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Hauts Grades

Officier et Franc-Maçon(2009-2010)

6 Septembre 2011 , Rédigé par Thomas Dalet

Il n’est pas fréquent qu’un Officier Franc-maçon s’exprime, en tant que tel, devant ses camarades. J’ai fini par en avoir assez de me rendre en Tenue (nom des réunions maçonniques) avec une fausse barbe et en rasant les murs et de prendre un air absent à chaque fois qu’une conversation de popote glissait sur ce thème ; en général – c’est le cas de le dire – au moment de la parution de la « Liste d’aptitude ». Il me fallait une occasion. Elle me fut donnée, en 2003,  par notre ancien, le Général Chavannat, qui répondant, dans « Le Casoar » à un article d’un Officier, ancien Grand Maitre du Grand Orient posait, à son tour des questions précises sur la compatibilté entre l’état d’Officier et l’appartenance à la Franc-maçonnerie. Je me suis dit qu’il me fallait répondre et je l’ai fait. J’ai fait la même proposition au groupe de pilotage de ce recueil ; avec moult précautions, prèt à renoncer à la moindre expression de réticence. En fait j’ai plutôt reçu des encouragements ; on a même parlé de « mon courage ». C’est là que le bât blesse. Pourquoi me faudrait il du courage pour me raconter en tant que Franc-maçon devant mes « petits cos » ? Donc, ceux qui ont lu mon article de 2004 en trouveront quelques parties actualisées dans ce qui suit.

 

Je pense utile, tout d’abord, d’effectuer un état des lieux. La Franc maçonnerie française compte, actuellement, environ, 136 000 Frères et 24 000 Sœurs répartis dans cinq obédiences principales, brièvement décrites ci-dessous, et quelques obédiences de moindre importance par le nombre. Ce sont des associations déclarées et régies par la Loi du 1er juillet 1901 et le décret du 16 août 1901. Les chiffres qui suivent sont approximatifs, parceque fluctuants.

Ø  Le Grand Orient De France (GODF) compte 49 000 Frères répartis dans 1 100 Loges. La philosophie véhiculée par cette obédience se veut rationaliste et progressiste selon un idéal de perfectionnement de l’humanité. Elle se dit « adogmatique », instaurant la laïcité comme liberté qui permet toutes les autres. En particulier, elle donne à ses membres la liberté de croire ou de ne pas croire. Elle fait connaître sa position sur les problèmes de société.

Ø  La Grande Loge de France (GLDF) compte plus de 30 000 Frères et 788 Loges. D’inspiration déiste, cette obédience « à vocation spirituelle et d’exigence humaniste » veut donner la possibilité à tout homme de s’améliorer. Elle fait rarement connaître ses positions.

Ø  La Grande Loge Féminine de France (GLFF), première obédience féminine au monde, compte 16 000 Sœurs réparties dans 420 Loges. Elle proclame sa fidélité à la Patrie et aux grands principes de la république et s’interdit de s’immisser dans toute controverse  touchant les questions politiques ou confessionnelles.

Ø  La Fédération du Droit Humain, obédience mixte, compte 16 500 Frères et Sœurs répartis dans 650 Loges. Elle proclame l’égalité de l’homme et de la femme, l’internationalité et la continuité initiatique qui la place sur les terrain symbolique, social et humain.

Ø  Enfin, la Grande Loge Nationale Française (GLNF), à laquelle j’appartiens, compte, en 2010, environ 42 000 Frères répartis dans 34 Provinces et 1456 Loges. Ses statuts sont déposés en préfecture des Hauts-de-Seine sous le numéro 25.000.817. Elle gouverne et administre toutes les Loges sous son obédience dans le monde et représente leurs intérêts généraux. C’est la seule obédience reconnue régulière en France, en ce sens qu’elle exige de toutes ses Loges et de leurs membres, l'adhésion aux anciennes obligations de l'Ordre, synthétisées par notre « Règle en douze points ». Notamment , en Loge:

o   les Travaux sont ouverts et fermés à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers ;

o   durant les Travaux, une Bible est disposée devant la chaire du « Vénérable Maître », ouverte, le plus souvent, au Prologue de l’Evangile selon Saint Jean ;

o   toute discussion politique ou religieuse est formellement interdite.

