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Hauts Grades

Les 3 conférences du degré de l'Arche Royale Domatique

17 Juin 2012 , Rédigé par Rituel de l'Arche Royale Domatique Publié dans #histoire de la FM

 

                          Conférence Historique.

                          Comp. il y a trois époques dans l’histoire  de la Franc-Maçonnerie qui méritent plus particulièrement de retenir votre attention. Ce sont: celle de la création de la PREMI7RE Loge ou Loge Sainte, celle de la Seconde Loge ou Loge Sacrée et celle de la troisième Loge ou Grande Loge Royale. La Première Loge ou Loge Sainte fut créer en l’A.L. 2515, deux ans après la délivrance des enfants d’Israël de leur esclavage en Egypte, par Moïse, Oholiab et Betsabel, en un lieu Sacré,au pied du Mont Horeb dans le désert du Sinaï. Ce fut là que les enfants d’Israël plantèrent leurs tentes et se réunir afin d’offrir leurs louanges et leurs remerciement au Très Haut pour la façon remarquable dont il les avait délivrés des Egyptiens. Ce fut là, également, qu’à une époque plus reculée, il avait plu au Très Haut de Se Reveler à son fidèle serviteur Moïse, de le designer d’une part comme le Grand Ambassadeur de Sa Colère contre Pharaon et so peuple, d’autre part comme messager de délivrance et de salut à l’égard de la Maison de Jacob. C’est là aussi qu’eut lieu la révélation du Tabernacle et de l’Arche d’Alliance, objets d’une forme et d’un modèle mystérieux. C’est là encore que furent gravée de la main du Très Haut les Tables de la Sainte Loi avec leurs commandements si sublimes et complets des devoirs moraux et religieux. C’est là enfin que furent dictées par Sa Sagesse infaillible ces Constitutions civile et religieuse aux formes particulières qui, en séparant son peuple élu de toutes les autres nations, consacra Israël comme un vase d’élection pour Son Service. Pour ces raisons, on appela cette Loge: Première Loge ou Loge Sainte. S.....n R.i d’I....l, H...m R.i de T.r, et H...m A.i, présidèrent la Deuxième Loge ou Loge Sacrée qui fut créée en l’A.L. 2992 au sein de la Montagne Sainte de Moriah, au centre même du terrain où le sanctuaire solennel du Sanhédrin fut élevé plus tard. En ce lieu Sacré, Abraham avait prouvé sa foi intuitive en ne refusant pas d’offrir son fils bien-aimé Isaac en holocauste sur l’Autel de Son Dieu, alors qu’il plût au Tout Puissant de lui substituer une victime moins chère. Là sur l’aire d’Aravna, le Jébusien, David offrit le sacrifice médiateur grâce auquel la peste fut enrayée. C’est là aussi qu’il eut une vision où lui furent révélés les plans de ce magnifique Temple construit plus tard par son illustre fils, celui de qui Dieu avait dit: « Ce sera lui qui bâtira une maison à mon Nom et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume ». Pour ces raisons, on appela cette Loge: Seconde Loge ou Loge Sacrée. La Troisième Loge ou Grande Loge Royale se tînt à Jérusalem et fut créée en l’A.L. 3469, par Z. Prince du peuple, A. Le Prophète, et J. fils de Jotsadak, le Grand Prêtre peu après le retour des enfants d’Israël de leur captivité à Babylone. C’est à cette date que la ligné royale de David et la tribu princière de Juda, en la personne de Z., recouvrèrent le pouvoir royal dont les vestiges ne s’effacèrent qu’après la destruction de Jérusalem par les Romains, sous les ordres de Titus, dans la 70ème année de l’ère actuelle. C’est pour commémorer cette restauration qu’on appela cette Loge: Troisième Loge ou Grade Loge Royale et c’est à ses nobles origines que se réfère notre Chapitre. En effet, nous reconnaissons que tout Chapitre de l’Arche Royale régulier, dûment assemblé et convenablement consacré, représente le Grand Chapitre de la Sainte Arche Royale de Jérusalem. Les trois Principaux représentent Z., A., et J. Dont ils portent les noms. Les deux scribes représentent Esdras et Néhémie, lecteurs et commentateurs de la Sainte Loi et membres du Grand Sanhédrin. Vous même représentez les Séjournants qui, en récompense de leur zèle et de leur fidélité qui les amenèrent à découvrir des secrets de l’Arche Royale si longtemps perdus, furent admis à prendre place parmi les Princes et les Chefs du Peuple, représentés ici par tous les autres Compagnons.

