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Hauts Grades

Ordre des Architectes de l’Afrique Ou Les Frères Africains (1767)

9 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Cet Ordre était formé de frères instruits et de bons principes. Leurs loges, en Europe, sont toutes fermées, excepté peut-être celle de Constantinople (Berlin).

Un seul de leurs grands-maîtres fut connu ; c'était le conseiller de guerre Koppen.

 

Leur 1er grade offrait une instruction plus étendue et plus complète que tous les grades réunis des systèmes écossais. Ils disaient que les loges de St.-Jean négligeaient le grand but et qu'on ne s'y pouvait guère instruire, et que la Stricte-Observance ne connaissait pas les motifs de la continuation de l'Ordre maçonnique. Ils s'occupaient des hiéroglyphes, surtout de ceux relatifs à la Franc-maçonnerie, qu'ils cherchaient à bien connaître. Ils faisaient un mystère de leur but, jusqu'au 7e grade, que l'on ne pouvait obtenir qu'à force de zèle, de persévérance et de discrétion. Leurs occupations secondaires étaient les sciences, surtout l'histoire et les antiquités, dont ils jugeaient les recherches indispensables au véritable franc-maçon.

 

Leur 1er grade, après les symboliques, s'appelait l'architecte ou apprenti des secrets égyptiens.

Ils se nommaient les Africains, parce que leurs études commençaient avec l'histoiredes Egyptiens, dans les mystères desquels ils trouvaient des indices de Franc-maçonnerie, quoiqu'ils plaçassent beaucoup plus tard son origine, sur laquelle les croisades ne leur donnaient aucune lumière.

Leur commerce était modeste et noble. Ils ne faisaient aucun cas des décorations, tabliers, cordons, bijoux, etc., mais ils aimaient un certain luxe et des inscriptions sententieuses d'un sens sublime, mais caché. Dans leurs assemblées, ils lisaient des traités et se communiquaient les résultats de leurs recherches.

Leurs banquets étaient simples, la décence y régnait et l'on y prononçait des discours instructifs et scientifiques.

Les réceptions se faisaient sans aucune rétribution. Des frères zélés qui tombaient dans une position fâcheuse recevaient de forts secours.

Ils ont publié, en Allemagne, beaucoup de documents importants sur la Franc-maçonnerie.

Cet Ordre fut établi en Prusse, en 1767, avec l'agrément de Frédéric II, dit le Grand.

Ses grades, au nombre de onze, étaient divisés en deux temples, savoir :

 

1er Temple:                   1. Apprenti,

                                         2. Compagnon,

                                         3. Maître,

 

 2e Temple :                   4. Architecte, ou apprenti des secrets égyptiens (manes musæ).

                                         5. Initié dans les secrets égyptiens,

                                         6. Frère cosmopolite,

                                         7. Philosophe chrétien (Bossinius),

                                         8. Maître des secrets égyptiens, alétophilote (ami de la vérité),

 

 Grades supérieurs :     9. Armiger,

                                       10. Miles,

                                       11. Eques.

 

 Le Grand-Chapitre donnait chaque année, durant la vie de Frédéric II, une médaille d’or de 50 ducats, à titre de prix pour le meilleur traité ou discours.

 En 1806, il n'existait plus qu'un seul chapitre de ce système, celui de Berlin (Constantinople).

 

Origine de l’ordre

 

Frédéric II parvenu au trône, voyant que la Franc-maçonnerie n'était plus ce qu'elle avait été, et appréciant ce qu'elle pourrait être, conçut le plan d'un Ordre intérieur qui pût en même temps tenir lieu d'une Académie maçonnique. Il fit choix d'un certain nombre de maçons en état de comprendre ses idées, et les chargea de l'organisation de ce corps. On distinguait parmi eux les frères Stahl, de Gone, Meyerotto et du Bosc. Ils instituèrent l'Ordre sous le nom d'une société éteinte : les Architectes de l'Afrique, et établirent des statuts conformes aux vues du roi, qui, de son côté, donna des privilèges, et fit, en 1768, élever, en Silésie, par son architecte Meil, un bâtiment spécialement destiné au Grand-Chapitre, et le dota d'un fonds suffisant, d'une bibliothèque choisie et d'un riche mobilier ; le tout d'une élégance digne de l'Ordre et du roi.

 

 Cet Ordre, sans prétention à la domination, enseignant la tolérance, professant les principes primitifs de la Franc-maçonnerie, et faisant de son histoire une étude particulière, prospérait dans le silence et en toute liberté. Ses principaux statuts étaient de ne craindre que Dieu, de respecter le roi et d'être discret, d'exercer une tolérance générale envers toutes les sectes maçonniques, sans jamais s'affilier à aucune. C'est pour ce motif qu'ils ne se sont jamais soumis à l'acte d'obédience du baron de Hund, malgré toutes les sollicitations qui leur en avaient été faites. Ils observaient, dans l'admission des candidats, la prudence la plus sévère. On dit que le duc Ferdinand de Brunswick a été refusé parce qu'il se mêlait des affaires de sectes. Ils se livraient à d'activés recherches sur l'histoire des mystères, des sociétés secrètes et de leurs différentes branches, et cultivaient les sciences, les mathématiques principalement. Dans leurs travaux, tenus souvent en langue latine, régnaient la moralité, le bon ton, une instruction solide sans ostentation. Leur bibliothèque et leurs archives ont obtenu, par la protection du roi et de personnes distinguées, entre autres du prince de Lichtenstein, à Vienne, des trésors en fait de manuscrits et de documents, dont aucune branche maçonnique ne peut se vanter. (Découverte sur le système de l'Ordre des Architectes africains, Constantinople (Berlin), in-8° de 51 p., 1806) Cette pièce est extraite de la bibliothèque maçonnique du très obligeant frère Th. Juge.

 

 source : www.ledifice.net 

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