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Hauts Grades

Le Nom Ineffable (14ème degré)

19 Novembre 2012 , Rédigé par A.Z Publié dans #Planches

Dans les loges bleues il est de tradition que, derrière le Vénérable Maître, soit visible un triangle dans lequel se trouve un œil.

Il n'en a pas toujours été ainsi et si on reprend les différents rituels du R E A A, celui de 1802 indique bien un œil dans le triangle, alors que le rituel de 1820 indique que dans ce triangle est inscrit le nom de Dieu, tel qu'il est écrit en caractères hébraïques. Sous cette forme, il prend le nom de Tétragramme.

De nos jours on retrouve ce Tétragramme pour la première fois au 13èmedegré, lorsqu'il est placé sur l'autel des serments, et au 14èmedegré au dessus et derrière le Trois Fois Puissant Grand Maître.

C'est un symbole et fort justement, il ne peut être considéré comme autre chose qu'un symbole parmi tant d'autres.

En français, le nom de Dieu est écrit sous différentes formes telles que Jéhovah ou Yahvé. Toutefois avant d'aller plus loin il sera intéressant de nous pencher sur l'origine grecque du mot Tétragramme.

Le mot grec tétra signifie quatre et le mot gramma à signifie écrit ou lettre.

Le terme Tétragramme lui-même n'est pas un mot qui se trouve dans la Bible, mais c'est un mot utile pour décrire les quatre caractères hébreux employés dans le nom de Dieu. 

Là encore la traduction nous donne les informations suivantes, Jéhovah, ou Yahvé en hébreu, YHWH, le nom personnel de Dieu, est un verbe. C'est le verbe hébreu hawah, à l'imparfait.  

Le Tétragramme est peut-être le plus ancien symbole qui soit à la base de discussion religieuse chez les Israélites, depuis le temps des Patriarches.

Le nom de Dieu que nous, au hasard, prononçons Yahvésans toutefois savoir si c'est, ou pas, la bonne prononciation, celle-ci ne pouvant être impérativement établie, a toujours été retenu par les hébreux dans une très profonde vénération

Ce nom et cette prononciation furent communiqués à Moïse près du Buisson Ardent lorsque Dieu lui dit

Va dire aux enfants d'Israël, je suis Yahvé, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et de Jacob. C'est mon nom pour toujours et il restera dans vos mémoires.

Et plus loin, Il déclare encore, concernant son Nom: Je suis Yahvé. Je suis apparu à Abraham, Isaac et Jacob avec le nom de El Shaddaï, mais mon nom, Yahvé, je ne leur ai pas fait connaître.  

Retenons ce nom hébreu El Shaddaï, le Tout Puissant. C'était le nom sous lequel il avait été jusqu'alors connu par les précédents patriarches. Il est analogue à Elohim (Dieu) qui est décrit dans le premier chapitre de la Genèse comme le créateur du monde. Mais c'est sous le nom de Yahvé qu'il est maintenant pour la première fois communiqué au peuple.

Dans le chapitre 2 de la Genèse, il ne s'agit plus de Dieu Elohim, mais de l'Eternel-Dieu (Yahvé Elohim), indiquant ici un changement dans la manière de désigner Dieu, car dans ce chapitre apparaît pour la première fois, l'Homme.  

Cette annonce de son nom faite par Dieu à Moïse, avec toute une solennité et une présentation religieuse, devient et reste pour les israélites, le sujet d'une profonde vénération et crainte.

Mais les Juifs commencèrent à ressentir des scrupules de prononcer le nom sacré. C'est pourquoi l'on se mit à substituer le titre Adonaï (Seigneur) à Yahvé lors de la lecture à haute voix. Pour signaler cette substitution, les Massorètesplacèrent sous les consonnes du tétragramme YHWH, les voyelles d'un autre nom divin, Adonaï (Seigneur), à savoir e, o, a. Ils indiquaient par là que le lecteur devait prononcer Adonaï et non pas Yahvé lorsqu'il voyait le tétragramme. Mais plus tard certains ont cru devoir lire les consonnes de YHWH avec les voyelles d'Adonaï,YeHoWaH et ont pensé ainsi que Jéhovah était le véritable nom divin, alors qu'il n'avait jamais été prononcé de cette manière.

