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Hauts Grades

Nouveau rituel de Rose-Croix (instructions)

7 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #hauts grades

Demande. Etes-vous Rose-Croix ?
Réponse. J'ai ce bonheur.
D. Où avez-vous été reçu ?
R. Dans un chapitre où règnent l'amour
des sciences et la modestie.
D. Qui vous a reçu ?
R. Le plus modeste de tous.
D. Qu'entendez-vous par ces paroles ?
R. Que, dans nos réunions, on ne se distingue que par les talents, et le plus instruit voit qu'il ne sait rien en comparant ce qui lui reste à apprendre.
D. Comment avez-vous été reçu ?
R. Avec toutes les formalités requises pour un si grand sujet.
D. Comment avez-vous été présenté au Chapitre ?
R. Libre de tous mes sens et de ma propre volonté.
D. Que fites-vous en entrant ?
R. Mon âme a été ravie à l'aspect de ce que j'aperçus : le silence, l'attitude des frères, les dispositions du temple, m'ont fait concevoir une grande idée de ce que j'allais apprendre.
D. Qu'a-t-on fait de vous après votre introduction ?
R. On m'a fait voyager.
D. Qu'avez-vous appris dans vos voyages ?
R. Les trois soutiens de notre édifice et leurs noms que j'ai répétés et gravés toujours dans mon cœur.
D. Quels sont ces noms ?
R. Foi, Espérance, Charité.
D. Qu'est-ce que la foi ?
R. C'est la croyance à l'existence d'une chose démontrée ou reconnue par les sens, par l'intelligence ou par la raison. Par le sentiment et le jugement, l'homme fortifie sa croyance, sa foi, parce qu'ils l'aident à discerner le juste de l'injuste, le vrai du faux, le bien du mal. Croire une chose qu'on ne comprend pas ou parce qu'elle absurde, comme a fait saint Augustin, c'est indigne d'un être pensant, c'est renoncer à son libre arbitre
, c'est méconnaître la légitimité des sens, c'est nier les vérités de la science. Celui qui a la foi en lui a le pouvoir de vaincre le mal (ses mauvais penchants). Il pourra exécuter tout ce qu'il concevra, parce qu'il ne désirera faire que ce qui est juste et utile au bien-être de l'humanité. Celui qui croit aveuglément est un fanatique dangereux. L'ignorant, enfant de la nuit, au lieu de savoir, croit, au lieu de penser, il imagine, et ses rêves enfantent l'erreur, un des fléaux de l'humanité.
D. Qu'est-ce que l'espérance ?
R. C'est une disposition de l'âme à se persuader que ce qu'elle désire arrivera ; c'est l'attente d'un bien qu'on désire, et qui paraît devoir arriver. la nature en a fait un sentiment, la mythologie une divinité, et la religion une vertu; l'espérance trompée accable et décourage (Voltaire).
D. Qu'est-ce que la charité ? (du grec charis, grâce, d'où le latin charus, cher).
R. La CHARITÉ est l'amour sacré de l'humanité, c'est une sainte philantropie
la première des vertus ; elle ne fut jamais le monopole d'aucune secte, d'aucune religion, parce qu'elle est, dans le cœur humain, un sentiment inné qui ne dépend ni des temps ni des lieux. Son but est le bonheur du genre humain. Son rôle est de consoler, de pacifier, d'unir les hommes, d'introduire la justice dans leurs relations et dans leurs lois. Dans tous les temps, elle a animé les hommes justes de tous les pays, les âmes généreuses et les philosophes. Si tous les peuples obéissaient à ses douces impulsions, la concorde et le bonheur règneraient sur la terre. Les prêtres ont affaibli le sens humanitaire de ce mot, en le rendant synonyme d'aumône. Jean-Jacques a dit avec plus de raison : Ne faites pas seulement l'aumône, mais aussi la charité. Elle est une des principales bases de la loi maçonnique.
D. Qu'est-ce que l'aumône ?
R. C'est la prière par excellence.
D. Qu'est-ce que la loi maçonnique ?
R. C'est la loi principe, la première, la plus ancienne et la base de toutes les lois.
D. N'est-elle pas connue sous un autre nom ?
R. Oui, on la nomme Loi naturelle.
D. Pourquoi ?
R. Parce qu'elle est native, innée dans l'homme non dépravé.
D. En quoi consiste-t-elle ?
R. Contemporaine des premiers hommes, elle fut une réunion de sentiments et de préceptes qui forma le LIEN moral de la famille et de la communauté sociale ; son souffle inspirateur enfanta l'ordre primitif à une époque où l'homme, né bon, pratiquait la justice, sans le mobile dégradant du châtiment et des récompenses. Elle fut, pendant des siècles et pendant l'âge patriarcal, la seule lumière de la société humaine, la seule consécration des mœurs et des lois.
