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Hauts Grades

Les Deux Colonnes

29 Avril 2013 , Rédigé par C\ T\ Publié dans #Planches

Il y a cela un peu plus d'un an, alors apprenti, je vous présentais un travail pour passer au grade de compagnon. Une année de silence, à l'écoute de mes frères, pour découvrir le travail en Loge et les grands principes qui fondent notre Ordre.

Une année d'échanges, où j'ai appris beau­coup en acceptant les règles multi-centenaires que nos anciens ont forgées tout au long de leurs rencontres.

Il est toujours agréable de revenir sur ces moments passés dans les ateliers sur la colonne du Nord, où la chaleur humaine le dispute à la franche amitié !

Ayant obtenu le grade de compagnon, j'ai tout d'abord changé de place dans le Temple. Je me suis retrouvé sur la colonne du Midi, sous le regard attentif du Premier Surveillant, place que je m'honore d'occuper à chaque tenue.

Ainsi, au fil des mois, de réunions en agapes fraternelles, de conversations chaleureuses en travaux importants je n'ai cessé de tailler la Pierre Brute, afin d'améliorer mes connaissances pour mieux comprendre le monde et faire triompher mes idéaux.

Apprenti, Compagnon, le Temple est pour moi, l'endroit essentiel où se construit la Franc -Maçonnerie. C'est dans ce lieu que tout se façonne, c'est de ce lieu que tout se développe. En son sein tout est symbole et rappelle les étapes que nous devons fran­chir pour mieux connaître le monde et ses mystères. C'est au cours des séances que nous avons ensemble, que se découvre pro­gressivement tout ce qui le constitue.

Aujourd'hui, je vous propose d'étudier un des éléments qui forme le tableau de l'apprenti et que l'on retrouve bien sûr dans celui de compagnon, c'est-à-dire : Les deux colonnes du Temple.

Edmond GLOTON, dans la Chaîne d'Union rappelle avec concision la place qu'elles doivent occuper dans nos ateliers : "Beaucoup de nos frères pensent à tort qu'il faut pour abriter les travaux de leur atelier un local spécialement aménagé. N'importe quelle salle peut convenir, du moment que le tracé de la loge figure entre les colonnes".

Cet élément essentiel au Temple, que nous avons en perma­nence sous les yeux, provoque de nombreuses réflexions, voire des interrogations. Aussi, je me propose d'envisager tout ce qui peut, de près ou de loin, nous permettre de mieux comprendre l'intérêt que nous avons, de considérer ce sujet sous tous ces aspects.

Bien entendu, sur le plan architectural, les colonnes ne sont pas nées dans l'esprit de l'homme par hasard. En effet, il y a plu­sieurs centaines de milliers d'années, nos ancêtres vivaient dans des grottes ou des abris pour se protéger, se reposer. Dans les forêts, ils ont découvert naturellement ce que pouvait représenter un tronc d'arbre qui s'élève vers le ciel. Dans les grottes ils ont rencontré des concrétions calcaires : stalagtites et stalagmites qui ne pouvaient que les inspirer.

De là bien sûr, est née toute une symbolique, où l'imaginaire humain se développant, a conduit les hommes à modifier lente­ment leur mode de vie.

En coupant les arbres, ils ont exploité un matériau différent de ceux qu'ils avaient l'habitude d'utiliser : l'os, la pierre.

Je ne m'étendrai pas sur toutes les religions primitives qui ont vénéré l'arbre et sa forme en trois parties : les racines : la vie ; le tronc : la force ; le feuillage : l'espoir, symbolique constamment employée par les hommes jusqu'à nos jours et ce sont ces formes étranges qui décorent de nombreuses grottes, qui ont servi nos pre­miers artistes pour leur représentation du monde et de sa magie.

Déjà, nous pouvons sentir l'approche informelle qu'ont eue ces premiers hommes, du monde extérieur et du monde intérieur, à travers ces formes identiques, apparentes ou cachées, données aux profanes ou révélées aux initiés, que nous avons intellectuali­sées, stylisées, sous forme de colonnes.