                          Conférence Symbolique

                          Comp., la disposition, les symboles et les ornements de la Maçonnerie de l’Arche Royale, ainsi que les rites et les cérémonie que nous pratiquons à l’heure actuelle, furent adopter par nos prédécesseurs lors de la construction du Second Temple. Ils le furent, aussi bien pour nous remémorer les voies providentielles grâce auxquelles ces anciens secrets furent retrouvés, que pour graver dans nos coeurs ces hautes leçons de morale que nous sommes tenus de mettre en pratique en tant que membres de ce Suprême Degré. La forme d’un Chapitre de l’Arche Royale, lorsqu’il est convenablement aménagé, se rapproche, autant que les circonstances le permettent, de celle de l’Arche Caténiforme. Ainsi conservons nous présente à la mémoire l’image du caveau voûté dans lequel le Mot Sacré fut déposé, tandis que la structure impénétrable de cette Arche, la plus solide des constructions architecturales, nous enseigne la nécessité de sauvegarder nos mystères de la profanation par la discrétion la plus inviolable. Elle symbolise aussi avec force cette adhésion indéfectible à l’ordre social et à l’esprit d’union fraternelle qui ont assuré la force et la continuité de tout l’édifice maçonnique, lui permettant ainsi de survivre à la ruine des plus grand empires et à la puissance destructrice du temps. Et, de même que les éléments constituant l’Arche Caténiforme convergent naturellement vers le centre ou clef de voute qui resserre et maintient l’ensemble de la construction, de même, apprenons-nous à considérer avec respect toute autorité civile ou maçonnique légalement constituée et à nous y soumettre de bonne grâce. Les trois Principaux du Chapitre représentent la clef de voute de l’Arche car, s’il fallut arracher cette clef de voute pour retrouver les secrets de l’Arche Royale, il faut également passer par les trois chaires pour acquerir une connaissance parfaite de ce Suprême Degré. Dans la maçonnerie de l’Arche Royale, nous reconnaissons six lumières: trois secondaires et trois principales. Les trois lumières secondaires représentent la Lumière de la Loi et des Prophètes, et leur nombre fait allusion aux ordonnances patriarcales, mosaïques et prophétique. Les trois lumières principales représentent le Mot Sacré lui même et symbolise les pouvoir créateurs, protecteur et destructeur de la Divinité. Ces lumières sont disposées en forme de triangle équilatéral et chacune des lumières secondaires se trouve au milieu des lignes formées par les lumières principales. Le plus grand triangle est ainsi divisé géométriquement en trois triangles plus petits à ses extrémités et un quatrième au centre. Tous les quatre sont égaux et équilatéraux. Cette disposition symbolique correspond au mystérieux triple Tau qui comporte deux angles droits à chacune de ses extrémités et deux autres au centre, soit en tout huit angles droits. Ces huit angles droits correspondent à l’ensemble des angles formés par les quatre triangles, puisque la somme des angles de tout triangle est égale à deux angles droits. Cela permet aussi d’expliquer le bijou porter par les Coma. Dont les intersections forment un certain nombre d’angles. On peut en faire cinq combinaisons différentes et, si on les ramène à leur valeur en angles droits on s’aperçoit qu’elles  correspondent aux angles  contenu sur la surface des cinq corps platoniciens représentant les quatre éléments et la sphère de l’Univers. L’écharpe portée par les Comp. est un emblème sacré symbolisant la lumière car elle est composée de deux des principales couleurs dont les voiles du Temple et du Tabernacle étaient tissés. Ce caractère sacré est encore démontré par le dessin irradié qui a toujours été considéré comme l’emblème de la dignité