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Hauts Grades

RAPMM Réception au 12ème degré - Grand Maître Architecte (2)

28 Août 2012 , Rédigé par Rituel RAPMM 12 Publié dans #Rites et rituels

Le Sublime Grand Maître. -  Second Excellent Gardien, pourquoi les auteurs de cette allégorie ont-ils pris pour symbole le Temple de Salomon, le Temple du Dieu des Juifs ? Ne pensez-vous pas que tout autre Temple des autres dieux de l’antiquité aurait pu répondre au même symbolisme ?

 

Second Excellent Gardien. - En effet, puisque, pour les Anciens, le Temple était le Symbole de l'Univers, dont l'homme est lui-même l'image en tant que microcosme. Et- si l’on a choisi le Temple de Salomon pour symbole, c’est parce que le symbolisme qui nous occupe fut construit à l’époque où le Judéo-christianisme fut dominant, c’est aussi parce que la mythologie juive insiste, plus que toutes les autres, sur le rôle du Temple et parce qu’il est dit dans le code des légendes appelé la Bible, que Salomon fit construire un Temple aussi mythique que lui, par un Architecte non moins mythique

 

Le Sublime Grand Maître. - Pourtant, les Temples de l'Antiquité étaient consacrés à des dieux différents : dans le Parthénon d’Athènes on adorait Pallas-Athénée; à Delphes, c’était Apollon ; à Olympie, c’était Zeus; à Rome, Jupiter; à Jérusalem, Javeh; en Egypte, Osiris, Horus, Isis, Ptah, Rah, Ammon, Amen, sans parler des petits dieux dont chacun avait un Temple. Comment peut-on, de toute cette variété dégager une idée unique, compatible avec l'universalisme de notre Ordre ?

 

Second Excellent Gardien. - Cette variété n'est qu'une apparence, car si certaines attributions étaient dévolues en propre à des dieux différents, ceux-ci n'étaient, en réalité, que des aspects particuliers d'un Dieu unique. D’autres part les peuples, le plus souvent en guerre les uns avec les autres, avaient besoin de désigner leurs dieux protecteurs par des noms différents. Mais en réalité, tous ces dieux avaient une unique caractéristique. Même sur le point exotérique, c’était par conséquent, le même sous des noms différents. Si parmi ces dieux, il s’en trouvait ayant des attributions spéciales, ils étaient les démembrements d’un dieu Unique. La preuve en est dans la facilité avec laquelle le dieu d’un peuple était introduit dans le panthéon d’un autre, ou identifié avec un de ses dieux. La communauté de mythologie des Romains et des Grecs provient d’une semblable identification.

 

Le Sublime Grand Maître. - Alors si je vous entends bien, tous les Temples de pierres élevés a des dieux différents étaient en réalité consacrés au même ?

 

Second Excellent Gardien. - Oui, Sublime Grand Maître.

 

Le Sublime Grand Maître. - Premier Excellent Gardien, le Dieu des religions actuellement pratiquées est-il le même que celui caché dans les mythologies anciennes ?

 

Premier Excellent Gardien. - Dieu n'étant pas un être physique, compréhensible pour nos sens, mais la pure conception de la Puissance Suprême, est nécessairement toujours le même, sous des noms différents. Le Grand Architecte de l'Univers est une expression plus large, Universelle de cette conception.

 

Le Sublime Grand Maître. - S’il en est ainsi, comment expliquez-vous la différence d’architecture entre les Temples anciens et les églises Chrétienne du Moyen-Âge ?

 

Premier Excellent Gardien. - Les premières églises Chrétienne furent d’anciens Temple païens, ce ne fut qu’au 11ème siècle que le christianisme d’Occident eut son architecture particulière. Ce fut d’abord le style Byzantin, importé d’Orient, mais par l’influence du génie de la race Gauloise, il se transforma vite en style Roman, puis en style Ogival ou Gothique.

Circonstance remarquable, cette transformation correspond, comme époque, à la naissance en France de l’école Théologique dite "Scolastique", laquelle fut d’une grande hardiesse de pensée.

 

Le Sublime Grand Maître. - N’y a t’il aucune analogie entre l’Architecture Ogivale et les tendances de l’école Scolastique ?

Premier Excellent Gardien. - Si Sublime Grand Maître, l’ancien Temple païen symbolisait l’univers et occupait l’attention dans les parties basses et moyenne de l’édifice. L’Architecture Ogivale semble vouloir, au contraire, élever l’esprit vers le ciel. Cela correspond à la conception païenne et à la conception Scolastique Chrétienne, l’une naturaliste, l’autre purement idéaliste.

 

Le Sublime Grand Maître. - Ainsi selon vous, l’église Ogivale serait, elle aussi, symbolique ? A qui attribuez-vous cette pratique constante du symbolisme dans la construction des Temples et des Églises ?

