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Hauts Grades

Misraïm : réception Maître Elu des 9

11 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel de Misraïm Publié dans #hauts grades

Le Très Sage Maître : Très Respectables Frères ( et Sœurs ), Maîtres de la Vengeance, veuillez vous rendre en la Chambre des Préparations et conduisez le Récipiendaire jusqu’au seuil de ce Temple. Et vous tous, mes ( Sœurs et mes ) Frères, soyez attentifs et considérez que le déroulement de la Cérémonie de Réception au grade de Maître Elu des Neuf est plus efficient que les Maçons profanes ne le soupçonnent généralement. Ainsi donc, Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, silence et respect aux mystères.

Les deux Frères ( Sœurs ) Maîtres de la Vengeance se rendent armés

dans la Chambre des Préparations. Ils guident ensuite le Récipiendaire

jusqu’au seuil du Temple, en le tenant chacun par un  bras.

L’Impétrant  porte le décor de son grade, ou de préférence,

le décor de Maître retourné du côté « deuil ».

Parvenus devant le seuil, les deux Maîtres de la Vengeance le font frapper

soit en Intendant des Bâtiments, par cinq coups égaux O-O-O-O-O,

soit en Maître, par neuf coups O-O—O  O-O—O  O-O—O.   

 Le Très Sage Maître : Très Respectable Maître Intime, veuillez vous informer de la cause de ce bruit. Que font les Gardes Extérieurs ?

Le Maître Intime sort sur les parvis,et rentre aussitôt,

refermant précipitamment la porte du Temple.

Le Maître Intime : Très Respectable ( Sœur ) Frère Maître du Seuil, glaive en main droite et poignard en main gauche, frappez à mort qui oserait pénétrer en ce Temple ! Très Sage Maître, le Conseil est trahi…

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, tous debout, poignard en main !

Vengeance !… Vengeance !…

Tous les Frères : Se lèvent et font le Signe…Vengeance !… Vengeance !…

Le Très Sage Maître : Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, que votre indignation cède un instant à la nécessité d’entendre le Très Respectable Maître Intime en son rapport. Veuillez vous asseoir. Très Respectable Maître Intime, veuillez nous faire savoir le motif de cette rumeur, et qui a eu l’audace de troubler les Travaux de ce Conseil.

Le Maître Intime : Très Sage Maître, je viens de constater avec surprise, qu’un (qu’une Sœur ) Frère Maçon, mais profane en nos mystères, s’est introduit clandestinement dans les parvis de cette Chambre du Conseil. Et, il est à craindre qu’il ait entendu les paroles par lesquelles s’ouvrent nos Mystères habituels. Et, chose plus angoissante encore, je dirai même en tremblant qu’il est à présumer qu’il soit souillé de quelque grand crime, car ses mains sont teintées de sang, le glaive qu’il tient en sa main droite dépose contre lui, et tout excite mes soupçons.

Le Très Sage Maître : Saisit son poignard Puisqu’il en est ainsi, qu’il soit sacrifié aux mânes du Très Respectable Maître d’œuvre.

Le Très Puissant Maître : Se lève…Très Sage Maître, mon Frère ( ma Sœur ), je vous supplie d’écouter votre sagesse habituelle, et de ne rien précipiter. Si j’en crois mes soupçons et mon cœur, cet homme, s’il est le meurtrier que nous recherchons, sera châtié, et s’il innocent du crime, du moins pourra-t-il peut-être nous donner quelques indices sur son auteur exécré ? Je souhaiterai qu’il soit d’abord désarmé, puis introduit dans le Conseil dûment garrotté, afin que dans cet état il répondit aux interrogatoires que votre sagesse vous inspirera. Il se rassied alors…

Le Très Sage Maître : Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, vous avez entendu le Très Puissant Maître vous exposer ses motifs de surseoir à l’exécution du suspect, et les précautions que sa prudence lui suggère. Etes-vous d’avis de suivre ses conseils ?

Tous les Frères ( et Sœurs ) : Se levant à l’Ordre…  Vengeance !…Vengeance !…

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, veuillez demeurer assis. Très Respectable Maître Intime, vous connaissez maintenant la décision que viennent de prendre les Maîtres Elus des Neuf constituant ce Conseil. Transportez-vous donc dans les Parvis, inspirez au téméraire qui ose troubler nos Travaux la terreur de son imprudence, amenez-le au pied de cet Orient, dans l’état qui vous a été conseillé par le Très Puissant Maître. Le Maître Intime salue l’Orient en s’inclinant, et sort pour aller quérir l’Impétrant.

