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Hauts Grades

Mx : explication du premier tableau

24 Février 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

Il n'y a rien de stable dans le monde.

       Tout passe comme une fumée. Les monuments les plus solides, les établissements les plus utiles, les plus respectables et toutes les grandeurs humaines sont soumises à cette loi.

La Vertu seule est impéris­sable ; elle seule rend le vrai Maçon inébranlable dans les revers et supérieur à tous les événements de la vie.

Dans les grandes révolutions, l'homme vulgaire ne voit et ne cherche que les causes apparentes, qui les ont préparées et produites ; mais le Sage porte sa vue au‑delà de cette sphère sensible. Il sait qu'il y a au‑dessus de lui une cause intelligente, active, éternelle et toute‑puissante qui, dans le conseil secret de sa justice et de sa providence, dispose et dirige les événements pour 1’accomplissement de ses desseins, et qui se sert des causes physiques comme d'aveugles ministres de sa volonté. Elle tend toujours à son but par les moyens les plus utiles et les plus sages ; mais si les vertus, devenues trop rares parmi les hommes, ne peuvent les conduire au terme qu'elle se propose, elle sait employer leurs vices mêmes et leurs passions pour l'accomplir.

 

Jetez les yeux, mon Frère, sur le tableau qui est devant vous ; il vous confirmera cette importante leçon ; vous y verrez les ruines de ce Temple célèbre que Salomon fit élever à Jérusalem ; que la Gloire du Seigneur vint habiter, et qui fit aussi celle de la nation entière, tant qu'elle resta fidèle aux lois, aux préceptes et aux commandements divins qu'elle avait reçus par le ministère de ceux qui avaient été chargés de la gouverner et de l'instruire.

Mais ce peuple, si privilégié, étant devenu rebelle, ayant méconnu la main toute‑puissante qui le soutenait ; ayant méprisé les lois qu'il en avait reçues et s'étant oublié jusqu'à profaner son encens par un culte impie envers des dieux étrangers et pervers, il mérita d'être puni par la perte de ses brillantes prérogatives, qui le distinguaient de tous les autres peuples, et d'être abandonné à lui‑même. L'orgueil s'empara de lui ; la confusion se mit dans ses conseils. Dans son aveuglement extrême, il se suscita de puissants ennemis qu'il méprisa d'abord, et provoqua lui‑même, par son orgueil, les forces qui devaient le détruire.

 

Nabuchodonosor, Roi d'Assyrie, croyant ne satisfaire que son ambition et sa cupidité, devint le ministre secret de la justice divine, irritée contre une nation ingrate et pervertie ; il donna ordre à ses généraux d'assiéger Jérusalem et son Temple. La ville fut prise et saccagée ; le Temple fut détruit ; le Mot Sacré, qui avait fait jusque‑là toute la force de cette nation, fut perdu ; les trésors du Temple, qui avaient excité la cupidité de Nabuchodonosor, furent emportés à Babylone et profanés. Le Roi, les Prêtres et le peuple furent chargés de chaînes et emmenés captifs chez le vainqueur, où le plus grand nombre périt, accablé de souffrances et de misères. Le reste de la nation se dispersa et alla gémir de ses malheurs chez d'autres peuples.

 

Voilà mon Cher Frère, un récit fidèle qui vous explique le terrible événement figuré dans le tableau qui est sous vos yeux.

 

                         Mais ce Temple, si violemment détruit, fut réédifié ; et vous venez aujourd'hui au milieu de nous, comme vinrent autrefois à Jérusalem les Maçons dispersés de l'ancien Temple, attiré par le désir de coopérer à sa reconstruction.

Voulez‑vous donc bien sincèrement, mon Cher Frère, travailler avec nous à celui que nous élevons à la Vertu et à la Bienfai­sance ? Les grades par lesquels vous avez passé vous ont appris ce que l'Ordre des Francs‑Maçons exige de vous. Ces grades, les conseils que vous y avez reçus et les exhortations qui vous ont été faites, vous ont fait sentir l'absolue nécessité de purger votre âme des vices, des passions et des préjugés mondains qui obscurcissent l'intelligence et privent l'âme de toute l'énergie qui lui est nécessaire pour avancer dans la carrière de la Vertu.

 

Ces grades ont été en même temps pour nous autant de moyens d'éprouver votre zèle, votre persévérance, et votre amour pour la Vertu et pour la Vérité.

Nous vous avons jugé digne des faveurs de l'Ordre et des récompenses qu'il laisse à notre disposition ; mais vous‑même, mon Cher Frère, vous qui pouvez mieux que nous lire dans votre intérieur, êtes‑vous assez satisfait de vos progrès dans cette carrière pour oser la suivre avec assurance ?

Toutes les instructions que vous avez reçues jusqu'ici ont‑elles fait sur vous une impression assez forte, assez durable, pour vous garantir des dangers toujours renaissants auxquels vous serez indubitablement exposé pendant le cours de votre vie ?

Prenez‑y garde, mon cher Frère ! Vous pourriez nous tromper ; mais vous ne pouvez tromper Celui qui lit au fond de votre cœur. L'homme vulgaire n'a que trop souvent la Vertu sur les lèvres ; mais le vrai Maçon la porte dans son cœur.

Examinez‑vous donc sérieusement et répondez avec franchise à la question importante que je vous ai faite.



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Jean Yves Touveron 24/02/2011 23:02



Bonjour Mon Frére.


Pourquoi publiez cette explication.


Nos rituels doivent rester secrets. Pour comprendre cette cérémonie il faut la vivre et également les précédente.


Fraternellement


 



Jean-Claude Villant 24/02/2011 10:22



Bonjour mes TT.CC.SS. & FF.


Ce document est intéressant, il est dommage que nous n'ayonns pas l'image de ce tableau, et que nous n'ayons pas son origine et de quel rite il s'agit. Tout le monde ne connaît pas le MX,
abrévation de Maître Ecossais de Saint André, du RER.


Très fraternellement


Jean-Claude Villant   jvillant@yahoo.fr