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Hauts Grades

REAA : 15ème degré Chevalier d'Orient et de l'Epée

7 Septembre 2012 , Rédigé par Myosotis 18400 Publié dans #Planches

Le 15ème degré est le premier grade capitulaire.

C’est à partir de ce degré que débute réellement le premier grade chevaleresque quoique abordé précédemment. Ce degré symbolise aussi la fin de l’exil et le retour pour reconstruire. Armé de l’épée qui défend et de la truelle du maçon qui scelle la Fraternité et fini l’oeuvre, le nouveau chevalier est amené à construire l’avenir tout en conservant les traditions du passé.  

Que nous dit notre Rituel sur ce degré?

L’initiation au 15ème  degré se déroule en deux parties en deux lieux différents.

Le premier est profane, la salle d’Orient représente le Grand Conseil de Cyrus à Babylone.

Le second est sacré, la salle d’Occident à Jérusalem. Ces deux salles sont reliées par le Pont de Gandara qui enjambe le fleuve Starbuzani que devront franchir les candidats  

A travers le 15ème degré, nous découvrons la construction du second temple de Jérusalem.

Après 70 ans de captivité, Zorobabel, le prince de la lignée de David, de par ses hautes qualités, sût gagner les grâce du Roi CYRUS, .Ce dernier inspiré par un songe pathétique, octroya aux Israélites la liberté de retourner dans leurs pays et de rebâtir leur sanctuaire.

La générosité de CYRUS alla jusqu’au point d’ordonner à ses généraux d’instruire les israélites  dans l’art de la guerre pour qu’ils puissent se défendre contre les attaques de leurs ennemis.  

Partis au nombre de 40 000 avec 7 000 guerriers à leurs têtes, les israélites rencontrèrent sur le bord de l’Euphrate, leurs anciens ennemis, les Samaritains qui tentèrent de leurs barrer le passage.

Après une bataille acharnée de 4 mois, les israélites  prirent le dessus et arrivèrent aux ruines du temple afin de le reconstruire.

Selon ESDRAS, le Roi CYRUS, inspiré par la volonté de Dieu, ordonna de son propre fait la reconstruction du Temple de Jérusalem. C’est pour cela qu’il laissa partir les tribus captives de JUDA et de BENJAMIN et leur restitua le trésor du 1er temple de Jérusalem.  

Selon les anciennes traditions, la cérémonie d’initiation au 15ème degré symbolisait la remise en liberté des israélites pour les autoriser à reconstruire le temple de Jérusalem. Le Roi CYRUS accordait cette autorisation après lui avoir restitué la vaisselle sacrée. On instruisait le candidat dans l’art de faire la guerre et on armait le candidat d’un glaive. Il recevait l’instruction se rapportant à ce grade.  

Le tableau du 15ème degré se décompose ainsi :

  • * Les pyramide d’Egypte la ou se déroulait les plus anciens mystères
  • *  Le Mont Horeb ou Dieu apparut pour la 1ère fois à Moise
  • * Le mont de Gabaon lieu ou les Hébreux sacrifiaient avant la construction du Temple.
  • *  Le tabernacle (le schéma du temple avec l’Arche d’alliance et l’Autel des sacrifices.
  •  *  La vaisselle sacrée et les accessoires sacerdotaux et les outils nécessaires à la construction du Temple
  • * La pierre carrée avec l’anneau de fer qui protégeait l’entrée sous les neufs voûtes de l’ancien sanctuaire d’Enoch, la ou fut découvert le triangle avec le nom de l’ineffable.
  • * Le triple triangle tracé devant l’Autel du Tabernacle et dont les côtés se multiplient par 3 (3,9, 27) ce qui symbolisent les trois vertus (Bonté, Equité, Sagesse) les trois actions par lesquelles se développent (Force créatrice, Omniscience, Universalité) et les trois résultats qui seraient finalement acquis (toute puissance, Perfection et Eternité).
  • En ce qui concernent les emblèmes de la construction du second Temple :
  • * La main avec l’épée et la truelle de maçon.
  • * Le fleuve d’Euphrate avec son pont sur lequel sont gravés les initiales des mots hébraïques signifiant « passage libre ».
  • * Les couronnes et les sceptres brisés.
  • Les têtes coupées et les membres ensanglantés rappelant la bataille avec les samaritains.
  • * La chaîne de captivité  composée de chaînons triangulaires symbolisant les ennemis de la Raison ; la Tyrannie, la superstition et les privilèges.
  • * Les 7 chandeliers renversés, les 7 dizaines d’année de captivités.
  • *Le cœur enflammé posé devant l’autel contenant les Lettres « R »( REX ou République) et « O » (Ordre).
  • * colonnes « » et « », le compas et l’équerre, le ciseau et le maillet, une règle ainsi qu’un escalier  comportant 3,5 et 7 marches.
  •  
  • Dans la partie inférieure du tableau sont dessinées :
  • * Les carrières de Tyr.
  • * Les cèdres du Liban
  • * Les ruines de Babylone
  • * Le tombeau du dernier Roi des Juifs avant la captivité  