Chaque Loge travaille selon un Rite particulier, choisi par les membres fondateurs parmi les six pratiqués par la GLNF. Un Rite est l'ensemble des règles et des Cérémonies constituant un tout, cohérent, et défini en trois dégrés correspondant aux grades d’Apprenti, de Compagnon, et de Maître, composant la « Maçonnerie Bleue ». Les cérémonies particulières d'Initiation, de Passage ou d'Elévation, qui font d'un profane un Apprenti, d'un Apprenti un Compagnon et d'un Compagnon un Maître, obéissent à des rituels qui définissent aussi, pour chaque grade, les pratiques spécifiques de chaque Rite, pour l'ouverture et la fermeture des travaux . Chaque Rite possède des degrés complémentaires de perfectionnement, gérés par des juridictions particulières. Dans la majorité des cas, les Frères, ayant atteint le 3ème degré, poursuivent leur démarche maçonnique au sein de ces juridictions, lièes à la GLNF, mais indépendantes et souveraines. Même si la globalité du « corpus initiatique » est similaire pour l'ensemble des Rites, des différences, néanmoins, donnent à chacun sa coloration et son rythme particuliers. Pour ma part, je travaille au sein de l’Ordre Ecossais qui pratique le Rite Ecossais Ancien et Accepté et compte, dans ses hauts grades, 4200 membres répartis en 248 Loges de perfectionnement ; chaque membre, selon son grade, devant appartenir à plusieurs Loges.

 

Officier et Franc maçon, je me propose, tout d’abord de répondre aux questions les plus fréquentes, en particuliers celles du Général Chavanat et celles des «petits cos» qui ont bien voulu m’en poser. Je poursuivrai en donnant mon vécu d’Officier et de Franc-maçon et tenterai de dresser la « Figure » - au sens où l’entend Ernst Jünger – du Franc-maçon en regard de celle de l’Officier. J’utiliserai l’expression « Franc maçonnerie » s’il me semble que ce que j’écris est vrai pour l’ensemble des obédiences. En revanche, si la position prise ne concerne que la Franc-maçonnerie régulière ou la GLNF, je le préciserai.

 

Quels sont en 2010 les buts de la Franc-maçonnerie ? En quoi ces buts sont‑ils différents de ceux de nos institutions républicaines ?

Les buts de nos institutions républicaines sont séculiers. Alors que la démarche maçonnique, pratiquée au sein de la GLNF, est purement spirituelle et initiatique, intemporelle et universelle, au sens étymologique du terme. La voie initiatique est illuminative et progressive. Elle aboutit à un abord de Dieu au travers de ses attributs, et Son Plan Divin. La Franc-Maçonnerie, à la fois Art et Science, s'identifie à la voie initiatique de type artisanal, liée à la Science du Métier des tailleurs de pierres. Elle procède par transmission d'une virtualité. La réalisation se fait par un cheminement aboutissant à la voie mystique plus qu'à la voie religieuse. La Grande Loge Nationale Française, est donc une confrérie spirituelle, Ordre Traditionnel et Initiatique, système particulier de morale enseigné sous le voile de l'allégorie et du symbole ayant pour but le perfectionnement moral de l’humanité. Ecole de spiritualité, elle considère que notre perfectionnement personnel n'est pas une fin en soi, mais une préparation à l'aide de l'autre, et à la participation libre, volontaire et consciente, à parfaire la Création selon le Plan Divin.

Donc,  pour la GLNF, la question de savoir « en quoi ces buts sont différents de ceux de nos institutions républicaines » ne se pose pas. Elle pourrait se poser pour certaines obédiences qui ont choisi d’œuvrer dans le siècle et dans la cité ; mais elles se définissent, précisément, comme « laboratoires d’idées républicaines ».

J’ajouterai que le  dixième point de notre Règle nous dit : « Les Francs-maçons cultivent dans leur Loges l'amour de la Patrie, la soumission aux Lois et le respect des Autorités constituées. …».

 

Culte de la raison, référence aux « Lumières » et ésotérisme des rites maçonniques.

Le Général Chavanat écrivait que « les rites sont nécessaires et respectables, dans la franc maçonnerie comme dans les églises ou dans l'armée ; mais qu’on a du mal à ne pas voir de contradiction entre la lucidité et le réalisme qu'on s'attend à trouver chez quelqu'un qui se réclame des « Lumières » et l'ésotérisme qui caractérise les rites de la franc‑maçonnerie ».

