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Hauts Grades

Les Esséniens dépositaires des Manuscrits de la mer Morte

10 Novembre 2012 , Rédigé par X Publié dans #spiritualité

Cette étude sur les Esséniens a été puisée :

1. Dans le Dictionnaire de la Bible Vigouroux.

2. Dans l’aventure des Manuscrits de la Mer Morte (sous la direction de Hershel Shauks).

3. Et plusieurs documents recherchés sur Internet ( les noms seront indiqués au fur et à mesure).


I- QUI SONT LES ESSENIENS ?

L’Etymologie du mot « Essénien » en grec est incertaine c’est dans l’hébreu ou dans l’Araméen qu’il faut chercher l’origine de cette terminologie.

Les deux noms grecs qui ont été donnés à cette secte leur ont été d’après leur façon de vivre : Les Esséniens se livraient à de fréquentes ablutions et leur nom dérive du verbe« se baigner »

Ils méditaient sur les choses saintes, obéissaient en certain cas a la loi du silence : Ils étaient donc les « Silencieux ».
Ils étaient médecins, connaissant les propriétés des plantes, ils prétendaient guérir les défauts par leur ascèse : ils seraient ainsi les thérapeutes en araméen.
Ils se nommaient aussi les gardiens, les serviteurs de Dieu.

D’après Philon le nom d’Esséniens était donné à ces juifs, à cause de leur sainteté. Cette désignation de pieux convient très bien à ces petits groupements vivant d’une vie semblable à celle des moines fuyant le monde pour mener une existence plus sainte. Plusieurs descriptions de la secte nous sont parvenues par Philon, Flavius Josèphe et Pline (l’ancien).


1. HISTOIRE : Les renseignements sont très pauvres sur l’origine, le développement et la fin de l’essénisme. Cependant Josèphe écrit que les trois sectes des pharisiens des saducéens et des Esséniens existaient depuis longtemps. Il les mentionne explicitement pour la première fois à l’époque de Jonathas vers 150 Av. J.C. Il nomme un essénien, Judas au temps d’Aristobule 1er. Leur origine remonterait au milieu du 2ème siècle avant J.C. Ils se rattacheraient ainsi au parti des nassidiens, les pieux, qui s’était formé au temps d’Esdras, s’était révolté avec Judas Macchabée et était devenu le parti des pharisiens opposé à celui des Saducéens. Il se forma bientôt une scission parmi les pharisiens : une minorité plus ardente dans sa piété, opposée à la vie active, à la politique militante et aux discussions se sépara des pharisiens et conserva le nom des nassidéens d’où est venu par l’intermédiaire de l’araméen leur nom d’Esséniens. ( cf. Stapfer, la Palestine aux temps de J.C. P.433 et article Esséniens dans Lichtenberger, Encyclopédie des Sciences Religieuses P.552).


2. ORGANISATION :

Recrutement : les Esséniens adoptaient des enfants des autres pendant qu’ils sont encore malléables, pour faire leur éducation et les former à leurs mœurs. Ils faut avoir atteint l’age d’homme pour être incorporé à la secte.

Noviciat et Initiation : Avant d’être admis dans la communauté, les futurs membres, enfants élevés par la communauté, ou adultes, devaient se soumettre à un temps d’épreuves, à une sorte de Noviciat qui durait 3 années. S’il (le Novice) donne satisfaction, il sera incorporé mais non sans avoir pris par serment de sérieux engagements : il jure « d’honorer Dieu et de remplir ses devoirs envers les hommes de ne tuer personne de sa propre autorité, ni sous une impulsion étrangère, de haïr les méchants et de prêter assistance aux bons, d’être sincère envers chacun et surtout envers les magistrats, parce que personne ne peut exercer le pouvoir sans la volonté de Dieu ».

Expulsion : Tous les engagements devaient être pris. Toute infraction devait être jugée par les tribunaux des Esséniens. Josèphe loue leur diligence et leur équité dans leurs jugements, rendus par un tribunal d’au moins 100 membres. Pour les choses graves l’expulsion de la communauté était prononcé et cette exclusion entraînait les plus souvent une mort misérable....