Parvenu dans les Parvis, il enlève au Récipiendaire son épée, et la fait porter par le Maître du Seuil au Frère (à la Sœur ) le plus proche, lequel la porte lui-même au Très Sage Maître en disant :

Le Frère ( ou la Sœur ) : Très Sage Maître, celui que nous soupçonnions est désarmé. Il dépose l’épée sur l’Autel. Pendant ce temps, dans les Parvis, le Maître Intime passe autour du col du Récipiendaire un grand ruban rouge, lui en lie les mains, et lui en enserre tout le corps. Puis, il lui retourne son Tablier ( si ce n’est déjà fait ), lui fait mettre une paire de gants ensanglantés, le fait coiffer à rebours et lui dit :

Le Maître Intime : Mon Frère ( ma Sœur ), sondez votre cœur ! Car on vous accuse d’un grand crime, crime digne d’un châtiment capable d’épouvanter le criminel le plus endurci ! Cependant, vous pouvez espérer l’indulgence du Conseil devant lequel vous allez comparaître, si la sincérité guide vos pas. Si donc vous êtes innocent, suivez-moi avec confiance. Le Maître Intime met alors la pointe de son Poignard sur le cœur de l’Impétrant, et le mène jusqu’à la porte; il l’ouvre et l’introduit dans le Temple, le plaçant debout, entre les Colonnes d'occident .                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        

Le Très Sage Maître : Toi qui te présente ici sans avoir été appelé, que cherches-tu ?

Le Maître Intime : Répond pour le Récipiendaire : Je cherche la récompense qui m’est due…

Le Très Sage Maître : Crois-tu que les Francs-Maçons autorisent la trahison, et l’assassinat des Maîtres ? Tremble plutôt, scélérat en songeant au juste châtiment qui t’est réservé…Et d’abord, qui es-tu ?

Le Maître Intime : Le meilleur des Maçons, le plus zélé de tous les Frères ( et Sœurs ), ou du moins le plus digne de ce titre.

Le Très Sage Maître : Ou bien le plus vil des meurtriers ! Qu’oses-tu dire, en te présentant ainsi en ce lieu sacré, les mains teintées d’un sang très probablement fraternel et innocent ? Tout dépose contre toi et tout t’accuse d’un abominable forfait !

Le Maître Intime : Je me soumet à toute votre rigueur si je suis coupable, mais que l’on me permette de me justifier.

Le Très Sage Maître : Il suffit ! Assez de mensonges, que le Très Respectable Maître d’oeuvre soit enfin vengé. Tous les Frères ( et Sœurs ) : Vengeance !… Vengeance !…

Le Très Puissant Maître : Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, soyez donc satisfaits, puisqu’il semble bien que le meurtrier du Maître d’œuvre soit enfin découvert.

Le Très Sage Maître : L’imposture est en effet trop grossière pour que ce misérable cherche plus longtemps à nous tromper. Qu’as-tu à répondre scélérat ?

Le Maître Intime : Que  c’est à tort que l’on me soupçonne de l’assassinat d’un Maître dont je respecte la mémoire, et que je ne viens qu’avec dessein de vous donner des nouvelles par les découvertes que j’ai été amené à faire…

Le Très Sage Maître :  Qui nous garantira que tu ne mens point ?

Le Maître Intime : Le sang que vous voyez sur mes mains et qui vous inquiète est en réalité celui de trois animaux, le lion, le tigre et l’ours, que le meurtrier avait apprivoisés et dressés pour garder l’entrée de la Caverne dans laquelle il s’était réfugié, et que j’ai dû détruire par le glaive afin d’y parvenir.

Le Très Sage Maître : Que viens-tu donc solliciter de nous ?

Le Maître Intime : Je ne demande rien ; je viens simplement prendre les ordres du Très Sage Maître, afin de savoir s’il désire que je lui livre SETH, le meurtrier d’OSIRIS, mort ou vif.

Le Très Sage Maître :  Quelle preuve nous donnes-tu de ta bonne foi ?

Le Maître Intime : Les serments les plus sacrés seront les garants de mon innocence, et les supplices les plus horribles, les châtiments justifiés de ma félonie. Et je consens par avance à les subir si je suis reconnu criminel, comme je les souhaite si je trahis les premiers.