L‘un de nos «petits cos» m’écrivait récemment qu’il avait « cru comprendre que les Franc-maçons  ont la pratique de la raison pour ligne de conduite et que tout ce qui est irrationnel en est exclu et qu’il se demandait  comment les Franc-maçons  arrivent à allier le culte de la raison avec le constat d'une part d'irrationnel dans l'homme ».

Tout d’abord, la GLNF ne se réclame en aucune manière du siècle des Lumières, dont les philosophes s’appuyaient, précisément, sur la seule raison.  Elle se réclame du Théisme, doctrine qui admet l'existence personnelle d'un Dieu et son action providentielle dans le monde. Or pour se développer spirituellement, en comprenant et approchant Dieu, la raison ne suffit pas et la voie initiatique, qui est la nôtre,  nécessite des qualifications physiques, morales et spirituelles particulières, demande surtout de l’intuition et fait appel à l’imagination créatrice. S’il nous fallait une référence historique et culturelle, ce serait plutôt la Chevalerie spirituelle. Quant aux appuis de notre démarche, nous les trouvons chez Pythagore, Platon, Mars Aurèle, la Bible, la Kabbale, Hermès, Dante, René Guénon, Joseph de Maistre, Teilhard de Chardin, Henri Corbin et bien d’autres. Et si Lumière il y a, c’est celle du Prologue de l’Evangile selon Saint Jean.

Par ailleurs, il n’y a pas  de contradiction entre la lucidité « et l'ésotérisme qui caractérise les rites de la franc‑maçonnerie ». En effet, l’exotérisme et l’ésotérisme sont les deux aspects d’une même chose ; et l’ésotérisme ne caractérise pas que les rites de la Franc maçonnerie ; l’ésotérisme caractérise la démarche de chaque Franc maçon dans sa recherche de La Vérité. Il s’agit, en fait, de chercher l’idée sous chacun des symboles ou systèmes symboliques apparaissant dans le Rituel de chaque degré et, précisément, de ramener à la Lumière ce qui paraissait caché. J’y reviendrai en répondant à la question suivante.

Il subsiste, de nos jours, une certaine bigoterie des Lumières et j’ajouterai – c’est un point de vue tout à fait personnel – que ces élégants personnages, bourgeois et aristocrates, étaient au 18ème siècle ce que sont nos bobos au 21ème et qu’ils ont conduit la France au suicide historique que représente la décapitation de son Roi. Le Comte de Chambord ne s’y est pas trompé, le Général de Gaulle, non plus.

 

Le secret.

Le Général Chavanat demandait en 2003 « ce qui justifie le secret dont s'entourent l'appartenance à la franc‑maçonnerie, son fonctionnement et ses modes d'action, en un temps où les institutions garantissent la liberté de pensée et où chacun sait qu'on ne combat plus des idées qu'avec des idées. Il demandait aussi ce qui ne peut être dit et pourquoi »

Il existe en effet trois types de secrets :

Ø  le secret d’appartenance,

Ø  le secret de fonctionnement,

Ø  le secret initiatique.

Je commence par le secret d’appartenance. La Franc maçonnerie me donne le droit de manifester, à ma convenance,  mon état de Franc maçon, y compris en signant un article pour « Le Casoar » ou pour La « Bir Hakeim »; elle m’interdit de « dévoiler » un Frère à qui que ce soit. Il s’agit tout simplement du respect de la vie privée. Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas aussi simple. Il y a, dans ce domaine, comme dans d’autres, l’exception française avec ses excès. D’un côté, le mythe du « complot maçonnique » et le souvenir de l’affaire des fiches sont encore bien vivants, en particulier, chez certains de nos camarades ; d’un autre côté, et ceci explique cela, il y a une réticence certaine, dans la majorité de nos membres, de déclarer leur appartenance à la franc maçonnerie. Mais je partage le point de vue, souvent exprimé, sur les effets pervers de cette attitude collective.

Donc, pour le secret d’appartenance, ce qui ne peut être dit, c’est l’appartenance de l’autre ; un point, c’est tout.

Il n’y a pas de secret de fonctionnement pour tout ce qui concerne l’administration de la GLNF. Elle obéit à la Loi du 1er juillet 1901. Donc, tout peut être dit.

