Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Nautoniers de l’Arche Royale Cérémonie d’élévation (4)

18 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel de Nautonier Publié dans #hauts grades

Introduction à la planche du Grade de Nautonier de l’Arche Royale

Ce Tableau ou Planche qui présente un grand intérêt historique fut légué par les «Anciens » qui pratiquaient la Maçonnerie dans nombre de ses grades. Bien qu'étant, comme le prouve sa similitude avec une Charte de 1796, un élément essentiel de l'ancienne Grande Loge des Nau­toniers de l'Arche qui travailla, dès avant 1793, à l'insti­gation de l'infatigable Dunckerley, elle dépeint des épi­sodes et des symboles se rapportant à de nombreux grades maçonniques, habituellement pratiqués dans les Loges symboliques au 18ème  siècle.  En Angleterre, la plupart de ces grades, dont chacun constitue maintenant un Ordre maçonnique souverain, sont administrés depuis le siège de la Grande Loge Unie ou celui de la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque d'Angleterre &c. Dans notre pays, ces Ordres souverains nationaux existent et fonction­nent sous l'égide de la Grande Loge Nationale Française ou de la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque de France.

La Planche étant riche de détails, il est important qu’elle ne dure que vingt minutes environ.  Pour le cas où il serait fait par plu­sieurs Frères (quatre au maximum), le texte a été, de manière assez cohérente, organisé en quatre parties.

La Planche étant la propriété de la Loge Gladsmuir N° 367 de NAR, dans le Herordsire, son exposé fut établi en anglais, vers la fin des années 1950, par deux Nautoniers de ce Comté, les T.V.F Jen Walker et R.F Lt-Col C.G.W. Parker, OBE, après de longues et minutieuses re­cherches dans les fonds d'archives du Mark Masons' Hall, à Londres.

Cette version française a été remaniée pour rétablir les textes d'origine, généralement français, en particulier la légende d'Hénoch et les textes bibliques selon la TOB. Il y est également tenu compte des remarques pertinentes et qualifiées sur le texte d'explication de la Planche, faites par le T.R.F le Rév. Neville B. Cryer dans son ouvrage "The Arch and the Rainbow".

Enfin, les enchaînements rituels ou chronologiques de l'organigramme des divers Ordres agrégés à la Grande Loge des Maîtres Maçons de Marque de France ont servi de guide pour l'énumération des scènes et symboles en ré­férence aux autres Grades et Ordres, pages 63 et 64.

   

Explication de la planche du Grade

La Planche est normalement disposée devant le piédestal du Vénérable Commandeur.

A la fin de la cérémonie d'Elévation, le Premier Diacre conduit le Candidat par le Sud-Ouest, vers le coin Nord-Ouest de la Loge.  Le Second Diacre remet le Triangle au sol dam sa position habituelle et le déplace d'environ un mètre vers l'Est, puis il place la Planche au centre de la Loge, le sommet vers l'Est, de telle sorte que la base du Triangle soit à quelques centimètres du sommet de la Planche.  Le Frère faisant l'exposé se tient au coin Sud-ouest de celle-ci et le Premier Diacre place le Candidat au coin Nord-Ouest. Les Premier et Second Diacres regagnent alors leur place.

 

Première partie

Mon Frère, bien que vos progrès dans la Franc-Maçon­nerie vous permettent de reconnaître quelques-uns des sym­boles représentés ici, je dois vous dire que cette Planche ne se rapporte pas seulement à ce Grade. C'est la reproduction d'une ancienne Planche, peinte bien des années avant que les divers Grades de la Maçonnerie, tels que nous les connaissons maintenant, ne deviennent des Juridictions ma­çonniques souveraines. Elle comporte par conséquent, et d'une manière syncrétique, non seulement des allusions aux origines de l'Ancienne et Honorable Fraternité des Franc-Maçons, mais aussi des symboles se rapportant à d'autres Ordres de la commu­nauté  maçonnique, dont certains ne pourront vous être expli­qués aujourd'hui.

En haut de la Planche vous remarquerez la Montagne de la Vision (au centre), symbole de cette clarté d'intros­pection et de perception dont jouirent les hommes justes de jadis, qui purent ainsi s'élever au-dessus des folies de l'hu­manité et, par le précepte, l'exemple et la prophétie, décou­vrir le chemin que l'homme doit toujours s'efforcer de suivre.

Parmi eux, le premier sur lequel je me dois d'attirer votre attention est le patriarche Noé (en haut, au centre) qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genè­se nous dit qu' «ayant suivi les voies de Dieu », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes. Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que Dieu daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Hénoch, éleva deux colonnes (plus bas, au centre), l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques (respectivement à gauche et à droite), la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu.

