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Hauts Grades

Les loges militaires : la Loge de Dillon

10 Avril 2012 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #histoire de la FM

Les LL militaires ne semblent pas avoir été installées dans les régiments français avant 1759. Il est probable qu'elles ne se sont pas formées spontanément et qu'avant leur organisation officielle à l'Odes régiments, de nombreux officiers fréquentaient les LL civiles. Les régiments, en se déplaçant, étaient de merveilleux agents de propagande que la FM n'eut garde de négliger. On créa même, après 1760, des Lmilitaires qui n'étaient à l'Od'aucun régiment. Ces LLeurent un rôle important dans le développement de l'ordre ; le nom de la plupart d'entre elles n'est pas parvenu jusqu'à nous. Avant 1771, je n'ai relevé que Saint-Jean de la Gloire et Saint-Alexandre, et cependant il me paraît certain qu'il en exista un nombre relativement considérable. Entre 1760 et 1769, je trouve leurs traces en Normandie, en Touraine, à Moulins, à Libourne, à Toulouse, en Provence et en Lorraine.

Il est curieux de constater qu'aucune de ces LLne figure sur les annuaires. De qui tenaient-elles leurs pouvoirs ?

D'après les Lqu'elles ont contribué à installer, il n'est pas douteux qu'elles étaient d'origine ou tout au moins de tendances jacobites ; l'Ode Bouillon a peut être aussi joué un rôle plus considérable qu'on ne l'a indiqué jusqu'ici dans le développement de la FM française.

DILLON

D'après la capitulation de Limerick, les officiers et soldats de l'armée jacobite avaient la faculté de suivre Jacques II ; il leur fut donc permis de rentrer en France. Les Gardes Irlandais, à l'exception de leur colonel, suivirent la destinée des Stuarts, et formèrent le régiment de Dorrington ; un grand nombre d'officiers des autres corps les imitèrent. Réfugiés à Saint-Germain-en-Laye auprès de leur souverain auquel Louis XIV avait donné un somptueux asile, ils ne tardèrent pas à former un second régiment composé des membres les plus distingués de l'émigration jacobite. On retrouve les premières traces de la formation de ce régiment par la nomination de Charles Mac Carthy, comte de Mountcashel, au grade de colonel, le 18 juin 1690. André de' Lee lui succéda, le 28 juil- let 1694. Quatre ans plus tard, le régiment passa au service de la France. Un autre membre de la famille Lee fut appelé à le commander, le 26 octobre 1704. Il ne fut remplacé que le 16 septembre 1733 par François, comte de Bulkeley, auquel succéda son fils Henri, le 7 mars 1754. C'est sous le nom de Bulkeley que le régiment figura brillamment à Fontenoy à côté de la Maison du roi.

 Le 26 avril 1775, le régiment passa à Arthur, comte Dillon ; le 1er juin 1784, à Charles-Joseph Augustin, vicomte de Walsh-Serrant, et le 10 mars 1788, au chevalier Théobald Dillon. C'est sous le nom de Dillon que ce régiment est plus connu dans l'histoire, en raison du rôle brillant joué par son l 01' bataillon dans les Antilles pendant la guerre de l'Indépendance américaine (1779-1783). Son passé n'avait pas été moins glorieux. A Malplaquat, à Denain comme à Detlingen, Fonteuoy et Laufeldt, il avait été « mordant sur l'anglais ». Devenus sujets du roi de France, leur dévouement à leur nouvelle patrie fut à toute épreuve.

En 1791, le régiment de Dillon devint le 87ème d infanterie et, le 5 février 1792, son colonel fut Thomas Keating. En 1794, le 1er bataillon fut le noyau de la 157" demi-brigade, et le 2e bataillon celui de la 158".

Est-ce que le régiment de Dillon eut une L ? Je n'ai pu en trouver une preuve positive. Etant donnée la composition delà Bonne Foi constituée à l'O. de Saint-Germain en 1778, on peut douter que cette L soit sortie du régiment de Dillon, qui n'avait du reste à cette époque aucune attache particulière avec Saint-Germain. Cependant je relève parmi les officiers de ce régiment un grand nombre de FM :

Lally, lieut.-col. du 25 juillet 1708 ; Linche, cap. des grenadiers (1705), retiré en 1734 ; Macdonald, cap. en pied du 3 déc. 1701, retiré en 1734 ; Gaydon, aide-major 1701, major 1er janvier 1709 ; Glasco, cap. en pied 1709, retiré en 1734 ; Jean Bourke, cap. en pied 1712, retiré en 1734 ; Mac Carthy, cap. 1703, retiré 1734 ; Lally, aide-major 1728 ; O'Toolle, lieut. grenadiers, 1709 ; Henry Dillon, fils du lieut.général, cap. 1730 ; Arthur et Charles Maunery ; Jean Bourke de Glinke ; Patrice Heguerty ; O'Neil ; Edouard et Richard Butler; Filz Gérald; Arthur Dillon ; Talbot deTyrconnel, etc.

De 1760 à 1780 figurent ; Bartholomew Radclyffe, lord Derwenwater, fils de Charles Radclyffe, le 1er grand maître.

De 1780 à 1790, le comte Dillon, mestre de camp et colonel du régiment ; le chevalier Théobald Dillon, colonel en second; Barthélémy Dillon, lieutenant-colonel ; le capitaine Thomas Dillon ; les lieutenants James et Denis O'FarelI ; le capitaine Charles Nugent ; le capitaine baron O'Neill et les sous-lieutenants Henry, Joseph et John O'Neill ; le capitaine et le lieutenant Shée et des Barry ; Blake ; Coghlau ; Darcy ; Fitz Gérald ; Filz Maurice ; Hussey ; Mahony ; O'Rcilly ; Plunkelt ; Sheldou ; Thompson ; Warren et Worth.

On peut admettre avec M. de Loucelles qu'à Saint-Germain était installée la L -. Mère du rite jacobite, qui eut successivement pour grand maître : Jacques II, Jacques III et Charles-Edouard, et parmi ses membres les plus distingués, le duc de Berwick, fils naturel de Jacques II ; Jean Drummond, duc de Melfort ; André-Louis Hector et Louis Drummond, ses descendants; Jacques Drummond, duc de Perlh, son fils et son petit-fils ; le comte de Hamiltoii ; les Dillon ; Ramsay ; les Radclyffe ; Alexandre deMontgommery, comle d'Eglington ; Alexandre, comte de Home ; Georges de Leslie ; Richard Talbot, duc de Tyrconnell ; Jean, baron de Dartfort et comle de Cary] ; Gérard, comte de Lally-Tollendal et son fils Thomas-Arthur ; les lords Bolingbroke, Clancarly, Clare, Greffin, Mac Carthy, Middlelon, d'Ormond, etc.

source ;

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