D. Mais est-elle donc une religion ?
R. NON. Elle est bien la religion des sages et des personnes vertueuses, parce qu'elle est le flambeau moral et le guide de l'homme qu'elle tend à rendre éclairé par l'esprit, bon par le cœur, pur dans son âme, juste dans ses actions et parfait dans ses œuvres.
D. Pourquoi ne la nommerait-on pas Religion naturelle ?
R. D'abord, parce que n'ayant ni culte, ni mystères, ni victime sacrifiée, elle n'est point une religion, comme on l'entend ; ensuite, pour mieux diviser les nations, on a, depuis si longtemps, abusé de ce nom qui ne convient qu'à elle seule, comme étant la première révélation divine, que cette dénomination ne lui convient plus, n'exprimant pas toute la portée d'une loi qui LIE tous les peuples dans une même lumière, dans un même sentiment, dans un même précepte. Faites à autrui ce que vous voudriez qu'on vous fît ; et rendez-vous aimables les uns aux autres, afin de vous aimer tous et de vous entraider.
D. Que pensez-vous du polythéisme ?
R. La corruption des hommes, la discorde, les guerres entre les peuples étant survenues, une religion se manifesta et s'établit presque universellement : si l'on considère la loi naturelle comme ayant été la première religion, la seconde fut le ploythéisme ou la pluralité des dieux. Cette religion subversive, monstrueuse, fut une révolte contre Dieu
. Dans cette étrange aberration, destructive de toute morale, toutes les facultés de la nature furent divinisées : les idées les plus perverses, les crimes sociaux, l'immoralité, l'adultère, la guerre même furent érigés en puissances olympiques et reçurent les honneurs divins. Pendant ce long règne d'iniquité, l'homme, qui auparavant était le roi de la nature et n'avait à rendre foi et hommage qu'à Dieu seul, perdit son titre d'homme libre et devint l'esclave de l'erreur, du mensonge, de sa propre corruption et, par une conséquence inévitable, l'esclave de tyrans religieux et politiques qui, pendant trente siècles, tinrent impitoyablement les nations sous une domination absolue aussi odieuse qu'avilissante.
D. Où se conserva le feu sacré ?
R. Dans les mystères de la Perse, de l'Egypte et de la Grèce, ainsi que l'enseigne la Maçonnerie.
D. Que cherchiez-vous en voyageant dans le Chapitre ?
R. La parole perdue par le relâchement des maçons.
D. L'avez-vous retrouvée ?
R. Notre persévérance nous l'a fait recouvrer.
D. Donnez la moi.
R. Il n'est permis à qui que ce soit de la donner ; le T:. S:. l'a trouvée deux fois dans mes réponses à ses questions.
D. Comment pourrais-je la connaître ?
R. En m'interrogeant sur mes études.
D. D'où avez-vous tiré plus de connaissances ?
R. De l'Inde.
D. Qui vous a le mieux guidé ?
R. La Nature.
D. Qu'a-t-elle produit en vous ?
R. Ma Régénération.
D. Qu'avez-vous eu à combattre ?
R. Mon Ignorance.
D. Auriez-vous remarqué dans les aphorismes des anciens philosophes quelque vérité relative à ce grade et à l'objet de nos recherches ?
R. Oui, cette vérité m'a, entre autres, toujours frappé : par l'Ignition (le feu), la Nature se Régénère Intégralement.
D. Je connais cet aphorisme des anciens : Igne Natura Renovatur Integra.
D. I ?
R. N.
D. R ?
R. I.
D. Qu'a-t-on fait après cette découverte ?
R. Tous les frères, guidés par le T:. S:., ont applaudi.
D. Pourquoi l'élément Feu se rapporte-t-il à ce grade, symbole de la dernière saison, l'hiver
?
R. Ces tableaux de la nature ont été, dans nos grades, ingénieusement tracés par des sages qui n'ont point oublié qu'ils devaient peindre, non ce qui paraît être, mais ce qui est réellement : l'époque de l'année à laquelle doit se rapporter l'élément TERRE est celle où le sol se couvre partout de verdure et de fleurs
, c'est alors que les champs vont rendre à l'homme les trésors qu'il leur a confiés. La terre doit donc se rapporter au printemps. – Dans l'été, le ciel plus pur semble briller d'un éclat plus vif, le soleil lance ses rayons les plus ardents qui semblent descendre en langues de feu pour donner la parole aux êtres vivants. L'air, raréfié par la chaleur, acquiert une action plus active ; c'est à l'été que se rapporte l'AIR. L'automne, saison des pluies, est caractérisé par l'EAU, dont le Verseau est le symbole.
Pour caractériser la dernière saison, écoutons ce que dit le poète du quatrième élément :