A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse « pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre ». Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici (on le montre), puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seu­lement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus. Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiel­lement préservé pour les générations futures.

La vision d'Hénoch ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé. Le Livre d' Hénoch rapporte en effet que « la femme de Lamech mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la lai­ne et longs et qui avait des yeux magnifiques. Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison - tel le soleil - et toute la maison était lumineuse. Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au Seigneur de Justice. Lamech fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engen­dré un enfant différent de tous les autres. Metoushèlah consulta Hénoch qui "demeurait avec les anges" et Hénoch expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants seraient épargnés ».

Et Noé devint homme (au centre, en haut) et trouva grâce aux yeux du Seigneur, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre. Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche (au coin supérieur droit) et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler. Alors le Seigneur ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche (au milieu, en haut) dériva en sécurité à la surface des eaux.

 

Deuxième partie

Quand (Ge 8,2-9) « les réservoirs de l'Abîme se fermè­rent ainsi que les ouvertures du ciel [et] la pluie fut rete­nue au ciel, [et que] les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche (dans la toiture) qu'il avait faite. Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant. Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient bais­sé sur la surface du sol. Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte, elle revint à lui vers l'Arche (au centre, au-dessus de l'Arche) car les eaux couvraient toute la sur­face de la terre ». Tandis qu'il attendait son retour, Noé re­posa sa tête dans le creux de son bras (on fait le 2ème  Signe) sur le rebord de la fenêtre, et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt (on fait le 3èmeSigne) en disant «Voilà, elle approche » et (Ge 8, 9, 12) il « la prit pour la faire rentrer dans l'Arche.  Il attendit encore sept autres jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche. Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier. Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre. Il attendit encore sept jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui  ».  Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un en­droit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en tou­te sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième signes de ce Grade tirent leur origine. La colombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.

Quand les eaux s'abaissèrent, l'Arche demeura échouée sur le Mont Ararat et Noé en fit sortir les animaux (en bas, à gauche) afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au Seigneur et il offrit des holocaustes sur l'autel (en bas, au centre).  Dieu dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous. Aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance (montrer l'arc-en-ciel) que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée (le montrer) pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre ». Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou (le montrer, sur sa poitrine) porté par tous les Nautoniers de l'Arche.

Sous la main de Dieu, à la demande d'Hénoch et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la des­truction. Dans la Maçonnerie des Nautoniers de l'Arche Royale nous commémorons plus particulièrement Noé et ses fils Japhet et Sem qui sont représentés par le Vénérable ­(dans la Loge), alors que Cham, troisième fils de Noé, n'est pas représenté parmi nous.

Les mots du Grade, qui vous ont été communiqués lors de votre Élévation, se trouvent au Livre de la Genèse (5, 3-29), dans la généalogie d' Hénoch et de Noé : « Adam engendra un fils qu'il appela Seth, qui engendra Hénoch, qui engendra Qénân, qui engendra Mahalael, qui engendra Yéred ou Jared, qui engendra Hénoch, qui engendra Metoushèlah ou Mathusalem,  qui engendra Lamech, qui engendra un fils, l'appela du nom de Noé en disant "Celui-ci nous réconfortera de nos labeurs et de la peine qu'impose à nos mains un sol maudit par le Seigneur" ».

Bien des siècles plus tard, lorsque Moise se tint de­vant le Buisson Ardent (en haut, à gauche) dans le Désert du Sinaï, il lui fut ordonné par Dieu d'aller en Égypte pour y délivrer le peuple d'Israël de l'esclavage. Connaissant ses propres défauts, il demanda un signe, afin qu'il sache que le Seigneur serait avec lui dans sa tâche. Dieu lui ordonna alors de jeter son bâton sur le sol, ce qu'il fit, et le bâton se changea en serpent. Moise effrayé mais convaincu, fit le signe de paix (en haut, à gauche) et sur l'ordre divin, saisit la queue du serpent qui redevint un bâton dans sa main.

Ainsi affermi par Dieu, Moise fit de nombreux pro­diges en Égypte pour, enfin, conduire les Hébreux jusqu'au rivage de la Mer Rouge. L'histoire de la traversée miracu­leuse de celle-ci et de la destruction de l'armée égyptienne par engloutissement vous est, sans nul doute, familière. Est ici (en haut, à droite) représenté l'instant de cette heureuse délivrance, quand Moise et tout le peuple élevant la voix dans une louange spontanée, chantèrent comme il est dit au Livre de l'Exode (15, 1) « Je veux chanter le Seigneur, Il a fait un coup d'éclat..Cheval et cavalier, en mer il jeta » (indiquer la tête du cheval blanc émergeant des flots).

