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Hauts Grades

Les Hauts Grades

20 Août 2012 Publié dans #hauts grades

Mise en forme à Londres à partir de 1717, la franc-maçonnerie spéculative moderne s'implante à Paris autour de 1725. Elle pratique probablement les deux grades hérités de la maçonnerie opérative  d'Écosse , apprenti -entré et compagnon  du métier, auxquels vient s'ajouter, dans les années 1730, un troisième grade dit de maître. Entre cette époque et 1760, les francs-maçons français vont découvrir et se mettre à pratiquer d'autres grades appelés hauts grades.

Si les trois premiers grades sont dits « bleus » ou « symboliques », dans la tradition maçonnique française, et craft, « du métier ., dans la maçonnerie britannique, l'usage a fait désigner les « autres grades « sous cette appellation inexacte au sens littéral, mais aujourd'hui établie, de « hauts grades » ou d'« écossisme » en France et de side degrees en Grande Bretagne. Ils sont l'une des formes d'expression privilégiées des courants spiritualistes et ésotériques développés au XVIIIe siècle. L'émergence et la nature de ces hauts grades restent l'un des sujets les plus obscurs et les plus étonnants de la face cachée du siècle des Lumières.

Leur origine est une question difficile et très controversée. On a longtemps voulu n'y voir qu'une invention née de la fantaisie des maçons français du XVIIIe siècle. Ces derniers auraient créé de toutes pièces de nouveaux grades empruntant aux spéculations de la Kabbale, et de l'hermétisme, dont étaient avides ces esprits critiques à l'égard des institutions religieuses et ces âmes frustrées par l'émergence du rationalisme moderne.

En fait, cette vision des choses est profondément influencée par une conception de la maçonnerie apparue à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle et que partagent paradoxalement des institutions aussi différentes que la Grande Loge Unie d'Angleterre  et le Grand Orient de France. La franc-maçonnerie authentique ne résiderait que dans les trois premiers grades, les seuls à être universels, les seuls aptes à transmettre la tradition maçonnique dans sa pureté originelle. Les hauts grades ne représenteraient, dans le meilleur des cas, qu'un complément qui dirait d'une autre façon ce que des esprits avisés auraient déjà dû découvrir dans la pratique des grades symboliques, et dans le pire des cas qu'un artifice pour satisfaire la vanité des amateurs de titres pompeux qui ridiculiseraient l'Ordre.

Dans cette perspective, que ce soit pour Gould  ou pour Amiable, les hauts grades ne pouvaient qu'être postérieurs aux grades symboliques que l'on rattachait, un peu vite aux maçons du Moyen Âge. Cette théorie n'est plus acceptable, car des indices laissent supposer que les hauts grades les plus anciens font pleinement partie du patrimoine de la première franc-maçonnerie spéculative britannique. Ils ne sont donc ni une invention française, ni postérieurs à la mise en forme originelle de la maçonnerie spéculative. Le grade de maître lui-même, qui propose à la différence des deux premiers grades une légende au riche symbolisme et qui n'est attesté que dans les années 1720, ne serait-il d'ailleurs pas le premier des hauts grades ?

René Guilly et Roger Dachez ont esquissé une nouvelle théorie de l'apparition des hauts grades. Lors de la récupération du vieux fonds rituel en deux grades de la maçonnerie opérative d'Écosse par la première franc-maçonnerie spéculative britannique, le besoin d'un grade terminal d'aboutissement plus dense en potentialité symbolique s'étant fait sentir, plusieurs projets de 3e grade auraient été élaborés dans les premiers milieux spéculatifs britanniques. Le grade structuré autour de la légende d'Hiram se serait imposé entre 1725 et 1735 comme le 3e grade standard.

Les autres essais de 3e grade, probablement le Maître Parfait et le Royal Arch dans des versions archaïques n'auraient pas été abandonnés et, poussés vers le haut, auraient constitué les premiers grades complémentaires au système symbolique en trois grades tel qu'il venait de se fixer.

Quoi qu'il en soit, en France, les premiers hauts grades apparaissent probablement dans le cours des années 1730, mais on ne trouve de témoignages de leur existence que dans les années 1740. Après les avoir condamnés en 1743, les autorités maçonniques parisiennes reconnaissent leur légitimité le 24 juin 1745 dans les « Statuts dressés par la RL St. Jean de Jérusalem » qui précisent: « Les maîtres ordinaires s'assembleront avec les maîtres parfaits et irlandais trois mois après la St-Jean, les maîtres élus six mois après les écossais neuf mois après, et ceux pourvus de grades supérieurs quand ils le jugeront à propos. » Les noms et la hiérarchie des 7 grades sont donc clairement définis. Outre les trois grades symboliques, le maçon peut aspirer à quatre autres grades: Parfait, Irlandais, Maître Élu, Écossais .