Au fil des millénaires, nos ancêtres ont saisi tout l'intérêt qu'il y avait à utiliser cette forme pour construire leur habitation. Des maisons sur pilotis aux cabanes sommaires, le tronc de l'arbre a permis la sédentarisation des tribus vagabondes à la recherche de nourriture, donnant donc naissance à l'agriculture, mais aussi aux premiers villages, lieux essentiels où allaient se développer les civilisations. On retrouve à travers les fouilles archéologiques les différents procédés employés pour la construc­tion, où devaient se marier avec une grande précision deux dimensions essentielles : l'horizontale et la verticale.

Le passage à la pierre se fait tout naturellement lorsque l'homme veut donner à la construction une importance magique ou religieuse, c'est-à-dire, intégrer la dernière dimension qui nous échappe ou qui nous fuit, je veux dire : le temps.

Ainsi, les premiers édifices qui accueillent, ou permettent un culte, sont des temples, où les colonnes sont les éléments indis­pensables à sa solidité.

Lente progression de l'esprit de l'homme qui affirme sa place sur la terre, en prenant possession du sol pour organiser sa vie sociale et chercher à comprendre le monde qui l'entoure en éle­vant des temples à la gloire de forces qu'il craint ou qu'il vénère.

Ainsi, techniquement, toute construction quelle qu'elle soit, des premiers âges jusqu'à nos jours, ne peut se passer de cet ins­trument indispensable, capital qu'est la colonne !

Je ne me prive pas du plaisir de vous rappeler quelques vers de Victor Hugo, dans un de ses plus célèbres- poèmes : " endormi", tiré de la Légende des Siècles :

"Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne qui, sorti de son ventre, allait jusqu'au ciel bleu. Une race y montait comme une longue chaîne. Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu !"

A travers toutes les formes de l'art, les hommes ont mêlé à leurs oeuvres les colonnes, ou comme pièce principale, ou comme décor.

Des temples grecs ou romains aux tableaux de Piero Della Francesca, de Buren aux monuments à la gloire des ancêtres; nombreux sont les artistes qui ont rappelé ou utilisé cet élément indispensable à la construction de l'humanité. Car, bien souvent le commun des mortels a oublié la place essentielle que jouent les colonnes, pour la construction du monde, une marche vers un avenir meilleur !

Tout savoir, toute connaissance, toute découverte, se construit et ne peut se développer qu'à partir de basés solides, et c'est la colonne qui en forme le squelette, entre la base qui prend appui sur la terre ferme et le chapiteau qui en est l'extrémité. Tout nous montre que, sans elle, plus rien de concret ou de positif ne peut exister. Elle devient le symbole de la solidité que Samson, prison­nier des Philistins remit en question en écartant les colonnes de leur temple, qui, en s'effondrant offrit à son peuple la victoire.

Plus les colonnes du temple seront solides et assurées, plus difficile sera la tâche de ceux qui veulent l'ébranler: Au-delà de leur place symbolique, à l'entrée de notre demeure, face à nous, elles nous rappellent en permanence, que pour. assurer la conti­nuité de notre labeur, nous devons constamment œuvrer sans relâche à la construction d'une vie meilleure en respectant les grands principes qui sont les nôtres, socle de notre action.

Symbole de solidité bien sûr, mais symbole de vie aussi, comme l'arbre où la base en est la racine qui va puiser dans la terre des ressources nécessaires, indispensables à tout développe­ment. Le lien est très fort entre les différentes parties qui la constitue, comme l'arbre formant un tout. Ainsi, les hommes ont souvent dressé des colonnes un peu partout sur la terre, pour sym­boliser la vie et tenter de laisser l'empreinte indélébile de leur passage.

Car, au-delà de la vie qu'elle représente à travers le monde végétal, elle est aussi représentation humaine. Représentation sensuelle, la colonne est un phallus dressé comme signe de fécon­dité et de reproduction. L'homme marque en l'érigeant sa puis­sance dominatrice sur le monde dangereux qui l'entoure. Elle est là, pour signer sa présence, et que d'autres après lui, qui seront nés de sa semence, pourront contempler. C'est debout que l'homme avance dans le temps, déchirant le voile de l'obscurité qui l'entoure, il veut montrer qu'il est lui-même par sa position verticale, celui qui construit, celui sur qui tout repose.