Une prononciation bi syllabique du Tétragramme telle que "Yahvé" ne permet pas le son vocalique o dans le nom de Dieu.

Pourtant, dans les dizaines de noms bibliques qui contiennent le nom divin, cette voyelle centrale apparaît, tant dans les formes premières que dans les formes raccourcies, comme dans Yonathàn.

C'est pourquoi un linguiste, le professeur Buchanan, dit au sujet du nom divin: En aucun cas la voyelle o n'est omise. Le mot était parfois abrégé en ya, mais jamais en Ya-vé. Quand le Tétragramme était prononcé en une seule syllabe, c'était Yah ou Yo. Quand il était prononcé en trois syllabes, ce devait être Yahowah ou Yahouwah.  Si tant est qu'il n'ait jamais été abrégé en deux syllabes, ce devait être Yaho.

Certains biblistes modernes sont contre l'utilisation de la forme Jéhovah, lui préférant Yahvé, ou encore la forme non vocalisée du tétragramme, comme c'est le cas aujourd'hui parmi les Juifs orthodoxes. L'argument des premiers consiste à montrer que Jéhovah n'était certainement pas la prononciation originale, et qu'il s'agit d'un terme utilisé par le moine espagnol Raymundo Martini dans son livre Pugeo Fidei en 1270. 

Le Dictionnaire de La Bible de Vigouroux définit ainsi la différence qui existe entre les termes Dieu et Jéhovah: Les diverses langues sémitiques avaient simultanément ou séparément deux noms communs pour désigner Dieu: El et Elohim. Les Hébreux ont fait usage de l'un et de l'autre, soit en parlant du vrai Dieu, soit en parlant des dieux des polythéistes. Ils avaient de plus un nom propre pour nommer le Dieu véritable, Jéhovah ou Jahvé, et c'est celui dont ils se servaient le plus souvent.  

Yahvé ou Yehovah est le Nom personnel de Dieu, lorsqu'il est en relation avec l'homme et spécialement avec son peuple. C'est le nom par lequel il s'est fait connaître comme le Dieu de l'alliance avec Israël. Dans un sens général, on dira que Elohim (Dieu) aurait suffi, mais l'addition de Yahvé, (l'Eternel) introduit une qualité de relation particulière.

Eternel est donc une tentative de rendre un sens probable au tétragramme. Même si la solution n'est pas parfaite, elle est plus satisfaisante. Elle vaut en tous les cas mieux que Jéhovah, d'autant que le nom Eternel est passé dans la langue courante en français. Qui n'a jamais dit par exemple, d'un ami ou d'un parent, qu'il était un grand voyageur devant l'Eternel!  

Yahvé Elohim (l'Eternel Dieu) a mis l'homme à l'épreuve. Cette combinaison exprime le mieux l'identification du Créateur avec la chose créée.

C'est pourquoi dans la description de la Genèse, Dieu (Elohim) est la seule désignation convenable pour celui qui donne l'existence à toutes choses mais c'est Yahvé Elohim qui apparaît quand il établit des relations morales ici-bas.

L'homme n'est plus seulement vu comme une créature mais il est mis en contact avec le créateur lui-même. Ainsi s'explique le nom donné par Dieu à Abraham, je suis El Shaddaï, le Dieu Tout-Puissant.   Le nom de Yahvé n'est jamais prononcé par les croyants juifs qui ne mettent jamais ce mot dans leur écriture, le considérant comme tabou, et lui substituant le mot Adonaï où Le Nom. (Ha Shem).

Ainsi, tandis que les juifs se refusaient à prononcer le nom divin, l'Eglise a réussi à l'éliminer complètement des manuscrits grecs et des traductions des deux parties de la Bible.

Aujourd'hui, lorsqu'un juif rencontre le Tétragramme, il lit Adonaï, Seigneur ou Ha Shem, le Nom, et non pas Yahvé comme le rend de façon très hypothétique la Bible de Jérusalem

Dans la Bible de Chouraqui, 1985, on trouve ceci : le Tétragramme Y. H. V. H. est représenté sous deux formes Y. H. V. H. Adonaï et Y. H. V. H Elohim, qui correspondent aux prononciations traditionnelle du nom divin en hébreu.

