Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 09:30

ROYAL ARCH – 13ème GRADE.

 

Le décryptage des rituels est une affaire délicate dans la mesure où la cohérence et la méthode rationnelle n'ont pas toujours présidé à leur élaboration.

 

Mais si les temps et les lieux ont marqué les auteurs de ces rituels, au point de leur inspirer l'insertion ici et là de figurations ou de formules directement traduites des images et des intérêts contemporains, le processus d'enrichissement du rituel n'en a pas, pour autant, été détourné de ses fins.

 

On ne peut d'ailleurs qu'établir un constat, qui traduit certainement la conviction de tous ceux qui sont amenés (profanes ou francs-maçons) à examiner les textes et les mises en scènes schématisées dans les mémentos : l'évidence d'une multiplicité de grilles autorisant la lecture de plusieurs façons.

 

Il y a une grille qui s'impose : c'est celle de la série, enseignement, pratique, et intentions. II y a des grilles plus sévères : éducation, information, action, ou encore, formation, religion, magie, et peut être aussi, maîtrise de soi, connaissance, souveraineté. Mais, si ces grilles ne satisfont pas, rien n'empêche d'en essayer d'autres.

 

En réalité, les rites se présentent comme une totalité mythique, c'est-à-dire comme un enseignement initiateur. Toutes les sociétés ont un corps de doctrine ou plutôt de conventions figurées qui constituent le patrimoine, non pas parce qu'il est le savoir vrai cette idée n'a pas de sens, tout savoir étant relatif à la vocation de celui qui en est le détenteur, mais parce qu'il est le savoir convenu.

 

Un adulte français qui ignore Marignan 1515 passe pour peu cultivé. Cela ne se justifie ni sur le plan de la connaissance historique, ni sur le plan de la culture morale, et sans doute encore moins sur le plan particulier de l'activité professionnelle de l'intéressé. Il se peut que demain, cette référence formelle n'ait d'ailleurs plus aucune signification. Il n'empêche que pour un temps, elle aura été révélatrice.

 

Il en est de même des idées et des valeurs véhiculées dans les pratiques rituelles.

 

Seulement, la plupart du temps, nous ne sommes pas conscients de nous soumettre à ces conventions. Nous adhérons immédiatement aux exigences de notre milieu. C'est le souci du franc-maçon de découvrir la relativité des ensembles formels liés à une époque et à une culture.

 

On a pu suivre le processus initiatique dans la proposition du métier: d'abord l'usage des outils dont la présentation est à la fois pratique et figurée, puis par la mise en oeuvre de cette connaissance pratique et de ces principes moraux dans le cadre d'une activité définie: la construction d'un temple. Puis la transposition des préoccupations des artisans du plan de l'Oeuvre matérielle au plan de la portée morale de l'action.

 

La charnière est constituée par l'introduction de la Mort, et la Mort non pas naturelle mais criminelle provoquée par l'ambition, l'orgueil et le désir de puissance.

 

Les récits qui suivent cette conversion des valeurs pratiques aux valeurs morales, se partagent soit en récits touchant aux personnes-le crime, sa poursuite, sa vengeance, la justice-, soit en récits touchant à la construction du temple, l'ordre sur le chantier, la connaissance des sciences nécessaires et la fonction du maître d'œuvre.

 

Mais toutes ces présentations, tous ces préceptes sont en quelque sorte imposés de l'extérieur. Les scènes vécues déterminent les enseignements, communiquent des recettes, définissent le comportements, elles n'introduisent pas à la connaissance intime des réalités de ce monde. Il n'y a en quelque sorte nulle pénétration analytique de la relation entre l'homme et le cosmos, entre l'homme et son oeuvre, entre l'homme et ses fins.

 

En réalité, le schéma pourrait paraître linéaire: apprentissage, exercice du métier, et confection de l'Oeuvre.

 

La mort d'HIRAM laissant l'Oeuvre inachevée, le projet incertain, livre aussi la clé du comportement humain, dont on ne peut négliger l'impact affectif et moral.