Le Très Sage Maître : Très Respectable Maître Intime, puisque nos soupçons à l’égard de ce (cette Sœur ) Frère semblent s’apaiser, faites-le avancer jusqu’à notre Trône par les huit pas de Maître, pour y prêter sa première obligation entre nos mains.

Le Maître Intime fait avancer l’Impétrant comme il est prescrit. Puis il le fait mettre un genou ( le droit ) à terre au pied de l’Orient, la main droite levée, la gauche armée du Poignard, la lame appuyée sur le cœur. Puis il passe derrière lui, et lui appuie la pointe de son épée au bas de la colonne vertébrale.

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, tous debout à l’Ordre d’Elu !

 Et toi, audacieux, prends bien garde à tes paroles ! Le moment est critique, si tu cherches à nous tromper, l’indulgence actuelle va se changer en une légitime et meurtrière fureur, et la rigueur des supplices qui t’attendent n’en sera qu’augmentée…Mais si tu es sincère, alors répète avec nous le Serment que je vais d’abord te lire…

SERMENT

 Moi, ………… , sur mon honneur d’homme ( de femme ) libre, en présence de cette auguste assemblée, devant les Symboles du Suprême Architecte de tous les Mondes, je promets et je jure de ne jamais révéler à aucun homme relevant du monde profane, à aucun Maçon de grade inférieur, les secrets qui vont ou pourront m’être confiés, aussi bien que ceux que l’on pourrait être amené à deviner derrière les gestes, les paroles , les emblèmes, qui vont bientôt m’être communiqués et qui donnent le droit exclusif de porter le titre glorieux de Maître Elu des Neuf…

Je promets et je jure d’en remplir scrupuleusement les obligations, qu’elles qu’elles soient, au péril de ma vie et de mon sang, en telle rencontre que ce puisse être.

Je promets et je jure, pour venger la Vérité trahie, et la Vertu persécutée, d’immoler s’il le faut aux mânes d’Hiram notre Maître, les faux frères et les traîtres qui pourraient avoir percé ou révélé les secrets de ce grade illustre entre tous.

Je promets et je jure de tenir tous mes engagements, sinon, que la mort la plus affreuse soit l’expiation de mon parjure, après que mes yeux auront été privés de la lumière par le fer rouge, que ma gorge aura été tranchée par le Poignard, et que mon cœur et mes reins percés par le Glaive, pour que mon cadavre devienne la proie des vautours, et ma mémoire en exécration aux Enfants de la Veuve, par toute la terre…

Le Très Sage Maître : Toi qui parais sincère et pur, je te donne acte de ton Serment.

Et pour te mettre à l’épreuve, nous te confions maintenant le soin d’exécuter la vengeance…Très Respectable Maître Intime, faites retourner le Candidat à l’extrémité du Palais, veillez à ce que sa marche s’effectue à reculons ; signalez-lui que ce rite a une signification profondément ésotérique, et qu’il ne sera réellement devenu un des nôtres, que lorsqu’il aura perçu le secret de cette marche. Enfin, dites-lui que le caractère humiliant de ce départ doit lui rappeler que rien ne s’obtient sans peine, et qu’il ne doit jamais s’offenser des mortifications imposées par nos usages, l’Humilité et l’Obéissance étant le véritable chemin de la Perfection Maçonnique. Il en est ainsi fait. Lorsque l’Impétrant se trouve à nouveau entre les Colonnes d’Occident, le Maître Intime l’y arrête…Très Respectable Maître Intime, veuillez délivrer les mains de l’Inconnu, armez-le de nouveau de son Glaive, et mettez-le en état d’aller remplir ses promesses. Le châtiment de la Trahison et du Crime doit toujours avoir pour voiles les ombres épaisses de la Nuit ! Et toi, inconnu audacieux, consomme ton ouvrage à la faveur des ténèbres, rends-toi digne du choix que nous avons bien voulu faire de toi pour le châtiment du meurtrier. Toutefois, prends bien garde de nous le livrer vivant ! Le Maître Intime délie l’Impétrant, lui rend son Glaive, et lui fait faire, toujours à reculons, trois voyages autour du Temple, en passant de l’Occident au Midi, du Midi à l’Orient , de l’Orient au Septentrion. Au dernier tour, le Maître du Seuil ouvre doucement la porte, et le Maître Intime conduit l’Impétrant à la Caverne. On referme la porte et on fait le silence. Le Maître Intime voile soigneusement les yeux du Récipiendaire. Les Maîtres de la Vengeance voilent ou éteignent les luminaires inutiles ; seules les lumières d’Ordre doivent demeurer allumées. Le Maître Intime a conduit le Candidat à la Chambre Obscure,  en dessous du sycomore. Au seuil, il le pousse en avant et le fait s’arrêter.

