Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Hauts Grades

Ordre des Philosophes inconnus en 2 points. 1er point Grade de Novice (1)

13 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Ordre des Philosophes inconnus, en deux points

 

Premier point

Grade de novice

Introduction

Le genre humain jouissait en paix du bonheur de la vie. Dirigé par les simples lois de la nature, il coulait des jours sereins. Dans ces temps heureux, régnait l’innocence, et tout conservait, sans vouloir en sortir, l'équilibre que le Créateur lui avait donné. La félicité était générale et parfaite, rien ne pouvait y ajouter, comme aussi aucun souci n'avait encore fait verser aucuns pleurs. L'âge d’or, enfin, florissait, et Pandore n'avait pas encore apporté la boîte fatale. Ce calme ne dura pas assez ; bientôt de l’ambition, mère impure, naquit le monstre qui devait être la mère de tant d'autres monstres et donner la mort à l'humanité. L'infernale tyrannie, digne fruit d'une telle mère, fixa son séjour sur cette terre jadis si heureuse, et y établit son règne ; elle mit tout en œuvre pour tout asservir et n'y réussit que trop. Cachant ses abominables desseins sous l'apparence de la protection et de la bienveillance, elle séduisit facilement les hommes simples et droits ; ses succès furent au-delà de son attente ; elle fut elle-même étonnée des progrès que faisait sa domination et de leur rapidité ; rien ne l'arrêta plus et elle se surpassa elle-même. Par des récompenses distribuées avec art, et qu'elle savait bien reprendre, elle sut augmenter le nombre de ses adulateurs ; ce nombre devint prodigieux ; elle sut si bien en imposer à tous, elle sut si bien les enchaîner dans ses liens qu'elle n'hésita bientôt plus à lever le masque et à se montrer à découvert.

Ce fut alors que l'on s'aperçut de l'artifice ; mais il était déjà trop tard ; les chaînes étaient rivées ; le bonheur était disparu et jusqu'à l'espérance de le voir renaître ; le siècle de fer, en un mot, avait pris la place du premier, le vice dominait la vertu, et, jusqu'à nos jours, tous les efforts ont été impuissants pour rappeler la félicité du premier âge, de cet âge heureux bien digne de nos regrets, de cet âge que les poètes nous enseignent comme le plus heureux des temps et dans lequel les arts florissaient et où l’art destructeur de Bellone était encore ignoré.

Cependant, tout espoir n'était pas perdu ; au milieu de l’esclavage général, quelques sages échappèrent au pouvoir du despotisme et surent se conserver libres. Ces intrépides philosophes conservèrent fidèlement le dépôt précieux confié à leur garde, et, âge en âge, ils le transmirent jusqu'à nous. Puissent les mânes se ces illustres ancêtres voir de leur céleste retraite et applaudir aux efforts que notre Ordre renouvelle sans cesse pour accomplir le grand œuvre dont ils nous ont laissé les éléments.

C'est dans la vue de rappeler ces temps heureux, c'est dans la vue d’en perpétuer à jamais l'histoire, ainsi que des événements funestes qui les ont fait évanouir, que la triple puissance a entrepris d'élever un tabernacle soutenu par 26 colonnes de fer, portant chacune le nom d'une des lettres de l'alphabet des philosophes. Ces colonnes sont destinées à recevoir les anneaux d'or que doivent fournir les adeptes au jour de leur initiation, de telle sorte que la première colonne appelée Abraxas recevra tous les anneaux envoyés par les frères, dont les noms commenceront par A, et ainsi de suite.

Par l'exactitude de cette correspondance, le monde maçon verra arriver le jour où, par le nombre infini de ses ouvriers, il aura contribué à l'édification d'un autel, dont les colonnes seront du métal le plus pur, quoiqu'elles aient été de fer dans leur origine, ce qui alors symbolisera la grande époque de la régénération.

 A cette époque fortunée, l'Ordre distribuera des récompenses aux frères dont les noms se trouveront dans le Saint des saints, et qui seront connus par les hiéroglyphes insérés dans leurs anneaux, après avoir servi à la construction d'un temple éternel, qui sera dévoilé aux chapitres jouissant de neuf années d'installation.

