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Hauts Grades

Le tablier et les gants

30 Juin 2012 Publié dans #Planches

Le tablier
Il constitue l’essentiel du « décor » du Maçon.
Ce Tablier, porté par tous les Maçons et qui nous donne le droit de nous présenter dans le temple, est l’emblème du travail, « qui rappelle qu’un Maçon doit toujours avoir une vie active et laborieuse, et doit prendre part à l’œuvre de la construction universelle », selon Oswald Wirth.

Il se compose d’un rectangle (références à l’espace du Temple), surmonté d’une bavette triangulaire (rappel de la symbolique tertiaire). D’ailleurs ses dimensions sont des multiples de trois : 225mm…

Aux grades d’apprenti et de Compagnon, il est fait de peau blanche épaisse sans aucun ornement – symbole de pureté - sans doute pour mieux se protéger. En effet, l’apprenti et le compagnon ont à travailler durement pour tailler la pierre brute, et si l’esclave maudit son labeur forcé, l’homme libre qu’est le Franc-Maçon, répugne à la mollesse et à l’oisiveté. Ce travail doit avoir une action constante, féconde et utile au plus grand nombre.

L’apprenti porte le tablier avec la bavette relevée. Pour François Ménard, cela est fait pour protéger l’épigastre, lié au plexus solaire, et qui correspond au chakra ombilical dont dépendent nettement les « sentiments » et les « émotions » contre lesquels l’apprenti surtout doit se protéger afin d’atteindre à la sérénité d’esprit qui fera de lui un initié réel. D’autre part, restant ainsi « isolés », les sentiments propres et les émotions dudit Apprenti ne risquent pas de gêner par leurs radiations la paix profonde du Temple dans lequel il est admis. Ce risque étant supposé ne plus exister chez le Compagnon et chez le Maître, ceux-ci peuvent sans inconvénient abaisser la bavette de leur Tablier.
Peut-être pourrions nous l’interpréter également de telle façon :
• Suite à mon initiation, ce tablier à la bavette relevée, protège mon ombilic car l’on vient de me couper ce cordon ombilical qui me lié au monde profane. Etant apprenti et juste né, cette partie de mon corps reste encore fragile et exposé, alors que je me dois de dégrossir cette pierre brute…
• Ou alors tout simplement pourrait-on dire que « Le tablier est ouvert, car l’apprenti est là pour recevoir »…

Au grade de Maître, le Tablier varie selon les Rites, les Grades et les Obédiences, et peut porter des ornements, des décors de grande qualité. Sans doute est-ce là le signe que la pierre que l’on continu de travailler est maintenant dégrossie, et qu’il s’agit plus d’un polissage soigneux, que d’une taille grossière.


Les Gants
Les Gants de Maçons sont toujours de couleur blanche à tous les rites et à tous les grades symboliques. Ils sont, avec le Tablier, un des éléments indispensables des décors individuels de chaque maçon et nous donnent le droit de pénétrer dans le Temple.
Ils symbolisent la pureté du cœur et des mœurs et l’égalité entre les Maçons.
En effet, si le tablier distingue le grade du Maçon, les Gants placent tous les Maçons sur le même pied d’égalité.

Au Moyen Age, les tailleurs et les poseurs de pierre comme les morteliers portent des Gants dans un souci de protection. A la même époque, le Gant est associé à la noblesse et à la chevalerie. Il est également présent parmi les vêtements liturgiques du haut clergé romain.
Enfin, les Gants sont également un attribut vestimentaire de la sociabilité élitaire dans laquelle se développe la Franc-Maçonnerie moderne.
Toujours au Moyen-Age, c’est le nouvel apprenti qui devait offrir une paire de Gants blancs au Maître, voir à tous les membres de la Loge.
Dans la Maçonnerie moderne, c’est au contraire l’initié qui reçoit une paire de Gants blancs.
Dans certains rites ou ateliers, on offre au nouvel apprenti une deuxième paire de Gants pour la femme (la personne) qu’il estime le plus. La remise d’une paire de Gants à la « clandestine », la femme jugée la plus digne, doit rappeler au néophyte le souvenir de ses engagements, la dame étant censée être se conscience et la gardienne de son honneur en cas de défaillance. Oswald Wirth rapporte que Goethe, initié le 23 juin 1780 dans la loge Amalia zu den drei Rosen, sise à Weimar, offrit la seconde paire de Gants à Charlotte von Stein, en lui faisant remarquer que si l’hommage était de peu de prix, il présentait la caractéristique rare et précieuse de ne pouvoir être réalisé qu’une seule fois par un Maçon. La dame fut pour lui à la fois une égérie, une maîtresse, une muse et un mentor. Bien que la rencontrant presque chaque jour, il lui écrivit 1 700 lettres et billets.
Il est à noté également que dans certains grades supérieurs, notamment de l’écossisme, les gants sont noirs, quelques fois pour le Maître Secret (4°), rouges pour le Prince de Jérusalem (16°), jaunes pour le Noachite (21°), ou blanche doublée et bordée de rouge pour le Grand Commandeur du Temple.
Si les Gants sont indispensables pour pénétrer dans le Temple, des rituels précisent dans quelles circonstances il est nécessaire, convenable, d’ôter les gants : par exemple lors d’une chaîne d’union,…

Source : http://godf-gueret.blogspirit.com/planches/

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