Une pratique qui a été suivie par les traducteurs de la Bible.  

Le sens exact de YHWH est controversé. On le rattache ordinairement à la racine HWH, devenue HYH, racine du verbe être, que l'on retrouve dans le célèbre récit de la révélation de Dieu à Moïse, en Exode III-13:14: Je suis celui qui suis.

Mon nom est A H Y H, et je serais continuellement avec vous et pour toujours.

C'est confirmé par la suite du même  verset:

Et il ajouta: Voici ce que tu répondras aux Israélites: AHYH m'envoie vers vous.  אהיה  

Nous pouvons lire dans la Bible que Dieu (Créateur des Univers et Protecteur du Peuple Spirituel) s'appelle Yod- He- Vav- He  (Yahvé, Jéhovah)

Le Nom est composé de 4 lettres hébraïques: le Yod, le Hé, le Vav et un deuxième Hé. En plus de la signification de chaque lettre à l'intérieur de l'Alphabet Sacré, elles représentent, chacune, une énergie active dans une période déterminée, autant en ce qui concerne la création des Univers qu'en ce qui concerne notre vie et nos problèmes personnels.

Le YOD י   représente la semence, la graine, la potentialité que doit posséder tout ce qui est porteur de quelque chose. Le Yod représente le masculin, le Père, le germe de toute chose, l'impulsion fondamentale, la Volonté.

Le HE ה   représente la Terre dans laquelle le Yod doit se matérialiser; c'est la période de formation interne, de gestation. Le Hé représente le féminin, la Mère, le moyen matériel où l'œuvre peut être réalisée; la fécondité. Ces deux lettres s'unissent pour composer le mot être, et forment le premier son prononcé par Dieu dans cet impératif célèbre de la Genèse : Soit la lumière ! C’est donc à la fois l’affirmation la plus radicale de l’Etre et l’invocation du Son Primordial.

Le VAV ז   représente le Fils, le résultat de l'action du Yod sur le Hé; c'est l'élément actif, celui qui recueille la potentialité du Yod et la transforme en actes.

Le deuxième HE ה   est le résultat final de ce cycle d'activités. C'est le fruit que donne le Fils, dont l'activité modifie les conditions dans lesquelles se trouvaient les choses dans le stade Yod Cedeuxième Hé devient donc, automatiquement, le Yod d'un nouveau cycle de créations.  Lequel se développera au niveau inférieur. De la même façon que les fruits contiennent les graines d'un arbre futur, le deuxième Hé contient les graines de nouvelles réalisations.  

La compréhension du Nom de Dieu est fondamentale pour comprendre les mécanismes de la Vie, c'est-à-dire les Lois Cosmiques. Yod- He- Vav- He constitue alors la Clef de la Cabale et le Nom correspond ainsi à tous les niveaux de l'action et peut être appliqué à toutes les situations possibles. 

Si dans les faits, la dénomination par les Hébreux du nom de Dieu sous une forme masculine représente le principe actif, les deux premières lettres du tétragramme sont un rappel aux anciennes déités, généralement hermaphrodites ou bisexuelles, reprenant dans leur essence le généreux et prolifique pouvoir de la nature. C'était une doctrine universellement reconnue dans les anciennes religions. Je pense que la franc maçonnerie a pu symboliser cette idée sous la forme du point dans un cercle.  

La prononciation du mot ayant été abandonnée, elle fut définitivement perdue à cause de la particularité de la construction du langage hébraïque qui ne comporte pas de voyelles. Les lettres étant toutes des consonnes ne peuvent donner d'indication possible. De par cette composition de l'alphabet hébreu, les sons voyelles sont insérés oralement et n'étaient jamais indiqués par écrit jusqu'à ce qu'apparaisse les points voyelles, comme ils étaient appelés, qui furent inventées par les Massorètes.  

Comme les sons voyelles ont été à l'origine insérés par le lecteur pendant sa lecture, provenant d'une connaissance orale antérieurement acquise sur la bonne prononciation du mot, il lui était impossible de vocaliser un mot qui n'avait jamais été prononcé en sa présence.

De même que nous lisons Dr que nous prononçons Docteur ou M. prononcé Monsieur, parce que nous avons aussi cette combinaison particulière de lettres, nous ne prononçons pas les lettres elles-mêmes mais les sons qu'elle suggèrent.