Je reviendrai sur ce symbole très fort de l'homme dressé devant l'univers qui l'écrase.

Les deux colonnes qui signent l'entrée de notre temple sous la voûte constellée d'étoiles nous rappellent sans cesse ce que nous sommes, et ce vers quoi nous nous dirigeons.

Ce mariage magique, entre des hommes amis, des colonnes dressées, l'univers infini, doit nous inciter à la plus grande et pro­fonde méditation sur notre devenir, la place que nous occupons dans la création.

Je terminerai la dimension symbolique des colonnes en rap­pelant brièvement ce que tout à l'heure j'évoquais au niveau de la verticalité : sa base forme une équerre parfaite qui lui permet d'ailleurs de rester en place sans aucun appui extérieur.

Liant l'horizontale et la verticale, la colonne symbolise l'espace.

L'équerre qu'elle forme avec le sol, rectifie, ordonne la matière, symbolisant la droiture, le respect des lois, des règle­ments. Symbole permanent que l'on retrouve sur le tableau de l'Apprenti et du Compagnon.

Enfin, elles sont doubles, c'est-à-dire qu'elles nous incitent à réfléchir sur la dualité, donc sur le nombre deux.

A l'entrée du Temple, deux colonnes qui encadrent la porte, nous ouvrent le passage avant d'aller prendre place pour com­mencer les travaux.

A la question : "Comment avez-vous été reçu compagnon ?", notre réponse a été : en passant de la colonne du Nord à celle du Midi. La colonne J, dont la couleur est rouge, correspond au soleil et signifie la raison, dont la clarté dissipe les ombres de l'erreur. La colonne B, dont la couleur est blanche, correspond à la lune. Cela veut dire que la raison elle-même a besoin, pour

donner toute sa mesure, de sensibilité, de sentiment, d'imagina­tion. Ainsi, grâce à la discipline de la raison dont il ne doit jamais se distraire, le Compagnon peut, doit s'élever à la conception imaginative, réglée elle, de ce qui pourrait et devrait être.

Ainsi, en passant entre les deux colonnes, à l'entrée du Temple, nous franchissons une étape qui nous conduit en un lieu sacré, chargé d'histoire, de symboles. `

En effet, il faut retourner dans le passé pour saisir toute l'importance de ces colonnes qui indiquaient l'entrée du Temple de Salomon. La Bible nous le décrit. Pour y pénétrer, il fallait passer entre deux colonnes que le roi Salomon avait fait exécuter par HIRAM de Tyr, de la tribu de Nephtalli, homme sage, intelli­gent, ayant une grande connaissance d'un noble matériau qui est l'airain.

La Bible nous explique leurs mesures : dix-huit coudées de hauteur, douze de circonférence, douze à leur base ; leurs chapi­teaux cinq ! La somme de ces nombres correspond au, nombre des constellations et des signes du zodiaque. Reliées entre elles par un portique, elles donnent accès à un lieu sacré. Leur solidité grâce à l'airain devait leur permettre de résister au temps, et au déluge.

La colonne de droite fut nommée Jachin et celle, de gauche Boaz.

Le mot Jachin s'écrit en hébreu avec les lettres Iod, Caph, lod, Nun. Le mot Boaz s'écrit avec les lettres Beth, Aïn, et Zaïn. Nous retrouvons, grâce à ces lettres une autre écriture. Jakin avec un K et Booz avec deux 0. Bien sûr, ces appellations ne relèvent pas du hasard ou de l'improvisation. De nombreuses études ont été faites à leur sujet. Il n'y eut jamais de contestation sur le sens symbolique de ces deux colonnes. La première étant suffisam­ment caractérisée comme masculine par le Iod initial qui la désigne communément. Ce caractère hébraïque correspond en effet à la masculinité par excellence. Beth, la deuxième lettre de l'alphabet hébreu, est considérée, d'autre part, comme essentielle­ment féminine, car son nom signifie maison, d'où l'idée de récep­tacle, de caverne, d'utérus.