Tel est le but de ce sublime grade. Que les nouveaux initiés se pénètrent bien des principes qu'il renferme; les grandes et sublimes vérités qu'il contient ne contribueront pas peu à les consoler dans l'adversité et à faire luire dans leur âme quelque rayon d'espoir d'un meilleur avenir.

Instruction préliminaire

Quand on s'est bien assuré des qualités morales du frère que l'on veut initier, on recherche ses capacités…etc… Il faut qu'il soit au moins rose-croix, qu'il soit déjà instruit dans l'art royal, et qu'il ait montré des dispositions à recevoir les impressions qui vont lui être données.

Comme il doit ignorer l'existence de notre sublime grade, il n'a pu désirer d'y être admis que par ce que lui en aura pu laisser entrevoir notre frère et son ami ; il faut éviter d'aller au-devant de ses désirs ; il faut lui laisser souhaiter, pendant quelque temps, d'être plus instruit… Son admission décidée, son ami lui dit que sa mission est finie et lui montre une marque dont sera porteur celui (un inconnu) qui viendra le prendre et qu'il devra suivre.

Réception

La salle de réception est un souterrain dans lequel on descend par une trappe qui en ferme la voûte, et au moyen d'une échelle que l'on enlève et qui se replace après la réception. Le souterrain n'est éclairé que par une seule lampe ; sur les murs peints en noir, sont les hiéroglyphes suivants :

Côté du Midi

A. 1. Un rocher.

B. 2. Une tête de taureau.

C. 3. Un crocodile.

D. 4. Une médaille ; au centre, le soleil ; autour, les six planètes et la légende Sol solus in medio.

E. 5. Une harpie, moitié femme, moitié serpent, tenant deux flambeaux allumés.

F. 6. Une étoile rayonnante à cinq pointes.

Côté du Nord

G. 1. Une truelle dans un cercle rayonnant.

H. 2. Un sabre ou harpé phrygien, poignée en or, on y lit Adonaï, en lettres d’or.

J. 3. Une main droite fermée, l'index levé indiquant le ciel.

K. 4. Le buste de Janus sur un hôtel carré.

L. 5. La lune dans son plein.

Côté de l'Orient

M. 1. La tête rayonnante d'un bouc.

N. 2. Un vase d'où sort un liquide blanchâtre.

O. 3. Une tête de chien.

P. 4. Un piédestal carré imitant le marbre.

Q. 5. Une tête de Janus quadrifons.

R. 6. Une roue surmontée d'un mauvais génie et un amour qui arrête sa course.

Côté de l’Occident

 

S 1. Un serpent formant plusieurs replis.

T. 2. Un soleil avec neuf rayons très lumineux.

U. 3. Une arme en agathe.

V. 4. Un caducée.

X. 5. La figure de Xantus, le front ceint d'un diadème, placée au-dessus d'une porte peinte.

Y. 6. La tête d’Argus.

Z. 7. Une faulx.

Chacune de ces figures est précédée de la lettre qui, dans l'écriture du grade, correspond au numéro hiéroglyphique indiqué dans ce tableau :

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18,

a,  i, x,  l, e,  g, f,  p, s,   n,   r,    h,   j,    c,    k,   z,   v,    t,

19, 20, 21, 22, 23, 24, 25.

m,  q,   d,    b,    o,   y,    r.

Les membres du chapitre sont vêtus d'une robe noire avec un capuchon qui peut voiler la figure.

Le récipiendaire étant introduit par l'échelle dans le souterrain, on lui rend la vue libre, pour qu'il considère les objets qui l'entourent et puisse faire des réflexions.

Le président rompt le silence, le questionne sur tous ses grades et lui dit :

« Mon très cher frère, la multitude des grades, quelquefois incohérents, par lesquels vous avez été obligé de passer pour arriver dans ce lieu, sont, nous pouvons vous le dire avec franchise, autant de hochets que les chefs suprêmes de notre initiation laissent aux grands enfants condamnés par eux à végéter sur les banquettes dorées d'une Maçonnerie qui ne l'est que de nom. Si vous avez quelquefois réfléchi sur la divergence qui règne dans la foule des degrés inférieurs, vous aurez remarqué, sans doute, que le but général de l'Ordre est de faire prendre le change à la multitude ignorante, et de purifier, pour ainsi dire, au creuset de la coupelle, les véritables maçons, et de les préparer à ce que le secret essentiel de l'association puisse tour être confié sans danger, et même à leur donner la garde de ce dépôt sacré, qui doit se transmettre d'âge en âge, jusqu'au moment où la divine Trinité ordonnera l'accomplissement du grand œuvre.