Cet épisode ne fait pas partie de l'histoire traditionnel­le de ce Grade, mais il ne vous échappera pas qu'ici, pouf la deuxième fois, le Tout-Puissant usa de la force des eaux pour détruire le Mal, et fournit les moyens par les­quels la sécurité de ceux qu'Il avait choisis fut préservée.

 

Troisième partie

Vous pouvez observer ici (au centre, à droite) un ou­vrier traçant les fondations d'un édifice, et ici (au centre, à gauche) des artisans au travail, dressant les pierres pour la structure. Les ouvriers du Roi Salomon comprenaient d'adroits artisans de Sidon, envoyés par Hiram, roi de Tyr.

Les pierres pour le Saint Temple furent préparées, marquées et numérotées dans les carrières et furent exécu­tées avec une telle précision que lorsqu'elles furent mises en place dans l'édifice, elles s'insérèrent avec la plus grande exactitude. Cela nous rappelle que l'excellence dans le travail a toujours été la norme chez les maçons opératifs.

Outre ces références historiques, vous observerez un certain nombre de symboles maçonniques. Ces deux groupes (en haut, à droite et à gauche) sont des bijoux en usage à la période où la Planche originale fut peinte. Le Compas surmontant une représentation ancienne d'un so­leil ou œil irradié (à droite) constituait le bijou du Maître de loge, et le Niveau et la perpendiculaire, ceux des Sur­veillants. Le Compas surmontant un Sceau de Salomon (à gauche), soit une étoile à cinq branches, emblématique des Cinq Points Parfaits du Compagnonnage accompli, ou de la Maîtrise, et le tracé du théorème de Pythagore, ou démonstration de la quarante-septième Proposition d'Eu­clyde, étaient portés respectivement comme bijou de col­lier (compas et étoile) et bijou de poitrine (Pythagore) par un Passé Maître. Vous voyez donc ici symbolisés les chefs d'une Loge le Maître et ses Surveillants, assistés des autres Maîtres Installés ou Passés Maîtres.

La clé (au centre, à gauche) vous rappellera dans chaque Grade de la Franc-Maçonnerie d'enfermer les se­crets de la Fraternité dans l'abri sûr de votre cœur. Le glaive de Justice (au centre, à droite) menace celui qui viole son Obligation. Les emblèmes (en bas, à gauche) du Grade de Marque vous sont évidemment familiers, comme aussi l'équerre de chacun des trois Surintendants (en bas, à droite). Les pierres cubiques, parpaing et clé de voûte, bien que toutes trois d'excellente facture, diffèrent cependant les unes des autres, tout comme l'ouvrage de chacun d'entre-nous, différent selon nos capacités, portera notre marque, empreinte des caractéristiques propres qui nous distinguent les uns des autres. Le Maillet et le Ciseau (à gauche), utilisés à graver la marque d'approbation du Maître sur l'ouvrage accepté, et les Équerres (à droite) au moyen desquelles il devra, tout d'abord, avoir été testé et vérifié, doivent vous rappeler que, pour espérer voir votre oeuvre recevoir un jour (maillet et ciseau) la Marque d'ap­probation, vous devez (1èreéquerre) cultiver, au mieux vos possibilités, les talents dont vous avez été doté, (2ème équerre), vous fixer un but exigeant vers lequel ces talents soient valablement dirigés et (3èmeéquerre) vous souvenir que, quelle que soit l'habileté de l'artisan, sa meilleure récompense sera de savoir son ouvrage utile à son prochain plutôt qu'à lui-même. L'urne ou vase (à gauche) qui contient l'huile de consécration, devrait vous inciter à dé­dier votre vie, selon vos possibilités, au service de Celui à Qui, souvenez-vous en toujours, vous la devez.

Ces emblèmes ou outils déjà considérés, comme les autres que nous n'avons pas encore examinés, pourront aussi évoquer à certains de nos Frères :

La truelle, le fil à plomb (à gauche du cube central) et le plan ou tracé de l'ouvrage (à droite des neuf arches), qui sont les outils caractéristiques des Maîtres de Loge.

L'Arche de l'Alliance et la lame d'or, la Truelle (au bas, de gauche à droite), la Tente d'Assignation, ou Ta­bernacle au désert, les Équerres des trois Grands Maîtres (au bas à gauche près de la clé de voûte), le glaive et la verge d'Aaron (à droite du cube au centre), qui appartien­nent plus particulièrement à l'Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale de Jérusalem, à travers ses divers rites.