La colonne J, qui correspond au soleil est donc masculine, active. La symbolique des couleurs- exige qu'elle soit rouge. La colonne B qui correspond à la Lune est féminine, passive, donc blanche ou noire.

Ces deux symboles nous montrent bien l'antagonisme des forces qui règlent la marche de l'univers, l'antagonisme qui forme l'humanité, porte le monde dans lequel nous vivons.

Au-delà de cet affrontement, il y a une profonde et très secrète complémentarité, car, l'une et l'autre se nourrissent mutuellement, forment un tout que nous découvrons au sein du Temple, sous la voûte étoilée, en direction de l'Orient où siège le Vénérable. De ce triangle parfait reliant les trois forces essen­tielles qui portent notre action, nous siégeons de part et d'autre pour ne point rompre le lien magique qui façonne notre Ordre.

Pour faire respecter celui-ci, est placé, devant chaque colonne, un surveillant, qui, comme son nom l'indique, veille au bon déroulement des travaux des Frères placés de part et d'autre de l'entrée se faisant face en deux colonnes, correspondant à la lettre J et la lettre B.

Les deux colonnes formées par les Frères sont les bornes du monde créé et de même que les surveillants ont sous leur dépen­dance les Apprentis et les Compagnons, de même les deux colonnes correspondent aux surveillants. Derrière le premier sur­veillant se dresse la colonne B. Il doit surveiller les travaux des compagnons placés devant. C'est la colonne du Midi. Derrière le deuxième surveillant se dresse la colonne J, dont la mission est l'instruction des Apprentis. C'est la colonne du Nord.

Ces colonnes, autrefois, étaient dressées extérieurement de chaque côté de la partie principale du Temple. Elles correspon­daient aux obélisques des sanctuaires égyptiens. Elles étaient cou­vertes de hiéroglyphes ou de dessins mystérieux, que les initiés, seuls, devaient apprendre à saisir le sens.

Le salaire reçu auprès de celles-ci, n'a rien de matériel, c'est l'instruction initiatique sur laquelle veille les surveillants.

A l'image du matériau utilisé : l'airain, alliage noble de diffé­rents métaux : étain; argent, cuivre, elles représentaient l'incor­ruptibilité, l'immortalité, l'inflexible justice. Elles sont générale­ment surmontées de trois grenades ouvertes, les graines noyées dans la pulpe transparente symbolisant les Maçons unis entre eux par un idéal commun.

Les lys qui les décorent évoquent la flamme pure, fécondante qui doit briller dans chacun de nos coeurs, et nous aider tous ensemble, à faire triompher notre idéal.

Sept rangs de chaînes les entourent, placés entre les grenades et les lys. Elles ont une double valeur symbolique. Tout d'abord, elles suggèrent les liens qui emprisonnent les profanes, les main­tiennent dans l'ignorance, chaînes dont nous avons su nous libérer, qui, maintenant, deuxième symbole nous unissent définitivement.

Ainsi, elles réunissent ce que nous faisons régulièrement en nous donnant la main, pour mieux travailler ensemble : les sym­boles de fécondité, d'union.

C'est pour toutes ces raisons que les Frères qui ont fait circu­ler le tronc de la veuve et le sac aux propositions, viennent se placer, côte à côte entre les colonnes, face au Vénérable et attendent le signal pour les remettre à sa disposition.

De même, lorsque s'installe le Collège des Officiers, c'est entre celles-ci qu'ils sont acclamés par tous les Frères réunis.

Seul, le Pavé Mosaïque déplace la ligne droite qui relie l'axe médian entre les deux colonnes, et le Vénérable. Aucun Frère ne lui tourne le dos. Nous sommes là pour garantir, assurer le lien puissant, secret qui doit en permanence affirmer l'unité, la fécon­dité, et l'éternité de nos travaux. Chacun à sa place, séparé du monde profane par la porte du Temple et ses deux colonnes.