royale et du pouvoir. Les insignes figurant sur les bannières que portent les Comp. sont les armoiries distinctives des douze tribus d’Israël. Elles font allusion à la bénédiction prophétique du Patriarche Jacob, à ses 12 fils après qu’il les eut réunis à cet effet, peu de temps avant sa mort, ainsi qu’il est écrit au 49ème Chapitre du Livre de la Genèse. Il est fait également ment ion des Tribus au  Second Chapitre du livre des Nombres. Les quatre bannières principales représentent les étendards de tête des quatre divisions de l’armée d’Israël; elles portaient comme emblème un homme, un lion, un boeuf et un aigle. Un homme pour personnifier l’intelligence et la compréhension, un lion pour représenter la force et la  puissance, un boeuf pour exprimer la patience et l’assiduité, un aigle pour indiquer la promptitude et la rapidité avec lesquelles les volontés et les désirs du Grand JE SUIS sont toujours exécutées. Les attributs des sceptres dénotent les dignités Royale, Prophétique et Sacerdotale, qui ont toujours été et doivent toujours être conférées d’une manière spéciale comportant la communication de secrets particuliers. Le V.S.L., l’E. et le C. sont les emblèmes propres aux trois Grands Maîtres qui présidèrent à la construction du Premier Temple. Le V.S.L. représente la Sagesse du R.i S.....n, l’E la force de H...m R.i de T.r et le compas l’habileté raffinée de H...m A.i. Le maçon vraiment spéculatif les considérera toujours cependant comme les véritables symboles de la Sagesse, de la Vérité et de Justice du Très Haut. La Sagesse du Très Haut est amplement démontrer dans le V.S.L. qui nous apporte le témoignage de Sa Toute Puissance et nous révèle Sa Volonté. La Vérité du Très Haut est représenté à juste titre par l’E qui est le symbole reconnu de la force et le critère de la perfection. Sa Justice infaillible et impartiale, ‑qui a défini pour notre instruction les limites du bien et du mal et assigné à chacun de nous la part qui lui revient de félicité et de peine‑, est démontrée clairement par le C. instrument  qui nous permet de mesurer et de déterminer les limites de toutes les figures géométrique et, ainsi, d’avoir une idée de leur rapport ou de leur égalité avec un modèle donné. Le glaive et la truelle furent adoptés par les Maçon de l’Arche Royale pour commémorer la vaillance de ces hommes valeureux qui participèrent à la construction du Second Temple et qui, la truelle à la main et le glaive au coté, étaient toujours prêt à défendre la Cité et le Sanctuaire Sacré contre les attaques non provoquées de leurs ennemis. Il ont ainsi légué aux générations futures une leçon impressionnante en montrant qu’une résistance virile et déterminée à la violence arbitraire est le premier des devoirs sociaux après l’obéissance absolue à l’autorité légalement constituée La pioche, le levier et la pelle sont les outils qu’utilisèrent les Séjournants chargés de préparer le terrain pur les fondations du Second Temple: la pioche pour défoncer le sol, le levier pour prendre des appuis et la pelle pour enlever le gravois et rejeter la terre. La signification spirituelle que nous donnons à ces outils est la suivante: Le coup de pioche nous fait penser au son de la trompette du jugement dernier, alors que le sol tremblera, s’ouvrira et que les tombes libéreront leurs morts. Le levier, emblème de la droiture, représente l’attitude de notre corps lorsqu’il se dressera en ce jour redoutable pour se présenter devant son juge terrible mais clément. Le travail de la pelle nous dépeint bien la position du corps couché dans la tombe et nous, nous espérons avec une humble mais sainte confiance, qu’après nous être défait de notre dépouille terrestre, notre âme s’élèvera vers la vie immortelle et l’éternelle béatitude.

