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Hauts Grades

Les plus récentes découvertes sur la lumière, la chaleur et le feu (Eckhartshausen)

19 Janvier 2010 Publié dans #Alchimie

Nous constatons, dans la nature, des forces agissant sur des substances en renouvellement. Toutes les formes, en ordre crois­sant, sont des modifications d’une forme primitive ; toutes les forces, en ordre décroissant, des modifications d’une force pri­mitive. Les forces sont les stimuli ou excitants actifs ; les corps sont des ordonnances déterminées des principes de la matière, ou Eléments, et apparaissent comme le résultat de l’action des stimuli sur l’excitabilité passive.

La force primitive serait donc le premier Agent ou moteur physique, et la première forme, le premier élément excitable des choses.

La nature physique forme toutes les apparences, en ordre croissant et décroissant, par extension et concentration, à par­tir de ces deux extrêmes. Les produits corporels, étant des ap­parences, constituent un moyen terme entre activité et passivité, force et matière. Le Substrat de chaque manifestation des trois règnes est la Chaleur Elémentée ou Substance du Feu qui se décèle sous forme de Carbone, extrême inférieur, sujet passif de la nature. L’autre extrême est l’Azote, principe actif de la nature. Ayant procédé à tous les essais possibles avec ces deux principes, actif et passif, j’en déduisit le système suivant :

L’Elément physique primitif de la nature est Androgyne ; Force et Matière, Activité et Passivité s’y équilibrent. Ce corps primitif se dédouble par le Mouvement : l’Actif se sépare du Passif. Après cette séparation, la force active agit sur le corps passif, engendrant une Manifestation qui constitue un Médium entre la force et le corps. Ce triple procès par le moyen du Mouvement forme les Trois Principes de la nature :

Lichtstoff : la substance lumineuse ou Lumière élémentée ;

Warmesfoff : la  substance calorique ou. Chaleur élémentée ;

Feuerstoff : la Substance ignée ou Feu élémenté.

Ces trois principes se manifestent selon trois propriétés :

Expansion, Contraction et nouvelle Expansion, par lesquel­les la nature se partage en Supérieure, Moyenne et Inférieure. Où domine l’expansion apparaît l’état gazeux ; où domine l’at­traction, l’état solide ; où ces deux s’équilibrent, l’état liquide.

Par cette division, la nature établit deux progressions : l’une en série décroissante, de la force au, corps ou de la Lumière au Feu ; l’autre, en ordre ascendant, du corps à la force, du Feu, à la Lumière. Cette double hiérarchisation entraîne action et réaction, d’où procèdent la vie et le mouvement des êtres. La tendance de ‘la Force à passer à ‘la Forme s’appelle Attraction ; celle de l’a Forme à passer ; à l’état de Force, Expansion, Assimilation.

Ainsi, le Mouvement détermine trois Essences (dans l’ordre croissant, Feu, Chaleur, Lumière) qui forment trois Sujets pas­sifs ou Corps.


Le Feu élémenté est du Feu latent ou potentiel ; la Chaleur élémentée, de la Chaleur latente ; la Lumière élémentée, de la Lumière latente. Le Feu potentiel est sensible sous la forme du Carbone, ; la Chaleur potentielle sous celle d’un Liquide gras, acide ; la Lumière potentielle sous forme d’une Essence savon­neuse, visqueuse, insipide.

Que ces trois corps entrent de nouveau en expansion par le Mouvement, la phase gazeuse apparaît : pour le Carbone, com­me Air Vital ou oxygène ; pour l’Acide gras comme Air in­flammable ou hydrogène ; pour l’Essence savonneuse comme azote.

Ces trois gaz, en ordre croissant, sont trois forces stimulatrices qui, de nouveau, agissant sur les trois corps primitifs, produisent cinq manifestations, par le médium du corps auquel ils donnent naissance :

La Substance Ignée, absorbant l’Air Vital ou oxygène, pro­duit le Feu Libéré par le moyen de l’Hydrogène ; la Substance Calorique, absorbant l’oxygène, produit la Chaleur Libérée ; la substance Lumineuse produit, par l’Azote, de la Lumière Libérée. Ainsi apparaissent, en ordre décroissant, Lumière, Cha­leur et Feu dans la nature.