Je rappellerai brièvement que suivant le rite auquel l'on tra­vaille, la place des surveillants est inversée comme le sont les lettres J et B accrochées aux colonnes. Au-delà de ces diffé­rences, il y a le symbole attaché à la complémentarité de ces deux espaces, qui, en se faisant face forment une partie unie, labo­rieuse, disciplinée pour aider tous les Frères à travailler ensemble en s'inspirant des idées que portent en elles les deux colonnes fermant l'entrée de notre demeure et que vient achever le Vénérable Maître assis à l'Orient.

Tableau parfait de l'harmonie qui enveloppe la Loge, quand les travaux commencent. Harmonie que nous retrouvons sur le tapis de la Loge posé en son milieu sur le Pavé Mosaïque.

Symbole du tableau mystique du grade de Compagnon ou les deux colonnes reposant sur le Pavé Mosaïque sont entourées de tous les attributs qui constituent notre travail, notre but.

Au-dessus de la colonne B : le Niveau ; de la colonne J : la Perpendiculaire, reliés entre eux au milieu de celles-ci par le compas, pointes en haut, ouvert sur la lettre G aux cinq sens.

Ainsi, nombreuses sont les étapes à franchir, lorsque l'on se dirige vers l'Orient. Nombreux sont les signes qui nous guident vers plus de générosité, de perfection. Lé travail que nous avons commencé n'est jamais achevé. Mais avant qu'il soit entrepris, il faut d'abord franchir la porte sur laquelle on peut lire bien sou­vent : LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ, et passer entre les colonnes.

Comme je le rappelais au début, Edmond GLOTON résumait que, pour abriter un atelier, il suffisait que le tracé de la Loge figure entre les colonnes. Au nombre de deux, bien sûr. Deux seu­lement car elles forment ensemble deux parties d'un même tout. Elles sont face à face, en opposition, chacune représentant un symbole différent, au contenu conflictuel, donc de réflexion, somme d'équilibres réalisés ou de menaces latentes.

Ce dualisme qu'elles incarnent, sur lequel repose toute dia­lectique, tout effort, tout combat, tout mouvement, est source de progrès, de vie. Ce principe de division porte en lui le principe de multiplication, donc générateur de fécondité. Nous le retrouvons dans les différentes civilisations qui nous ont précédées, où la mort et la vie, le mal et le bien ont pris différentes formes maté­rielles, spirituelles ou intellectuelles.

Nous avons découvert le principe actif de ce dualisme dès la naissance, où notre corps est formé de deux parties, du visage jusqu'aux membres. La beauté ou la laideur, la force ou la fai­blesse, l'intelligence ou la bêtise sont les aspects différents que peut prendre l'individu, donc son équilibre.

Ainsi, lorsque les colonnes évoquent les principes de mas­culinité ou de féminité, elles rappellent en permanence notre profonde, éternelle dualité, homme et femme, ou éternelle ambi­guïté : homme ou femme, ou éternelle complémentarité : homme/femme.

De même la science, instrument de connaissance, outil salvateur contre l'ignorance, l'absurdité séparant le vrai du faux, qui s'est développée sur ces contradictions, a fait germer les plus grandes théories, sur le principe magistral de la thèse et de l'antithèse, ouvrant ainsi la porte à des solutions qui nous conduisent à mieux comprendre le monde, mieux agir pour l'avenir de l'humanité.

Les vertus conjuguées des deux éléments essentiels qui constituent la base du devenir de l'univers, forment une puissance infinie où l'espace et le temps se confondent. L'absurdité de notre vie n'a d'égal que le sens de notre mort. Ainsi, tout simplement, au sein de ce temple, fraternellement rassemblés devant les colonnes, sous le regard de notre Vénérable Maître, nous essayons de construire, dans la contradiction, le dualisme, ce monde, plus juste, plus solidaire, auquel nous aspirons tous, que nous voulons, loin de tout égoïsme, malsain, faire partager demain, à ceux qui, au-delà des colonnes, dans le monde profane, veulent frapper à la porte du Temple.

Source : www.ledifice.net

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