 

Un ouvrier n'est pas un robot. Il a non seulement la disponibilité de ses aptitudes, mais encore la maîtrise de ses fins. Il n'est pas suffisant d'affirmer: je travaille pour de l'argent ou je travaille pour accomplir telle ou telle Oeuvre. Il faut encore se demander à quoi sert ce que l'on fait, et si l'on ne peut y répondre, s'interroger sur la destinée de l'homme.

 

Cette interrogation surgit tôt ou tard en nous. Et peut être constitue-t-elle le propre de notre condition, avec dit-on le rire. S'interroger sur le sens de sa vie, et tenter de trouver une réponse est-ce nécessaire, est-ce fortuit, est-ce futile ou déplacé ?

 

Le grade de Royal Arch revêt une importance qui se manifeste par la constante de sa désignation, tant dans le Rite pratiqué en France que par le Rite d'York, ou le Rite Ecossais pratiqués en pays Anglo-saxons.

 

De plus, la richesse de ses implications tranche avec l'espèce de sécheresse des grades qui précèdent. Enfin, il semble bien que le souci des rédacteurs, conjugué avec les interventions extérieures, ait contribué à faire de ce Grade un véritable carrefour initiatique.

 

Loin de moi la pensée que des transmissions directes, des relais se soient établis au cours des âges selon des lignes de continuité directe. S'il en est ainsi, j'en prendrai acte d'après une documentation historique référencée si on me la présente. Sinon, cela n'a pas d'importance car, en fait la transmission existe puisqu'elle consiste en une interprétation ou en une ré interprétation des témoignages historiques ou symboliques du passé.

 

Dans les textes et les scénarios du Grade on peut évidemment lire ouvertement une influence Hermétique, une influence Judaïque directement inspirée de la Cabale, une influence plus proche des traditions grecques avec la descente aux abîmes (aux enfers ? dans les profondeurs de la terre ? Aux sources de toutes choses ?)

 

Ce qui est certain, c'est qu'il est difficile, en présence d'une telle accumulation de signes d'écarter la comparaison avec les figurations et les formules en honneur dans les pays d'Orient, où les mandalas, et les noms de Dieu constituent une méthode de connaissance et une approche du pouvoir.

 

Pourquoi ne pas se demander également si la découverte de l'Arch, comme réussite architecturale n'a pas fourni une merveilleuse figure symbolique, d'autant plus remarquable qu'elle semblait résulter de la découverte d'un secret: la clé de voûte, d'une analogie, avec l'arc-en-ciel, et d'une symbolique, la transmission ou le passage.

 

Mais il est encore plus curieux de constater que la formule retenue pour le précepte du Grade:

On n'est pas initié, on s'initie soi-même, reprend la proposition du cabinet de réflexion, où Vitriol exprime l'intériorisation nécessaire à toute maîtrise.

 

Comme si on avait voulu conjuguer les approches successivement essayées.

 

Une des grandes acquisitions de la conscience humaine, c'est la conviction de l'efficacité du Nom. Cette conviction est toujours sensible dans les expressions contemporaines, comme celle de Camus sur le mot juste, "L'homme peut se sauver lui-même, et sauver les autres par l'usage du mot le plus juste et de la sincérité la plus simple."

 

La connaissance du véritable nom de dieu est, dans la tradition religieuse, le moyen de maîtriser son pouvoir ou d'acquérir la connaissance ou de disposer de sa bienveillance. On retrouve cette indication dans les récits de chasse, le nom étant considéré comme participant de la nature du gibier.

 

Mais combien Dieu a-t-il de nom ? Les Hindous ont, avec les Tibétains inventé le moulin à prière, mais aussi la quête des dix mille noms de Dieu.

 

Remarquons le caractère formel de cette connaissance, qui participe de ce que nous appellerions le hasard. Il faut tomber juste pour que la porte s'ouvre. En prononçant des milliers de mots, il n'est pas impossible d'y parvenir.

 

C'est ce qui se passe pour les Mages qui sont descendus au fond du puits et se sont trouvés devant la onzième porte. Le mot prononcé "Infini" leur a donné accès vers un autre domaine. Domaine redoutable parce que totalement inconnu. Symbole éclairant de l'importance de la notion d'infini dans toutes les spéculations mathématiques et scientifiques.

