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Hauts Grades

Légende et mythe d’Enoch

10 Juin 2012 , Rédigé par T... Ill... F... CLEMENT Marcel, 33e Publié dans #fondements bibliques de la FM

Quels que soient les enseignements que chaque F... tire de ses réflexions sur les Rituels et le Symbolisme, il est logique de s'interroger sur les faits, légendes et mythes auxquels ils font référence.

Après des années de pratique et d'usage de ces Rituels, au travers de leurs éditions successives et des remaniements qu'ils ont subis, il est permis aussi de s'interroger sur leur sens et leur portée.

L'entreprise n'est pas nouvelle. La tenter ponctuellement et modestement à propos d'Enoch et de sa légende est l'objet de celle étude.

Le personnage n'était autrefois connu des maçons lors de leur admission directe du 3e au 18e grade que par une seule allusion au Temple d'Enoch, lorsque le récipiendaire recevait passivement par communication le 13e grade. La création des Ateliers de Perfection a bien amélioré ta compréhension des choses, développant de façon plus claire et plus explicite le rôle supposé d'Enoch pour rendre plus intelligible le sens de la légende et plus accessible son symbolisme.

Le compte rendu des Travaux 5981-5986 de la 2e commission de Sources, chargée de l'étude des Rituels et publié dans le Bulletin de novembre 5986, a livré à ce propos des renseignements précieux qui attirent l'attention et suscitent la réflexion.

Ils ont encouragé cette recherche sur Enoch, sur sa présence dans les Rituels et la Bible ou ses rapports avec un livre et le Temple.

A l'issue de cette recherche et à la lumière de nos découvertes, nous essaierons d'avancer quelques hypothèses, de proposer quelques justifications, tout en sachant pertinemment qu'en ce domaine les incertitudes demeurent.

LES RITUELS

Les quatre Rituels de Royal Arch Grand Elu, examinés par la 2e commission de Sources sont datés respectivement de 1773 pour deux ouvrages, 1800 pour le troisième et 1804 pour le quatrième traduit de l'anglais.

Ce dernier Rituel est apparemment le seul qui comporte dans ses 28 pages le récit de la Légende d'Enoch avec la découverte dans les ruines du Temple d'Enoch, de la Lame d'Or par Gibulum, Joabel et Stolkin, découverte qui se termine par la phrase « Gibulum est un bon maçon ».

Dans les Rituels de R + C (éditions de 1960 et 1975), quand le 13e grade était conféré par communication, le commentaire était le suivant En creusant les fondations du Temple de Salomon on découvrit les ruines d'un ancien Temple d'Enoch. Toujours selon la tradition, le delta lumineux y brillait d'un éclat extraordinaire. Il portait le vrai nom de la cause première, mais nul ne savait le prononcer

L'initiation au 13e grade décrite par les Rituels de Chevaliers de Royal Arch et de Grand Elu (édition provisoire 1983 et édition 1986) est commentée par les mentions suivantes : «Réduit à l'essentiel, le schéma des différentes versions apparues au cours du temps, rapporte que bien longtemps après la destruction du Temple de Salomon, trois mages de Babylone venus en pèlerinage découvrirent en explorant les ruines, une trappe qui fermait un puits profond». A l'issue de l'exploration et de la découverte de la Pierre d'Agate triangulaire, il est dit en conclusion par le mage découvreur (Gibulum) : «Apprenez maintenant que ce n'est pas Salomon qui fit creuser cet Hypogée, pas plus qu'il n'y cacha la Pierre d'Agate. Celle-ci fut placée par Enoch, le plus grand des Initiés, l'Initié initiant qui survit chacun de ses fils spirituels

Au 14e grade, précision est donnée, à propos de la Pierre d'Agate, qu'elle a été trouvée «à l'endroit le plus sacré du Monde» et «qu'Enoch y avait gravé le nom ineffable».