                          Conférence Mystique.

                          Comp., l’instruction mystique de ce Suprême Degré comprend la démonstration et l’explication des s....s Sacrés, la nature et la signification des m..s Sacrés ainsi que le cérémonial traditionnel que nous devons observer pour échanger et communiquer nos secrets. Comp., l’instruction mystique de ce Suprême Degré comprend la démonstration et l’explication des signes Sacrés, la nature et la signification des mots Sacrés ainsi que le cérémonial traditionnel que nous devons observer pour échanger et communiquer nos secrets. Dans la Maçonnerie de l’A.R. nous reconnaissons cinq signes, nombre correspondant aux 5 points parfaits enseignés aux M.M. Alors que ces derniers indiquent les devoirs que nous nous devons mutuellement les uns les autres, les signes de l’A.R. portent la marque particulière de notre dépendance à l’égard du Très Haut, comme des créatures qui ont offensé Sa Volonté et Son Pouvoir Tout Puissant, mais qui demeurent cependant les enfants adoptifs de Sa Clémence. Je vais maintenant exécuter ces signes et vous, Comp. nouvellement exalté, levez-vous et imitez-moi. Ceci est le signe pénal,(*) le seul signe en FM qui se fasse entièrement de la main gauche. Ceci est le signe de respect ou signe d’appel (*) que vous devez toujours faire en entrant dans le Chapitre et en en sortant. (il est toujours dirigé vers l’autel). Ceci est le signe de pénitence ou de supplication (*) Ceci est le signe monitorial (*) Ceci est le signe de confiance (*)Veuillez maintenant vous asseoir et je vous donnerai l’explication complète de ces signes. (il descend de l’estrade après avoir confié son sceptre à Josué) Le signe pénal,(*) rappelle le châtiment indiqué dans notre obligation et fait allusion à la chute d’Adam, ainsi qu’au terrible châtiment qui en découla pour sa coupable postérité, c’est-à-dire rien moins que la mort. L’acte lui-même (*) donne à entendre que les orgueilleux et les rebelles seront retranchés du séjour des vivants par le jugement de Dieu, comme la tête des coupables est tranchée par la justice des hommes (*). Pour conjurer cette destinée fatale le signe de respect ou signe d’appel nous enseigne à nous soumettre (*1ère partie du signe) avec humilité et résignation aux châtiments infligés par la Main du Tout Puissant et, en même temps, à graver Ses Lois dans nos coeurs (il achève le signe). C’est dans cette attitude expressive que le Père du Genre Humain se présenta devant le Très Haut pour s’entendre notifier Sa sentence, juste bien que terrible. Ce signe fut ensuite adopté par notre GM Moïse qui, lorsque le Seigneur lui apparut dans le buisson ardent, au pied du Mont Horeb, dans le désert de Sinaï, voila ainsi (*) ses yeux devant l’éclat de la Divine présence et plaça sa main sur son coeur (*) en gage d’obéissance. Ce signe lui fut, par la suite, compté comme un témoignage de droiture. Le signe de respect ou signe d’appel peut être considéré à juste titre comme l’origine du signe de pénitence ou de supplication (*) car il indique vraiment cette disposition du coeur et de l’esprit sans laquelle nos prières et nos louanges ne peuvent parvenir jusqu’au trône de la Grâce. Comment une créature faible et faillible, issue du limon de la terre, pourrait-elle se présenter devant Lui, sinon à genoux et les mains tendues vers le Ciel, en signe d’humilité et de contrition? C’est ainsi qu’Adam s’agenouilla devant Dieu (*) et rendit grâce à Son Créateur. Ainsi s’inclina-t-il également (*), terrifié et contrit, devant la face de son Juge offensé pour détourner Sa colère et se concilier Sa clémence. Il a transmis pour toujours à sa postérité coupable cette manifestation extérieure d’humilité et de contrition. Le signe monitorial (*) nous rappelle la faiblesse de la nature humaine, incapable de résister à la puissance des ténèbres, à moins d’être aidée par cette Lumière (>VSL) qui vient d’En Haut. Par cette position sans défense, nous reconnaissons toute notre faiblesse. Nous avouons aussi que nous ne pouvons rien faire de bien ou d’acceptable sans Celui de qui procèdent tous les bons conseils et toutes les bonnes actions, de même que nous serions toujours demeurés à Ses yeux des serviteurs indignes si nous n’avions bénéficié de Sa Grâce divine et bienfaisante. C’est pourquoi, en reprenant l’exemple