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Hauts Grades

Note sur le serment du premier grade

7 Mars 2013 , Rédigé par C.B Publié dans #Planches

LES TEXTES ÉCOSSAIS

Il existe 3 anciens textes, tous d'origine écossaise traitant du rituel maçonnique, il s'agit du manuscrit des Archives d'Édimbourg (1696), du manuscrit de Chetwode Crawley (1700), et, du manuscrit Kevan (1714-1720). Ces textes, sont identiques dans le fond puisque ils sont issus d'un original commun. C'est pourquoi il y a peu de divergences si ce n'est parfois des erreurs de traduction. A partir de ces textes, il a été établit un serment commun pratiqué en Écosse durant la période de 1696-1714. Toutefois, René Désaguliers précise qu'il existe un autre document, ayant été adopté par l'Angleterre en 1663, sur un serment plutôt d'origine opérative, que l'on retrouve dans les anciennes constitutions de 1722, et, qui fût publié J.Roberts.Il est à noter, que ce serment serait issu d'un mouvement en dehors de la dynamique de la réforme Andersonienne. D'autre part, le serment est prononcé sur la bible, au nom de Dieu et de saint Jean, mais également, sur les outils de la Franc-Maçonnerie. Si celui-ci venait à être trahi, l'entrant devra en répondre devant dieu, le jour du jugement dernier. Pour René Désaguliers, le serment détermine la condition préliminaire indispensable dans la communication des secrets. En effet, rien ne doit être révélé sous quelque forme que se soit sous peine de châtiments corporels abominables. De ce fait, ce secret ne peut être partagé qu'avec les autres maçons entrés. C'est par conséquent, l'un des éléments dont a hérité le serment au XVIIIème siècle qui sont les paroles de celui qui vient d'être reçu.

Ainsi en 1745, dans « le sceau rompu » le jeune récipiendaire doit répondre à ce qui lui permet d'être reconnu en tant que maçon, à savoir ses signes, ses marques, et, au point parfait de son entrée bien que cette dernière expression soit souvent difficile à comprendre et à interpréter. Qui plus est, à cette époque, dans la deuxième partie du serment, en dehors du fait qu'il doit garder les clés de la loge sur son honneur et à son corps défendant, afin, de ne rien dévoiler. puisque si il y avait une révélation sa gorge serait tranchée jusqu'à la racine.Le jeune apprenti promet également d'être au service de son maître, et, de tous ces frères en se rendant disponible du lundi matin au samedi soir. A l'issue de cet engagement, l'ensemble de la loge donne le mot à l'apprenti entré. En décortiquant cette dernière partie du texte, il apparaît 2 aspects bien distincts et fondamentaux pour la Franc Maçonnerie spéculative du XVIII siècle. A savoir, une première partie héritée de la maçonnerie opérative puisque la notion d'apprenti induit une professionnalisation en se mettant au service de sa corporation quels que soit le jour. Un second point qui est la notion de l'importance de l'engagement et du serment, en vertu de quoi si celui-ci était trahi apparaît une notion de châtiment. Ainsi, se dégage l'importance de la communication et de la transmission du mot et de ce fait « du secret » majeur, puisque il permet l'accès de l'apprentissage du jeune maçon, et, par la suite concédera à sa progression et à l'accession au mot du compagnon, voire à d'autres secrets. Enfin, ce document permet de faire ressortir l'importance de ne rien dévoiler, ni à l'écrit, ni à l'oral, des secrets transmis.L'interdiction de trahir sa parole en révélant le mot de l'apprenti reste antérieure à l'écriture puisque celle-ci s'est répandue assez tard.Du reste, René Désaguliers précise qu'il est normal de trouver une modification du serment précisant de ne rien révéler à l'écrit compte tenu de l'évolution de la société surtout dans les milieux ouvriers.