Il y a un secret initiatique et je vais tenter d’en démontrer le bien fondé. Pour cela, il me faut apporter un éclairage sur notre démarche, donc sur notre travail en Loge. En première analyse, dans le cadre d’une sorte de programme imparti à un degré donné, il s’agit de lire d’écouter, de sentir, de toucher, de goûter, bref … de recevoir, d’apprendre, de réfléchir, de comprendre, puis, plus rarement, lorsque nous produisons une « planche », de restituer au profit de frères qui vont écouter, réfléchir, et ainsi de suite. Finalement, tout ceci ressemble au travail que nous avons connu au lycée, en « Corniche », à « Cyr » et, plus tard, dans l’enseignement militaire supérieur. Ce type de travail, qui fait appel à notre intellect, à notre capacité d’analyse et de synthèse, à notre aisance en matière d’expression écrite et verbale, est nécessaire pour atteindre notre objectif. Il est sûrement suffisant pour acquérir des connaissances, mais il n’est pas suffisant pour qui prétend acquérir, un jour, La Connaissance. Il faut donc autre chose ; ce qui conduit à cette démarche symbolique qui nous déconcerte, nous-même,  quelque peu, au moins dans les premiers temps. Car elle ne fait pas appel à nos seules capacités intellectuelles ; c’est une sorte d’état d’éveil permettant de saisir la signification d’un langage, très particulier et dit «secret » que nous appelons le Rituel. Ce langage, que l’on peut appeler aussi système symbolique, est constitué d’un ensemble de symboles apparaissant à nos sens sous la forme de : gestes, odeurs, couleurs, nombres, dessins, éléments architecturaux, peintures, disposition des frères et des choses, paroles, allégories, bruits, musique et … silences … et j’en oublie sûrement. Symboles derrière lesquels se trouvent cachées des idées que nous devons amener au grand jour. Ce qui fait que, à partir du moment où nous entrons en loge, notre aide mémoire s’ouvre page par page, par la décoration des lieux, certes, mais surtout par le jeu qui s’y joue. Le déroulement du Rituel nous aide à nous rappeler ; au sens commun, mais aussi au sens de la réminiscence, de choses, cachées à l’intérieur de nous même et que nous n’avions pas encore découvertes, dont nous n’étions pas conscients.

La question est de savoir pourquoi nous l’entourons d’un tel secret. Il y a, à cela trois raisons.

  • D’abord, parce que l’idée, cachée sous un symbole nous atteint différemment, d’un Frère à l’autre, d’un moment à l’autre, d’un lieu à l’autre, d’une circonstance à l’autre
  • Ensuite, parce que la démarche initiatique est progressive. Un élément du 3ème degré, par exemple, communiqué à un Apprentis ou un Compagnon, extirpé de son ensemble représenté par le vécu du Rituel, perd tout son sens.

·         Enfin parce que l’Initiation, comme son nom l’indique, marque un commencement, commencement qui se renouvelle à chaque degré, pendant toute une vie de Maçon. L’initiation ne consiste pas à posséder des connaissances, mais à les conquerrir par un incessant travail sur  soi. C’est cette quête qui fait le Franc maçon et non son hypothétique résultat. Il devient donc évident que tout cela doit s’accompagner du secret, la quête d’un Graal dévoilé n’a pas de sens.

Voila donc le secret maçonnique ! Nous sommes loins du complot contre la République ou contre l’Eglise. Nous sommes loins des combinaisons douteuses et des affaires véreuses !

Donc, s’agissant du secret initiatique, rien ne peut être dit, tout doit être vécu.

Bien entendu, ce respect du secret d’appartenance et du secret initiatique conduit à des exagérations ; les mêmes que celles qui conduisent à classer « Confidentiel Défense » telle ou telle note de service de routine…

 

Quelle est en 2010 l'importance numérique de la Franc-maçonnerie «dans le monde militaire masculin et féminin » en général et dans « La Bir Hakeim » en particulier ?

Je ne sais pas répondre. La GLNF ne tient pas de fichier professionnel de ses membres et je n’ai pas d’information sur les autres obédiences. Pour donner un ordre d’idée, sur les 300 membres de la GLNF se réunissant à Valence, nous sommes trois anciens Officiers d’Active.

 

Conflits d’autorité ?

Le Général Chavanat demandait en 2003 s’il « est vrai que des « frères » militaires puissent avoir, sur d'autres « frères » de grades supérieurs au leur, une certaine autorité en vertu de leur grade dans la Franc-maçonnerie et quelles sont la nature et la limite de cette autorité »

La GLNF est présidée par un « Grand Maître » élu selon un processus régi par la loi de 1901. Il est assisté par un collège de Grands Officiers et délègue une partie de son autorité à des « Grands Maîtres Provinciaux », eux-mêmes assistés de collèges de Grands Officiers Provinciaux ; tout cela pour gouverner des Loges, présidées par un « Vénérable Maître » assisté d’un collège d’Officiers. Les autres obédiences ont une organisation similaire.