 

Premier Excellent Gardien. - Aux constructeurs, nos ancêtres, les Francs-Maçons Opératifs qui étaient les successeurs réguliers des constructeurs des Temples païens et qui modifièrent l’objet de leur symbolisme au fur et à mesure que se modifiait la conception religieuse.

 

Le Sublime Grand Maître. - L’idéal philosophique moderne ou Sublime Architecte des Mondes, des Maçons symboliques que nous sommes, est-il le même que celui des Maçons Opératifs du Moyen-âge ?

 

Premier Excellent Gardien. - Il subit à son tour une modification. Nous aussi avons les yeux fixés vers le Ciel, c’est à dire vers le monde de l’idée, mais comme nous sommes des Hommes de notre Temps, nous regardons également la Terre. En d’autres termes, nous associons la Science à la philosophie.

 

Le Sublime Grand Maître. - Respectables Frères, vous avez entendu le dialogue qui vient d'avoir lieu entre nous et les deux Excellents Gardiens. Il contient un enseignement que nous vous invitons à méditer. Le moment est venu de vous conférer le 12ème degré, Grand Maître Architecte.

Sublimes Chevaliers élus, veuillez vous approcher de l’Orient et vous recueillir un instant.

 

Coup de maillet

Debout et à l'Ordre, Grands Maîtres Architectes !

 

Grand Maître Liturgiste, faites gravir aux Respectables Frères …..…….., ……..…, ……..…, les marches de l'Orient !

Après exécution de ces mouvements :

 

Le Sublime Grand Maître. -  Coup de maillet

 

A la Gloire du Suprême Architecte des Mondes.

Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil Mixte

du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm

Nous, Sublime Grand Maître de cette Archi-Loge, représentant régulier des Excellents et Eminents Architectes qui la composent, en vertu des pouvoirs qui nous ont été conférés, nous vous recevons,

Vous, Sublime Chevalier Elu ………………..

Vous, Sublime Chevalier Elu ………………..

Vous, Sublime Chevalier Elu ………………..

Grands Maîtres Architectes, et vous serez désormais habitants de ce  "Lieu ou l'on veut".

 

Coup de maillet - Courte pause.

 

Grand Maître Liturgiste, veuillez inviter les nouveaux Grands Maîtres Architectes à prendre place sur les styles. - Grands Maîtres Architectes, prenez place !

 

Coup de maillet - Après exécution de ces mouvements :

 

Grand Maître Rhéteur, veuillez, par la lecture du définitif morceau d’Architecture, compléter l'instruction des nouveaux Grands Maîtres Architectes.

 

Le Grand Maître Rhéteur. - Eminents Grands Maîtres Architectes, le degré que nous venons de vous conférer comporte la construction, mais la construction de quoi ? Evidemment, une construction allégorique, car il ne saurait être question d'édifices réels. Quand, dans les premiers grades, on cherche à pénétrer le symbolisme Maçonnique, on est entraîné, par des préoccupations profanes, d'ordre politique et économique, à parler de construction ou de reconstruction de la société ! On ne pousse pas assez loin l'analogie pour se dire que toute construction ou reconstruction réelle comporte un plan. Or quel est le plan social de la Maçonnerie ? Les savants les plus éminents en matière sociologique n'en ont point. Quoiqu'on parle souvent d'édifice social, les sociétés humaines ressemblent bien plus à des êtres : Hommes, Animaux ou même Plantes qu'à des constructions. Sans doute les hygiénistes, les éleveurs et les cultivateurs interviennent dans l'évolution corporelle des Hommes, des Animaux et des Plantes, mais leur Art est le résultat d'une longue expérience méthodique que se sont transmise des générations de savants. Pour les sociétés humaines, rien de pareil n'existe ; jamais on n'a pu, dans le passé, observer l'évolution de sociétés semblables à nos sociétés civilisées modernes, puisqu'il n'en a point existé ! La science des sociétés en est aux balbutiements ; quant à l'art social, il n'est pas même un rudimentaire empirisme. Il y a bien des faiseurs de projets, mais ces projets n'ont rien de scientifique. Il ne saurait donc être question de construction ni de reconstruction des sociétés. De quoi est-il donc question ? De quelque chose de beaucoup plus restreint et de beaucoup plus vaste à la fois : de la construction et de la reconstruction du monde entier par le jeu de l'intelligence.