Le grade que vous allez recevoir, très digne frère, est le premier échelon de la véritable échelle des philosophes ; vous en ignoriez l'existence, et c'est par la conviction intime que nous avons acquise de vos éminentes vertus, que, d'un consentement unanime, nous vous avons appelé à nous. En déchirant le voile dont vos yeux étaient couverts, nous vous offrons la connaissance de l'art sublime qui conduit à la découverte de la vraie pierre philosophale, vainement cherchée par les maçons vulgaires. Ces hommes, dans leur profonde erreur, et dans le délire de la plus vile cupidité, prenant à la lettre le langage mystique des sages, veulent obtenir un métal, digne objet de leurs désirs, et ils consomment leur fortune et leur vie dans des recherches infructueuses. Loin de nous ceux qu'une si vile passion, la soif de l'or, eu qu'une curiosité indiscrète attache à la poursuite de nos secrets ! Nous ne choisissons nos adeptes que parmi les ennemis d'un fol orgueil, d'une vaine cupidité et d'une coupable ambition. Si, dans les loges symboliques, nous faisons usage de costumes extraordinaires; si nous employons un langage parfois bizarre, ce n'est que pour distinguer plus facilement, dans ces pépinières, les mauvaises plantes, et éviter de les choisir pour l'élection. Vous êtes, depuis longtemps, l'objet de nos observations et de notre étude ; vous avez mérité notre sollicitude et les difficultés seront aplanies sous vos pas. Vous devez être d'autant plus flatté de vous voir porté, tout d'un coup, au faite des connaissances de l'art sublime, que les adeptes sont en très petit nombre. Mais, avant d'aller plus loin, nous devons vous donner un aperçu de nos obligations. Il n'y a plue rien de symbolique parmi nous ; le bandeau des illusions ne voile plus les yeux, c'est la vérité seule qui va dicter mes paroles. Dès que vous aurez prononcé votre obligation nouvelle, vous cesserez de vous appartenir, votre vie même sera devenue la propriété de l’Ordre. L’obéissance la plus absolue, l’entière abnégation de vos volontés, l’exécution prompte et sans réflexion des ordresqui vous seront transmis de la part de la puissance suprême, tels seront vos principaux devoirs. Les châtiments les plus terribles sont réservés aux parjures…et qu’est-ce qu’un parjure aux yeux de l’Ordre ! Celui qui, dans les choses, même les plus légères, enfreint les ordres qu’il a reçus de son chef, ou refuse de les exécuter ; car rien n'est indifférent dans notre Ordre sublime. Je dois cependant mesurer, sur un point, votre conscience, c'est que jamais les ordres que vous recevrez ne seront contraires à vos devoirs envers la société. Loin de là, notre association ne tendant qu'à améliorer les hommes, évite avec soin tout ce qui peut blesser leurs-droits. Dans peu, mon frère, vous en saurez davantage sur notre Ordre sublime et vous acquerrez la conviction que la majeure partie des maçons élevés, à ce qu'ils pensent, aux plus hautes découvertes de l'art maçonnique, trompés par une vaine science, sont encore bien loin de la vérité, тиlti vocati, pauci vero electi.

« Avec notre secours, vous allez franchir une barrière que, seul, nul mortel ne peut ouvrir. Le rituel de votre réception déroulera devant vous le grand livre de la vie. Cette contemplation, en vous consolant de béatitude et en nous rendant chers à votre cœur, nous garantira l'assurance de votre sincère reconnaissance.

Sachez lire dans notre code sacré, et, bientôt, unissant vos efforts à ceux de vos frères, vous hâterez l'instant de la félicité générale, seule récompense que nous attendions de nos pénibles travaux. (Une pause.)