donné par nos Saints Ancêtres les prêtres expiateurs, nous faisons le signe de confiance (*), pour montrer que nous voudrions nous prosterner la face dans la poussière, afin de manifester notre foi et notre soumission. C’est ainsi que nous devons nous livrer à la miséricorde de notre Divin Créateur et Juge, en attendant avec une humble mais sainte confiance, la réalisation de Ses divines promesses qui, seules, peuvent nous donner l’espoir de passer sous l’Arche de la rédemption pour être admis dans ce séjour de béatitude et de gloire éternelles, en présence de Celui qui est le grand JE SUIS, l’Alpha et l’Omega, le Commencement et la Fin, le Premier et le Dernier. (le TEZ reprend son sceptre, et se place devant l’autel, face à l’Occident, tandis que le DC reprend le coussin) Pour la construction du T. du R.Salomon on employa un grand nombre de Maçons et l’on retrouva leurs noms ou leurs marques, gravés dans les différentes parties de l’édifice, mais on ne retrouva nulle part les noms des 3 grands maîtres qui y présidèrent, jusqu’au moment où les séjournants qui furent envoyés pour préparer le terrain en vue des fondations du Second Temple les découvrirent sous l’Arche Royale. Au centre du caveau se dressait un bloc de marbre blanc, un double cube taillé comme l’Autel des Parfums, et une plaque d’or- le blanc étant l’emblème de l’innocence et l’or celui de la pureté. (le TEZ se déplace vers le Nord et montre avec son sceptre) Sur le devant étaient gravées les initiales des 3 GM qui présidèrent à la construction du 1er Temple, c’est-à-dire: S. roi d’Israël, H. roi de Tyr et H.A. Elles étaient aussi bien destinées à perpétuer leurs noms qu’à rappeler les voies et les moyens d’exécution de cette construction. Il y avait également le triple Tau, qui était une marque ou un caractère que l’on apposait sur les convocations des Maçons de l’A.R., lorsqu’elles revêtaient une importance exceptionnelle. Le Tau vient de l’Hébreu, et c’est de cette marque ou de ce signe dont parle l’Ange dans la vision d’Ezéchiel, quand il dit à l’homme qui porte l’écritoire :  «Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent » (Ezéchiel, XI, verset 4). Cette marque leur évita d’être du nombre de ceux que la grande colère du Très Haut fit périr pour leur idolâtrie. Dans les temps anciens, on marquait ainsi, comme preuve de leur innocence, ceux qui avaient été acquittés par leurs juges. Les chefs militaires faisaient également marquer de la même manière, sur le front, ceux de leurs hommes qui revenaient sains et saufs du champ de bataille pour indiquer qu’ils étaient parfaitement indemnes. Pour ces différentes raisons, le Tau a toujours été considéré comme une marque ou un symbole de la vie. L’union des Taus fait allusion à la Divinité qui transforma le chaos des ténèbres, horrible et sans forme, en un monde paisible et ordonné. (le TEZ retourne à l’O. et les Séj. amènent le candidat au Sud de l’Autel) Il y a sur cette plaque d’or un cercle et un triangle. Ces figures géométriques ont toujours été choisies pour représenter la Divinité ou quelque attribut divin. Le cercle est le symbole de l’éternité car il n’a ni commencement ni fin et il peut, avec juste raison, être considéré comme une image de Dieu, sans commencement et sans fin dans le temps. En outre, il nous rappelle sans cesse ce grand avenir où nous espérons jouir d’une vie et d’une béatitude éternelles. Le mot qui figure sur le cercle est Jéhovah, nom grandiose, terrible, redoutable, incompréhensible du Très Haut. Il signifie: Je suis Celui que je suis, l’Alpha et l’Oméga, le Commencement et la Fin, le Premier et le Dernier, Celui qui fut, et sera, le Tout Puissant. C’est le nom de Dieu, présent, futur, éternel, invariable et parfait, qui seul n’existe qu’en Lui et par Lui et donne la vie à tous les autres. Il est ce qu’Il était, Il était ce qu’Il est et Il restera à la fois ce qu’Il était et ce qu’Il est, d’éternité en éternité. Toutes les créatures dépendent de Sa Volonté et de Sa Toute Puissance. Dans l’antiquité, les appellations de Dieu et les symboles de la Divinité étaient toujours entourés de triangles. Au temps de Pythagore, le triangle était considéré comme le plus sacré des symboles et, quand une obligation particulièrement importante était prise, elle l’était invariablement sur le triangle. Prise dans ces conditions, on