Curieusement on notera que la version de cette découverte figure dans un texte profane où le thème est repris avec des épisodes identiques sous une forme lyrique, cabalistique et ésotérique. Attribué à Gérard de NERVAL et intitulé Légende des Trois Mages, le récit débute ainsi : «Longtemps après la mort d'Hiram et de Salomon et de tous leurs contemporains, après que les armées de Nabuchodonosor eurent détruit le royaume de Juda, rasé la ville de Jérusalem, renversé le Temple, emmené les survivants en captivité ; alors que la montagne de Sion n'était qu'un désert aride où paissaient quelques maigres chèvres gardées par des Bédouins faméliques et pillards, un matin arrivèrent trois voyageurs au pas lent de leurs chameaux. C'étaient des Mages, des Initiés de Babylone membres du Sacerdoce universel... » La suite est connue !

LA BIBLE

Comme est connu Enoch, nom porté par plusieurs personnages bibliques et orthographié Enoch ou Hénoch. Il figure à quatre reprises dans l'Ancien Testament, trois fois dans la genèse et une fois dans l'Ecclésiastique. Personnage antédiluvien, il est donné comme fils de Caïn, donc petit-fils d'Adam et Eve (Genèse IV, 17-18) ou bien toujours de la descendance d'Adam mais à la septième génération, fils de Jared et descendant de Seth, dernier fils qu'eut Adam (Genèse V, 18,19). Cet Enoch «âgé de 65 ans eut un fils Mathusalem, marcha 300 ans avec Dieu et il engendra encore des fils et des filles». «Tous les jours d'Enoch, dit la Bible, furent de 365 ans». Sa fin est signalée par les versets 23 et 24 « Enoch marcha avec Dieu, puis il ne fut plus parce que Dieu le prit ».

Après le déluge, toujours dans (Genèse XLVI, 9), Enoch se trouve être le premier fils de Ru ben qui était lui-même le premier né de Jacob. En conséquence cet Enoch serait le petit-fils de Jacob donc l'arrière petit-fils d'Isaac et Rébecca de la souche immédiate des Douze Tribus d'Israël.

Enfin l'Ecclésiastique l'évoque en disant « Enoch a été transporté pour servir aux nations d'exemple de repentir ».

Dans le Nouveau Testament il est fait mention d'Enoch dans l'Epître aux Hébreux (XI, 5) où Saint Paul affirme que « par la foi Enoch fut enlevé pour ne point passer par la mort» et dans l'Epître de St Jude (1,14) l'apôtre prétend «qu'Enoch le septième depuis Adam a prophétisé contre les impies ».

C'est évidemment le personnage du chapitre V de la Genèse, celui de la septième génération après Adam qui est pris en considération et reconnu par le Nouveau Testament. Son élévation miraculeuse au ciel sera un thème qui, bien qu'ignoré de St Jean et de St Mathieu se trouve signalé par St Marc et St Luc, ce dernier situant même avec précision le phénomène de l'ascension du Christ 40 jours après Pâques dans les Actes des Apôtres (I, 3, 9 et 11).

Inspiré par la légende d'Enoch, rédacteur d'Evangile, auteur présumé des Actes et médecin, St Luc est-il le bienfaiteur à qui nous devrions la transmission du fait miraculeux et en même temps la célébration de la fête avec prescription du repos.

LE LIVRE D'ENOCH

D'aucuns pensent que nous devons à Enoch le plus vieux livre du monde. Le livre d'Enoch était bien en effet un ouvrage que lisaient les premiers chrétiens. Il appartient au genre apocalyptique, contient des visions et des paraboles relatives à la fin du monde et fait allusion à des anges descendus sur la Terre.

Considéré comme apocryphe on a le loisir d'interpréter ce mot, à la fois dans son sens littéral dérivé du grec (apokykos) caché, tenu secret, et dans son sens d'emploi courant où il qualifie un texte faussement attribué à un auteur. Anatole FRANCE écrit par exemple «ce qui nous a été conservé du livre d'Enoch est visiblement apocryphe ».

Nous devons bien convenir que rien n'est certain en ce qui concerne l'auteur et la date de rédaction de cet ouvrage qui s'étend en 82 chapitres sur la Genèse.