Les Hébreux ignorants la façon de vocaliser les 4 lettres du tétragramme, étaient incapables de prononcer ce mot et sa vraie prononciation fut finalement perdue par la majorité du peuple.  

Il n'y avait qu'une personne qui puisse dire correctement ce nom. Le Grand Prêtre, qui l'avait lui-même reçu de ses prédécesseurs et qui le prononçait chaque année le jour de l'Expiation, (Yom Kippour) et à trois reprises, quand il entrait dans le Saint des Saints.

Les traditions maçonniques ont respecté cette idée selon lesquelles les rois pouvaient avoir également ce privilège. Il est dit que Salomon avait été en possession du mot et qu'il l'avait communiqué à ses deux collègues pendant la construction du Temple.

C'est ce mot, qui par le nombre de ses quatre lettres appelées Tétragramme, devint Ineffable et Inaltérables.

Les Cabalistes et les Talmudistes l'ont enveloppé dans un faisceau de superstitions mystiques,   mais tous lui ont montré une grande vénération.

Selon les Talmudistes, si l'on connaît la bonne prononciation du mot, nous pourrons tous comprendre le chant des oiseaux, le langage des bêtes, celui des anges et des démons, l'unité du cœur. Ils disent ce que celui qui est en possession de ce mot a des pouvoirs sans limites et qu'il peut mélanger le Ciel et la Terre.

Les rabbins l'appellent Shem amphorash, ce qui veut dire Le nom qui est déclaré, et disent que David le trouva gravé sur une pierre un jour qu'il bêchait la terre. Notre 13ème degré a un symbolisme analogue, puisque le Nom est gravé et caché au fond de la terre.  

De par le caractère sacré avec lequel ce nom était vénéré, il n'était jamais ou rarement écrit en entier et par conséquence, de nombreux symboles étaient inventés pour l'exprimer. Un de ceux-ci fut la lettre י   ou Yod, équivalent à notre lettre I, J ou Y. qui était l'initiale du mot et souvent inscrite dans un triangle équilatéral. Ce triangle devenant lui-même un symbole de déité.

Ce symbole triangulaire du nom de Dieu mérite notre attention particulière, non seulement parce que le triangle a été présent dans de nombreuses religions anciennes, mais la totalité du symbole a, par lui-même, été indubitablement à l'origine de sa présence dans la franc-maçonnerie où les interprétations du symbolisme respectent la lettre et la forme. 

Du Nom Ineffable lui-même, il est dit qu'il a été préservé dans sa vraie prononciation par les Esséniens qui au cours de leurs rites secrets, se le communiquait de l'un à l'autre en chuchotant.

Auparavant, les Égyptiens, dont les rapports avec les hébreux étaient plus immédiats que tous les autres peuples, avaient une grande similitude de rites, et leur Nom Sacré était utilisé comme un passeport pour l'admission dans leurs Mystères.

Dans les mystères brahmaniques de l'hindouisme, la cérémonie d'initiation se terminait par l'instruction de l'aspirant sur le nom sacré AUM. Les trois lettres avec lesquelles on symbolisait la création, la préservation et la destruction, principes de la Suprême Déité  personnifiée dans les trois manifestations de Brahmâ, Siva, et Vishnou.

Ce sont ces mystères brahmaniques qui présentent le plus de rapport avec notre tétragramme. En effet, le sceau du Brahmatma, l'équivalent du pape pour la religion hindouiste, est composé d'un triangle isocèle, dans lequel est inclus le mot consacré dont, jusqu'à ce jour, aucune traduction n'a pu être trouvée. Ce mot sacré résumait à lui seul toute la connaissance humaine et rendait celui qui le connaissait, égal à Brahmâ. Ce mot était gravé dans un triangle d'or.

Dans les rites perses, le Nom Ineffable était également communiqué au candidat après son initiation. Mithra, la principale divinité de ces rites pris la place du Jéhovah hébreu et représentait le soleil. 

Dans les mystères introduits par Pythagore en Grèce nous trouvons également le Nom Ineffable des hébreux, obtenu sans doute par le sage durant sa visite à Babylone. On dit que Pythagore fut lui-même initié à ces mystères lorsqu'il était dans cette ville.