La Genèse Hébraïque est une allégorie qui, sous prétexte de raconter la création du monde, expose les procédés par lesquels l'esprit humain parvient à connaître celui-ci. Qu'est-ce que la connaissance ? Un rapport entre un objet et un sujet, entre quelque chose d'extérieur à l'homme et l'esprit humain. Mais, de ce rapport, nous ne connaissons qu'un des termes : la sensation qu'il nous cause. De toutes choses, nous ne percevons que le phénomène, c'est à dire l'apparence. Pouvons-nous être certains que les choses que nous percevons par nos sens sont telles que ceux-ci nous les signalent ? Pouvons-nous même être certains qu'elles existent ? Il n'y a qu'une réalité, c'est nous-même ; qu'un fait incontestable, c'est la sensation non des choses, mais de notre pensée. Les Bouddhistes professent que Maya, l'illusion, nous cache le Monde et que nous vivons en elle. Même en admettant l'existence réelle du monde, comment arrivons-nous à la connaître ? Par nos sens ?  Non !

Nos sens ne sont que des avertisseurs de l'esprit, et quand celui-ci n'entend point, quand il ne prête pas attention, les choses dont ils l'avertissent n'existent pas pour lui. C'est l'esprit qui vérifie les sensations, les classe, les coordonne, en fait le système harmonieux que nous nommons le Monde. L'esprit seul est créateur ; l'esprit seul existe. Mais la construction d'un édifice, symbolique ou réel, n'est pas œuvre d’improvisation d'un et l’autre cas, il faut un plan. Pour la construction de l'édifice intellectuel, ce plan c'est le groupement, en un système, des idées accessoires autour de l'idée principale. Quand on établit un plan, il faut le traduire dans les faits, c'est à dire le réaliser, et pour cela il faut mettre en œuvre une faculté spéciale qui a nom : la Volonté. C'est pour cela que cette Archi-Loge est nommée aussi la Boulomie, nom d'origine grecque signifiant : "Le Lieu où l'on veut". C'est en effet ici, qu'après avoir étudié le plan de systématisation des connaissances, des idées et des règles de conduite morale, on décide de le réaliser.

Voilà, Eminents Grands Maîtres Architectes, ce que vous êtes appelés à construire : le Monde entier tout simplement. Nous vous avons appris, dans la première partie de cette Initiation, quels sont les défauts que peut avoir notre mécanisme intellectuel, et ce qui empêche les esprits de la plupart des Hommes de bien fonctionner, c'est à dire de bien raisonner. Vous qui êtes avertis, vous corrigerez ces défauts si vous en constatez l'existence en vous. La première et la plus importante connaissance que vous devez avoir c'est, selon la prescription de Socrate, la connaissance de vous-même.

Et quand votre esprit fonctionnera bien, ce sera en vous même que vivra la Vérité.

Vous serez de véritables constructeurs : vous aurez mangé le fruit de l'arbre de la Connaissance : vous serez des Dieux !

Gloire à vous, Eminents Grands Maîtres Architectes !

 

Le Sublime Grand Maître. - Je vous remercie Grand Maître Rhéteur.

Voici maintenant, mes Très chers Sœurs et Frères Grands Maîtres Architectes, les instructions du degré.

Grand Maître Empirique veuillez pour ce faire, m'assister. Vous exécuterez les gestes au fur et à mesure de leur description.

 

Ä Pour se mettre à l'Ordre : Croiser les bras, (le bras droit toujours au dessus) mains fermées, pouces levés.

Ä Pour faire le signe : feindre de tracer un plan avec le pouce droit, dans la paume de la main  gauche.

Ä Pour donner l'attouchement : Entrelacer les doigts de la main droite avec ceux de la main gauche de l'autre Frère. Mettre ensuite l'autre main sur la hanche.

Ä La batterie se fait par 10 coups : Ä - ÄÄ - ÄÄ - Ä - ÄÄ - ÄÄ

Ä La marche s'exécute par 3 pas, pieds en équerre, le premier lent, les deux autres très vifs.

Ä Le mot sacré est : ADONAÏ.

Ä Le mot de passe est : HAMON.

Ä Le Tablier est blanc et bordé de bleu, frangé d'or. Au milieu, une échelle de proportion, un compas de proportion et un compas fermé pour former un triangle. Sur la bavette un rapporteur.

Ä Le Cordon est bleu il se porte de droite à gauche. Au bas du cordon est suspendu le bijou.

Ä L'âge, celui de la plénitude : 45 ans.

Catéchisme.

D - Etes-vous Grand Maître Architecte ?

R - Je connais tout ce qui est renfermé dans un étui de mathématiques.

 

D - Que renferme-t-il ?

R - Une Équerre, un compas simple, un compas à quatre pointes, un compas de proportion, une Règle, un Fil à plomb et un demi-cercle gradué.

 

D.- Qu'enseignent ces instruments ?

R.- La rectitude, la sincérité, le travail et l'émulation.

 

D - Où avez-vous été reçu ?

R - Dans un lieu tendu de blanc et rempli de flammes.

 

D - Que signifient ces emblèmes ?

R - La pureté du cœur et l'ardeur du zèle des Grands Maîtres Architectes.

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