Est-il antérieur à la Bible et peut-il se revendiquer comme e premier manuscrit du monde ? C'est vrai que le Zohar ou livre des splendeurs, Bible des Cabalistes fait plusieurs fois mention du Livre d'Enoch.

N'est-il qu'une compilation dont les parties les plus anciennes dateraient de 2 siècles avant J.C. tandis que les plus récentes seraient contemporaines de l'ère chrétienne ?

Aurait-il été écrit seulement au début du règne d'Hérodote le Grand, c'est-à-dire environ 40 ans avant J.C. ? Il est très difficile de trancher.

Quoi qu'il en soit il est certain que l'ouvrage était connu et lu par les premiers chrétiens. Il a même été admis comme authentique et considéré comme canonique par l'Eglise primitive jusqu'au 4e siècle. Tertullien, apologiste chrétien, le cite d'ailleurs dans ses ouvrages au début du 3e siècle. Tertullien, carthaginois converti au christianisme, devenu prêtre vers la quarantaine, a quelquefois sympathisé avec l'hérésie (Notre T... Ill... F... P. GUERIN, G... Orat... du G... C... a consacré au personnage dans son allocution à l'issue du Grand Conseil d'Automne 5989, un passage intéressant qu'on peut lire dans le Bulletin n0 112).

Ecarté par l'Eglise à la suite du Concile de Laodicée (366) qui fit défense de parler des anges et des hiérarchies divines, pratiquement condamné, le livre fut abandonné et oublié pendant des siècles. On le croyait perdu ou disparu à jamais. Miraculeusement en 1769, Jacques Bruce retrouva en Abyssinie trois exemplaires manuscrits qui en contenaient une traduction éthiopienne ! Deux copies existent en Angleterre et une à Paris. Ainsi après 14 siècles d'oubli, Jacques Bruce, grand voyageur écossais, descendant plus ou moins authentique par les femmes, des Anciens Rois d'Ecosse, découvre, rapporte et fait connaître le Livre d'Enoch ou tout au moins une copie découverte quelque part en Abyssinie parcourue de 1768 à 1772 par cet intrépide explorateur à la recherche des sources du Nil Bleu.

L'événement est extraordinaire. La réapparition subite des manuscrits du Livre d'Enoch à l'époque des lumières les soumet à l'examen et relance une affaire et un débat que l'on avait oubliés depuis longtemps et considérés comme éteints. Depuis, des thèses nombreuses, contradictoires et même parfois des hypothèses où l'imagination se donne libre cours, s'affrontent sur le sujet.

Peut-il en être autrement, si l'auteur prétendu du livre, n'avait pas eu en le rédigeant d'autre intention que d'en faire un ouvrage secret et symbolique destiné aux seuls initiés ?

LE TEMPLE

Ceux qui désirent être initiés dans la F... M... doivent franchir le Seuil d'un Temple dont le décor et là disposition sont imités du Temple de Salomon. La construction et l'agencement de ce Temple sont évoqués au Chapitre 7 du Livre 1 des Rois.

En réalité les Juifs n'ont eu qu'un seul Temple, celui de Jérusalem qui s'élevait sur le mont Moriah. Ce sanctuaire dont il reste à peine quelques soubassements est assez bien connu par des descriptions nombreuses et précises. Des touilles et des études sont toujours en cours sur son emplacement.

Construit sous le règne du Roi Salomon - dont il porte le nom - probablement de 970 à 932 avant J.C. par des artistes phéniciens, il fut détruit par les Assyriens Chaldéens de Nabuchodonosor en 587 avant J.C.

Il fut rebâti par Zorobabel vers 536 avant J.C. Zorobabel prince de Juda de la maison de David auquel Cyrus Roi des Perses vainqueur de Babylone rendit les vases du Temple et qui ramena la première colonie juive de l'exil de Babylone à Jérusalem, est évoqué au 17e grade dans le Rituel R + C. Cette nouvelle construction fut agrandie par Hérode Premier Roi des Juifs en 18 avant J.C. et anéantie lors de la prise de Jérusalem par un consul romain de 31 ans, Titus, en 70 de notre ère.