 

La démarche qui est effectuée par les Trois Mages, telle qu'elle est rapportée par le mythe du 13ème grade, ressemble effectivement à une exploration du dessous des choses. La moralité donne, "aussi loin que vous pensez être parvenu dans vos recherches, vous devez creuser encore ! Cherchez et vous trouverez", implique toutefois une forme de connaissance qui se distingue de celle que l'adepte avait explorée jusqu'ici. Et cette connaissance, il faut nous rendre compte qu'elle s'élabore sur des ruines.

 

HIRAM, avant de mourir a jeté le triangle d'or au fond du Puits. Mais, c'est sur les ruines de Jérusalem, alors que la Montagne de Sion n'est plus qu'un désert, que les Initiés de Babylone, les Mages, membres du Sacerdoce Universel entreprennent l'examen d'un site sacré sans doute, mais sans intention avouée d'y chercher "la Réponse."

 

Or, c'est sur ce terrain que la descente vers les profondeurs apparaît comme fructueuse. Faut-il abandonner toute prétention à construire une cité ou un temple au grand jour pour approcher de la Vérité ?

 

Je vois plusieurs indications dans cette histoire de la descente des Mages.

 

La première, c'est qu'aucune œuvre matérielle n'est à l'abri des ravages du temps, et de la violence des hommes. Il faut en prendre son parti, rien n'est plus éphémère que ce que l'on croit bâtir pour défier le temps.

 

La deuxième, c'est que les vérités éternelles ne se découvrent pas dans le monde des manifestations, des apparences, des formes. Cette indication est nécessaire, mais curieusement, elle n'est pas absolue. Car si personne ne s'était attaché à la construction du Temple, il n'aurait pas été ruiné, et les Mages n'auraient eu à son sujet aucune curiosité. Il y a là une sorte de carrefour de la signification : HIRAM construit parce qu'il a le nom indicible. Mais il est incapable de se protéger de la malédiction des hommes, puisque l'envie, l'orgueil et la volonté de puissance ne sont pas vaincus par ses efforts, mais bien au contraire, provoquent sa mort.

 

La troisième, c'est qu'il n'est de véritable connaissance que par le refus de la réalité manifestée, et seule l'Idée, formée par la réflexion, et loin des nécessités de l'action permet de comprendre cette réalité.

 

Y a-t-il là une réponse à la thèse nominaliste ou une indication méthodologique ?

 

Enfin, il apparaît que la descente dans les profondeurs est la seule condition du salut, et en cela, la découverte de l'Agathe lumineuse, qui est annoncée par la décoration blanche du Temple de Royal Arche, constitue la réponse à l'interrogation que chacun se pose. Que vais-je trouver en moi ?

 

Les mystiques ont exploré ces avenues. Les Jean de la Croix et les Thérèse ont laissé là-dessus des récits qui peuvent éclairer les néophytes. Est-ce à dire que le dernier mot est là ? Le néophyte connaît les lettres mais ignore la prononciation. C'est-à-dire, en fait, l'usage et donc la fin de la connaissance.

 

Comment ne pas voir la profondeur d'une figuration qui comporte autant d'allusions à des pratiques répandues sur toute la terre, et qui répond aux sollicitations qui assaillent tout homme ayant suffisamment vécu pour s'interroger sur le sens de ce qu'il a fait de sa vie, et dans sa vie ?

 

On a mis longtemps à comprendre l'importance des séries et des groupes pour le décryptage de l'apparence, et pour l'interprétation des données sensibles. Les indications constituées par les Séphirots, comme celles que fournissent les arches avec les Noms de Dieu, les interprétations qui en sont données, différentes d'ailleurs selon les sources peuvent à bon droit attirer l'attention de l'analyste.

 

Sans aucun doute, il est bon de méditer les notions présentées, leur groupement, leurs correspondances, leur interaction. Et on parvient par-là à une approche non plus objective des manifestations de la vie, mais à une interprétation intime des éléments dont la polarisation lui assure sa cohérence.

 

La couronne (pourquoi pas la lumière souveraine, la conscience ultime) donne à l'intelligence et à la Sagesse leur vertu, et ensemble constituent la Connaissance. Mais la Connaissance n'est pas une Séphira, seulement un ensemble fortuit.