Le symbole qu'il adopta pour exprimer cette idée fut toutefois différent. Il est effet de 10 points distribués sous forme d'un triangle, chaque côté contenant quatre points.

Le sommet du triangle était un simple point, suivi par deux autres, puis par trois et enfin la base constituée de quatre points. Ces points, par le nombre de chaque rang, étaient en accord avec le systèmes Pythagoricien pour démontrer respectivement la Monade, ou principe actif de la nature, la Dualité ou principe passif, la Triade ou émanation terrestre de leur union, et le Quaternaire ou science intellectuelle. La totalité du nombre était 10, symbole de la perfection. Cette figure fut appelée par Pythagore la Tétractys. Un mot équivalent en signification à tétragramme, et qui fut rendu si sacré que ses fidèles le communiqua aux aspirants dans les rites Pythagoriciens.  

Voyons maintenant la construction du mot connu par ses 4 lettres, Yod, Hé, Vav, Hé.

Ce mot en accord avec le génie de la langue hébraïque, se lit et s'écrit de droite à gauche. L'écriture se fait donc sous la forme moderne  יהזה

Si nous devions le lire suivant notre écriture, nous aurions Hé, Vav Hé, Yod.  

Les écritures hébraïques ont été originalement écrites sans point voyelle. Après que ceux ci aient été ajoutés, le nom de Dieu s'écrivait H.W.H.Y.  L'équivalent phonétique français est devenu YeHVaH.

La prononciation exacte de n'importe quel mot des Ecritures hébraïques est incertaine dans tous les cas. Comme il l'a été déjà mentionné, cette écriture était dépourvue d'indication de voyelles. Lorsque des voyelles ont été ajoutées, la prononciation convenable des noms était sujette à une grande incertitude.

C'est la raison pour laquelle nous ne connaissons pas la prononciation précise du mot divin à l'époque de Moïse. De même nous ne pouvons pas être certains de la prononciation des voyelles parce qu'aucune information écrite n'a été préservée. En tant que mot écrit, le nom divin sans point voyelle est la forme qui nous intéresse dans ce travail.

Selon toute vraisemblance, la combinaison des caractères du tétragramme et de Adonaï devient YaHoVaH. Si la reproduction phonétique appropriée du nom divin tel que prononcé au temps de Moïse est vraiment YHVH, Yahovah, le mot anglais Jéhovah reproduit plus exactement les anciens caractères hébreux, que ne le fait le mot Yahvé.  

Le plus énigmatique reste la prononciation du tétragramme.

Les caractères hébreux sont fidèles et précis mais ils sont sans signification pour nous ou presque, sauf pour des rabbins érudits. C'est la tentative d'amener des consonnes à se transformer en un mot ou un nom imprononçable qui rend le sujet difficile, et il n'est pas dans mon intention de m'y essayer.

Les hébraïsants estimant  généralement que la prononciation Yahvé est la plus vraisemblable.  

La solution la plus économique serait de retranscrire simplement YHWH ou Yahvé, mais c'est prendre le risque de choquer les Juifs dans leur sensibilité. Remplacer Yahvé par Adonaï, ou Seigneur, comme le font bien des versions françaises, c'est d'une certaine façon appauvrir le texte et cela pose problème dans les expressions jumelées Adonaï Yahvé (Deutéronome 9:26). Le nommer Adonaï, c'est-à-dire Seigneur, ce n'est pas remplir et satisfaire à la signification et majesté du mot. Car Adonaï est communicable, étant aux hommes comme à Dieu. Mais Yahvé est incommunicable, ne se pouvant approprier et attribuer, sinon qu'à Dieu seul selon son essence.  

Nous savons, par les recherches archéologiques, que dans les anciens documents égyptiens écrits en démotique, les noms des dieux étaient invariablement représentés par des symboles. La franc-maçonnerie a adopté cette même disposition d'écriture, et le Grand Architecte de l'Univers est habituellement écrit par ses initiales G.A.D.L.U.

L'oeil qui voit tout, l'oeil dans le triangle est également un symbole représentant la déité, mais celle ci, pour un Maçon, est remplacée par le mot Connaissance. Cette représentation étant celle qui figure dans les loges bleues.