Habitat et genre de vie : Pline localise les Esséniens uniquement dans le désert d’Engaddi, auprès de la Mer Morte. Ils habitaient aussi les villages, évitant les villes à cause de l’immortalité des habitants. Il semble bien qu’il n’exista pas de centres Esséniens en dehors de la Palestine ( Histoire Naturelle). Ils vivaient en communauté, non seulement pour le repas mais ils habitaient ensemble et mettaient leurs biens ensemble en commun ce qui établissait entre eux un lien très étroit. Les repas étaient pris en commun. Ils avaient une sorte de caractère religieux sacrificiel.
A la 5ème heure, au retour du travail, ils prennent des vêtements de lin et se purifient dans l’eau froide. Avant et après le repas ils louent Dieu qui donne la nourriture. Ils déposent alors leurs vêtements, considérés comme saints et retournent au travail jusqu’au soir. Leur principale occupation était l’agriculture. Ils se livraient à certaines industries, aux arts de la paix fabriquant tout ce qui était indispensable à la communauté. Mais le commerce était interdit, parce qu’il engendre la cupidité.


3. RELIGION ET CULTE :

Gens pratiques : Les Esséniens s’intéressaient plus particulièrement à l’ascèse, recherchaient leur propre perfection : ils étaient plus moralistes que spéculatifs. Les Esséniens avaient une confiance pleine et entière en la Providence divine, une grande soumission a ses desseins. Cette idée de Dieu et de la Providence, le respect marqué pour le nom divin excluent chez les Esséniens un culte quelconque du soleil. Josèphe raconte qu’avant le lever du soleil, ils ne se livrent à aucune conversation profane mais qu’ils lui adressent d’antiques prières, priant ensemble pour qu’il se lève. Il s’agit bien non d’une prière au soleil mais d’une prière vers le soleil. C’est la représentation de la lumière divine qu’ils voyaient dans le soleil.

Les Anges : Dans le serment d’initiation le novice jure « de garder secrets les noms des anges ». Il ne s’agit pas ici d’un culte des anges mais plutôt une spéculation sur leurs noms.

Anthropologie : les 2 dogmes principaux des Esséniens, sont la Providence divine et l’immortalité de l’âme. Ils ont cette ferme conviction que les corps sont corruptibles et les âmes immortelles. Descendues de l’éther le plus subtil, elles sont attirées par une sorte d’attraction naturelle dans les corps où elles résident comme dans une prison. Lorsqu’elles sont délivrées de leurs liens charnels, elles s’élèvent avec joie, libérées d’une longue servitude vers les nauteurs. D’accord avec l’enseignement des grecs, les Esséniens affirment que par delà l’océan, les âmes pures jouissent d’une nouvelle existence, qu’elles habitent une région où l’on n’est incommodé ni par la pluie, ni par la neige, ni par la chaleur torride et que rafraîchit perpétuellement un doux Zéphir, venant de l’océan. Les âmes impures sont reléguées dans un gouffre ténébreux et agité par les intempéries rempli des lamentations de leur supplice sans fin. Ainsi cette doctrine exhorte à la pratique du bien et détourne du mal. Les bons deviennent meilleurs par l’espoir des biens futurs, les méchants sont entravés dans l’accomplissement du mal par la crainte des tourments éternels qu’ils subiront après la mort. Telle est la philosophie essénienne sur la divinité de l’âme. La corruption des corps, citée dans le passage ci-dessus ne doit pas être entendue comme une négation de la part des Esséniens de la résurrection : pendant la guerre contre les Romains, rapporte Josèphe, les Esséniens supportaient courageusement tous les tourments et rendaient l’âme avec joie comme devant la recouvrer.

Sacrifice et Sacerdoce : Ils envoyaient leur offrande au temple mais ne prenaient pas part aux sacrifices. Yahweh, disait les prophètes était rassasié des holocaustes, il prenait plaisir à la piété et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes. (Osée, V1,6 ). C’est la sainteté de la vie qui comptait pour les Esséniens. Ils faisaient à part leurs sacrifices non des sacrifices sanglants, mais c’est que leur genre de vie, leurs efforts pour acquérir la sainteté auraient tenu lieu de sacrifice ou encore que leurs repas auraient constitué de véritables sacrifices : Ce sont des prêtres qui préparent avec le produit des champs la nourriture. Le seul acte de culte mentionne est la réunion dans les synagogues, consacrée au moins en parties sinon en totalité à la lecture et à l’explication des Livres Saints ( Philon « Quodomnis »).


4. MORALES ET OBSERVANCE :

Le législateur et les Livres Saints : Immédiatement après Dieu, le nom du législateur est chez eux l’objet d’un grand respect. En plus des livres Saints du Judaïsme, ils avaient d’autres livres particuliers. Utilisant « Les Livres Sacrés, diverses purification et les paroles des prophètes ( La légende de Pythagore p. 280) ils affirment pouvoir connaître l’avenir, il est rare que leurs prédictions ne s’accomplissent pas ».