De plus, l'existence de grades encore supérieurs est reconnue. Les thèmes symboliques proposés par ces rituels font référence au Temple  de Salomon soit pour prolonger la légende du gradé de maître (notamment pour les grades d'Élu ou d'lrlandais) soit pour développer des légendes autonomes, dans la plupart des cas totalement apocryphes (Maître Parfait et Écossais). Dans cette perspective, le grade de Maître Parfait propose une méditation sur la pierre de la fondation et celui d'Écossais, version française du Royal Arch britannique, révèle l'existence d'une parole perdue précieusement conservée dans une voûte secrète dissimulée sous le Temple de Salomon .

Mais si les premiers hauts grades sont d'origine britannique, les maçons français ne vont pas se limiter à ces grades, ni même à leurs versions magnifiées de Parfait Élu ou Grand Écossais. Probablement dès les années 1740 vont apparaître en France d'autres grades de nature chevaleresque. Ces nouveaux hauts grades, nés en France, dans une maçonnerie dont les résidents britanniques constituaient encore une part importante, se diffusent ensuite dans toute l'Europe Le célèbre discours du chevalier de Ramsay  passe pour avoir popularisé dès 1736, parmi les frères français, l'idée que les francs-maçons descendaient des Croisés, et donc que leur confrérie  était en fait un Ordre de chevalerie. On a voulu voir en Ramsay l'inventeur de cette illustre ascendance chevaleresque.

C'est possible, mais peut-être n'a-t-il fait que formuler une idée que l'on rencontrait déjà dans les milieux maçonniques français ou britanniques de son temps. Le premier grade chevaleresque est celui de Chevalier de l'Orient. Sa thématique est la reconstruction du second Temple par les Juifs libérés de l'Exil par Cyrus et conduits par Zorobabel. Cette chevalerie enracinée dans l'Ancien Testament se situe donc bien dans l'univers symbolique des plus anciens hauts grades tout en ouvrant une transition vers une « maçonnerie renouvelée » sous-entendue par la chevalerie, pour reprendre l'expression de l'époque.

Le troisième temps de la formation des hauts grades voit l'apparition d'une légende qui marquera profondément les milieux maçonniques et, au-delà, l'imaginaire européen. Les francs-maçons seraient en fait les descendants des templiers dont des groupes secrets auraient survécu jusqu'au XVIII' siècle sous le masque de la franc-maçonnerie. La dynastie errante des Stuart en aurait fourni les chefs secrets à la tête des rescapés recueillis en Écosse. La recherche maçonnique a tout récemment mis au jour l'existence d'un haut grade templier en France dans les milieux jacobites  en 1750 : l'ordre Sublime des Chevaliers Élus. La légende templière ne se développe cependant pleinement que dans les années 1760 autour des deux héritiers des Chevaliers Élus: le grade de Grand Inspecteur Grand Élu Chevalier Kadosh et la Stricte Observance.

Tous les hauts grades maçonniques qui traversent l'épreuve du temps sont en place quand apparaît le grade de Rose Croix, probablement au milieu des années 1750.

La multiplication des hauts grades (au XIXe siècle, Ragon prétend en compter 1400, même si une bonne centaine paraît plus proche de la réalité) est un phénomène original. Cette matière multiforme et un peu insaisissable ne nous semble pouvoir être comprise que si l'on considère que c'est un véritable cycle légendaire qui s'est constitué en plein siècle des Lumières. Il faut appréhender ces textes comme les romans de chevalerie du Moyen Âge. Le Salomon des maçons est un proche cousin du roi Arthur. De grade en grade les frères apprennent des secrets nouveaux sur la geste de Salomon d'Hiram et de leurs disciples: les Écossais. Les légendes, souvent bien éloignées des sources bibliques, sont plus soucieuses d'enseignement symbolique et spirituel que de cohérence historique et scripturaire. D'aucuns voient, sous un habillage vétérotestamentaire, l'exposé des grands archétypes spirituels qui hante la psyché humaine.

Dans les années 1760, on note plusieurs tentatives pour installer des autorités centrales capables de gérer les hauts grades: le Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident ou le Conseil des Chevaliers d'Orient sont parmi les plus notables. Mais chaque loge a son système particulier de hauts grades et les loges importantes font bénéficier leurs loges filles et les loges avec lesquelles elles correspondent de celui qu'elles mettent au point. La situation présente donc une grande diversité.

Jusqu'aux années 1970, l'historiographie maçonnique, généralement hostile aux hauts grades, les présentait comme « d' inextricable fouillis » (Gaston Martin) , un « salmigondis » (Lantoine`) ou une e anarchie écossaise " (Marcy). En fait, il y a un nombre limité de hauts grades qui sont reconnus par la généralité des maçons et qui se présentent selon une hiérarchie admise par tous. Les systèmes particuliers des loges reprennent toujours plus ou moins les mêmes hauts grades classiques auxquels ils ajoutent parfois un grade spécifique à la loge, souvent comme grade terminal.

