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Hauts Grades

Le centre

28 Octobre 2013 , Rédigé par x Publié dans #Planches


Après avoir défini centre et milieu ,je  relèverai dans les rituels des deux premiers degrés les mentions qui y sont faites puis, je développerai plus particulièrement le troisième degré. 
Le centre est un point intérieur situé à égale distance de tous les points de la circonférence d’un cercle (surface plane),ou au cœur d’une sphère(volume). Par extension, en parlant d’autres figures, le milieu d’un espace quelconque .Le milieu est la partie d’une chose qui est à égale distance de ses bords, de ses extrémités. 
Lors de l’initiation, la candidate, dispersée dans sa vie profane, a pu méditer dans le cabinet de réflexion « lieu obscur ,qui représente le sein de la terre, son centre, d’où sortent toutes choses et où toutes choses retournent ,leur cycle accompli. »L’inscription VITRIOL lui rappelle, la nécessité de descendre en elle,,de se confronter à elle même, de se recentrer, de méditer, de mourir symboliquement, pour pouvoir renaître.  Dès le cabinet de réflexion, tout le parcours initiatique est déjà suggéré.    
 Dans le manuel d’apprenti est rappelé que les travaux Maç.. s’accomplissent à couvert afin de con-centrer, réunir en un point, le centre- les forces destinées à être déployées au dehors-mouvement du dedans, de l’intérieur vers le dehors ,l’extérieur-ce qui est déjà évoqué dans l’épreuve de la terre. De même, les travaux s’ouvrent à midi plein, milieu symbolique du jour, heure où le soleil est au zénith, la lumière  maximale, et se ferment à minuit, milieu symbolique de la nuit, heure de l’obscurité la plus profonde .Ce temps délimité, sacré ,ce hors temps s’ouvre sur le temps profane où l’œuvre doit être continuée ;celui- ci, qui doit, précisément, nous permettre de nous recentrer, nous ouvre sur l’autre, sur la circonférence où nous devons nous mettre  en œuvre, déployer les forces acquises à couvert. 
Tous les déplacements en loge, quel que soit le degré, sont des déambulations autour du tableau de loge déployé, pendant le temps sacré, sur le pavé mosaïque et qui nous découvre, aux différents degrés, l’activité constructive spirituelle que nous devrons accomplir. La circulation ,pendant nos travaux, se fait autour de cet espace central, axe du monde,(fil à plomb) à l’image du mouvement cosmique.    
Lors de l’augmentation de salaire, pendant le deuxième voyage, la récipiendaire porte,  sur l’épaule  gauche, la règle et dans la main droite un compas encore fermé qui, déjà, contient virtuellement son ouverture au 3ème degré. Instruments de géométrie, qui permettent de tracer presque toutes les figures en commençant par la ligne droite et le cercle ;la règle aidant à trouver la juste mesure du rayon, mesure propre à chacune. Le sujet de méditation est l’architecture. Architecture de soi d’abord, dégrossissement de la pierre brute ,prise de conscience de l’existence des lois du cosmos, et  dans un deuxième temps, étude, travail et utilisation des outils symboliques pour contribuer à l’ architecture du Temple. Après les cinq voyages, la réc\est invitée par la V\M\à considérer  l’Etoile Flamboyante, qui brille à l’Orient,  « au centre de laquelle resplendit la lettre G, symbole  de la quintessence de la connaissance, du principe suprême , de l’initiée parfaite que nous nous efforçons de devenir. ». La comp\ , non seulement parcourt  le globe terrestre, mais élève ses regards vers la  sphère céleste. Elle est un microcosme à l’image du macrocosme. 
Cette étoile, la future Mait\ la retrouvera, mais à l’occident, pendant son élévation, lors de la marche à reculons, indiquant le chemin initiatique parcouru-de la circonférence au centre - réalisation de l’étoile et - retournement - chemin à parcourir, du centre à la circonférence .-rayonnement. 