Le Maître Intime : Mon ( ma Sœur ) Frère, demeurez immobile, jusqu’à ce que vous ayez entendu frapper trois coups. A ce signal, vous pourrez vous découvrir les yeux.

Le Maître Intime sort et referme la porte bruyamment. Il laisse passer un certain moment, puis frappe trois coups, lentement : O – O – O .

L’Impétrant retire son bandeau. On lui laisse le temps de se familiariser avec ce qu’il découvre. Puis le Maître Intime entre de nouveau, lentement et en silence.

Le Maître Intime : Soyez courageux, ( ma Sœur ) mon Frère. Mais souvenez-vous que derrière l’emblématique déroulement de nos Rituels, se dissimule votre véritable acceptation morale, et que vos actions se gravent, amplifiées en un autre monde…Vous voyez cette source d’eau vive qui jaillit du rocher ? Prenez cette coupe, et buvez longuement. Que ce soit pour vous un second baptême, perpétuant et amplifiant celui qui avait auparavant fait de vous un jeune Apprenti…Vous êtes dans la Caverne où un homme provoqua de graves troubles dans son pays, lorsqu’il commit une infidélité au sujet des choses désavouées par interdit…Que pour vous, mon ( ma Sœur ) Frère, il n’y ait plus d’interdits, plus de tabous dogmatiques, que vous soyez délivré à jamais.

Court silence…L’Impétrant boit. Maintenant, mon ( ma Sœur ) Frère, prenez cette lampe, et armez-vous de ce Poignard. Il le lui donne. Pénétrez en cette Caverne, et frappez tout ce que vous trouverez et qui vous résistera ! Défendez-vous, et vengez notre Maître d’œuvre, afin de vous rendre digne d’être compris parmi les Elus de la Franc-Maçonnerie…

L’Impétrant pénètre dans la Caverne, la lampe en main gauche, le Poignard levé dans la droite. A ce moment, le transparent vole, laissant voir le mannequin.

Le Maître Intime : Demeuré sur le seuil…Voici le meurtrier. Frappe ! Tue ! Venge notre Maître à tous, car voilà son assassin… Ensuite, tranche cette tête…Il en est ainsi fait…Dépose maintenant cette lampe. O mon ( ma Sœur ) Frère ! Prends la tête par les cheveux, lève ton Poignard, et suis moi…Le Maître Intime conduit l’Impétrant jusqu’au seuil du Temple. Le Maître du Seuil a par avance ouvert la porte à deux battants. L’Impétrant, par avance instruit par le Maître Intime, pénètre lentement dans la Chambre du Conseil, par une suite ininterrompue de pas d’Apprenti, chaque série de trois étant séparée de la suivante

par un court repos.

Le Très Sage Maître :  Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, debout et à l’Ordre ! Il lève son Poignard. Vengeance !…Vengeance !…

Tous les Frères ( et Sœurs ) : Vengeance !…Vengeance !…

Le Maître Intime fait alors avancer l’Impétrant jusqu’à l’Autel, par trois derniers pas précipités et lui fait poser la tête et le Poignard dessus, puis s’agenouiller.

Le Très Sage Maître :  Malheureux ! Quelles impulsions t’ont fait commettre ce second crime ? A quels conseils pervers as-tu cédé ? Ne t’avais-je pas dit de nous livrer vivant le meurtrier ?

Le Maître Intime :  Grâce pour lui, Très Sage Maître, car c’est à une juste indignation qu’il a cédé…

Le Très Sage Maître : Que grâce lui soit donc accordée comme vous le demandez pour lui, Très Respectable Maître Intime ! Et vous tous, Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, aidez-moi à récompenser, malgré tout, le zèle, le dévouement, et la fermeté de ce Frère ( cette Sœur ). Lève-toi, et apprend que tout ce que tu viens d’accomplir est une image des obligations que tu contractes aujourd’hui. Derrière la simplicité et même la pauvreté des symboles et des accessoires rituels, il y a en effet ton acceptation totale, qui se grave en d’autres plans de conscience, et donne une efficience mystérieuse à cette acceptation. Tu vas donc remplacer un des neuf Maîtres Elus pour leur confier la poursuite des assassins. Quoique tous fussent animés d’une ardeur égale, cependant il est à croire que nul n’aurait pu découvrir la retraite des meurtriers si un inconnu ne l’eut indiqué. Le Roi envoya aussitôt les neuf zélés Maîtres, et l’un d’eux étant entré précipitamment dans la Caverne, n’eut pas plus tôt vu ABIBALA, qu’il lui porta au cœur un coup de Poignard qui l’étendit mort à ses pieds. Puis il lui trancha la tête, et la rapporta pour la déposer aux pieds du Roi. Et maintenant, mon ( ma Sœur ) Frère, veuillez monter à l’Orient pour y recevoir récompense de ton zèle et de ton courage. Mais avant de ceindre ce Tablier, acceptez-vous de sceller de votre sang, le Serment que vous venez de prononcer ?

