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Hauts Grades

Les instructions secrètes des jésuites (extrait)

27 Avril 2012 , Rédigé par Manuscrit Authentique Publié dans #spiritualité

De quelle manière les pères de la Société
pourront acquérir et conserver la familiarité
des Princes des Grands et des personnes les plus considérables.

01. Il faut faire tous nos efforts pour gagner partout l'oreille et l'esprit des princes et des personnes les plus considérables, afin que personne n'ose s'élever contre nous; mais, au contraire, que tous soient obligés de dépendre de nous.

02. Comme l'expérience enseigne que les princes et les grands seigneurs sont principalement affectionnés aux personnes ecclésiastiques, lorsque celles-ci dissimulent leurs actions odieuses, et qu'elles les interprètent favorablement, comme on le remarque dans les mariages qu'ils contractent avec leurs parentes ou alliées, ou en de semblables choses, il faut encourager ceux qui les font, en leur faisant espérer d'obtenir facilement, par le moyen des nôtres, des dispenses du pape, qu'il accordera si on lui explique les raisons; si l'on produit des exemples semblables, et si l'on expose les sentiments qui les favorisent, sous prétexte du bien commun et de la plus grande gloire de Dieu, ce qui est le but de 1a Société.

03. Il faut faire de même, si le prince entreprend quelque chose qui ne soit pas également agréable à tous les grands seigneurs; il faut l'encourager et le pousser, et porter les autres à s'accorder avec le prince et à ne pas le contredire; mais, en général sans descendre jamais à aucune particularité, de peur que, si l'affaire échouait, on ne l'imputât à la Société; et enfin que, si cette action est désapprouvée, on produise des avertissements contraires qui la mettent hors de cause, et que l'on emploie l'autorité de quelques pères, à qui l'on soit assuré que ces instructions sont inconnues, et qui puissent affirmer par serment que l'on calomnie la Société, à l'égard de ce qu'on lui impute.

04. Pour s'emparer de l'esprit des princes, il sera utile que les nôtres s'insinuent adroitement, et, par quelques tierces personnes, pour faire pour eux des ambassades honorables et favorables chez les autres princes et rois, mais surtout chez le pape et les plus grands monarques. Par cette occasion, ils pourront se recommander, et avec eux la Société; c'est pourquoi il ne faudra destiner à cet office que des personnes fort zélées et fort versées dans notre institut.

05. Il faut gagner surtout les favoris des princes et leurs domestiques, par de petits présents et par divers offices de piété, afin qu'ils instruisent fidèlement les nôtres de l'humeur et de l'inclination des princes et des grands; et, ainsi la Société pourra facilement s'y accommoder.

06 L'expérience nous a appris combien il a été utile à la Société de .:e mêler des mariages de la maison d'Autriche et de ceux qui se sont faits en d'autres royaumes, en France, en Pologne, etc., et en divers duchés. C'est pourquoi il faut proposer prudemment des partis choisis, qui soient les amis et familiers des parents et des amis des nôtres.

07. On gagnera facilement les princesses par leurs femmes de chambre, et pour cela, il faut entretenir leur amitié, car, par là, on aura entrée partout, et même dans les choses les plus secrètes des familles.

08. Dans la direction de la conscience des grands seigneurs, nos confesseurs suivront le sentiment des auteurs qui .font la conscience plus libre contre le sentiment des, autres religieux, afin que, abandonnant ceux-ci, ils veuillent entièrement dépendre de notre direction et de nos conseils.

09. Il faut faire part de tous les mérites de la Société, tant aux princes qu'aux prélats et à tous ceux qui peuvent favoriser extraordinairement la Société, après leur avoir signalé l'importance de ce grand privilège.

10. Il faut aussi insinuer habilement et prudemment le, pouvoir très ample que possède la Société d'absoudre même des cas réservés, en comparaison des autres pasteurs et religieux, et, de plus, de dispenser, à l'égard des jeûnes, des dettes que l'on a à rendre ou à exiger, des empêchements des mariages et autres choses connues; ce qui fera que beaucoup de gens auront recours à nous et seront nos obligés.

11. Il faut les inviter aux sermons, aux confréries, aux harangues, aux déclamations, etc.; les honorer par des vers, par des thèses, et, s'il le faut, leur donner même des repas et les saluer en diverses manières.

12. Il faudra s'attirer le soin de réconcilier les grands dans les inimitiés et dissensions qu'il y aura entre eux; car, par là, nous entrerons peu à peu dans le commerce de ceux qui leur sont familiers, dans la connaissance de leurs secrets, et nous obligerons l'une ou l'autre des parties.

13. Si quelqu'un qui n'aime pas notre Société se trouve au service de quelque monarque ou de quelque prince, il faut travailler ou par nous-mêmes, ou plutôt par d'autres, à le rendre ami et familier à la Société par des promesses, par des faveurs, et par des avancements qu'on lui procurera de la part du monarque ou du prince.

14. Que tous se gardent de recommander auprès de qui que ce soit, ou d'avancer ceux qui sont sortis de quelque manière que ce soit de notre Société, et principalement ceux qui ont voulu sortir de leur propre mouvement, parce que, quoi qu'ils dissimulent, ils ont toujours une haine irréconciliable pour la Société.

15. Enfin, que chacun se préoccupe de gagner la faveur des princes, des grands et des magistrats de chaque lieu, afin, lorsque l'occasion se présentera, d'agir vigoureusement et fidèlement pour nous, même contre leurs parents, alliés et amis.

source : http://www.adlumen.net/

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