La hiérarchie des offices est la seule hiérarchie existant en Maçonnerie. L’attribution d’un office donné répond à des conditions de grade et d’offices subordonnés tenus précédemment.

En Franc maçonnerie, comme ailleurs, un office représente, certes, une certaine autorité, mais surtout un devoir.

De la même façon que lors de la passation de commandement d’une Unité de nos armées, lors de l’installation d’un officier, en Franc maçonnerie, les limites de l’autorité inhérente à l’office tenu sont clairement définies.

Or le domaine professionnel se trouve hors du domaine maçonnique et les obligations professionnelles et familiales ont, sans aucune ambiguïté,  priorité sur les obligations maçonniques. Un Franc maçon qui tenterait de se prévaloir de son grade ou de son office maçonnique pour intervenir dans la vie professionnelle d’un « Frère » commettrait un abus d’autorité répréhensible et le « Frère » qui s’y prêterait ferait preuve d’une complaisance coupable.

Il est donc exclu, que des « frères » militaires puissent avoir, sur d'autres « frères » de grades supérieurs au leur, une quelconque  autorité en vertu de leur grade dans la Franc‑Maçonnerie.

 

Critères de recrutement. Religion.

Un de nos «petits cos» m’a demandé « pourquoi untel ou untel sont approchés pour être initiés, et pas lui, s’il existe  un profil, ou s’il  y a un quelconque « Domenech »  pour sélectionner ».

On peut distinguer deux cathégories : la candidature spontanée et l’approche d’un candidat potentiel par un Franc-maçon.

En général, le candidat spontané s’adresse à la GLNF par la voie de son site. La GLNF répercute vers la Province qui, à son tour répercute vers une Loge de la ville la plus proche de la résidence du candidat. Le « Vénérable » de la Loge en question prend contact avec le candidat.

Dans le cadre de l’approche d’un candidat potentiel, il n’y a pas de « Doménech » ; tout Maître Maçon en a le pouvoir.

Que ce soit à l’issue d’une candidature spontanée ou d’une approche, le candidat envoit au Vénérable une lettre motivant son désir d’entrer en Maçonnerie. Trois enquêteurs sont nommés et l’enquête se limite à trois entretiens donnant lieu à un rapport. S’en suit, selon les Rites, un « passage sous le bandeau » et la cérémonie d’Initiation. Chaque étape est sanctionnée par un vote des Maîtres de la Loge. L’ultime se faisant par boules noires et blanches, d’où l’expression « blackboulé ».

Alors, y a-t-il un « profil » ? Difficile à dire. Pour moi, le candidat type est entrain d’atteindre le sommet de sa petite pyramide de Maslow. Selon Abraham Maslow, les besoins humains sont organisés selon une hiérarchie où, à la base, on retrouve les besoins physiologiques élémentaires et à son sommet, les besoins psychologiques et affectifs d'ordre supérieur, c’est à dire la réalisation de soi (accroître ses connaissances, développer ses valeurs, "faire du neuf", créer de la beauté, avoir une vie spirituelle, approcher Dieu) et, comme dit Nietsche, "devenir ce que nous sommes". Bien entendu, la pratique d’une religion peut satisfaire ce besoin. Il ne me viendrait pas à l’idée de proposer à un homme, qui, par exemple, manifestement, a trouvé « le Chemin, la Vérité et la Vie » en la Personne de Jésus Christ, de devenir le « cherchant » que je suis. Pourtant de nombreux Catholiques pratiquants font ce choix. J’en connais au moins quatre à Valence.

L’ensemble de la procédure est destiné à déceler le besoin et sa non satisfaction par ailleurs.

Dans leur très grande majorité, les candidats se déclarent de religion chrétienne mais peu pratiquants. Ils doivent, pour être admis, affirmer leur croyance en Dieu, créateur et agissant sur sa création.