« Ignis ubique latet, naturam amplectitur omnem ;
Cuncta parit, renovat, dividit, urit, alit.
»

« Le feu se cache partout, il embrasse toute la nature ;
il produit, il renouvelle, il consume, il entretient tous les corps.
»


Dans l'hiver, où le calorique se concentre, où, tandis que des frimas couvrent la surface du sol, la nature prépare, dans l'intérieur, toutes les merveilles qui doivent, au printemps, charmer nos yeux et nous enrichir en automne ; c'est alors que le feu central, le feu élémentaire, le feu de la nature agit avec plus de force et de pouvoir ; c'est alors qu'il opère, quoique caché, ses plus étonnantes merveilles : ignis ubique latet ; c'est alors qu'il embrasse la nature, qu'il la féconde, qu'il opère, dans l'univers entier, ce mouvement qui nous ramène, par un ordre constant et éternel, le soleil et ses beaux jours : naturam amplectitur omnem ; c'est le feu caché, mais toujours agissant, qui produit tout, qui entretient tout : cuncta parit, cunctaque alit ; c'est ce feu, l'âme de la nature, dont il renouvelle perpétuellement les formes, qui divise les éléments des corps, ou qui réunit leurs molécules éparses : cuncta renovat, cunctaque dividit ; c'est cet élément enfin, qui après avoir été le principe de la vie de tous les êtres, devient, par suite de son activité, la cause toujours agissante de leur destruction et de leur agrégation à d'autres mixtes : cuncta urit. Les anciens jugèrent cet élément tellement actif qu'ils en firent d'abord le premier agent de la nature, puis l'emblème de la Divinité, puis la Divinité elle-même.
Tels furent ces éléments contre lesquels les modernes ont tant disputé, mais par lesquels les anciens expliquaient toute la nature. Ces sages avaient trouvé un rapport singulier entre ces éléments et les organes qui, en nous, sont destinés à concevoir les impressions ; ils l'établissaient ainsi :
Le feu est le plus léger des éléments, il occupe la partie supérieure de l'éther et se manifeste particulièrement à nous par la lumière ; or, l'œil, destiné à en recevoir les impressions, est placé dans la partie supérieure de la face, au-dessus de tous les autres organes.
Au-dessous de l'œil, sont placées, de chaque côté, les oreilles destinées à percevoir les sons dont le véhicule est l'air ; or, l'air est placé au-dessous du feu et au-dessus des éléments plus grossiers.
Les houppes nerveuses du nez sont disposées pour percevoir les odeurs ; or, les parfums sont des émanations aqueuses, aériformes qui pénètrent ces organes, et l'eau est au-dessous de l'air.
Enfin, la terre occupe la plus basse région, comme le plus lourd et le plus matériel des éléments, et la bouche ou l'organe du goût, destiné à savourer les corps, est au bas de la face.
Ces principes ne sont pas la physique moderne, mais ils n'ont l'intérêt que leur donne l'antiquité.
D. Donnez-nous votre opinion sur la parole.
