa Parole, par sa justice, par son Amour des hommes, par la Lumière qu’il dégage, mais le plus grave c’est pour son Enseignement. N’est-il pas écrit ces Paroles : « Je suis la Lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les Ténèbres, mais il aurait la Lumière de la Vie ». Jean 8, 12. Celui qui dit la Vérité est l’homme à abattre, il dérange, il gène beaucoup de gens, notamment ceux qui pratiquent la langue de bois par ambition. Contrairement à l’A. T. où le bouc émissaire est banalisé car il est innocent, Jésus, selon le mythe, fut reconnu coupable et exécuté ; non sans avoir subi un déchaînement de violence morale et physique, d’une barbarie qui nous est relatée dans les textes avec forces détails. L’Agneau de Dieu fut tué.

Il s’agit là, de réduire au silence, par violence, une voie qui révèle et détruit les fondements d’une société établie et ordonnée suivant un idéal dirigé. Idéal qui se révèle souvent dogmatique et engendre le chaos. Il m’a paru intéressant d’essayer de démontrer la richesse de la légende d’Hiram ; légende qui résume les mythes primordiaux de nos origines. La bête est-elle toujours en nous ? Nous sommes en présence d’un trésor incommensurable des connaissances où la Lumière se cache. Ce trésor est à la disposition de tout M\ qui voudra bien en prendre possession afin de se révéler la finalité de l’enseignement « Vaincre la mort ».

En conclusion je vous dirai :

La violence nous a été dévoilée lors de notre élévation. Maintenant, pour qu’elle nous soit révélée, il nous faut travailler inlassablement sur nous-même afin de combattre et peut être vaincre nos passions pour que, déjà, la Paix, l’Union et la Fraternité règnent entre tous les FF\. Faisons le vœu, gémissons, gémissons, gémissons et espérons qu’avec l’aide du GADL’U nos efforts ne resteront pas vains, et qu’un jour l’Amour régnera parmi tous les Hommes.

J’ai dit, T\ V\ M\

 

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Eric 04/09/2013 18:45


Bonjour MTCF


 


le rite d hIram nous eclaire t il vraiment sur la violence ? et si c'etait un rite de passage ?


si Hiram ou le futur maitre qui le represente sipmplement refusait l'ambition, le fanatisme et l'ignorance , ce refus etant la clé pour passer pour transmutter et les 3 mauvais compagnons 3
gardien du seuil, il n'y a plus de violence en moi plus de fanatisme j 'ai vaincu mes passions je peux passer au niveau de conscience superieure   Trises Eric