 

L'Amour, la puissance engendrent la beauté ou, pour d'autres l'amour et la force engendrent la Bonté. La victoire, la Majesté, déterminent la Stabilité, le Fondement. Enfin, la Présence, le Royaume, s'identifie avec le monde qui se manifeste.

 

Et il est vraisemblable que nous avons là une tentative d'explication, à partir des données verbales d'une réalité profonde. Mais il y a d'autres questions qui demeurent. La Création, la formation, la Façon, qui se manifeste au cœur du Royaume et qui lui donne ses apparences.

 

Il n'était pas possible, pour des auteurs qui entendaient faire de la figuration rituelle une méthode d'enseignement de négliger une telle formulation. Mais je crois que nous ne percevons qu'aujourd'hui, après les travaux mathématiques sur les treillis, sur les ensembles, sur les groupes et leurs permutations, ce qu'une telle construction peut avoir de pénétrant et de significatif.

 

Pourquoi cette introduction de la Kabbale ? Sans doute en raison de l'influence rabbinique en Allemagne, sans doute par souci de redonner à une pensée prodigieusement féconde ses lettres de noblesse, certainement aussi par souci de reconnaissance et de réhabilitation civique des Juifs. Mais, je le pense, en raison de la prescience d'une prodigieuse richesse enfermée dans ces schémas de la pensée.

 

 

La nature qui met sur l'invisible le masque du visible est une apparence corrigée par une transparence

VICTOR HUGO

GRAND ÉLU PARFAIT ET SUBLIME MACON – 14ème GRADE

 

 

Le rouge, qui couvre les murs du Temple, la Voûte sacrée, et les colonnes Blanches sont des indications dont les néophytes ne peuvent sous-estimer l'importance. Le souci de préparer le passage de l'action au jugement, de la volonté au dévouement, de l'initiative au sacrifice n'est pas absent de l'intention des rédacteurs du rituel.

 

Ce 14ème Grade, qui apparaît comme une étape, et peut-être plus encore comme un accomplissement, rappelle le caractère moral de l'initiation maçonnique. Et c'est là une ambiguïté dont il convient de retenir l'intérêt.

 

La connaissance conduit-elle à la vertu, la connaissance est-elle forcément accordée à la morale ? Le problème n'est pas négligeable, et seuls ceux qui tranchent avec assurance de la vertu, de la raison, et de la Vérité peuvent se laisser entraîner à des attitudes frisant l'inconséquence.

 

Le souci du Grand Elu c'est la perfection. Et cette perfection doit s'élever d'un cœur rempli d'amour pour la vertu, dont toutes traces d'iniquité, de vengeance ou d'injustice ont été effacées.

 

Mais comment savoir où se trouve le critère ?

 

A quoi reconnaît-on les hommes vertueux ? Qui définit ce que doit être l'individu parfait ?

 

Il y a une réponse, dont la forme sibylline est plus riche de sens qu'elle ne paraît.

 

Je suis ce que je suis, a dit le Royal Arch. Encore faut-il comprendre que l'on n'est ce que l'on est que par ce qui vous a fait. Et cela implique un concours de circonstances dont seuls les effets sont sensibles.

 

Mais également, cela signifie que l'on est capable de trouver en soi la véritable identité de celui que nous sommes. L'endroit sacré, celui auquel on parvient par un retour au centre, le royaume, où se conjuguent et s'équilibrent les forces et les sentiments, l'intelligence et la beauté, le triomphe et la gloire.

 

La société nous définit et nous détermine : et c'est la servitude. Mais cette servitude, nous pouvons nous en affranchir par la conquête de nous même, afin de transformer une relation de subordination en une relation contractuelle.

 

Toutes les contraintes peuvent être sublimées en relations contractuelles pour peu que nous ayons l'intelligence des situations et la maîtrise de nos jugements et de nos actes.

 

Le mythe ou la légende du grade, indique que le Temple est achevé, et que Les ouvriers sont dispersés.

 

Le Temple achevé signifie que la construction de l'œuvre commune qui a permis le rassemblement des talents et des volontés ne constituera plus le lien matériel entre les constructeurs, mais encore que le Trésor qu'il abrite est en sûreté.