 « Etes-vous bien persuadé, mon frère, que l’Ordre maçonnique professant le rite écossais soit en possession du souverain principe de l’art royal, et qu'il connaît, seul, le plus grand secret de la Maçonnerie ? » (On répond ; il continue.) « Le grade que vous allez recevoir est le nec plus ultra de la Maçonnerie, et c'est ici que l'Ordre est absolument à découvert ; ici, que les hiéroglyphes qui se seront présentés à votre vue, dans les différents grades, sont expliquée et entièrement dévoilés. Il n'y a plus de déclamations, plus de machines pour vous en imposer, la vérité seule sera employée pour vous séduire. Votre emploi, à l'avenir, sera de former les hommes et de récompenser les vertus que vous leur reconnaîtrez. Vous devez apprendre ici comment on peut lier les pieds et les mains aux usurpateurs des droits de l'homme ; vous apprendrez à gouverner les humains et à les dominer, non par la crainte, mais par la vertu. Il faut, en un mot, que vous vous consacriez en entier à un Ordre qui a entrepris de rétablir l'homme dans sa dignité primitive ; c'est la domination de la vertu. Il faut que son gouvernement secret, mais non moins puissant, conduise les autres gouvernements, vers ce noble but, sans néanmoins se laisser apercevoir, autrement que par l'opinion et l'assentiment universel de la société.

Il existe un nombre considérable de nos frères ; nous sommes répandus dans les pays les plus reculés, tous conduits par une force invisible. Nous travaillons, de concert, à la grande régénération, et, réunis de corps et d'âme, rien ne peut empêcher l'exécution du plan d'architecture qui nous a été tracé par la divine Trinité. C'est par une assiduité constante et dans le plus profond secret que nous avons déjà ébauché de nombreux travaux ; nous devons les achever pour le bonheur de l’humanité.

Fixez, mon cher frère, vos regards sur le vaste champ que nous ouvrons à votre activité ; devenez notre digne collaborateur, et secondez nos efforts de tous vos moyens ; il n'est point, avec nous, de travaux sans récompense. En nous, vous voyez une partie des légions inconnues unies par des liens indissolubles pour combattre en faveur de la vertu opprimée. Nous ne devons les sublimes connaissances que nous enseignons qu'à la bienveillance de nos chefs, qui ont bien voulu nous les accorder pour exciter notre émulation et nous engager à de nouvelles recherches. Imitez-nous, très cher frère, et méritez l'estime des illustres inconnus qui nous gouvernent. » (Une pause.)

« Etes-vous bien décidé, mon frère, à vous rendre digne de veiller, avec vos frères, pour la défense des droits de la nature et de notre Ordre ? » (On répond.) « Le pas que vous faites aujourd'hui est le plus important de votre vie. En vous recevant dans notre Ordre, j'attends de vous deux exploits nobles, grands et dignes de vous et du titre glorieux de juge-grand-inquisiteur inconnu. Si vous êtes bon, honnête et fidèle, vous répondrez à nos vœux et à notre esprit ; mais si vous ne deviez être qu'un parjure et un faux frère, ne vous engagez pas parmi nous, vous seriez maudit et malheureux ! Notre vengeance vous atteindrait partout. Réfléchissez, il en est temps encore, je vais vous rendre vos métaux, retirez-vous, si vous sentez de la répugnance à entrer parmi nous. Je vous avertis que ceci n'est point une vaine épreuve et que je vous parle très sérieusement. Je vous le répète, réfléchissez-y bien, j'attends votre dernière volonté... » (S'il hésite, on lui couvre les yeux, et on le conduit hors de la portée du local, qu'il ne doit pas connaître : s'il persiste, il met un genou aux pieds du souverain commandeur-initiant, la poitrine découverte et maintenant de la main gauche la pointe d'un poignard sur son cœur, puis sa main droite dans la main gauche du président, il prononce son obligation.)