Toutefois la parole reste symbolique dans sa promesse du supplice, puisque, c'est par elle que l'on atteint la langue à sa racine en tranchant la gorge du traître. C'est la description que l'on a retrouvée par exemple dans « le mystère de la Franc-Maçonnerie » 1730.Ces éléments qui ont évolué dans le temps sont relativement différents des originaux, mais, se retrouvent au sein des instructions de l’apprenti des loges Française jusqu’à la fin du XVIII, et, sont actuellement présents dans les rituels Anglais. De même, la confirmation de ce châtiment se retrouve dans les instructions de l’apprenti au cœur des 3 textes Écossais. En effet, la clé de la loge est la métaphore de la langue du maçon qui lui permet les mots et les signes de reconnaissance lui permettant à la fois l’ouverture de la loge, la reconnaissance de la fraternité en tant que tels, mais aussi, la solidarité immédiate. C’est ce que l’on retrouve dans le cadre de l’engagement du jeune apprenti lorsqu'il prononce son serment. Ainsi, cette promesse confirme l’interdiction absolue de relever sous quelque forme que ce soit les secrets, et, surtout les mots. Il est toutefois intéressant de noter que les supports qui pourraient être utilisés pour dévoiler ces secrets sont relativement récents et sont des illustrations « folkloriques ». René Désaguliers, insiste sur la certitude que cet héritage provient de la Franc-Maçonnerie opérative. De plus, cette étude concerne uniquement le jeune entré qui finalement ne connaît qu’une seule partie du mot, et, non pas d’autres secrets. En effet, s’il connaissait la totalité du mot, il accèderait sans doute un jour à d’autres secrets professionnels ou pas.

L’ÉVOLUTION DU SERMENT D'APRÈS DES ARCHIVES CONNUES

Le manuscrit d’origine anglaise Sloane (1700) mentionne impérativement de ne rien dévoiler à l’écrit, directement ou indirectement, et de garder secret tout ce que les maçons, et, de surcroît les surveillants auront révélés, cette confidence ne pouvant être partagée qu’entre frères. Ce document souligne également de respecter les obligations des constitutions, et, bien entendu de garder les secrets fidèlement sous peine d’avoir la langue tranchée à sa racine. C’est pourquoi l’entrant promet sur le livre sacré et sur les outils, et, souhaite que Dieu lui vienne en aide pour le voir et l’aider à tenir ses engagements. Ce texte témoigne d’une tradition commune avec les textes écossais, cette transmission est toujours d’actualité à notre époque. Par ailleurs, l’analyse de ce document permet de faire ressortir l’élargissement du secret et notamment du mot maçon. En effet, cela s’applique à tout ce que les maîtres estiment devoir être non révélé, cette idée n’existant pas dans les textes précédemment étudiés. De plus, il y a une obligation de faire références à la constitution notamment aux Anciens Devoirs puisque ceux-ci étaient lus lors des réceptions. Après 1723, dans deux textes, « le grand mystère des Francs-Maçons révélés » (1724) et « l’institution des Francs Maçon » (1725) émerge une nouvelle condition qui se trouve être un concept inédit. Il s’agit de la solidarité envers tous ses frères en fonction de nos moyens et de nos possibilités et au nom de ce qui a été transmis par l’ancienne et noble science. Enfin, dans le « manuscrit Graham » (1726) se retrouve tous les points du serment et des anciennes obligations des précédents textes comme bien évidement de garder puis de cacher les secrets. Mais, c’est surtout la solidarité qui s’élargit à un devoir de fraternité, d’amour, et de secours pour ses frères, mais aussi, pour son prochain, toujours en fonction de ses possibilités et sans compromettre les intérêts de celui qui agit. C’est pourquoi, l’entrant s’abstiendra de vouloir mentir, commettre des adultères…