 

Ces réponses expriment ce qui doit être et, je l’affirme, ce qui est, dans l’immense majorité des cas. Le Général Chavanat dénonçait certaines pratiques dont « des rumeurs délétères persistantes et quelques cas concrets troublants accréditent l'existence ». En effet, ces rumeurs font fréquemment l’objet d’articles de presse, d’ouvrages ou d’émissions le plus souvent de nature calomniatrice et diffamatoire. Il n’en reste pas moins qu’il existe des « cas concrets », hélas, avérés. Mais, mes chers camarades, nous avons, dans nos rangs, connu, dénoncé, puni, et parfois, subi des abus et défaillances d’autorité, des actes frauduleux et autres méfaits. Je vous affirme que, si nous rapportons le nombre de ces cas désolants à l’ensemble de nos camarades, nous trouverons une fréquence d’occurrence de l’ordre de celle que nous pourrions trouver « sur les colonnes » de la Franc maçonnerie.

 

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ADER 07/09/2011 17:22



Bonsoir mes TCF,


Si vous le souhaitez (et sans esprit de caste), nous pourrions parler de cet article en profondeur avec les FF et les SS de la communauté de défense.


Si l'auteur du blog veut bien retransmettre les demandes, il en sera fraternellement et chaleureusement remercié


 


 



Dalo 07/09/2011 11:10



Salut,ça fait des jours que j'avais introduit ma demande d'adhésion en franc maçonnerie la suite ne vient  toujours  pas que faire?


A vous thomas  dalo  angwata



choquer jp 07/09/2011 09:22



 


 


 


ANALYSE POLITIQUE DE LA FRANC-MACONNERIE FRANCAISE…


On ne peut résumer honnêtement la franc-maçonnerie à une sorte de religion, comme de nombreux francs-maçons l‘affirment! Une sorte de remise en question de soi, de sa morale intérieure!


Par contre, la franc-maçonnerie Française a bien pris la place laissée libre par le pouvoir royal disparu lors de la Révolution, c’est-à-dire religieux et politique…


La franc-maçonnerie Française, en particulier, c'est un fourre tout historiquement et cela demeure un fourre tout actuel. On peut parler des mythes de la franc-maçonnerie.


C’est son fond de commerce! C’est une sorte de philosophie religion organisation politique crées de toutes pièces, incroyablement disparate.


Ce qui m'intéresse et qui me dérange fortement, c'est le rôle politique de la franc-maçonnerie à tous les niveaux de l’état Français, de l‘Europe, du monde... mais aussi l'existence, l’agissement
hors des loges, des « fraternelles »!


Si la plupart des historiens disent qu'elle n'a pas créé la Révolution Française, ce que je conteste, ils l'ont au moins récupérée et ont gardé ce pouvoir sur notre République depuis!


Le rôle de Napoléon Bonaparte a été essentiel dans l'embrigadement des politiques, des grands corps de l'état, des militaires dans la franc-maçonnerie, comme l'ont été les bourgeois francs maçons
dans la réussite de la Révolution Française, voire l‘analyse d‘Alain Bauer...


L’uniforme actuel des francs-maçons ne provient pas des maçons des cathédrales mais des militaires de l’époque Napoléonienne, laquelle, au niveau de ses cadres, était en grande partie une armée
de francs-maçons!


Ce que l’on ne dit jamais, c’est que la franc-maçonnerie a un uniforme, des accessoires (l’épée par exemple), un vocabulaire, un langage, des ordres, des codes, des procédures militaires issus de
la période Napoléonienne et… surprenant… des prières. Elle affirme se soumettre à S. M. Napoléon et sa famille à chaque réunion en loge, par exemple pour trinquer.


La page sur le vocabulaire franc-maçon, paragraphe « première santé » nous le démontre (http://www.france-spiritualites.fr/vocabulaire-des-francs-macons-bazot-L+p=2170&pg=14).


De quoi s’interroger… La franc-maçonnerie a de plus comme devise « liberté, égalité, fraternité »… la même que notre République… Et le drapeau Français prône dans toutes les loges, ainsi que la
Marianne de la révolution Française!!!


Alors… Notre franc-maçonnerie Française ne serait-elle donc pas aujourd’hui une « armée de l’ombre » avec des cadres choisis, sélectionnés, chargée de conserver notre système politique en
l’état, notre République en l’état (n’acceptant que de petites évolutions en interdisant toutes révolutions majeures) dans l’intérêt des détenants du pouvoir, tous partis confondus, sachant que
de nombreux francs-maçons l’ignorent! Ne seraient-ils pas les « Républicains » dont on nous fait référence souvent, en opposition aux extrêmes politique?


Et si c’était ça, un des secrets de la Franc-maçonnerie!