Pour tous les maçons il y a donc un « ordre analytique connu » pour reprendre l'expression utilisée par la Chambre des Grades du Grand Orient en 1782. Ce sont tout d'abord les « petits grades » (Parfait, Irlandais, Maître Secret ...) les grades d'Élus (des 9 des 15 de Pérignan...) puis les grades d'Écossais (des 3 J. de la Voûte...) et enfin ceux qui constituent la chevalerie maçonnique (le plus souvent avec le grade de Chevalier d'Orient auquel succèdent d'autres grades chevaleresques). Les grades qui marquent l'aboutissement d'une carrière maçonnique sont soit celui de Rose-Croix, soit celui de Chevalier Kadosh. Dans les années 1780 apparaît un souci d'uniformisation dans la pratique des hauts grades qui entraîne une fixation des rites. Ainsi c'est en 1782 qu'est fixé le Rite Écossais Rectifié , en 1784 le Rite Français et en 1804 le Rite Écossais Ancien et Accepté . Ces rites ne font cependant que reprendre selon diverses modalités, l'.«ordre analytique connu » du XVIIIe siècle.

Certain systèmes, comme les rites alchimiques qui fleurirent au XVIIIe siècle ou le Régime Écossais Rectifié ajustent les grades t leur hiérarchie aux doctrines qu'ils veulent enseigner. Ainsi ce dernier a été codifié pour transmettre de grade en grade, par étapes successives, la doctrine de Martinès de Pasqually .

Au contraire d'autres rites prennent le parti de fixer un usage sans intervenir a priori su l'enseignement symbolique délivré par la succession des grades. C'est notamment le cas du Rite Français et du Rite de Perfection devenu en 1801 le Rite Écossais Ancien et Accepté. Le premier fait le choix de ne retenir que les hauts grades les plus anciens dans leurs versions les plus sobres et de faire du grade de Rose Croix le couronnement de l'engagement maçonnique. Le second se présente comme une sorte de conservatoire des hauts grades existant à Paris autour de 1760. Seuls quelques-uns parmi la trentaine de hauts grades qu'il propose ont été pratiqués, les autres étant donnés, sans cérémonie, par communication.

Après le relatif déclin pendant la période d'engagement politique de la maçonnerie française entre la fin du XIXe siècle et la Seconde Guerre mondiale, les hauts grades ont reconquis l'intérêt des maçons. lls apparaissent comme un cadre privilégié pour la réflexion sur les questions métaphysiques. Leur symbolisme se prête particulièrement bien à la quête initiatique. En théorie, il ne devrait y avoir qu'une organisation nationale de hauts grades par pays et par rite. Cette organisation devrait de plus être tout à fait indépendante de la Grande Loge qui gère les trois premiers grades. Mais aujourd'hui, en France, les organisations de hauts grades sont liées aux différentes obédiences symboliques. Pour décrire de manière synthétique et didactique la nébuleuse des instances dirigeantes des hauts grades, quitte à simplifier un peu une histoire compliquée il convient de présenter les organisations, rite par rite.

Le Rite Écossais Ancien et Accepté s'implante à Paris en 1804. Après une tentative de rapprochement avec le Grand Orient de France, le Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33° reprend son indépendance, jusqu'en 1816. Les deux plus importantes organisations de hauts grades sont nées de ce premier Suprême Conseil indivis. En 1816, la majorité des membres du premier Suprême Conseil décide de rejoindre le Grand Orient et d'y créer le Grand Collège des Rites-Suprême Conseil qui, jusqu'à nos jours, gère les hauts grades du Rite Écossais Ancien Accepté pour le Grand Orient de France. Une minorité a refusé l'union au Grand Orient et en 1821 forme un Suprême Conseil de France. Cette organisation est amenée à créer des loges symboliques, puis, à terme, la Grande Loge de France . Aujourd'hui le Suprême Conseil de France administre les ateliers de hauts grades rassemblant les frères issus de celle-ci.

En 1899 Le Droit Humain  fondé en 1893 constitue un Suprême Conseil Mixte Universel, souverain du 1° au 33". Ce Suprême Conseil est la plus haute autorité du Droit Humain qui se voit ainsi doté d'une organisation des plus orthodoxes selon les principes hiérarchiques du Rite Écossais Ancien Accepté. En 1965, une fraction de frères de la Grande Loge de France rejoint la Grande Loge Nationale Française* et y apporte le Rite Écossais Ancien Accepté. Deux membres du Suprême Conseil de France dont le Grand Commandeur Charles Riandey , les accompagnent. Ils créent le Suprême Conseil pour la France qui ouvre aux frères de la Grande Loge Nationale Française la pratique des hauts grades du Rite Écossais Ancien Accepté.