La Vie morale : C’étaient des gens pratiques et n’étaient pas des spéculatifs, ils plaçaient la morale en premier lieu. « Ils laissent de côté la logique comme n’étant pas nécessaire à l’acquisition de la vérité, ils abandonnent la physique, qui est au-dessus de la nature humaine aux météorologistes : ils ne s’en occupent qu’autant qu’elle traite de l’existence de Dieu et de l’origine de tous les êtres, mais ils donnent tous leurs soins à la morale, prenant pour guide les lois des ancêtres que l’intelligence humaine eût été incapable d’inventer, si elle n’avait été inspirée par Dieu » (Philon « Quodomnis p.457 »). Josèphe les décrit comme étant les meilleurs des hommes, au point de vue moral. Philon trace un magnifique tableau de leur vie morale : Ils se laissent guider par les règles de la piété, de la sainteté, de la justice, du droit privé et du droit social, de ce qui est vraiment bien, mal ou indifférent, pour accomplir ce qu’il faut et éviter ce qui ne convient pas. Ils se soumettent à ces trois règles et canons : l’amour de Dieu, l’amour de la vertu et l’amour des hommes.

De leur amour de Dieu, ils donnent un grand nombre de preuves : la sainteté parfaite et continue de toute leur vie, le rejet de tout serment, la fuite du mensonge, la conviction que tout bien vient de Dieu et qu’il n’est l’auteur d’aucun mal. Leur amour de la vertu se manifeste par le mépris des richesses, de la gloire et du plaisir, ainsi que la pratique de la tempérance, de la tolérance, de la frugalité, de la simplicité, de la modestie, par le respect de la légalité, par la constance de leur vie et par d’autres qualités semblables. Enfin leur amour pour les hommes se traduit par la charité, la bienveillance, l’impartialité, la communauté de tous les biens.

Le Mariage : Les Esséniens rejetaient le mariage. Le fait est attesté par Josèphe ( Ant. Jud XVII) par Philon, dans Eusèbe ( Praep. Envang VIII,11) et par Pline ( Hist. Net v,17). Ils considèrent le plaisir comme un mal. Philon montre dans les défauts de la femme un obstacle à la vie commune pratiquée par les Esséniens : « La femme étant égoïste et d’une jalousie sans limites, il est à craindre qu’elle transforme les habitudes du mari et qu’elle le tienne sous son pouvoir par l’attrait continu de ses charmes. L’auteur des Philosophumena donne une raison identique : les Esséniens ne condamnent pas le mariage, mais refusent de prendre femme, quand bien même elle consentirait à suivre leur genre de vie parce qu’ils ne peuvent en aucune façon avoir confiance en elle.


5. LA FIN DE L’ESSENISME :

La fin de la secte est aussi obscure que ses débuts, elle existe encore à la fin du 1er siècle après J.C. Cependant les troubles de la Palestine, à partir de l’an 70 ont dû lui êtres funestes. Leur déclin a dû commencer avec la guerre des romains contre les Juifs.

Ils ont été influencés par la philosophie grecque et le Pythagorisme. On peut donc conclure que « l’essénisme est une branche séparée du tronc judaïque, greffée sur un tronc greco-pythagoricien.


6. ESSENISME ET CHRISTIANISME :

On a remarqué que le christ, qui dans ses discours, attaque fréquemment les pharisiens et les Sadducéens, ne dit pas un mot contre les Esséniens qu’il n’a pas pu ne pas connaître. Et comme il y a certaines analogies entre l’Essénisme et le Christianisme, on a expliqué ce silence en faisant de Jésus un essénien et aussi St. Jean Baptiste c’est à tort. Mais nous allons prouver par ce qui suit certaines analogies de détail entre l’enseignement du Christ, son œuvre et ce que nous savons de l’essénienne. Mais il y a entre eux une différence fondamentale, qui apparaît dans le simple examen des points de rapprochement. Il nous suffira de noter ici les principaux :

Le novice essénien commençait sa deuxième année de probation par un baptême pour être incorporé parmi ses disciples. Mais le premier ne produit qu’une purification extérieure tandis que le second, a par lui-même une efficacité dans l’économie du Salut.