Obligation. « Moi…je promets obéissance à la très parfaite et sainte Trinité, au grand-commandeur premier président juge suprême du Tribunal inconnu, souverain grand-prince en ce dernier grade, et, autant qu'il dépendra de moi, de n'admettre aucun frère indigne de ce saint grade ; je promets de travailler pour le triomphe de notre Ordre ; de le défendre contre tous les faux systèmes qu'on pourrait essayer d'y introduire. Je m'engage particulièrement à assister mes frères juges philosophes, à protéger leur innocence, ainsi que celle de tout autre homme injustement accusé ; je jure de ne jamais défendre la cause d'un tyran et de renoncer à la faveur des grands. Je promets de combattre courageusement pour la régénération de la société, pour la vertu et pour la liberté de tous les frères ; d'aider à détruire la superstition et à l'anéantissement des usurpateurs du droit des hommes, qui jouissent aujourd'hui en paix des biens qu'ils nous ont envahis ; de ne jamais préférer mon intérêt particulier au bien général ; et de suivre en tout les préceptes de l'Ordre. Je m'oblige en outre, et je promets solennellement de faire part à mon grand-commandeur-initiant de toutes mes découvertes et de lui tenir mon cœur ouvert, à dater de ce jour ; de considérer tous mes frères, élevés à ce sublime grade, comme mes plus sincères amis et dignes du plus grand respect, au-dessus des vulgaires maçons ; enfin, d'être porté de la meilleure volonté en leur faveur et sans préoccupation étrangère. Je m'engage à tenir pour saints tous mes devoirs domestiques, sociaux et civils. Que Dieu me soit en aide, pour le bonheur de ma vie et le repos de mon âme !!!

L'initiant fait sentir la pointe du poignard qui cause une piqure légère et reprend ainsi :

« Vous voici, mon digne frère, bien avancé dans la carrière des hommes illustres. Vouz venez de faire fe premier pas présenté tous ceux qui eut le vrai désir d'atteindre six hautes connaissances de la Maçonnerie écossaise (jésuitique). Vous êtes, dés ce moment, postulant dans la carrière des juges philosophes inconnus. Dès ce jour, gardez-vous de fiéchir le genou aux pieds de votre égal, et bien moins encore de ceux qui prétendent vous être supérieurs. Pensez mûrement, et souvenez-vous que vous appartenez actuellement au grand établissement qui travaille pour le bonheur de l'humanité. » (Plus, tenant dans ses deux mains celles du candidat, il ajoute :)

« En vertu des pouvoirs qui me sont transmis et que j'ai mérités par mes longs voyages, par ma discrétion et par mon zèle et ma constance, je vous reçois et constitue très régulièrement novice juge philosophe inconnu, grand-inspecteur général ; puissiez-vous être toujours digne de cette haute faveur. (Il fait relever l'aspirant et reprend ainsi :)

Tout ce que vous avez entendu, très digne frère, n'est point pour attirer ceux qui, comme vous, ont aspiré au grade que j'ai le droit de conférer, ni pour leur inspirer une ardeur indiscrète ; ils doivent attendre le jour de la lumière en silence. La confiance est la marque la plus authentique d’une sincère amitié; nous devons augmenter le nombre de nos frères, mais avec discrétion ; nous devons éviter de rendre ce grade trop vulgaire, en initiant trop facilement une personne que nous aurons crue notre ami ; il faut qu'il soit éprouvé auparavant et que nous soyons bien assurés de la discrétion de celui que nous admettons : Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

« L'obligation que vous venez de contracter vous instruit des premières notions de ce grade, qui est le dernier de la Maçonnerie. Si, dans ce que j'ai dit, ou dans ce que vous avez prononcé avec moi, vous avez eu sujet de faire quelque remarque, parlez, mon frère, je vous en conjure par ce que vous avez de plus sacré, ouvrez-vous à moi ; il est de mon devoir et de l'intérêt de l'Ordre de lever tous vos doutes et tous vos scrupules. » (S'il y a des objections, l'initiant les combat et les détruit ; si elles sont graves, on en réfère à la puissance suprême et la réception est suspendue ; s'il n'y en a pas, on communique au récipiendaire les mots, signes, etc. (109), et on l'invite à se préparer pour l’étude qu'il doit faire pendant les trois années de son noviciat.).

 source : www.ledifice.net

 

Partager cet article

Commenter cet article