L’Impétrant :   J’accepte…

Le Très Sage Maître :  Très Respectable Maître Intime, remplissez votre office….Il en est ainsi fait…Puis l’Impétrant monte à l’Orient.

Le Très Sage Maître : Ceint l’Impétrant du Tablier des Maîtres Elus des Neuf. Mon ( ma Sœur ) Frère, ce Tablier marque le deuil que tous les Elus de la Franc-Maçonnerie portent en souvenir de la mort d’Hiram et il te fait connaître le chagrin qu’en doit avoir un bon Maçon. Et maintenant, quittes ces gants ensanglantés, et reçois ceux des Maîtres Elus des Neuf. Ceux-ci t’apprendrons que seule, l’innocence a du chagrin sans remords. Mon ( ma Sœur ) Frère, veuillez vous recueillir, et fermez les yeux…Le Très Sage Maître, prend son Poignard en main droite, à la façon d’une épée.           A la Gloire du Suprême Architecte de tous les Mondes !

Au nom et sous les auspices de la Franc-Maçonnerie Universelle, En vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous, Très Sage Maître de cet Auguste Conseil de Maîtres Elus des Neuf, JE VOUS CREE , ( Il touche l’épaule gauche de la pointe de son Poignard ) JE VOUS RECOIS , ( Il touche l’épaule droite ) ET JE VOUS CONSTITUE    ( Il touche le sommet de la tête ) MAÎTRE ELU DES NEUF, ET MEMBRE REGULIER DE CET AUGUSTE CONSEIL, ASSEMBLE EN LA VALLEE DE………., SOUS LE VOCABLE «  ………… » ET LA JURIDICTION DU SUPRÊME CONSEIL DU RITE DE MISRAÏM. Recevez en outre ce Cordon, insigne de votre nouveau grade, et ce Poignard Maçonnique, mais souvenez-vous toutefois que cette arme ne vous est confiée uniquement que pour châtier la trahison, défendre vos ( Sœurs et ) Frères en péril, et punir le crime. Très Respectable Maître de la Vengeance, veuillez conduire solennellement notre nouveau ( nouvelle Sœur ) Frère entre les Colonnes d’Occident, en le précédant, et vous, Très Respectable Maître Intime, veuillez suivre notre ( Sœur ) Frère, et enseignez lui les secrets de notre grade, soit la Marche, le Signe d’Ordre, les Signes de Reconnaissance , les Mots de Passe et les Mots Sacrés, la Batterie.

Le Maître Intime : Mon ( ma Sœur ) Frère Elu des Neuf, voici tout d’abord : la Marche :

Entrer à l’Ordre d’Elu des Neuf, par les huit pas de Maître ; Si l’espace est mesuré, il est recommandé de faire des pas courts. On salue ensuite l’Orient en s’inclinant une seule fois.

le Signe d’Ordre : Fermer le poing droit, en érigeant le pouce. Porter ensuite le poing à la hanche droite, comme si on s’apprêtait à dégainer l’arme. les Signes de Reconnaissances : Signe de demande : faire le simulacre de frapper au front le Tuileur avec un Poignard. Signe de Réponse : passer la main droite sur le front, comme pour essuyer le sang qui coulerait de la blessure. Signe d’Appel : faire le simulacre de plonger un Poignard dans le cœur du Tuileur, en disant : Vengeance !…Signe d’écho : porter la main droite au cœur, en disant : Vengeance !..        les Mots de Passe : SETH, abominé de tous…les Mots Sacrés : Vengeance !…  Vengeance !…          la Batterie : Neuf coups de pommeau d’un Poignard, par huit et un : O – O – O – O – O – O – O – O ------ O. Sachez aussi que votre âge est de huit ans et une année, ou neuf semaines d’année. Le Maître Intime salue l’Orient en s’inclinant.