 La Crypte et les neuf arches (au centre), les neuf lu­mières en triangle, les Voiles du Temple et la truelle (au-dessous), le cube, l'épée (au centre), le carré, le cercle et le triangle, qui fondent les divers grades de la Maçonnerie Cryptique ou Ordre des Maîtres Royaux et Choisis.

Les plaines de Babylone, le Pont (en-haut à gauche), la sphère, le Prêtre Sacrificateur (au centre), la Crypte, le Temple (au-dessous), les carriers et artisans à Constanti­nople (à gauche de ce qui précède), le camp des Rois et la Tente de Melkitsedech (en bas à droite), qui se rapportent à la fois aux divers constituants de l'Ordre des Grades Maçonniques Alliés et à celui des Chevaliers Maçons ; Vous pourrez plus tard, en temps voulu, comme nous vous le souhaitons, accéder à ces divers Ordres et Grades pour y recevoir les explications convenables et qualifiées que nous ne pouvons raisonnablement vous fournir ici et aujourd'hui .

Le sablier ailé (en bas, à droite), symbolise la fuite du Temps et vous rappellera sans doute l'exhortation qui vous fut faite lors de votre élévation au Sublime Grade de Maitre Maçon :  « prenez garde à accomplir la tâche qui vous est assignée pendant qu'il en est temps encore ». L'ancre (près du sablier), symbole de l'Espérance, vous encouragera à toujours conserver cette aspiration qui de­vrait être le but ultime de tout Franc-Maçon : parvenir en vous-même à approcher de cette Perfection, ici représentée d'une manière significative, au centre même de la Planche (l'indiquer) par la Pierre Cubique.

 

Quatrième partie

Vous observerez que la Pierre de Porphyre (la mon­trer dans la salle) placée sur le piédestal du Vénérable Commandeur, est une Pierre Cubique. Une Pierre Cu­bique (l'indiquer sur la Planche) s'est trouvée devant vous depuis votre Initiation car, lorsque vous fûtes investi pour la première fois de l'insigne distinctif du Maçon, elle était à portée de votre main, près du Premier Surveillant, ou du Vénérable Maître, selon les divers rites de la Ma­çonnerie symbolique. Laissez-moi vous rappeler un très beau texte attaché à la Planche du Premier Grade :

« La Pierre Cubique a une forme régulière et quadran­gulaire qui peut seulement être contrôlée au moyen de l'équerre et du compas (montrer les outils posés sur la pierre cubique au centre de la Planche). Elle symbolise l'homme au déclin de ses ans, après une vie droite et bien employée en actes de piété et de vertu. Ainsi se rendra-t-il digne d'être éprouvé par l'Équerre de la parole Divine et le Compas de sa propre conscience ».

Sa position au centre de la Planche vous indique que dès votre Initiation, la Franc-Maçonnerie a toujours offert à vos yeux le symbole de cette structure que vous fûtes alors incité à élever « parfaite en tous ses éléments et qui fasse honneur au constructeur. »

Au centre, sur la Pierre Cubique, se trouve (l'indi­quer) un triangle dans un cercle. Le Triangle (montrer celui posé au sol) est l'emblème de ce Grade et symbolise la Divinité. Le Cercle représente l'Éternité, et leur union vous enseigne cette vérité fondamentale que la Divinité surpasse l'Éternité. Comme leur symbole combiné est aussi propre à un autre Grade, l'Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale, il vous rappelle qu'il existe encore de plus grandes connaissances à acquérir.

Ceci représente donc la double leçon proposée par cette ancienne Planche tracée, enseignée aussi bien par des symboles que par les scènes représentées. Ainsi, de même que le Grade de Maître Maçon de Marque devrait vous inciter à utiliser honorablement vos capacités en les poussant vers leur perfection, celui de Nautonier de l'Arche Royale vous assure qu'à ceux qui s'y emploient diligemment, avec foi et conviction, le Suprême Comman­deur de l'Univers garantira une traversée tranquille des eaux turbulentes de cette vie. Aussi sombres que soient les nuages ou violente la tempête, n'oubliez jamais ces mots miséricordieux qui vous ont été adressés ce soir (Si toutefois l'exposé ne suit pas une cérémonie d'Élévation, remplacer cette dernière proposition par : « ces mots miséricordieux que vous avez entendus lors de votre Élévation » (Es 54, 10) : « Quand les montagnes s'écarteraient et les collines s'ébran­leraient, Mon amitié loin de toi jamais ne s'écartera, et Mon Alliance de paix jamais ne s'ébranlera, dit Celui qui te manifeste Sa tendresse, le Seigneur. »

Partager cet article

Commenter cet article