Pendant qu'il faisait démolir le Temple, son père, l'empereur Vespasien taxait à Rome les urinoirs publics. L'histoire dit aussi que ce bouillant conquérant séduit par la beauté de Bérénice, princesse juive pourtant de onze ans son aînée, l'emmena à Rome mais renonça à l'épouser. Racine en fit une tragédie : « Adieu seigneur ! Régnez je ne vous verrai plus ». Il régna 27 mois au cours desquels eut lieu la tragique éruption du Vésuve (août 79) qui anéantit Herculanum et Pompéi.

L'histoire ne dit pas si à Jérusalem Titus avait remarqué sur l'emplacement des décombres du Temple, des vestiges plus anciens.

OBSERVATIONS

Y avait-il, antérieurement au Temple de Salomon, sur le même emplacement ou sur un emplacement très proche un autre édifice ? Question controversée

Nos Rituels de R + C assurent qu'il y avait là un ancien Temple d'Enoch et ils en situent la découverte au moment de la construction du Temple de Salomon (en creusant les fondations du Temple de Salomon on découvrit les ruines d'un ancien Temple d'Enoch).

Pour nos Rituels de Royal Arch, la découverte est au contraire postérieure, puisque : « Bien longtemps après la destruction du Temple de Salomon, trois mages découvrirent un hypogée en explorant les ruines». Il est aussi précisé ; «que ce n'est pas Salomon qui' fit creuser cet hypogée, pas plus qu'il n'y plaça la Pierre d'Agate», mais que l'auteur de tout cela est bien Enoch et que ce même Enoch avait lui-même gravé le mot ineffable.

S'ils diffèrent donc sur la date de la découverte, 970 avant J.C. ou bien après 587 avant J.C., nos textes concordent pour avancer l'hypothèse de l'existence d'un Temple ou tout au moins d'un hypogée, antérieurement au Temple de Salomon.

Des découvertes archéologiques récentes (fin 1987) faites par une universitaire israélienne qui avait mis à jour des fragments de maçonnerie de style phénicien, antérieurs à l'exil des Hébreux (soit 585-540 avant J.C.) ont relancé entre spécialistes un débat sur l'origine des vestiges qu'on peut trouver sur ce chantier de Jérusalem.

A ce jour, et en l'état actuel des recherches, il est impossible de les relier avec certitude directement au Temple de Salomon ou à tout autre édifice. Le mystère demeure.

Les événements rapportés par nos Rituels ne peuvent être en conséquence, ni confirmés, ni démentis. Aussi il n'est pas interdit de croire... ou de rêver que nos légendes, par on ne sait quelle part d'imagination ou de science intuitive apportent dans le mystère de ce lointain passé une lueur particulière qui fait entrevoir ce que fut une possible réalité à jamais disparue.

A ces réflexions relatives au Temple d'Enoch, il y a lieu d'ajouter les observations qui concernent l'apparition du personnage dans nos Rituels. Dans les ouvrages examinés par la deuxième commission de Sources Si, celui daté de 1804, traduit de l'anglais, fait une large part à la légende d'Enoch, ceux du même grade de Royal Arch datés de 1773 semblent n'y faire aucune allusion.

Doit-on penser que le retour de Bruce en Europe en 1772-73, la réapparition après 14 siècles d'oubli et la diffusion du contenu des manuscrits du Livre d'Enoch ont été les motifs, les éléments et finalement les raisons essentielles et déterminantes de l'introduction de la légende d'Enoch dans les Rituels maçonniques dès le début du 19e siècle ?

Enoch, personnage de l'Ancien et du Nouveau Testament, retrouvé au 18e siècle, par un livre qui lui est attribué, remis au goût du jour par un Ecossais revendiquant une filiation avec les Rois d'Ecosse, protecteur de la F... M... jacobite, source possible sinon probable du Rite Ecossais, a-t-il été le mythe présentant toutes les qualités requises pour constituer le pivot d'une légende qu'on pouvait aisément inclure dans le symbolisme maçonnique.