Le milieu ou médium qui permet l’action des Agents primitifs sur leur Sujet passif, consiste en trois Fluides, résultant de l’action des trois Forces sur leur Sujet ; ils se divisent en trois Régions (supérieure, moyenne, inférieure), mais s’interpénétrant. Ils sont le lien entre la force d’expansion et celle de contrac­tion. Où s’établit la liquéfaction, ce lien engendre la force de cohésion et, là où commence la cohésion, ce lien s’associe à nouveau pour liquéfier. Ainsi s’entretiennent le Mouvement et la Vie. A l’état gazeux, ce milieu est l’oxygène ou Air Vital, qui maintient l’équilibre entre l’Air raréfié et l’Air fixe. En: lui, Lumière et Chaleur sont intimement unies sous forme gazeuse.

Le Second Fluide provient du Calorifique en expansion, par intervention de l’Air Vital, et forme un corps élastique unissant les Forces les plus subtiles aux plus fixes, corps en quoi Matière Lumineuse et Matière Calorique s’associent étroitement. Il procède de l’union de l’oxygène avec la matière calorique rendue volatile et forme le corps générateur d’Acidité, le véritable Air Vital ou Oxygène de la  Nature.

Quand l’Acide apparaît, l’action de l’Air Vital seul est in­suffisante ; cet Air Vital doit, auparavant, former avec le Ca­lorifique volatilisé un médium ou lien qui donnera naissance à l’Acide. Ce médium apparaît lors de la formation des Acides, mais n’est pas manifeste, aux sens. Ce véritable Semi-Acide n’est pas simplement de l’oxygène, comme on l’a prétendu, mais un oxygène ou Air Vital uni au Calorique volatil, formant alors un Fluide Elastique, bouillonnant comme l’eau, sans humidité. Il est susceptible de diverses modifications ; il est cause de l’élasticité des corps ; il engendre la sonorité dans son mode expansif ; élastique et volatil, il se laisse concentrer par le froid, se dilate de nouveau, s’échauffe au contact de l’eau, engendre la Causticité avec le Carbone ; possède une propriété attrac­tive ; se combine à la plupart des corps, modifiant leurs pro­priétés ; se trouve dans les Trois Règnes, sous diverses modifi­cations ; apparaît comme un corps suffocant dans les charbons rougis et les corps en fermentation ; il est mû par la chaleur. C’est le médium entre Lumière et Chaleur, entre l’Acide et l’Al­cali. Il est fixe au feu avec les alcalis fixes et a la plus grande affinité pour le Carbone ; il est la cause de toute expansion. En combinaison avec l’alcali, il le rend soluble dans l’Eau. Chaque fois que l’Acide est uni à ce Médium avec de la Terre Absor­bante, apparaît l’AlcaliI...


 Dans l’ordre ascendant, le Feu Elémenté est-il fluidifié sous forme de Chaleur Elémentée, naît alors un Fluide médian entre le Carbone et la Chaleur Elémentée, qui est ‘un Acide Inflam­mable, que j’appelle Acide Igné. La Chaleur Elémentée est-elle volatilisée sous forme de Lumière Elémentée, apparaît un nouveau Fluide ou Liquide, moyen terme entre les bornes Lu­mière et Chaleur, qui se laisse reconnaître comme Acide Phosphorique. La Lumière Elémentée est-elle encore volatilisée, se forme un nouveau Fluide moyen terme, qui est un Air Vital uni au Calorique très raréfié dont j’ai parlé. Ce Calorique séparé de la Lumière élémentée, il reste de l’Azote.

Envisagée comme être élastique, la Lumière Elémentée, dans sa phase liquide, pénètre tous les corps ; cet être élastique, im­pondérable en soi, rend un corps pesant quand il y est con­centré, léger quand il y est raréfié. Ces deux modalités apparais­sent également à la production de chaleur ou de froid : dès que naît la chaleur sensible, l’être élastique se concentre.à l’intérieur du corps ; dès qu’apparaît le froid, il se dilate et se concentre à l’extérieur.

La capacité d’un corps à absorber Feu, Chaleur, Lumière à l’état libre est indépendante de sa densité ou de son volume, mais dépend de son affinité avec Lumière, Chaleur et Feu Elémentés, qui est fonction de son degré de cohésion. Plus un corps tend à l’expansion, plus il est apte à dégager Chaleur, Lumière, Feu à l’état libre ; plus il se contracte, plus apte il est à s’unir à Chaleur, Feu, Lumière. Le Feu sensible, dans sa plus grande expansion, devient Chaleur sensible, laquelle, dans sa plus grande expansion, devient Lumière sensible... L’entité élastique déjà nommée est la ‘cause de l’attraction des corps : partout où elle est en expansion, elle tend à se recontracter, d’où l’Attraction. Cette essence lumineuse élastique a la plus grande affinité avec la matière du fer et forme avec lui, dans son état dilué, l’Aimant. L’attraction de l’aimant s’observe chaque fois que cette essence élastique en expansion tend à reprendre son état con­centré d’équilibre ; la répulsion a lieu par suite ‘de la répul­sion de ce fluide élastique, par périodes, sous l’action de la ma­tière calorifique.