Le Très Sage Maître : Très Respectable ( Sœur ) Frère Premier Maître de la Vengeance, veuillez conduire notre nouveau ( nouvelle Sœur ) Frère devant le Très Puissant Maître, et devant le Maître Intime, afin qu’il se fasse reconnaître d’eux selon les pas, gestes et paroles habituelles. Il en est ainsi fait…

Le Très Sage Maître : Très Respectables ( Sœurs  ) Frères, Maître des Coutumes et Maître du Calame, veuillez dialoguer l’instruction de notre grade .

Le Maître des Coutumes : Etes-vous Maître Elu des Neuf ?

Le Maître du Calame : Oui, Très Respectable Maître des Coutumes, je le suis.

Le Maître des Coutumes : Où avez-vous été reçu?

Le Maître du Calame : Dans le Temple de la Fraternité et de la Vertu.

Le Maître des Coutumes : Quel motif vous a incité à solliciter ce nouveau grade?

Le Maître du Calame : Le désir d’apprendre à châtier les traîtres, en vengeant la mort de notre Maître à tous.

Le Maître des Coutumes : Des trois mauvais Compagnons, quel fut celui dont les coups achevèrent le Respectable Maître?

Le Maître du Calame : Ce fut ABIBALA, dont le nom signifie « meurtrier de notre Père ».

Le Maître des Coutumes : Par où êtes-vous parvenu au lieu de la vengeance?

Le Maître du Calame : Par des chemins obscurs, inconnus, et à la faveur des ténèbres de la nuit.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi en a-t-il été ainsi?

Le Maître du Calame : Parce que lorsqu’il s’agit de châtier un traître, celui-ci ne doit point mourir au grand jour.

Le Maître des Coutumes : Qui vous a conduit vers le lieu de son refuge?

Le Maître du Calame : Un inconnu.

Le Maître des Coutumes : Que voulez-vous dire par ces mots ?

Le Maître du Calame : Que le châtiment du parjure et du faux Frère doit s’effectuer de façon discrète, sans que les exécutants se connaissent les uns les autres.

Le Maître des Coutumes : Où était situé le lieu de la vengeance?

Le Maître du Calame : A l’ombre d’un sycomore, en une sombre Caverne.

Le Maître des Coutumes : Qu’avez-vous trouvé en cette Caverne obscure?

Le Maître du Calame : Le traître ABIBALA, une source d’eau vive, une lumière, et un Poignard.

Le Maître des Coutumes : Quel usage fîtes-vous de tout cela?

Le Maître du Calame : La lumière m’a éclairé, la source m’a désaltéré, le Poignard m’a libéré.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi y avait-il un Poignard?

Le Maître du Calame : Cette arme était réservée par le destin à venger la mort du Maître d’oeuvre, par le coup que j’en portais à ABIBALA, lequel tomba mort à mes pieds.

Le Maître des Coutumes : En tombant, le traître ne prononça-t-il aucune parole?

Le Maître du Calame : Il répéta deux mots, que notre Respectable Maître d’œuvre prononça en succombant sous ses coups.

Le Maître des Coutumes : Quelles étaient ces paroles?

Le Maître du Calame : Je ne puis les proférer.

Le Maître des Coutumes : Dites-moi seulement le premier mot, je dirai le second?

Le Maître du Calame : Vengeance !….

Le Maître des Coutumes : Vengeance !…  Que fîtes-vous alors du corps d’ABIBALA?

Le Maître du Calame : Je lui tranchais la tête, et la portais au Roi pour lui apprendre que le premier épisode de la Vengeance était accompli.

Le Maître des Coutumes : Quelle est la signification de cette légende?

Le Maître du Calame : Le crime et la trahison ne doivent jamais demeurer impunis ; châtier leurs auteurs est un acte de vertu, dès que la décision est prise par un pouvoir légitime ; la conscience d’un Maçon est un juge inflexible, et le Suprême Architecte de tous les Mondes est notre seul juge.

Le Maître des Coutumes : Quelle heure était-il lorsque vous êtes arrivé devant la balance de MAAT?

Le Maître du Calame : Le jour allait paraître, et l’Astre qui m’éclairait était l’Etoile du Matin.

Le Maître des Coutumes : Combien y avait-il de Maîtres Elus pour accomplir la Vengeance?

Le Maître du Calame : Huit plus un, soit neuf en tout.

Le Maître des Coutumes : Que vous reste-t-il à faire?