L'oeil ouvert a été sélectionné comme symbole de la vigilance et pour un croyant, il peut symboliser une vigilance divine prenant soin de l'univers. Les yeux de Dieu sont au-dessus de tout et ses oreilles sont ouvertes à vos larmes (Psaumes 34-15).

Sur le même principe, les Égyptiens représentaient Osiris par le symbole d'un oeil ouvert et plaçaient ce hiéroglyphe dans tous leurs temples. Son nom symbolique était représenté par cet oeil. Depuis la plus haute antiquité il était adopté comme symbole de l'activité créatrice. Pour les Égyptiens c'était la plus parfaite des figures représentant les trois éléments de la création, l'animal, le végétal et le minéral.

Cette représentation picturale de la déité sous la forme d'un triangle, fut perdue au Moyen Âge chrétien. La description de Dieu, le Père, se fit sous les traits d'un homme âgé, dès le 12ème siècle.

Mais après la période de la Renaissance les artistes revinrent à l'ancienne représentation et redéfinirent l'Etre Suprême par un triangle, le tétragramme dans lequel ces lettres, Yod, He, Vav, He, faute de pouvoir représenter Dieu, tentent de montrer ce qu'il est : l'Etre au-delà de tout être (le Nom que l'on ne prononce pas), la Trinité (le triangle), la Lumière (les rayons). Le siècle des Lumières, amateur de spéculations philosophiques, a souvent utilisé le tétragramme tel que je viens de le décrire, et personnellement je l'ai vu au fronton d'une église du Nord de la France, prés de Valenciennes.  

Pour les francs-maçons, le triangle est le delta, allusion à la quatrième lettre de l'alphabet grec. Le delta où triangle mystique, est généralement entouré d'un cercle de rayon appelé gloire. Les rayons émanant du centre du triangle symbolisent la Lumière. Elle symbolise l'éternelle lumière de la Connaissance émanant du Grand Architecte de l'Univers.  

Le franc maçon étant par principe un homme désireux de s'ouvrir à toutes les cultures, j'espère que cette étude sur le tétragramme et les différents symboles concernant le nom de Dieu, aura pu, comme elle l'a faite pour moi, vous faire progresser sur les voies de la Connaissance.  

 

J'ai dit T.F.P.G.M

 

 

ADDITIF  POUR  LE  30ème  DEGRÉ  

 

Au 27èmedegré, le bijou est un triangle d'or au centre duquel est gravé le Nom Ineffable en caractères hébraïques. Y.H.V.H.

Et toujours à ce degré, le mot sacré est I. N. R. I.

Selon le rituel actuel du 30ème degré, à l'orient est placé un triangle équilatéral, pointe en haut, dans lequel est inscrit en lettres hébraïques le nom divin Y. H. V. H.

Celui-ci devrait donc être écrit יהוה   mais si on examine les lettres inscrites dans le triangle, on trouve אדני   qui correspondent aux lettres Y N R A, écrites suivant la forme latine, c'est-à-dire de gauche à droite, et non suivant l'écriture hébraïque, c'est-à-dire ינדא

 

Or Y N R A ou I N R A est très proche du I N R I du 27ème degré qui sont aussi les initiales des noms hébreux des quatre éléments. Iam, l'eau – Nour, le feu – Ruach, l'air et Iabeshah, la terre.

 

Pourquoi cette lettre A, א   ? Et pourquoi ce changement de caractères entre ce qui est inscrit dans le livret d'instruction du grade et sa représentation graphique? Ou cette lettre A est elle un rappel à ce que Dieu dit à Moïse, en Exode III-13:14: Je suis celui qui suis (ou qui est.

Mon nom est A H Y H, et je serais continuellement avec vous et pour toujours.

C'est confirmé par la suite du même  verset:

Et il ajouta: Voici ce que tu répondras aux Israélites: AHYH m'envoie vers vous. אהיה

Dans ce cas, au 30ème degré, le triangle ne devrait-il pas avoir ces lettres AHYH inscrites, et  comme il est dit AHYH m'envoie vers vous, il serait logique que ce triangle soit pointe en bas, tel qu'il est dans les Aigles du S:.C:.D:.F:.

 

Source : www.ledifice.net



 

 

 

  

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