C’est à partir de 1726, dans les archives que nous avons, qu’il apparaît une diminution de l’aspect opératif dans les serments, mais, aussi un changement dans la formulation de ceux-ci. Ainsi, dans le « manuscrit Wilkinson » (1727), « le mystère de la Franc- Maçonnerie » (1730), et, « la maçonnerie disséquée » (1730) documents relativement similaires, mais, qui conservent pour chacun d’entre eux des textes préexistants, on note l’apparition du premier état du serment maçonnique spéculatif. De plus, on constate que le mot maçon n’est plus utilisé, mais que l’on emploie le terme des secrets. D’autre part, on peut soulever un autre point, puisque disparaît la spécificité opérative car il n’existe plus de référence aux anciens devoirs. Ainsi, dans les écrits de Samuel Prichard, la référence aux anciens devoirs est bien occultée. Toutefois, on continue de promettre évidement de respecter son serment en présence de dieu et de la vénérable assemblée. Il apparaît également cette notion, de ne de ne jamais révéler les secrets et les mystères de la Franc Maçonnerie et des maçons, sous quelque forme que se soit, sauf, à un frère. De plus, si ces secrets étaient dévoilés, le châtiment serait tout autant terrible que dans les anciens textes. En analysant la période, après la publication de ce serment, on constate dans les manuscrit Anglais tels que « Dialogue entre Simon et Philippe » 1740 et « Joachin et Boaz » 1762 qu’il a peu évolué et n’apporte pas de variation notable. En revanche en France, dans les plus anciens textes, on repère une évolution qui est intéressante sur bien des points et qui ne sont pas à négliger. En effet, l’aspect fondamental qui prime au premier abord est l’évolution de la prise à témoin de Dieu, qui est du reste une des caractéristiques Anglaise permettant de respecter sa promesse sur sa foi de gentilhomme avec l’aide et au nom du Grand Architecte De l’Univers qui est Dieu. On le constate aussi, dans d’autres références littéraires telles que « le sceau rompu » 1745, « le maçon démasqué » 1751 ou encore dans le rituel de 1758 « Elément de la maçonnerie » . Cependant, il apparaît en 1765, dans le serment d’un manuscrit écrit apparemment de la main de Jean-Baptiste Willermoz, cette simple phrase : « je promets devant le grand architecte de l’univers ».Celle-ci va être récupérée en 1801 par le G.O.D.F qui s’en servira dans l’édition de son premier rituel qui sera « le régulateur maçon ».Elle sera prononcée dans cette obédience jusqu’à une modification du contenu du rite et sera même éliminée de celui-ci à partir de 1877.Ainsi dés 1765, cette phrase reste plus que présente dans les rituels, et notamment dans les premiers rituels du Rite Rectifié rédigé par Monsieur Thibault fils en 1781, après le couvent des Gaules, et, dans le Rite Écossais Ancien et Accepté que l’on peut lire dans « le guide des maçons écossais » 1830D’autre part, il est intéressant de souligner et de comparer au moins 2 aspects de ce serment qui sont : La bible et les évangiles et l’évolution propre du R.E.R En effet, en Écosse et en Angleterre la bible reste un des moteurs indissociable de l’orchestration du serment. Dès lors, dans tous les manuscrits traitant de l’engagement, on prête serment avec l’aide de Dieu et de la bible qui nous soutiendront dans notre tâche. C’est ce qu’ on lit dans « le manuscrit Sloane » le serment se prononçant par le contenu de ce livre, mais parfois, la formule varie de manière légèrement différente, ainsi dans « Le grand mystère des francs-maçons révélé » 1724, on lit dans la phrase du rituel cette petite modification : par le contenu de l’écriture sainte, ou encore en mentionnant la sainte bible comme dans « le grand mystère ouvert à tous » 1726 , « la confession du maçon » 1727 , ou « la maçonnerie disséquée » 1730