R. L'homme est, après Dieu, la première puissance de la terre, le représentant, l'ouvrier du G:. A:. ; il est son imitateur et, par la parole, le créateur du monde social. Composé d'esprit et de matière, l'homme est l'abrégé de l'univers. C'est par les yeux que l'homme voit ; ayant acquis la science par les yeux du corps et de l'esprit, il la transmet au moyen de la parole, écrite ou parlée, et peint ainsi, dans l'entendement d'autrui, ses idées et les choses. Les animaux n'ont que des cris qu'ils modifient dans le danger et pour se convier à l'amour
; ils ont une voix plaintive pour la souffrance et terrible pour la colère. L'homme, seul, a une parole intelligente, des appels articulés, son langage est raisonné, il converse avec ses semblables et donne un nom à chaque chose. La faculté dont l'homme est doué de percevoir l'idée des choses et de l'exprimer par des sons compréhensibles, constitue pour lui le privilège du verbe, de la parole. Le gosier de l'homme, qui la produit, cet organe improvisateur est l'instrument où raisonne cette intelligente harmonie des sons. Heureux, quand ils n'expriment que la vérité ! Le Verbe de la civilisation primitive était un parallélisme des rapports physiques et des relations morales, établis sur les mêmes radicaux. C'est ainsi que le même radical exprimait la nourriture et l'entendement : la science de la vérité n'est-elle pas la nourriture de l'âme ?
D. Quelle est la parole maçonnique ou le verbe ?
R. La Parole maçonnique est le verbe civilisateur du genre humain ; lien de la sociabilité humaine, elle fait participer l'universalité des hommes à la lumière vivifiante de la vérité, en les menant à la certitude par l'évidence. Lyre céleste, elle exprime les harmonies de la création, l'essence des êtres, leur nature et leurs rapports, Zoroastre l'appelait la lumière et la loi, c'est-à-dire, pour nous, la vérité et la justice.
La parole maçonnique est le verbe de la raison parlant à nos sens ; c'est la sagesse opposée aux intérêts matériels ; c'est Ormusd (la lumière) disant à Zoroastre : je suis la parole qui détruit les maux en combattant Ahrimane le père du mensonge et de l'ignorance [Note de l'auteur : Cette réponse est plus explicite que celle de Jéhova à son interlocuteur : ego sum qui sum. Ce qui voulait dire : Tu ne le sauras pas.]. » Ainsi que Jésus, le Verbe, est l'Agneau (soleil nouveau) qui efface les péchés du monde (hivernal).
La PAROLE était l'épouse de Brahma, le Créateur (fils de brahmâ) ; elle lui suffit pour créer le monde.
D. Donnez-moi le mot de passe.
R. EMMANUEL (Deus nobiscum). Dieu est avec nous. (Saint Mathieu, ch. 1, 8, 2).
D. Quelle est la réponse ?
R. PAX VOBIS ou paix profonde.
D. D'où vient le mot de pax, étranger aux anciens dialectes de l'Occident ?
R. Il vient du sanctuaire des mystères, aussi a-t-il vainement occupé beaucoup de savants.

Source : www.boutiquefs.com

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