En 1972, des soeurs de la Grande Loge Féminine de France  érigent le Suprême Conseil  Féminin de France a partir d'une intéressante filiation anglaise.

En 1973 puis 1981, un Suprême Conseil Mixte de France se constitue dans le sillage de la Grande Loge Mixte Universelle puis de la Grande Loge Mixte de France. En 1994, des frères membres du Grand Collège des Rites-Suprême Conseil le quittent et forment le Suprême Conseil Uni de France.

Mises bout à bout, ces organisations regroupent près de 20 000 maçons. A la manière des académies, la plupart des Suprêmes Conseils recrutent leurs membres selon le mode de la cooptation à vie. Elles font du Rite Écossais Ancien Accepté le système de hauts grades le plus pratiqué, en France.

Le Rite Écossais Rectifié est apparu en France entre 1776 et 1782; il a disparu dans le deuxième tiers du XIXe siècle et ne s'est maintenu qu'en Suisse  sous l'autorité du Grand Prieuré Indépendant d'Helvétie. À partir de 1913 et jusqu'en 1935 les Suisses arment Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte un certain nombre de maçons du Grand Orient de France.

En 1924, le Grand Collège des Rites-Suprême Conseil érige en son sein un Grand Directoire pour le Régime Écossais Rectifié. En 1935, à la suite de divergences au sein du Grand Orient de France, des frères rassemblés autour de Camille Savoire  constituent le Grand Prieuré des Gaules. En réaction, en 1938, les frères qui veulent maintenir la pratique du Régime Rectifié au sein du Grand Orient érigent le Grand Directoire Rectifié du Grand Collège des Rites en Grand Prieuré Indépendant de France. Après la guerre, la régence écossaise du Grand Collège des Rites s'estompe pour ne renaître pleinement qu'en 1973. Dans le prolongement de ce réveil, la complète souveraineté du Grand Prieuré Indépendant de France vient d'être rétablie.

Fractionnements et scissions au sein des obédiences compliquent encore la donne. En effet, en 1958, le Grand Prieuré des Gaules se rapproche, puis signe un traité d'alliance avec la Grande Loge Nationale Française. Les frères membres d'autres obédiences symboliques ne l'acceptent pas.

En 1962 se constitue ainsi le Grand Prieuré de France pour rassembler les frères des hauts grades qui ont quitté la Grande Loge Nationale Française pour former la Grande Loge Nationale Française-Opéra (la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique  Opéra). Depuis 1995, cette structure, réorganisée en 2e Province-Auvergne, comprend un Grand Prieuré de France séant à Paris et un Grand Prieuré de Provence à Aix. En 1965 est fondé le Grand Prieuré Indépendant des Gaules rebaptisé Grands Prieurés Unis des trois Provinces. Ces Grands Prieurés Unis continuent à recruter leurs membres sans tenir compte de l'obédience symbolique dont ils sont issus.

De son côté, le Rite Français, dont les hauts grades ont été absorbés peu à peu par le Rite Écossais Ancien et Accepté, bénéficiant du regain d'intérêt pour les rituels dans les années ]960, voit se réveiller des structures spécifiques pour ses hauts grades. En 1963 est créé le Souverain Chapitre Jean-Théophile-Désaguliers dont les travaux font mieux connaître le Rite Français et contribuent à sa diffusion. Sans revendiquer aucune autorité sur qui que ce soit il assume jusqu'à nos jours, la fonction de Souverain Chapitre Métropolitain.

Entre les années 1970 et les années 1990, à partir du Chapitre Jean-Théophile Désaguliers une vingtaine de chapitres français seront créés à Paris, dans le Nord et sur la côte méditerranéenne par des frères du Grand Orient, de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra ou de la Grande Loge Nationale Française.

En 1996 le Grand Collège des Rites reconnaît une dizaine de chapitres français et reconstitue le Grand Chapitre Général  de France qui regroupe donc des frères appartenant par ailleurs au Grand Orient de France.

Du côté des Rites Égyptiens , l'organisme directeur du Rite de Memphis et Misraïm est le Souverain Sanctuaire. Paris est son centre le plus important et le Souverain Sanctuaire international a été constitué à la fin des années 1960 par Robert Ambelain. Cette organisation a récemment connu de graves divisions qui ont abouti à son éclatement en plusieurs groupes. Pour conclure, on doit signaler que les frères de la Grande Loge Nationale Française ont introduit en France plusieurs systèmes de hauts grades d'origine anglo-saxonne qui ont donné lieu à la création d'organisations ad hoc pour assurer leurs administrations (Grande Loge Française de la Marque, Grand Chapitre de l'Arc Royal, Societas Rosi-Crusae in Gallia...)

Source : http://www.vrijmetselaarsgilde.eu

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