Le Feu, la Chaleur, la Lumière Elémentée ont des sphères d’influence déterminées : la plus restreinte est celle du Feu, puis vient celle de la Chaleur, enfin celle de la Lumière.

La coexistence du Moteur et du Mobile dans un être produit son existence manifestée : d’ans un corps physique, le mouve­ment ; dans un végétal, la végétation ; dans un animal, la vie animale ; dans un métal, l’électricité. Dans îles trois règnes, les Moteurs en action apparaissent sous la forme de la substance élastique, qui est une essence liquide, savonneuse, dilatée. Les Sujets motiles apparaissent sous forme de Carbone plus ou moins dilaté.

Une chaux métallique à laquelle on ôte le Carbone pour lui substituer de la Lumière Elémentée donne un corps vitrifié, de­venu isolant, sans. conductibilité électrique. Si l’on ajoute du Carbone au verre, il devient conducteur comme les métaux.

La fleur vit du Carbone, de même que l’homme aspire de l’Air vital et expire du Carbone qui, au contact de l’oxygène, se change en gaz carbonique. La plante aspire l’air, fixe du Carbone, le transforme et donne, à la lumière solaire, de l’oxy­gène renouvelé. Dans les corps animaux, le principe excitatif est dans l’Ether nerveux tandis que le principe excitable du Carbone est dans le sang. Les facteurs de toute destruction sont l’excès du principe excitable ou « carbone » et l’épuisement du facteur excitatif. Le Carbone tend à la densification, la ma­tière de Lumière à la volatilisation. Par volatilisation, il y a épuisement de l’excitant ; par entassement, excès d’excitabilité.


Chez les végétaux, là où le Carbone est dissout, il y a putré­faction ; là où il s’accumule et où le Moteur disparaît, dessic­cation.

Un corps reste aussi longtemps dans sa perfection que ses principes s’interpénètrent. A la moindre modification, naît ‘l’im­perfection, point de départ de toute séparation et dissolution. Ce qui pénètre est, partout, la Lumière Élémentée ou, mieux, la Lumière produite par le Moteur lumineux sur le Sujet lumineux. La Nature est un tout constitué de forces agissantes et de corps mus. Tout y est vivant, rien n’y est mort.

La mort n’est qu’une pause pour harmoniser des accords nouveaux. La putréfaction est un procès de renouvellement, en vue de dégager la vie de la mort apparente et de libérer les particules vivantes emprisonnées afin de les rendre aptes à de nouvelles combinaisons organiques. La Substance Calorique et la Substance Lumineuse sont les Principes Passif et Actif de la Nature.

L’atmosphère de ce globe est un fluide dont les particules sont formées de matière lumineuse et calorique dissociées ; elle est susceptible de se condenser et de devenir perceptible sous diverses formations vitreuses. Les corps se composent de ma­tière lumineuse et calorique rendue visible et ne sont que des modifications de la Chaleur et de la Lumière Elémentées, en proportions définies.

La matière de la Chaleur et de la Lumière existe à l’état dispersif dans l’atmosphère et constitue le fluide où flotte la di­versité des vies. Diluée ou concentrée en formes visibles, elle peut former des apparences multiples. A l’état raréfié, elle est imperceptible et devient sensible, formelle, pondérable en se concentrant.

Par le moyen du Soleil et de lentilles convexes et concaves  sont produites les Formes Archétypes de la matière lumineuse et calorique, On peut obtenir le Carbone de Nature dans un vase plein d’eau, au moyen de lentilles. Par expansion, il se résout en matière calorique et forme, avec de la terre animale ou végé­tale, du charbon véritable. Les phénomènes colorés des lentilles montrent les modifications de la matière lumineuse et calorique par l’apparition d’Acides distincts : le foyer Rouge engendre sur le Carbone de l’Acide Carbonique ; le foyer Bleu engendre sur le Calorique de l’Acide Phosphorique ; le foyer Blanc engendre sur la matière lumineuse de l’Acide Chlorhydrique très volatil. Les Acides paraissent donc se manifester par l’entremise des couleurs. Par la connaissance des lois des cou­leurs on peut parvenir à celle des Acides. Là où les particules de lumière sont disjointes, il y a obscurité, cette disjonction donnant le noir sur un objet. Où elles sont jointes, règne la lumière visible, donnant le blanc sur un objet. On devrait nom­mer l’obscurité : « Un certain état de désunion de la matière lumineuse ».