Le Maître du Calame : Il me reste à châtier les deux complices d’ABIBALA.

Le Maître des Coutumes : A  quelle heure avez-vous pénétré dans la Caverne?

Le Maître du Calame : A l’entrée de la nuit.

Le Maître des Coutumes : Que signifie le Cordon Noir que vous portez désormais?

Le Maître du Calame : Le deuil de notre Maître d’œuvre.

Le Maître des Coutumes : Est-ce tout?

Le Maître du Calame : Dans l’Héraldique traditionnelle la couleur noire signifie sacrifice, désintéressement, oubli de soi-même, science cachée.  

Le Maître des Coutumes : Que signifient les neuf rosettes écarlates qui ornent ce Cordon?

Le Maître du Calame : Elles rappellent les Neuf Maîtres désignés pour exercer la justice à l’égard des  meurtriers.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi sont-elles rouges?

Le Maître du Calame : Pour symboliser la sainte et juste colère qui anime les vengeurs de notre Respectable Maître d’œuvre.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi le Poignard est-il l’arme des vengeurs du Maître d’œuvre et non pas l’Epée?

Le Maître du Calame : L’Epée évoquerait la notion d’un combat probatoire, sorte de Jugement de Dieu, ce qui serai immoral à l’égard d’un vil meurtrier et d’un traître. Au contraire, le Poignard, arme d’exécution, évoque la nécessité absolue de supprimer la Trahison et le Meurtre.

Le Maître des Coutumes : Que signifie la présence de cet enfant sur le Tapis du Conseil?

Le Maître du Calame : Il s’agit du Fils de la Veuve, à l’égard duquel sont désormais liés tous nos devoirs Maçonniques.

Le Maître des Coutumes : Quel est ce fils, et de quelle veuve parlez-vous donc?

Le Maître du Calame : Du fils d’OSIRIS et d’ISIS.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi ce Tapis est-il noir, et pourquoi l’enfant est-il emmailloté de blanc, alors que son visage est rouge?

Le Maître du Calame : Ce sont là les trois couleurs successives de l’œuvre Hermétique, et l’enfant symbolise alors la semence de l’Or, passant successivement par les trois étapes de celle-ci.

Le Maître des Coutumes : Quelles sont ces trois étapes?

Le Maître du Calame : Le noir signifie le Plomb, le blanc signifie l’Argent et le rouge signifie l’Or.

Le Maître des Coutumes : Voulez-vous dire que le Plomb vil peut parfois se changer en Or?

Le Maître du Calame : Le Plomb plébéien peut devenir l’Argent aristocratique, et même accéder, si l’œuvre est parfaite, au niveau de l’Or royal.

Le Maître des Coutumes : En est-il ainsi parmi les métaux et parmi les Hommes?

Le Maître du Calame : La Nature n’a qu’une voie, et elle s’applique à tous les êtres.

Le Maître des Coutumes : Pouvons-nous associer la mise à mort du traître et du meurtrier à celle du métal initial et impur au sein du creuset?

Le Maître du Calame : L’enseignement secret de ce grade irradie en toutes les directions de la pensée humaine, et s’applique à tous les problèmes que celle-ci peut se poser.

Le Maître des Coutumes : Voulez-vous dire que la mort est une chose souhaitable?

Le Maître du Calame : Sans la mort, il n’est pas d’évolution possible, car elle est la clé de toute transformation.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi ce Crâne et ces Tibias sur votre Cordon noir?

Le Maître du Calame : Pour nous rappeler ce rôle essentiel de la Mort dans les modes de perpétuation de la Vie. Le Crâne symbolise le Principe Destructeur, et les Tibias, qui furent organes essentiels de déplacement, rappellent que la mort fait cheminer l’Esprit.

Le Maître des Coutumes : Que signifie le Poignard, entouré de neuf larmes rouges et sanglantes, qui orne votre Cordon noir?

Le Maître du Calame : Que le coup de Poignard que je portais à ABIBALA le fut au nom des neuf Maîtres Elus associés à la justice du Roi, et qu’ainsi ce furent neuf blessures qui se confondirent en une seule.

Le Maître des Coutumes : Que signifie la disposition particulière des neuf rosettes rouges?

Le Maître du Calame : La Foudre frappant l’Etoile Flamboyante renversée.

Le Maître des Coutumes : Que voulez-vous dire par là?