Par contre au XVIII siècle, dans les premières sources Françaises tels que « la divulgation du préfet de police Herault » 1738, « le secret des francs-maçons » 1744 …, l’engagement est prononcé avec l’aide de dieu et sur les évangiles, la plupart du temps identifié par celui de Saint Jean. Cependant, il existe toutefois des exceptions, en effet l’évangile n’est pas forcement mentionné, C’est ce que l’on peut par exemple observer dans « le sceau rompu » qui ne fait référence qu’à la bible, ou dans cet autre exemple « les instructions d’Honoré Renard » dont les propos restent évasifs en ne parlant que de livre de la loi. De plus, dans « le régulateur maçon » du G.O.D.F, 1801, on constate l’absence de la bible et de l’évangile puisque ce n‘était pas d’usage. Toutefois, ce n’est pas une généralité puisque dans la loge Jeanne d’Arc à l’Orient d’Orléans l’apprenti prête serment sur l’évangile, le compas et l’équerre. Pour terminer sur ce premier point, traitant de la bible et des évangiles, certains rituels Français comme « le guide des maçons écossais » 1830, s’inspire de la tradition faite outre manche, c’est à dire la bible, ainsi l’ évangile est absent du fait de cette répercussion. D’un point de vue purement propre à l’évolution du Rite Écossais Rectifie (R.E.R), les rituels de 1780 mentionnent à propos de la promesse prononcée de ne jamais révéler les secrets de la franc-maçonnerie toujours avec l’aide de Dieu. Toutefois, cette partie tient une place moins importante dans l’engagement du maintient des secrets en comparaison avec d’autres points beaucoup plus cités. D’autre part, le fait d’obéir aux lois de l’Etat n’est pas innovateur puisque cela l’était déjà dans « le grand mystère des Francs-Maçons révélé » 1724 qui spécifiait d’être fidèle au roi. Par contre il apparaît un élément précurseur dans les rituels, qui se traduit par la disparition pure et simple de toute représaille sous quelques formes que ce soit. Dans la forme définitive de 1785-1787, la structure de ce rituel, au niveau des devoirs a subi une évolution qu’il est intéressant de considérer et d’étudier. Celle-ci se démarque par les modifications suivantes.Avant même de prêter serment et d’être le garant des secrets, il est demandé au futur maçon d’être croyant, voire pratiquant, comme cela était le cas à cette époque, et de rester fidèle plus particulièrement à la chrétienté.Il réapparaît également dans cet engagement, une répression morale par le fait d’être mis à l’écart et de ne plus avoir de fierté si la promesse était trahie. De plus, on peut souligner le fait que le châtiment physique a été éliminé comme cela l’a été en Angleterre. Toutefois, cette absence amène une difficulté dans la connaissance de ce rituel, mais aussi, pour l’accomplissement d’une certaine gestuelle.Ainsi, pour mieux comprendre la disparition du châtiment physique, il est induit dans l’éthique de ces nouveaux rites, de se référer à l’ancien serment qui permettra de comprendre les mystères de l’ordre, c’est pourquoi en 1782, le convent général de Wilhelmsbad, indiqua que celui-ci devait être conservé dans les instructions. De cette façon, dans l’ancienne formule du serment des apprentis, l’existence d’un châtiment physique que l’on connaît est bien présente. Dès lors, il correspond en tout point à ce que l’on retrouve dans les documents décrivant les serments.Toutefois, René Désaguliers tient à préciser, que cet ancien texte ne correspond pas aux premiers rituels rectifiés du Convent des Gaules de 1778, en effet, l’origine de cette formulation est imprécise mais fait partie en gros de la tradition spéculative.

CONCLUSION CONCERNANT L’ÉTUDE DU SERMENT

Cette étude nous a permis de mettre en évidence dans le serment de la Franc-Maçonnerie opérative l’importance du secret notamment celui du mot de l’apprenti, même, si parfois cette perspective peut nous paraître étonnante, voire difficilement compréhensible. Qui plus est, le signe qui l’accompagne est sans doute issu d’une très ancienne transmission, dont sa visualisation permet d’appréhender les représailles qui s’y raccrochent. De ce fait nait la certitude que sans engagement il n’y a pas de terme et dans la logique des choses ni de maçon, ni de réception. C’est pourquoi, le serment est, et demeure un élément indispensable et fondamental pour toutes initiations. Parfois, et, selon le contexte, il peut exister des serments sans cérémonie, mais, le contraire est une absurdité et va à l’inverse de la tradition, voire de la transmission. Au niveau individuel, le serment a revêtu plus ou moins de l’importance selon les origines et le pays où il est prononcé. Ainsi, dans les pays Anglo-saxon, on lui donne plus de valeurs et on ne peut pas promettre n’importe quoi comparativement aux pays latins où l’on accorde à celui-ci moins de rigueur. De telle sorte que, ceux qui les rédigent doivent faire attention de ne pas faire preuve de zèle et d’autorité. De ce fait, le serment au fil du temps a subi des transformations aussi bien dans sa forme que dans ses contenus, et au delà de ce constat, a permis l’émergence d’une multitude de nouvelles clauses Celles-ci s’éloignent du sens premier initial qui est le secret du mot, pour revêtir un sens plus symbolique lié à la franc-maçonnerie spéculative. C’est pourquoi, il existe des landmarks qui sont les garants d’une morale dans la rédaction d’un serment. Ces garde fous permettent d’éviter tout abus et d’éviter des clauses trop abusives, comme se fut parfois dans des obédiences, autant sur un plan maçonnique, que sur un plan profane. Dans ce sens pour qu’un serment soit respecté et appliqué il faut qu’il soit le moins contraignant possible pour éviter sa dévaluation.