Le Soleil agit sur notre globe comme excitant lumineux, trans­formant le Carbone naissant en matière lumineuse et nous le rendant sous les espèces de forces stimulantes. Ainsi le monde nourrit le Soleil et le Soleil nourrit le monde.

Processus de la Nature : Il existe un Principe Formateur ; cet Agent est la Matière Lumineuse dispersée, manifestée à l’état gazeux comme Azote. Et un Principe Passif, qui est le Carbone. Cet Azote agissant sur le Carbone le scinde en trois corps basiques : Feu élémenté, Chaleur élémentée, Lumière élémentée, chacun d’eux ayant trois possibilités : garder sa spé­cificité passive ou passer à l’état liquide ou gazeux sous l’action d’un Agent. La manifestation liquide du Carbone est un acide inflammable (Phosphorsâure) qui se distingue de l’acide phosphorique chimique (Phosphorige Saure) par sa plus grande  causticité. A l’état gazeux, il se transforme en Air Vital.

La matière calorique à l’état liquide devient Phosphorische-saure et, à l’état gazeux, Air Inflammable (Hydrogène, si l’on tient à l’envisager chimiquement).

La matière lumineuse donne à l’état liquide de l’Acide Méphi­tique l’acide carbonique pour suivre l’analogie dont se sert l’au­teur, à l’état très volatil de l’Acide Chlorhydrique, et à l’état gazeux de l’Azote. Ces trois gaz agissent comme stimulants sur les corps passifs et donnent naissance au feu, à la chaleur et à la lumière manifestés. A l’état liquide, ces trois manifesta­tions donnent le Fluidum Universale dans lequel baigne notre Terre, siège de toutes modifications. Les premiers corps formés sont donc Oxygène, Hydrogène, Azote, Carbone, qui pro­duisent ensuite effectivement les acides, eaux et terres : quatre Formes-Types d’où sortent toutes les autres.

Si la Chaleur et la Lumière Elémentées sont captées au moyen de lentilles dans des vases de porcelaine dans de l’eau pure, il se produit une couleur noire dans la phase d’expansion. L’eau s’échauffe jusqu’à ébullition ; progressivement refroidie, le Carbone se concentre en un résidu blanc qui, à l’analyse, se trouve être un Carbonate de Magnésie substance poreuse, insipide, difficilement soluble dans l’eau : cette terre alcaline pourrait être la terre primitive. Selon le dosage des éléments carbonique et lumineux, elle s’offre : avec un excès de matière lumineuse comme siliceuse; de matière carbonique, comme argileuse, laquelle après nouvelle adjonc­tion de matière carbonique se transforme en calcaire. Dans la multiplicité des Forces agissantes et des Sujets mus, on ne peut reconnaître l’Agent Primitif ni le Premier Sujet. Mais, à l’aide de la Chimie supérieure, les corps se laissent diviser jusqu’au Carbone, limite ultime. Partant de cette base et dé­composant en ordre croissant, nous arrivons au gaz et, finalement, au Premier Agent, l’Azote [c’est-à-dire Azoth ou Azoq des Sages].

Dès que l’Azote agit sur le Carbone, il extrait une es­sence savonneuse qui est la Substance de la Lumière à l’état lié. Elle naît de l’expansion du Carbone. Par condensa­tion de ce corps, en naît un second, un Acide gras. Substance de la Chaleur. La substance lumineuse est Principe d’Expan­sion, cause de toute diaphanéité. La substance Calorique est prin­cipe d’Attraction, cause de toute condensation. Ce sont les deux Principes Premiers de la Création, l’Azoth du Ciel et l’Azoth de la Terre, le Yin et te Yang des Chinois. Le Carbone est la vraie matière de toutes choses, l’Androgyne de la Nature, unissant le Mâle et la Femelle, le Passif et l’Actif. Par expansion, il forme son Principe actif qu’il attire de nouveau comme être passif pour en former, à partir de lui seul, la multiplicité des corps. C’est le Centre de la Nature, d’où découle la création visible. Ce corps primitif a une triple faculté : expansion, contraction, nouvelle expansion.

