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Hauts Grades

Le degré royal-arche

1 Juin 2012 , Rédigé par JP Dubreuil 1838 Publié dans #hauts grades

Le degré royal-arche est le plus considéré dans la maçonnique anglaise ; on le regarde comme représentant la suprématie ou la royauté des Hébreux. L'assemblée ou chapitre représente le grand sanhédrin ; les frères, dans leur tenue, forment un demi-cercle. Les trois premiers officiers s'appellent : le 1er, le prince Zorobabel ; le 2e, le prophète Haggai ; le 3e, le grand prêtre Jeshua. Leurs sièges sont au centre de l'arc ; vis-à-vis sont placés les trois officiers, appelés habitants temporaires. Le 1er a le titre de principal ; le 2e d’ancien ; et le 3e de jeune. Il y a aussi deux couvreurs qui s'appellent, l'un l’ancien scribe Esdras, l'autre le nouveau scribe Néehemiah. Lorsqu'il manque un officier, on le prend parmi les plus anciens des membres du chapitre.

 

Le temple est orné de l'arche et de la table des pains de proposition.

 

Dans le transparent, au milieu d'une gloire, il y a les initiales des noms de Salomon, roi d'Israël ; d'Hiram, roi de Tyr, et d'Hiram-Abiff.

 

Il y a de rigueur une orgue, ou de la musique, dans la chambre contiguë, ou dans un orchestre pratiqué plus haut en forme de galerie.

 

Les officiers doivent avoir des habits propres aux offices ; Zorobabel a une couronne, et les deux autres ont une tiare. Ils entrent processionnellement dans le chapitre, le scribe en tête, et les dignitaires ferment la marche. Les scribes s'arrêtent à la porte d'entrée, et se placent un de chaque côté, et gardent le chapitre.

 

- En entrant, tous font le signe de détresse, ou autrement celui de respect, qui se fait en abaissant la tête et en portant la main droite au front. Ces signes sont répétés à l'approche, de l'autel et du piédestal d'or ; lorsque les tours sont finis, les officiers prennent leurs places, et ouvrent les travaux de la manière suivante.

 

(Zorobabel frappe un coup.) Zor. « Au commencement était la parole.

Hag. Et la parole était avec Dieu.

Jezhua. Et la parole était Dieu. (70)

 

Zor. Tout puissant.

Hag. Présent à tout.

Jeshua Qui sait tout. »

Zor. frappe un coup ; tous les frères se lèvent et répètent en chœur oe qu'on vient de lire. Voici l'obligation, ou engagement des trois premiers officiers :

« Nous trois, assemblés ici en accord, amour et unité, assurons de tenir cachée la parole sacrée du Maçon royal-arche, promettant de ne pas la révéler à qui que ce soit sur terre, à moins que nous ne soyons trois, reçus comme à présent, régulièrement et d'accord. Ainsi, nous ne donnerons le signe de détresse, qu'en trois temps, afin d'être assurés, que celui qui le reçoit est de ce même office et rang. »

 

Zor. « Compagnons, aidez-moi à ouvrir ce chapitre. Compagnon jeune habitant temporaire, quel est le devoir d'un Maçon royal arche ?

J. H. T. — Celui de voir si le chapitre est parfaitement couvert.

Zor. Veuillez vous en acquitter.

J. H. T. — Grand chef, le chapitre est dûment couvert.

Zor. Jeune habitant temporaire, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

J. H. T. — Celui de garder la première vallée, afin qu'aucun n'y puisse entrer sans qu'il soit en possession des paroles de passe, des signes et des attouchements par nous admis, et sans en avoir obtenu la permission du principal habitant temporaire.

Zor. Compagnon ancien habitant temporaire, quel est votre soin dans ce chapitre ?

A.. H.T. — Celui de garder la seconde vallée, afin de n'y laisser entrer que ceux qui sont en possession des paroles de passe, etc., et qui ont obtenu l'adhésion du principal habitant temporaire.

Zor. Compagnon principal habitant temporaire, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

P. A. T. Celui de garder la troisième vallée, afin de n'y laisser entrer etc., et qui ont obtenu la permission des grands chefs.

Zor. Compagnon Esdras, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

E D'enregistrer les documents, actes, lois et transactions qui regardent le bien être de ce chapitre.

Zor. Compagnon Néehemiah, quel est votre charge dans ce chapitre ?

N. Celui d'assister Esdras dans ses opérations (71).

 

Zar. Compagnon Jeshua, quel est votre devoir dans ce chapitre ?

Jeshua. Celui d'aider et d'assister à élever la maison du Seigneur.

Zor. Compagnon Haggai, quelle est votre fonction dans ce chapitre ?

