Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Officier et Franc-Maçon(2)

6 Septembre 2011 , Rédigé par Thomas Dalet

Mon vécu. La Figure du Franc-maçon. Le choix.

« Et, puisqu'on parle aujourd'hui de la franc‑maçonnerie dans l'armée, on peut espérer qu'elle est possible », écrivait le Général Chavanat. La rédaction de cet article va me permettre de faire un bilan.

L’Armée m’a accordé l’immense privilège d’exercer deux fois la fonction de chef de corps, deux ans à la tête du 2ème RHC et près de quatre ans à la tête du seul Groupement de la STAT formant Corps, le Groupement « Aéromobilité ».

Je suis entré au Grand Orient de France en 1984, approché par un Officier du 3ème RHC dont j’étais, alors, le Commandant en second. J’ai quitté le GODF en 1988 - pour des raisons qui ne mettent pas en cause les qualités de cette obédience – pour entrer à la GLNF où j’ai tenu, par deux fois l’office de Vénérable Maître, puis au Rite Ecossais Ancien et Accepté où je suis dans ma neuvième année consécutive de présidence d’Ateliers.
Quitter un commandement militaire crée une sensation de vide qui ne se comble que par de nouvelles prises de responsabilités. Ces nouvelles prises de responsabilités, je les ai trouvées en Maçonnerie avec tout ce qu’elles comportent de don de soi.

Alors, pour répondre à une question d’un « petit co », qu’ai-je fait au cours de ces vingt années de Franc-maçonnerie régulière ? Il s’agit, progressivement, pas à pas, de donner une forme, un contenu, une figure à des notions telles que, le combat, le devoir, l’ordre, la liberté, l’autonomie, l’altruisme, la fraternité, l’amour, la conscience, la mesure, la responsabilité, la justice, l’action et j’en passe ; notions qui sont autant de valeurs ou de vertus qui accompagnent notre vie d’homme et lui donnent un sens. Cette  mise en forme est une prise de conscience obtenue, par un passage au crible des grandes traditions que les rituels me présentent ou me rappellent, d’une façon souvent allégorique, à mesure des degrés gravis et des grades atteints ; par un passage au crible des Frères, lors de la production d’un travail, par un passage au crible de ma réflexion et de ma conscience. De plus, j’ai accompagné mes frères sur le même chemin, en tant que frère, en tant que président d’atelier.

Et maintenant, je voudrais définir la Figure du franc-maçon en regard de celle de l’Officier. J’utiliserai les trois piliers sur lesquels, pour moi, repose l’autorité du chef : l’exemple, la compétence et l’intérêt porté aux subordonnés.

Ce n’est pas aux Officiers qui sont mes lecteurs que je vais apprendre le contenu de ce ternaire. Je vais l’appliquer au Franc-maçon en remplaçant le troisième terme par « l’amour fraternel ».

  • Il est demandé au Franc-maçon d’être individuellement exemplaire
    • dans sa vêture (constituée, impérativement, d’un costume sombre, d’une chemise et de gants blancs, d’une cravate, de bas et de chaussures noirs),
    • dans son attitude marquée - physiquement, intellectuellement, moralement et spirituellement – par sa rectitude symbolisée par l’équerre.

Les mêmes qualités sont exigées de l’ensemble de la Loge, en particuliers, dans l’exécution des cérémonies d’initiation qui doit être parfaite s’il on veut qu’elle joue son rôle d’imprégnation dans la mémoire du néophyte. Une initiation mal menée est aussi désolante qu’une Prise d’armes cafouilleuse.

Bien entendu, ce n’est pas toujours obtenu. Des officiants de la Loge sont chargés d’y veiller.

  • Pour parvenir à ce que j’ai décrit plus haut, un travail d’acquisition de connaissances est indispensable. Son résultat, lié à la maîtrise des rituels, est la « compétence » attendue du maçon.
  • Entrer en Maçonnerie est une démarche d’altérité. Elle devient rapidement amour fraternel, c'est-à-dire l’altruisme appliqué à des frères. C’est ce qui est demandé au néophyte le jour de son initiation et le mot ne devient vertu que lorsqu’il exprime une réalité.

On entend souvent l’analogie entre l’Officier et le Manager. Voila maintenant l’officier et le Franc-maçon. C’est inattendu. Et quand l’Officier est Franc-maçon, quelle Figure doit dominer ? De toute évidence, c’est la Figure la plus exigeante. Il ne faut pas chercher des différences entre l’Officier et toute autre engagement, il y a La Différence. La Différence, c’est l’acceptation volontaire et statutaire de donner la mort, c’est l’acceptation volontaire et statutaire de recevoir la mort, c’est l’acceptation volontaire et statutaire de causer la mort.

Pour ce qui me concerne, je deviens ce que je suis par les bienfaits, du scoutisme des années 50, de l’Armée et de la Maçonnerie ; mais la Figure qui domine en moi est celle de l’Officier.

Partager cet article

Commenter cet article

Nostalgie 14/09/2011 06:30



Mon Frère, je dirai simplement : NOSTALGIE QUAND TU NOUS TIENS. (le temps des colonies est passé)


Nostalgie



Dalo 07/09/2011 10:50



QUAND ON A L'AMOUR  ON EXCUSE TOUT,ON SUPPORTE TOUT,ON CROIT TOUT


MERCI



Jean-Claude VILLANT 06/09/2011 22:17