Dans la Nature, la Force est toujours immuable, s’offrant d’elle-même. Le corps la capte et est modifié par elle. La par­ticipation, de la Force semble une plongée, librement consentie, dans la forme, pour se manifester. Cette pénétration engendre un être médian qui équilibre les deux et qu’on nomme Esprit. Ainsi, dans la Nature physique, l’excitant lumineux agissant sur la chaleur élémentée produit un Esprit  en physique, gaz. Les Anciens le nommaient Spiritus, Vapor qui baigne l’univers ; on le nomme Air Vital, Spiritus Universalis. Par lui, la Lumière est liée à la Chaleur et engendre toutes les Manifestations.

Le processus naturel entier forme le cycle suivant :

Partout, la Lumière, agissant en ordre décroissant, tend à se figer en Chaleur élémentée, tandis que la Chaleur, en ordre croissant, tend à se volatiliser en Lumière. Chaque fois que, dans l’ordre décroissant, la Chaleur est liée, apparaît de la Lumière, en ordre croissant et réciproquement, ce, parte médium de l’Esprit Vital de la Nature. Les Trois Principes de cette der­nière sont donc, Force Lumineuse, Chaleur Elémentée, Esprit de Vie, leur produit. Trois essences distinctes, mais unies dans une Matière qui est la Matière Primitive, du Monde Physique ; ces Trois Eléments peuvent se nommer SEL, MERCURE et SOUFRE des Philosophes,  Matière, Lien, Force de toutes choses.

Cet Esprit de la Nature, issu de la Lumière et de la Chaleur, est comme un Souffle ou Haleine. Vitale de l’Univers, qui, par condensation se transforme en Eau et c’est alors l’Humide Radical de Nature.

Le Monde inspire, et expire.

A partir du mouvement appliqué au Carbone en tant que Pre­mière Matière universelle (feu élémentée, Hylè) naissent Matière Calorifique et Matière Lumineuse :

AGENT : Matière Lumineuse 

PATIENT : Carbone

PRODUIT : Matière Calorifique.

Dans l’ordre croissant, ces trois- Expansions se graduent ainsi :

Matière Lumineuse : Lumière Elémentée.

Matière Calorique : Chaleur Elémentée.

Matière du Feu : Feu Elémentée.

Ces trois corps, possédant une existence réelle, doivent avoir la force de produire Lumière, Chaleur et Feu. A l’état le plus expansif, ces Trois Agents sont trois gaz, nommés par les An­ciens Spiritus, Esprits physiques : Azote : Excitant lumi­neux. Hydrogène : Air combustible, agent de la chaleur ; Oxy­gène : Air vital, agent du feu.


Là où apparaît la lumière, il y a action de l’Azote sur lia Lumière élémentée ou la substance savonneuse. Là où apparaît la chaleur, action de l’Hydrogène sur la Chaleur élémentée ou l’Acide gras. Là où naît le feu, action de l’Oxygène sur le Feu élémenté ou Carbone. Dans le feu sont contenues Chaleur et Lumière élémentées. La Chaleur élémentée est l’expansion du feu à un degré supérieur. La Lumière élémentée est celle de la Chaleur élémentée à un niveau supérieur. Quand, en ordre crois­sant, ces trois gaz prennent naissance, ils forment.en attirant l’Air Vital une substance moyenne pour se recombiner au Car­bone, et ce médium est le premier corps liquide de la Nature.

Oxygène et Hydrogène donnent l’eau ; Hydrogène et Azote, de l’acide nitreux, par le moyen de l’Oxygène : L’Acide apparaît chaque fois que sont ‘libérées de la matière lumineuse et de la matière calorique.

Si de l’Azote est équilibré avec de l’Hydrogène par la mé­diation de l’Oxygène, il naît un liquide acide, formé de Lumière et de Chaleur, qui peut être dit Acide Universel. Si l’Hy­drogène s’équilibre avec l’Oxygène, il naît de l’eau. Les trois phases solide, liquide, gazeuse contiennent un être moyen qui unit dans chacune le Fixe au Volatil : dans l’a phase gazeuse l’Oxygène ; dans la phase liquide un Liquide pur ; dans la phase solide, le Feu élémenté agissant au sein de l’eau.

L’Oxygène, envisagé comme excitant igné, régit tout phéno­mène où un corps est volatilisé. Le Liquide pur, comme Cha­leur élémentée, régit tout phénomène où des corps sont présents à l’état soluble. Le Feu élémenté régit tout phénomène où des corps sont à l’état fondu et mêlé.

Ces trois dernières lois sont de la plus haute importance, parce qu’avec les moyens les plus simples, les actions les plus admirables peuvent être provoquées.

Munich 1798 

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