Dans ce symbolisme, la légende d'Hiram apparue quelque part en Angleterre ou en Irlande vers le milieu du 18e siècle, rapidement intégrée et absorbée par le grade de Maître, a engendré finalement toute la série des Hauts Grades. A l'imitation du psychodrame qui en fut tiré et qui nourrissait les Rituels des Loges symboliques, les grades de vengeances étaient créés pour introduire une suite au meurtre d'Hiram qui ne pouvait rester impuni.

Il est possible alors qu'ait été ressenti la nécessité d'une autre légende particulière aux Hauts Grades pour servir d'introduction aux Grades Chevaleresques. Celle d'Enoch retrouvée n'était-elle pas l'occasion opportune ? Son origine biblique et sa nature plaidaient en sa faveur. Un Temple dédié au mystérieux Enoch n'était-il pas un symbole idéal ?

Le personnage aussi apparaissait comme le centre d'un rayonnement éclairant de multiples traditions et le commencement d'une longue marche de l'humanité. Certes, dans la multiplicité des figures de l'Ancien Testament, le choix s'est porté, non pas sur Enoch fils de Caïn, mais sur Enoch le patriarche, fils de Jared, père de Mathusalem et arrière grand-père de Noé. Personnage antédiluvien, son existence antérieure à la civilisation hébraïque laissant le champ libre à l'imagination des adeptes de l'ésotérisme.

On voudra bien convenir que ce qu'apporte d'intéressant Enoch est surtout p fait de sa mort. Pour la première fois dans l'histoire du monde on voit apparaître une conception de la vie après la mort. En effet tout comme Elie prophète de l'Ancien Testament enlevé au ciel dans un char de feu (les Rois), Enoch a été transporté directement au ciel (Genèse v), sans passer par le Shéol, c'est-à-dire l'équivalent sémitique de la conception de Hadès Dieu des Enfers dans la mythologie grecque.

Le même personnage sera plus tard repris - pour ne pas dire récupéré - en s'infiltrant dans les manuscrits musulmans, notamment ceux attribués au prophète Edriss, nom qui signifie Enoch en arabe. Et l'identification est perceptible quand il est dit qu'il fut le premier à qui l'écriture fut révélée et qu'il tut l'inventeur de l'astronomie et des mathématiques.

Aussi bien avant le Roi David qui l'avait projeté, bien avant le Roi Salomon qui l'a édifié, un autre Temple aurait existé, au même emplacement et c'est Enoch qui l'aurait bâti.

C'est par cette entreprise et par cette entremise qu'Enoch entre dans nos légendes où nous le considérons au fil de notre imaginaire et tour à tour, comme le bâtisseur du plus ancien Temple du Monde, comme le premier maître ascensionné, comme le graveur du nom Ineffable sur la Pierre d'Agate, et que nous l'admettons enfin dans nos Rituels du Rite Ecossais Ancien et Accepté comme le premier Initié du Monde.

Il méritait bien l'essai d'un propos afin de le mieux connaître. L'approche ne va pas sans difficulté de toutes sortes et n'est certainement pas exempte d'inexactitudes ou d'erreurs. Mais elle répond à une nécessité et à une exigence qu'on peut formuler en reprenant deux idées majeures puisées dans les dernières études publiées des Travaux de Sources.

La première affirme que nos rites s'explicitent par des mythes que celui de la découverte du Temple d'Enoch en est un et qu'il nous invite à faire partir de nous la force de nos commencements, à la chercher non pas derrière nous mais en avant de nous.

La deuxième idée confirme que : si au 13e grade, Enoch est présenté comme le premier Initié initiant dont nous sommes les fils spirituels, c'est que la quête de la spiritualité apparaît comme étant vraiment l'exigence centrale des Hauts Grades maçonniques.

Notre Espérance de Chevalier R + C sera d'avoir au moins partiellement, par ce propos, satisfait à cette exigence.

 

On doit exiger que je cherche la vérité et non que je la trouve.

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