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Hauts Grades

Mx : récit historique

25 Février 2011 , Rédigé par Thomas Dalet Publié dans #Rites et rituels

Mon Frère, vous venez de nous retracer une époque à jamais mémorable pour les ouvriers du Second Temple de Jérusalem et pour leurs successeurs. Redoublez d'attention pour ce que j'ai encore à vous apprendre, et tâchez d'en faire de justes applica­tions. Le Suprême Architecte de l'Univers avait voulu punir l'orgueil et les désordres sans cesse renaissants de la nation qui s’était rendue bien plus coupable envers Lui qu'envers celle dont le roi s'était fait le ministre des vengeances divines. Il avait voulu la châtier, mais non pas la perdre entièrement. Le feu sacré qui avait brillé dans le Temple avait été caché, mais non pas éteint.

 Cette nation conserva toujours, même dans sa plus grande humiliation, le caractère indélébile qui la distinguait de toutes les autres. Pendant sa servitude, elle reconnut la main qui l'avait frappée. Elle médita avec plus de fruit que par le passé ses propres lois, ses règles et ses cérémonies. Dès lors, son aveuglement cessa ; elle reconnut la vraie cause de tous ses malheurs.

La Bonté Divine, qui veillait sans cesse sur elle, lui avait conservé des prêtres éclairés et des prophètes qui l'excitèrent à mériter la fin de ses maux par un sincère repentir. Elle prit enfin des résolutions salutaires pour l'avenir et, après soixante‑dix ans de servitude, elle recouvra sa liberté.

          

Zorobabel, issu de la race des Princes de la nation, eut le courage de se mettre à la tête du peuple et de revenir avec lui à Jérusalem pour y rebâtir le Temple détruit par les Assyriens.

Il fut inquiété dans sa route par de nombreux ennemis et, arrivé à Jérusalem, il en trouva de bien plus dangereux encore.

 

Il choisit, pour le seconder dans son entreprise, ceux dont le zèle et le courage étaient à toute épreuve ; il leur mit à la main la truelle et l'épée, afin qu'ils pussent bâtir avec l'une et se défendre avec l'autre contre les violentes et fréquentes attaques qu'ils éprouvaient.

 

Plusieurs de ceux qui étaient dispersés chez les peuples voisins, instruits par la renommée de cette reconstruction, vinrent s'offrir pour y travailler ; mais ce ne fut qu'après avoir été rigoureusement éprouvés qu'on leur confia la truelle et l'épée.

          

Après bien des fatigues, les ouvriers, animés par l'exemple de leurs chefs, parvinrent enfin à rétablir le Temple sur ses anciens fondements. Mais celui‑ci différait trop du premier, pour que les sentiments qu'il excitait ne fussent pas, aussi, différents.

Les vieillards qui avaient vu la gloire, les richesses et la magnificence de l'ancien, répandaient des larmes d'amertume sur celui‑ci, tandis que le peuple renouvelé se réjouissait de sa beauté.

Mais l'Arbitre Souverain des destinées des hommes, qui veillait sur les uns et sur les autres, consola les premiers et confirma la joie des seconds par un événement miraculeux, qui leur prouva qu'ils avaient tous trouvé grâce devant Lui, et qu'Il voulait bien encore habiter au milieu d'eux.

Et, en effet, le nouveau Temple étant achevé, l'autel des holocaustes et celui des parfums ayant été relevés, et le peuple ayant été instruit de la Loi par Esdras, l'un de ses docteurs, Néhémie disposa tout pour en faire la dédicace solennelle.

 

Le peuple, animé d'une sainte ferveur, se réjouissait d'un si beau jour, sans oser espérer ce qui devait le rendre si mémorable, lorsque Néhémie, qui savait que le feu sacré avait été caché par Jérémie lors de la destruction du Temple, et que le Mot Sacré qui lui donnait sa vertu avait été aussi conservé parmi les enfants des prêtres, Néhémie, dis‑je, envoya chercher ce feu par les prêtres mêmes. On ne trouva plus, dans le puits qui le recelait, qu'une eau bourbeuse et épaisse ; mais, plein de confiance, il la fit puiser et la répandit sur l’autel.

   

Aussitôt, elle s'embrasa et consuma l'holocauste, en présence de tout le peuple, qui se livra à la joie la plus pure en voyant cet événement qui relevait la gloire et toutes les espérances de la nation .Je n'ajouterai point de réflexions à ce récit ; je laisse libre cours aux vôtres, mon cher  Frère. Mais ne perdez jamais de vue que, soit pour l'homme qui s’est souillé par de coupables excès, soit pour celui qui les a effacés par un sincère repentir ou qui ne s'est jamais écarté des voies de la Justice, le crime reçoit tôt ou tard sa punition et la vertu, sa récompense.



[1] Bien que dans le document original, ce texted soit par le D.M., il a paru plus opportun de partager cette lecture avec l’Orateur ou avec tout autre F. désigné par le D.M.

[2] Le récit du feu sacré caché dans un puits et tout ce qui s’ensuit, provient de II Macchabées I, 18-22.

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LA MERULE 25/02/2011 10:04



Merci Compagnon,


 


Par ce texte de donner un peu de hauteur, et d'indiquer le cap, dans un combat qui peut paraître désordonné.


Fort de ces paroles et de ce soutien, n'ayons pas peur de l'Avenir, et marchons main dans la main, vers une nouvelle GLNF.


 


LA MERULE