 

En fait, ce triomphe entraîne l'orgueil et la ruine. Rien n'est plus fragile que les réussites matérielles. Le simple fait d'achever une Œuvre ouvre la voie à sa ruine. Mais surtout, à l'inconsistance des démarches de la part des ouvriers du chantier.

 

Remarquons que cette circonstance n'a pas échappé aux rédacteurs du rituel qui marquent bien que la réunion des Grands Elus est celle des chefs responsables ou de leurs représentants.

 

Chacun soucieux de l'avenir s'interroge sur les conditions qui pourront permettre de préserver l'ordre de la société. Et la réponse donnée est simple: la vertu. Le désir de perfection.

 

Sur quel plan? professionnel, moral, fraternel ? Tout à la fois sans doute, sans véritable certitude d'y parvenir.

 

La formule "Virtus junxit, mors non séparabit" que je trouve traduite "la vertu unit ce que la mort ne peut séparer", et que je préfère traduire par "Ce que la vertu unit, la mort ne le séparera pas" a de ce point de vue une signification morale de toute première importance.

 

Il est en effet de l'engagement du franc-maçon de montrer l'exemple de l'homme moral. Et la Vérité de l'homme, c'est précisément qu'il ne peut vivre en communauté que par la volonté d'accorder ses passions, ses désirs et ses forces aux services de la communauté.

 

La Vertu, ce n'est pas la complaisance, ni la soumission, c'est la force d'être. La force d'être soi, et la force d'être soi au service des autres. Non pas en serviteur contraint, mais en collaborateur digne et respecté.

 

La grande idée qui est au cœur du projet maçonnique semble là se découvrir : le maçon comme tout autre individu reçoit de la communauté et de la tradition les facteurs de sa libération intellectuelle et morale.

 

En contre partie, il est amené à s'interroger sur ce qu'il doit à la communauté, et sa dignité lui commande de consentir librement ce que l'on attend de lui.

 

La clé, le mot, le secret, quels sont-ils en définitive ? Le candidat qui a successivement reçu les enseignements depuis la Maîtrise est-il déterminé sur sa voie ? Est-ce la voie simple et directe du devoir civique, est-ce celle plus religieuse de la parole, et de la science de Dieu, la connaissance de son nom, et donc de sa volonté, ou bien est-ce la connaissance de l'Etre, de l'univers, est-ce la science parfaite ?

 

Les trois propositions sont effectivement lisibles dans les figurations présentées dans Les loges de perfection.

 

Le secret est-il enfin autre chose, qui n'a pas été dit, et qui ne peut être dit ?

 

Que savons-nous, que pouvons-nous retenir de la démarche effectuée depuis notre entrée dans l'Ordre ?

 

Qu'il nous faut apprendre à nous connaître, à utiliser les moyens mis à notre disposition pour entreprendre l'œuvre commune, qu'il ne faut pas compter sur une certitude, détenue soit par un homme, soit dans un Temple, qu'il n'y a finalement qu'en soi que l'on trouve la force de poursuivre la tâche, avec le sentiment de la ruine de tout ce qui n'est pas bâti sur la vertu intime, sur la force intérieure qui nous promeut dans ce monde incertain.

 

Le devoir, tel qu'il est connu de chacun ; la mesure, telle qu'elle s'impose à quiconque à moins d'être irresponsable, prend en charge sa part du fardeau ; la vision élevée des choses, nécessaire à une appréciation raisonnable des rapports entre les êtres. C'est là notre vocation.

 

Tout ce qui contribue à la vie matérielle de la communauté, tout ce qui travaille à l'édification d'une demeure pour l'homme, et d'une demeure dans l'homme, tout ce qui l'assure, dans la communauté et en soi est à parfaire incessamment. Voilà la leçon semble-t-il ?

 

Mais est-ce suffisant ? C'est-à-dire, avons-nous la réponse à l'interrogation fondamentale ? Que suis-je sur cette terre, et pourquoi y suis-je ?

 

La vision mythique, définie rationnellement par la fiction du chantier peut-elle apporter un apaisement à nos inquiétudes ?

 

 

 

L'essentiel c'est d'avoir une âme qui aime la vérité et qui l'accueille là où elle se trouve.

 

GOETHE

Par Jean Mourgues 33° - Publié dans : Rites et rituels
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