H. Celle d'aider et d'assister à accomplir la maison du Seigneur.

Zor. Faisons notre prière. — « O Dieu, toi dont l'existence est essentielle, grand Architecte de l'univers, grand principe, cause de toute existence, toi qui as élevé ces deux colonnes qui supportent le firmament formé d'arches magnifiques, toi dont le souffle a produit cette immensité d'étoiles, orné la lune de rayons argentés, et fait le soleil de toute splendeur.

Nous nous trouvons assemblés en ton nom, pour confesser ton pouvoir, ta sagesse, ta bonté et implorer ton assistance. Nous te prions, ô Dieu de grâce, de bénir nos entreprises dans la vie, et de nous accorder une heureuse fin. Accorde nous, autant que possible, la grâce de ton divin esprit, etc. Accorde-nous cela, ô Dieu ! Ainsi soit-il ! »

 

Zor. Au commencement était la parole.

H. Et la parole était avec Dieu.

Jeshua. Et cette parole était Dieu.

Zor. Compagnons chefs, quels sont les grands attributs de cette grande parole ?

H. De tout savoir.

Jeshua. De tout pouvoir.

Zor. D être présent à tout. — Il sait tout; il peut tout; et il est présent à tout, etc.

Zor. Très-excellent Haggai, de quel endroit venez-vous ?

H. De Babylone.

Zor. (T. E. Jeshua) où allez-vous à présent ?

Jeshua. Vers Jérusalem.

Zor. (T. E. Haggai) qu'est-ce que vous allez faire, en allant de Babylone à Jérusalem ?

H. Aider à rebâtir un second temple, et faire nos efforts pour obtenir le verbe mystérieux.

Zor. Compagnons, mettons la main à l'œuvre, pour célébrer un si grand projet.

(Ici on répète l'obligation, dont nous avons parlé. Nous trois, etc.)

Zor. Maintenant je déclare que ce chapitre est dûment ouvert au nom du grand Jéhova (72).

 

Ici est prononcé un discours, qui est réservé pour la fin de la séance ; s'il y a quelque réception à faire, il roule sur la légende du degré et sur les beautés de ses allégories ; après le discours, suit le catéchisme de la demande d'où il vient et de celle de donner le grand signe de royal-arche, de quelle manière il a pu être admis à cette dignité : il nomme les degrés qu'il a passés d'ap\, de Fellow Craft, du vrai compagnon, de maître Maçon, de Past master de parole, de Past master de science, enfin de Maçon royal-arche ; le reste du catéchisme roule sur la Bible, sur Giblura, sur l'adoration du serpent et de la Croix, sur Noah, Shem, Japhet, sur les pains de proposition, sur Éléazar — Âaron — Moïse, — sur les tables de pierre de la Loi, sur le vase d'or de la manne — sur le sanhédrin ; enfin, s'il y a réception, on lait faire au néophite la recherche de la parole qui est dans un puits, où on le descend au moyen d'une corde qui le tient attaché par le milieu du corps, et où il est descendu trois fois pour les fouilles sacrées. Il ne faut pas oublier que la découverte, de la parole est suivie d'oraisons et de psaumes à n'en plus finir. Tout cela est accom

pagné de cérémonies Israélites et bibliques, cousues avec d'autres tirées du N. T., et unies à des formalités romanesques et chevaleresques des anciens Chrétiens et croisés.

 

Différents emblèmes, qui sont attachés à ce grade, se rapportent à ceux des croisés ; entre autres le h. Ce signe est expliqué par Templum Hierosolime : mais, dans le fait, il n'est que l'ancien nilomètre.

 

Cette marque, par laquelle les croisés se désignaient, fut empruntée, avant toute autre, des Égyptiens par les moines. Elle décorait leurs épaules ou leurs poitrines ; ce dont on peut s'assurer par une quantité de monuments où il y a des moines, qui existaient avant les croisés, et cette marque avait été empruntée par les moines, aux divinités païennes et égyptiennes.

 

Le respect pour cet emblème date de très-loin.

Des T ou Thau existaient au Caire dans un puits appelé Michiah, qui communique avec les eaux du Nil (73). Dans l'intérieur de ce puits, il y a trois T, qui Indiquent la hauteur des eaux du Nil.

 

Les Égyptiens gravaient partout ce symbole de mesure : lorsqu'ils bâtirent Memphis, ils avaient placé, partout cette enseigne ; et c'est de la mesure du Nil que la ville reçut son nom.

 

Il fallait donner ces détails sur le royal-arche, parce qu'on a eu tant de faux rapports sur cette matière, qu'il était utile de ne plus laisser exister d'équivoques.

 

Source www.ledifice.net

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