LES OBLIGATIONS FONDAMENTALES ET COMPLÉMENTAIRES DANS LE RITE FRANÇAIS TRADITIONNEL

Lors de la rédaction des rituels du Rite Français traditionnel, c’est de manière spontanée et incontournable qu’il a été rédigé un serment issu de cette étude et de ces réflexions. En ce qui concerne la structure de celui-ci, les rédacteurs de ce texte ont distingué 2 nécessités. Une obligation fondamentale qui comporte la notion de garder les secrets et de ne pas les divulguer sous quelques formes que se soient, la divulgation étant liée au châtiment, elle hérite de la tradition opérative. Et Une obligation complémentaire qui regroupe l’idée de fraternité, mais aussi, de ne pas révéler l’appartenance de ses membres, ainsi, que les statuts et règlements. De plus elles sont liées l’une à l’autre, et sont la base du fondement du serment. Pour conclure voici en résumé le texte du serment qui se pratique dans le Rite Français Traditionnel.

Au niveau des obligations fondamentales :

L’entrant s’engage devant le Grand Architecte De l’Univers qui est Dieu, et sur l’Évangile de Saint Jean sur lequel est posé une épée, mais également, en présence de la respectable Loge. Ainsi, il prononce de cette façon son engagement sur son honneur, et de son plein gré de ne rien révéler et de ne rien dévoiler de ce qui lui a été confie, ou qui lui sera dit, des secrets de la Franc-Maçonnerie passés ou à venir. Cette obligation ne peut se partager qu’avec un frère reconnu en tant que tel. De plus, l’entrant s’engage à ne jamais écrire sous quelque forme que se soit ces secrets, et n’engagera personne à le faire. Il veillera à ce que cela soit respecté dans les mesures de ses capacités. Le récipiendaire fait cette promesse sans arrière pensée, et si celle ci était rompue il s’ensuivrait des représailles indescriptibles.

Au niveau des obligations complémentaires :

Le futur Apprenti s’engage toujours sur l’évangile à aimer ses frères fraternellement et à ne pas divulguer sans leur autorisation leur activité maçonnique. Et il promet aussi, durant toute sa vie de maçon de respecter les statuts, les règlements de son obédience et également de tout ce qui régit les règles et obligations de sa loge. Il conclu en invoquant l’aide de dieu et de l’évangile, afin, que sa promesse et ses obligations ne soient jamais trahies et qu’il puisse les appliquer.

Épilogue:

A travers la recherche du travail historique de René Désaguliers, on peut souligner que les serments avant et après la réforme Andersonniene ont été rédigés en prenant compte des anciennes obligations. Il est important de noter que ces serments ont évolué dans leurs contenus et tiennent compte de la progression de la société notamment lors de « la démocratisation de l’alphabétisation » dans les milieux les plus simples. Ensuite ces serments vont être transmis et vont pratiquement ne plus subir de modifications notables, et c’est sous ces formes aujourd’hui que s’effectue la parole donnée, gardienne des secrets de notre engagement quels que soient les rites. Dès lors, l’engagement en France ou Outre Manche va reprendre tout ce qui fait la valeur du serment, et de la parole donnée toujours avec l’idée d’une croyance religieuse d’origine judéo-chrétienne, puisque cette promesse se fait selon l’origine de la nationalité de l’entant sur la bible ou l’évangile. C’est pourquoi, notre auteur /notre frère considère que le serment dépasse le temps et les frontières. Il est le lien invisible entre tous les maçons puisqu il s’agit d’un héritage commun. De plus, c’est également un élément indissociable et indispensable lors de toute réception. Ainsi, sans lui, l’authenticité que l’on accorde à ces cérémonies ne peut être qu’une pale reproduction de la valeur que l’on accorde à la transmission et aux contenus que cela inclus. C’est pourquoi, cet engagement est, et doit rester la clé de voûte de l’héritage universel de la transmission maçonnique et de ses secrets. Ce n’est que de cette manière que s’effectuera naturellement la transmission comme elle s’est toujours effectuée et que cette fraternité survivra à notre passage sur terre.

Source : http://aprt.biz

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