L’App\fait ses trois pas  sur la voie médiane, de l’Occident à l’Orient, face au Delta lumineux et à la V\M\, voie du milieu, axiale, de progression . 
Ces pas se terminent par deux autres ,un sur le côté, vers le midi(ouvrant le plan, l’espace, la comp\voyage, est active),le cinquième la ramenant dans l’axe médiant, au centre , montée progressive de l’escalier tournant, qui conduira à la chambre du milieu 
Les références au centre, au milieu sont déjà nombreuses au 1ier et au 2ème degré ,mais ,elles prennent  leur  pleine signification au 3ème degré.Le mot de passe ,transmis à la comp..,lors de l élévation est Tubalcain,mot qui réunit , les deux frères rivaux en les réintégrant dans l’unité première, lesoppositions se réconcilient,la dualité s’unifie Il signifie symboliquement, possession du monde et aussi axe du monde  ;Tubalcain sut ,le premier mettre en œuvre les métaux,c.a., d les fondre,les transformer pour créer ,construire.( ce que nous devons faire avec les nôtres.) 
La récipiendaire espère être admise en chambre du milieu - « avec l’aide du GADLU, l’assistance du compas et de l’équerre » -qui correspondent au cercle(le ciel) et au carré(la terre). Elle est éprouvée par les pointes  du compas, ouvert mais ne l’utilise pas encore. Le dernier pas de compagnonne se termine entre les branches de l’équerre - chemin vers le savoir, les connaissances- et celui de la maîtresse  entre celles  du compas, voie de la spiritualité, de la Connaissance ; entre les deux peut s’inscrire l’étoile flamboyante, l’initiée parfaite(le signe de reconnaissance de la Mait. indique la domination de l’inférieur ,de l’instinct) 
Pour enjamber le corps d’Hiram, ses jambes décrivent deux demi-cercles, passant effectivement ,de l’équerre au compas, du plan au volume, du domaine du tangible à l’esprit, de la terre au ciel . 
Ces progrès en Franc Maç.. sont symbolisés, sur l’Autel des serments par la position du compas, placé au dessus de l’équerre,,l’esprit dominant le corps, prêt à tracer le cercle mystérieux. L’équerre, c’est aussi la rectitude, la droiture, la justice, la conscience ,le compas, la recherche de la vérité, nécessaires à la Mait. pour accéder à la Connaissance. Ce cercle, elle est invitée à le tracer lors de son élévation et elle le trace encore maladroitement. Cercle éternel, dit la V..M.., « dont le centre est partout et la circonférence nulle part ».Cercle de notre microcosme, et, cercle du macrocosme, puisque « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». L’espace, le champ de recherche s’ouvre :les MM..voyagent de l’Occident à l’Orient et de l’Orient à l’Occident et par toute la terre. 
Lors de l’Elévation, le compas est présenté fermé ;chaque Maîtresse l’ouvre à sa mesure ,selon son rayon, ses potentialités pour tracer le cercle de ses actes La Mai.., a trouvé son propre centre - ce qui la fonde - où, elle plante la pointe de son compas -, dont elle a trouvé l’écartement nécessaire, la relation juste entre son moi et le monde - le rayon propre à chacune selon ses potentialités - pour tracer sa circonférence,c’est à dire ses possibilités d’action sur le monde,sa ligne de conduite en relation avec les plans du GADLU. 
A partir d’un centre peut être  exercée une force centripète et une autre centrifuge, la première partie de notre vie est dirigée par cette force centripète qui nous  extériorise, qui nous envoie du centre, encore non conscient, vers le cercle, la réalisation de nos actes, la multiplicité. Initié, de midi-milieu de la vie- à minuit, nous essayons  de passer de la circonférence au centre, point précis où l’axe horizontal rencontre l’axe vertical, réalisation idéale,  pierre cubique, équilibre entre ciel et terre. Centre non réalisé, et toujours à réaliser . 