La virginité est recommandée dans St Matthieu. Le mariage est condamne par les Esséniens. La première est un état de perfection auquel on est invité, mais qui n’est nullement obligatoire. On peut encore remarquer que le Christ condamne les richesses ; il recommande la soumission aux autorités constituées, il condamne l’usage des armes, les sacrifices au Temple de Jérusalem. On peut certes, rapprocher ces traits de la vie de Jésus des observances esséniennes. Les grandes lignes de la morale sont partout. Les Esséniens n’ont en somme pratiqué que la morale naturelle. J.C. devait donc se rencontrer avec eux sur ce terrain. Mais on ne trouve chez eux ni la même élévation, ni la même pureté que dans l’Evangile, où la morale s’élève à un incomparable degré de perfection. Un souffle nouveau le pénètre, esprit surnaturel et divin, qui est absent de la morale essénienne. On ne rencontre pas dans les préceptes imposés par Jésus, ces prescriptions puériles sur l’observance du Sabbat, sur les purifications extérieures, que Jésus condamne chez les pharisiens, dépassés sur ce point par les Esséniens. Il insiste au contraire, sur la pureté intérieure, dont il n’est pas questions dans la secte Juive. Il est donc vain de chercher dans l’Evangile une influence essénienne.

Même les premières communautés chrétiennes n’ont pas subi d’influences esséniennes. La communauté des biens chez les premiers chrétiens était volontaire, elle était obligatoire chez les Esséniens. Si les repas étaient pris en commun, c’était, chez les disciples du Christ, pour un motif de charité, et non par crainte de contracter une souillure. Les institutions chrétiennes qui sont la mise en pratique de l’enseignement du Christ trouvent en elle-même leur raison d’être.

Conclusion du Dictionnaire de la Bible sur les Esséniens :

D’abord les Esséniens sont-ils passés au Christianisme ? Il est difficile de le dire. La pureté de leur vie, leurs efforts pour atteindre un idéal élevé pouvaient les disposer à regarder avec bienveillance la nouvelle doctrine, prêchée par le prophète de Nazareth, mais leur légalisme étroit et leur pharisaïsme outrancier, leur vie renfermée et leur refus de tout contact avec ce qui n’était pas essénien devaient les en écarter. En tous cas, s’il en est qui devinrent chrétiens, ils durent par le fait même, renoncer à toutes les observances caractéristiques de leur secte et ils furent si peu nombreux qu’ils ne purent exercer aucune action sur le Christianisme.


II- L’AVENTURE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE


Un chapitre intéressant de ce livre avance des arguments solides sur les vrais dépositaires des manuscrits de la Mer Morte.

James. C. Vanderkam l’auteur de ce chapitre fonde ses arguments sur l’étude attentive des sources grecques de l’Antiquité concernant les Esséniens et sur leur comparaison, d’une part avec les témoignages archéologiques provenant de Quomram, mais aussi les croyances reflétées dans les manuscrits de la Mer Morte. Il compare d’autre part, ces croyances avec celles des Pharisiens et des Sadducéens. Il en conclut que les croyances reflétées dans les manuscrits sont bien plus proches des Esséniens que tout autre groupe juif de cette époque.

A côté des onze grottes situées sur le rivage nord-ouest de la Mer Morte où furent découverts les fameux manuscrits de la Mer Morte, on aperçoit les vestiges d’anciens bâtiments dominant le Wadi Qoumrân. Ce furent certainement les habitants de ce lieu qui placèrent les rouleaux dans ces grottes. Mais qui étaient les gens qui vécurent là et rassemblèrent ces manuscrits. Ce sont les Esséniens : Une Secte Juive.

Les Esséniens sont mentionnés moins souvent que les Pharisiens et les Sadducéens ; cependant, ils ont peut-être marqué aujourd’hui un point sur leurs rivaux mieux connus, puisque selon la majorité des chercheurs, les auteurs et les copistes des manuscrits de la Mer Morte étaient Esséniens.

La communauté détentrice des manuscrits de la Mer Morte a été identifiée comme essénienne à partir de 2 sortes de critères :

1. Le témoignage du géographe romain Pline l’Ancien.

2. La contenu même des rouleaux, compare aux descriptions de croyances et pratiques esséniennes rapportées par Josèphe et d’autres auteurs.

Pour les études bibliques, les manuscrits de la mer Morte représentent sans conteste l’une des plus importantes découvertes, si non la plus importante qui aient jamais été faites en Terre Sainte.

Les principaux rouleaux sont :

1. L’Ecrit de Damas - Le Rouleau de la guerre, le rouleau du Temple ( le plus long rouleau de la mer Morte 8 m 75 de long).