n’a pas connaissance qu’elle ait été jamais violée. Les Egyptiens le désignaient sous le terme de nombre sacré ou nombre de perfection et, telle était la haute estime que les anciens avaient pour lui, qu’il devint chez eux un objet d’adoration. Ils lui donnèrent le nom sacré de Dieu, affirmant qu’il représentait les règnes animal, végétal et minéral. Ils l’appelaient aussi Araboth, ce qui signifie: Ame de la Nature. Ce Delta sacré est habituellement entouré d’un carré ou d’un cercle, pour exprimer son influence vivifiante dont les effets s’étendent à toute la création. Pour ces raisons, il a toujours été considéré comme le Grand Tout ou le Summum Bonum (Le Sommet de la Perfection). Le mot qui figure sur le triangle est ce nom sacré et mystérieux que vous vous êtes engagé solennellement à ne jamais prononcer, sauf en présence et avec le concours d’au moins deux Comp. de l’A.R., ou au sein d’un Chapitre de l’A.R. régulièrement constitué, alors que vous y siègerez comme 1er Principal. C’est un nom composé qui, dans son ensemble, forme le mot Jabulon. Il appartient à 4 langues: le Chaldéen, l’Hébreu, le Syriaque et l’Egyptien. JA est le nom chaldéen de Dieu et signifie: « Son Essence et Sa Majesté incompréhensibles ». C’est aussi un mot hébreu qui signifie: « Je suis et Je serai », exprimant ainsi l’existence présente, future et éternelle du Très Haut. BUL est un mot syriaque signifiant: « Seigneur » ou « Tout Puissant ». C’est lui-même un mot composé, formé de la préposition, qui veut dire: « dans » ou « sur », et de UL: « aux Cieux » ou « En Haut ». Le sens du mot est donc: « Seigneur en Haut des Cieux ». ON est un mot égyptien qui signifie: « Père de tous », exprimant par là l’omnipotence du Père de tous, comme dans cette prière bien connue: «Notre Père qui es aux Cieux ». Les différentes significations de ces mots peuvent être ainsi réunies: «Je suis et Je serai, Seigneur en Haut des Cieux, Père de Tous, dans les temps et dans tous les pays¸ adoré par les Saints, les gentils et les Sages, JEHOVAH, Jupiter ou le Seigneur ». Les caractères placés aux angles du triangle présentent une importance exceptionnelle. Peu importe par lequel commencent leurs différentes combinaisons, car chacune se rapporte à la Divinité ou à un attribut divin. Ce sont: l’Aleph, le Beth et le Lamed des Hébreux, qui correspondent aux lettres A, B et L de notre alphabet. Prenons le A et le B, ils forment le AB qui veut dire: Père. Prenons le B, le A et le L,  ils forment BAL qui veut dire: Seigneur. Prenons le A et le L, ils forment le AL qui veut dire: Verbe. Prenons le L, le A et le B, ils forment LAB qui veut dire: Coeur ou Esprit. Prenons chacune de ces combinaisons avec le tout et nous aurons: AB BAL Seigneur le Père, AL BAL    Seigneur le Verbe, LAB BAL Seigneur l’Esprit. Telle est, Compagnon nouvellement exalté, la meilleure explication que je puisse vous donner de ces mots et de ces caractères sacrés. Elle prouve que l’A.R. est l’Apogée de la FM et qu’elle est intimement mêlée à tout ce qui sera le plus à notre portée et aura le plus de prix pour nous dans notre existence future. Dans tout le cours de cette explication, les questions divines et humaines sont constamment liées avec insistance. Partout, et dans les moindres détails de ses mystères ineffables, l’A.R. enseigne la vertu, se consacre à la Gloire de Dieu et tend au bonheur éternel de l’humanité. Il suffit de dire qu’elle a pour base le nom sacré de JEHOVAH qui fut de tous les temps, qui est toujours et qui restera l’Unique et le même pour l’Eternité, l’Etre qui existe nécessairement en Lui et par Lui, dans toute Sa perfection, l’Essence de lui-même. Compagnon, je vous en conjure, si jamais vous étiez sur le point de prononcer ce nom sacré et mystérieux, à la légère ou sans le respect qui lui est dû...Arrêtez-vous. Mettez votre doigt sur vos lèvres et souvenez-vous du châtiment indiqué dans votre obligation (*). Ce Suprême degré insuffle à ses membres la plus haute conception de Dieu. Il conduit à la pratique de la piété la plus pure et la plus fervente. Il tend à la vénération de JEHOVAH, Celui qu’on ne peut comprendre, le Maître Eternel de l’Univers, le germe originel de la vie et la source de tous les principes, Celui de qui jaillissent toutes les vertus.

 

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