Le Maître du Calame : Ce que je vis lors de ma réception d’Apprenti dans le Temple assombri, le mauvais Frère renversé bras en croix, jambes écartées, tête en arrière, sur les degrés de l’Orient, et les épées des membres de la Loge pointées contre lui.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi la Cordelière et les Lacs d’Amour du Tapis de ce Conseil sont-il d’Or? Et que signifient-ils ?

Le Maître du Calame : Le noir et l’or associés, sont les couleurs emblématiques de la Mort, comme le noir et l’argent le sont du Deuil des cœurs.

Le Maître des Coutumes : Est-ce tout ?

Le Maître du Calame : Que l’étroite fraternité des Maîtres Elus des Neuf demeure par delà la mort corporelle et que celle-ci ne saurait briser le lien mystérieux qui nous uni.

Le Maître des Coutumes : Que signifie ces neuf Nombres premiers disposés en une grille de neuf cases?

Le Maître du Calame : Que les neuf Maîtres Elus sont les véhicules des neuf Potentialités métaphysiques essentielles.

Le Maître des Coutumes : Que signifie le nombre cinq dans la case centrale?

Le Maître du Calame : L’Initié, l’Homme Parfait, au sein de la Chambre du Milieu.

Le Maître des Coutumes : Quelle est  la somme arithmétique obtenue en additionnant chaque rangée de nombres?

Le Maître du Calame : Cette somme est de quinze, nombre des luminaires éclairant le Conseil.

Le Maître des Coutumes : Que signifie cela?

Le Maître du Calame : Rien que je sache encore, mais le secret qui me sera dévoilé plus tard, si j’en suis digne.

Le Maître des Coutumes : Que signifie ce schéma, disposé sur les neuf premiers Nombres, et qui évoque par son tracé, le Compas, l’Equerre et la Règle?

Le Maître du Calame : Un enseignement relatif à des procédés d’action et qui ne peuvent être abordés dans le cadre des Travaux Maçonniques.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi pénétrez-vous dans le Conseil par les huit pas de Maître?

Le Maître du Calame : Pour me permettre de pénétrer dans un monde qui se situe au-delà du tombeau de notre regretté Maître d’œuvre.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi faites-vous le geste de vous défendre ou d’attaquer du Poignard rituel en effectuant ces pas mystérieux?

Le Maître du Calame : Pour signifier que ce monde m’est mal connu et que je dois m’y tenir sans cesse en défense.

Le Maître des Coutumes : Pourquoi portez-vous votre Cordon de gauche à droite?

Le Maître du Calame : Il se porte comme est disposée, sur l’écu de chevalerie, la « barre » héraldique, à l’inverse de la « bande ».

Le Maître des Coutumes : Que signifie la « barre » héraldique?

Le Maître du Calame : Un lourd bâton, symbole de châtiment et de correction. Et ceci est bien significatif du rôle des Maîtres Elus.

Le Maître des Coutumes : Que signifie la batterie du grade?

Le Maître du Calame : Elle se compose de huit coups réguliers, séparés d’un neuvième et dernier par un temps d’arrêt, signification du retour, de la répartition, de la négativité parvenue à son maximum, et qui va donc renaître avec une force et une vigueur nouvelle. La voie de l’Initiation, quant elle a atteint la limite extrême de l’effacement, s’élargit de nouveau, le renversement est proche. Il y a aussi le sens de « libre circulation », de liberté de passage, signifiée par les trois lettres : L\D\P\ . Après la lecture, le Très Sage Maître peut donner la parole  aux (Sœurs et) Frères ayant des questions à poser sur le symbolisme ésotérique du grade de Maître Elu, ainsi qu’aux ( Sœurs et ) Frères qui peuvent fournir

des enseignements quant aux problèmes posés. Puis on passe à la fermeture des Travaux.

Le Très Sage Maître : Félicitons-nous, Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, de l’introduction de ce nouveau maillon en notre Chaîne séculaire, et formons des vœux pour que l’esprit des élus de la Franc-Maçonnerie demeure la sentinelle vigilante de notre Ordre.

Après un court silence : Dans notre « Livre Sacré », sont transcrites ces paroles : « Sentinelle, que vois-tu dans la nuit ? Sentinelle, que vois-tu dans la nuit… »

Le Maître Intime : La Sentinelle répond : « l’aube est proche, mais la nuit revient très vite…Si donc vous désirez interroger, alors interrogez… »

Le Très Sage Maître :

Très Respectables ( Sœurs et ) Frères, le temps est donc venu de clore nos Travaux.      Très Puissant Maître, vous avez la parole.

 

 

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