Alain Bauer, ancien grand maître, disait ouvertement récemment que:


"la franc-maçonnerie est garante de la République. Elle est la colonne vertébrale de notre République"


« la Franc-maçonnerie est la boîte à outils du pouvoir »


" la franc-maçonnerie, c'est en quelque sorte l'église de la République".


Mr Guy Arcizet, grand Maître du « grand orient de France » GODF nous affirme concernant les élections présidentielles prochaines:


« le Grand Orient marquera la campagne en établissant une charte. Ce sera une liste des « principes républicains » que nous ferons passer à toutes les loges pour qu’elles aillent auprès des élus
faire des piqûres de rappel… le Grand Orient se pose en contre-pouvoir intellectuel qui base sa puissance sur ses 50 000 frères (140 000 en comptant toutes les loges) dont beaucoup sont en charge
de responsabilités… C’est un vrai réseau… une vieille institution républicaine »


Enregistré… C’est donc un réseau important de gens « en charge de responsabilités » qui fait de la politique dans les loges (jusqu’à maintenant, on nous affirmait le contraire,
que c‘était même interdit), une institution Républicaine, donc une organisation du pouvoir, dans le pouvoir! SECRETE… dans une démocratie, la France!


C’est peut-être le deuxième secret de la franc-maçonnerie, révélé récemment par Mr Arcizet!


A découvrir, quelques discours intéressants élogieux pour la franc-maçonnerie, de personnalités politiques importantes que nous connaissons tous:
http://www.godf.org/index.php/actualite/details/liens/conference/nom/Conferences/slug/l-annee-2003-marquera-le-275eme-anniversaire-de-la-creation-de-l-ordre-ma-onnique-en-France 

VIVE LA REPUBLIQUE FRANC-MACONNE!


Ce qui subsiste, dérangeant, en plus de son et de ses secrets, c’est que la Franc-maçonnerie Française persiste à être élitiste dans son recrutement, inaccessible pour le plus grand nombre
d‘entre nous, quasi interdite pour les « classes laborieuses », les « classes moyennes » et est réservée aux «  notables », aux « élites »… 400 € par an d‘adhésion en moyenne!


Elle contribue donc à une sorte « d’
Apartheid » politique, social, économique, judiciaire (le troisième pouvoir).

Une analyse des lois Françaises et de sa justice, en sont les preuves évidentes! DEUX POIDS, DEUX MESURES!… bien conseillé, tout ou presque est contournable, discutable! Avantage
de la franc-maçonnerie! Lorsqu’on est franc-maçon, on a toujours au moins un frère proche qui est dans cette profession, tellement ils sont nombreux à faire partie de l‘organisation!… Ca peut
aider! et dans la politique, au passage, c‘est pareil! Ca peut aussi aider sérieusement!


C’est sans doutes la porte d’entée principale, mais en étant prisonnier d’une organisation et d’amis qui ont promu, aidé…redevable toute sa vie!


Lorsqu’un franc-maçon aide un de ses frères, l’organisation, il a droit à des éloges officielles, une médaille, l‘obtention d‘un nouveau grade!


C’est une très grande communauté cachée d’intérêts divers en particulier avec les « fraternelles » (personnel, professionnel, de caste diverses, politique, etc.)


Apparemment, non seulement la franc-maçonnerie est garante de la République, en la conservant en l’état par ses réseaux occultes, mais participe plus au débat politique


Français que les partis politiques traditionnels. Les francs-maçons ne se sont jamais cachés à ce sujet et s’en vantent continuellement! C’est une de leurs grosses contradictions!


Si on veut parler, échanger sur des sujets politiques, bien que cadré dans un système hiérarchique militariste, c’est l’endroit où aller et non dans un parti politique!


Entrez dans un parti politique, ce sera surtout pour faire la claque dans les réunions publiques et poser des affiches sur les murs pendant les élections!… expérience vécue!


Une des vérités évidentes que la franc-maçonnerie nie honteusement est la suivante!


Il y a des loges de toutes tendances politique et c’est sur une base politique et d’int&



Jean-Claude VILLANT 06/09/2011 22:18







Patrick LAVARDE 06/09/2011 20:16



Il s'agit du témoignage d'un officier de l'armée de terre Franc maçon et non pas d'une planche sur la Maçonnerie et l'Armée. L'auteur ne pouvait s'exprimer qu'en son nom.


L'accuser d'un quelconque ostracisme serait un bien mauvais proces.