Le centre est  multiple(le centre est partout) et cependant unique ; les rayons ,quelques soient leurs longueurs ramènent toujours au centre.Celui ci contient virtuellement toutes les circonférences puisque de celui ci part  l’infinité des rayons,qui permettra de tracer l’infinité des cercles. Le cercle peut être considéré comme la manifestation de nos actes et son centre comme la manifestation.de notre Etre, dans ce qu’il a d’unique. Tout être a la possibilité de se faire centre, s’il sait revenir de sa circonférence au centre. 
Tout s’organise autour d’un centre,autour du centre.Microcosme et macrocosme.Un cercle,une circonférence, ,n’existent pas sans un centre.Celui ci détermine la circonférence qui elle même détermine l’intérieur limité - qui réunit ce qui est épars-et l’extérieur, illimité. Tout au long des différents grades,nous essayons de marcher vers le centre,le notre d’abord puis celui de l’univers, à la recherche de l’Unité Principielle, de la Connaissance. 
Le centre  est un si on le considère comme virtuel ,comme non manifesté,sa symbolisation,sa manifestation,seule est multiple : le temple,le tapis de loge,la lettre G,le delta ,l’Etoile Flamboyante,la moelle dans l’os, dans d’autres traditions,le centre de la croix,celui de la roue cosmique,le mat,le toit,le tronc de l’arbre,la pierre…» Ce centre virtuel représente aussi l’unité primordiale.là où la multiplicité se résoud en unité,où se résolvent toutes les oppositions où Abel se réconcilie avec Caïn. 
Un primordial, selon René Guénon ,moteur éternel, immuable, hors de l’espace et du temps. Dans notre mythe ,nous essayons,à partir de la fragmentation, la division,l’éparpillement (corps désuni d’Hiram ,leV éritable Maitre qui possédait les secrets), de retrouver l’Unité originelle,le Principe, de passer des connaissances à la connaissance. Les secrets véritables de la MM ont été perdus par la mort prématurée d’Hiram. Nous n'avons plus qu’une parole substituée. Nous pensons les retrouver au centre du cercle, siège de la force inconnue qui maintient la cohésion de la construction universelle, et qui nous donnerait accès à la Connaissance. 
Ces mots substitués,qui seuls, nous sont accessibles peuvent symbolisér l’écart entre le centre virtuel et ses manifestations,entre les savoirs, les connaissances et la Connaissance. 
Retrouver cette parole, ces secrets, c’est retrouver LE centre, le principe, la résolution de toutes les antinomies, l’harmonie principielle.C’est retrouver, l’axe, autour de quoi tout se meut, sur la circonférence et sur son rayon. 
 

Nous tentons de retrouver ce point central – (cercle autour du cadavre du maitre Hiram, des 7 MM, bras tendus, rayons de longueurs différentes tendant vers le même centre)en essayant de « chercher ce qui a ètè perdu,rassembler ce qui est épars » c’est à dire, de nouveau, réduire la multiplicité dans l’unité. 
La MM est relevée par les 5 points de la M, debout entre, terre et ciel. Debout, elle passe du plan horizontal, la matière, le sensible au plan vertical, l’immatériel,l e spirituel ; elle devient symboliquement le centre du cercle . 
« Si une MM était perdue,on la retrouverait entre l’équerre et le compas ,là où s’inscrit , l’étoile flamboyante déjà montrée au 2ème degré mais devant etre comprise et intégrée au 3ème, ou bien au centre du cercle centre, immobile, éternel, transcendant,  autour et à partir duquel vont se tracer tous les  cercles. 
Désormais, la MM, idéalementdébarrassée de sa subjectivité et éveillée à l’esprit peut travailler, en chambre du milieu et Tracer alors les plans que devront suivre App\ et Compagnonnes, et collaborer ainsi à la réalisation des plans du GADLU. 
J’ai dit 

Source : www.ledifice.net

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