2. Le grand Rouleau D’Isaïe contenant le texte intégral du livre d’Isaïe

Qu’était ce texte : Le Rouleau du Temple (selon Yigael Yadin, le grand archéologique d’Israël)

Le Rouleau du Temple était la Torah des Esséniens ( Nous constaterons que les avis des archéologues sont partagés, Yadin a obtenu ce rouleau en 1967 ( après la guerre des 6 jours).

Ce Rouleau contient ni plus ni moins la torah ou loi fondamentale des Esséniens qui vécurent à Qoumrân. C’était pour eux un livre saint, une partie du canon de ce que nous appelons la Bible, la Torah du Seigneur. Probablement ce Rouleau fut composé par le fondateur de la Secte. Le Rouleau contient de longs passages du pentateuque.

Ce rouleau était considéré par les Esséniens comme un texte biblique, canonique. Probablement le Rouleau du Temple contient-il même des passages de certains livres perdus mentionnés dans la Bible.

Le Rouleau contient aussi des descriptions détaillées pour la construction du temple. Presque la moitié du manuscrit est consacrée aux plans du Temple.

Aussi une autre section importante du Rouleau du Temple presque 4 colonnes est consacré aux « Statuts du Roi ».Cette section pourrait-elle aussi correspondre à un livre, par ailleurs inconnu, mentionné dans la Bible.

Décrire en détail tout le contenu du Rouleau du Temple serait impossible, nous allons en brosser un résumé : D’abord c’est un livre de la Loi pour la communauté, ensuite il contient des passages détaillés concernant le temple ( son plan, son mobilier, ses sacrifices....).

Enfin d’autres longues sections décrivent diverses fêtes ou jours saints. Aussi contient-il certaines caractéristiques : l’emploi fréquent de la première personne lorsque Dieu parle, le Tétragramme en caractères araméens carrés comme dans d’autres manuscrits bibliques de la mer Morte. A la différence de la Bible, le rouleau est structuré suivant les thèmes principaux. C’est une découverte qui engendra des ondes de choc parmi les savants. Ce fut comme si un puissant télescope équipé d’un zoom franchissant une barrière de 2 millénaires, amenait soudain le monde Judaïque de la fin de la période du second temple sous notre regard. Avant de terminer son chapitre, Yadin essaye d’éclaircir certains points sur l’influence des Esséniens sur le Christianisme primitif.

Il y avait une affinité entre les doctrines sectaires reflétées dans les manuscrits de la mer Morte et dans le Christianisme primitif. Par contre Yadin souligne certains points qui montrent que Jésus était anti-Essénien :

1. Il réagissait contre la rigoureux insistance sur la pureté rituelle observée certes par les pharisiens, mais encore plus par les Esséniens.

2. Le Sermon sur la Montagne, pourrait bien contenir une allusion anti-essénienne : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. En bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour vos ennemis ». Dans le Manuel de Discipline, les nouveaux membres de la secte prononcent le serment d’allégeance d’aimer les Fils de Lumière (c’est-à-dire les membres de la communauté essénienne) et de haïr à jamais les Fils des Ténèbres.

Par contre, il y a certains points communs avec les Esséniens et Jean-Baptiste. ( d’après Yadin) :

Il était actif comme eux, il observait la chasteté comme les adeptes de Qoumrân.

De plus, le baptême qu’il prêchait et d’où lui vint son surnom, était également pratiqué par les Esséniens. Mais les ressemblances le plus souvent remarquées entre la doctrine chrétienne et l’essénienne ne provenaient pas de Jean-Baptiste et certainement pas de Jésus.

Selon la perspective de l’auteur, les ressemblances frappantes entre le Christianisme primitif et les doctrines des Esséniens pénètrent dans le Christianisme après la vie de Jésus, par l’intermédiaire de Paul.

Les premiers Chrétiens furent en contact avec les Esséniens qui les influencèrent à une époque tardive de l’histoire essénienne (premier siècle après Jésus Christ). Ils rencontrèrent des Esséniens qui suivaient leur propre calendrier et désavouaient le Temple de Jérusalem ainsi que ses lois. Cette paraphrase des « Proverbes » 15,8 dans un document essénien a pu attirer les milieux du Christianisme paulinien. « Le sacrifice des impies est une abomination, mais la prière des justes est une oblation délectable ».

Source : http://logedermott.over-blog.com/article-35676229.html

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