S’il fallait résumer cette instruction,  que dirions-nous ?

A la manière des Israélites, en dépit de 70 ans de captivités, ils avaient conservés leurs traditions  et par leurs patiences avaient réussit à reconstruire le Temple de Salomon.

De même, les maçons poursuivis par leurs ennemis,  doivent savoir se défendre d’un coté et de l’autre chercher la Vérité afin de la faire triompher à travers leurs doctrines.  

Parlons maintenant du symbolisme des ponts :

Les ponts du monde sont une «communauté» inépuisable. Il existe un monde des ponts: des ponts qui unissent et des ponts qui séparent, des ponts triomphaux qui invitent à des processions, et des ponts fragiles, improvisés, nés de la nécessité minimale de la traversée.
Certains ponts sont construits pour déclencher la guerre, pour transporter les troupes. D'autres, en revanche, sont bâtis pour consolider la paix. Dans cette dernière variante, le pont est un reflet de l'arc-en-ciel, de l'arc-en-ciel originel, offert au monde comme un serment de réconciliation après le déluge. Le noyau symbolique du pont et du bâtisseur des ponts (pontifex) a de nombreuses allées collatérales: l'image des rives qui s'affrontent et qui créent les mythologies infinies du monde de l'au-delà, les rites de la traversée, l'immense symbolisme des eaux.
Les ponts signifient, souvent, la rupture dépassée, donc rendre un fragment au réseau vital de l'ensemble. Ils prouvent qu'on peut passer outre quelque chose qui semblait impossible à traverser. 
 

Lieu du passage, le pont figure l'inévitable épreuve morale qui place l'homme devant l'obligation de choisir. Son choix le damne ou le sauve. C'est ce qu'exprime un autre symbole du jugement, la balance.  

Que pourrions nous dire de la géométrie et de l’orientation des ponts :

Avec l’eau qui coule en dessous et les deux berges qui relie deux cultures, la forme géométrique  correspondante est une croix que l’on rencontre comme l’un des symboles forts du 18ème degré.

L’eau provenant d’hier et allant vers demain est enjambée par les deux berges alliant aussi un passage dans deux états différents. L’orientation était souvent de l’orient vers l’occident.  

D’un point de vue religieux et en rapport avec cette croix, un autre point attire notre attention :

Il s’agit de la position qu'occupait le Tabernacle par rapport aux points cardinaux.  

Ainsi, nous trouvons que sa direction était d'est en ouest, et ceci nous montre que la route du progrès spirituel est la même que celle des civilisations, qui avancent de l'est à l'ouest.  

Dans sa démarche dans un lieu Saint, l'aspirant entrait dans l'enceinte par le portail de l'est et poursuivait sa route en passant par l'Autel des Holocaustes, la Cuve d'airain et le Lieu saint jusqu'à l'extrême ouest de Tabernacle, le Saint des Saints, où était placée l'Arche, le plus grand de tous les symboles.  

Tout comme les Mages ont suivi l'étoile du Christ vers l'ouest jusqu'à Bethléem, ainsi le centre spirituel du monde civilisé avance de plus en plus vers l'ouest, de sorte que la vague spirituelle partie de Chine, des rives occidentales de l'Océan Pacifique, en a atteint aujourd'hui les rives orientales où elle rassemble ses forces pour franchir l'immense océan et recommencer, dans un avenir encore éloigné, un nouveau voyage cyclique autour de notre globe.  

La nature ambulatoire du Tabernacle dans le désert est donc une excellente représentation symbolique du fait que l'homme, pèlerin éternel, est nomade par nature, et passe des rivages du temps à l'éternité, et vice-versa. Comme une planète tourne autour de son soleil, l'homme, petit monde ou microcosme, décrit une marche circulaire autour de Dieu, qui est l'origine et le but final.

Le grand soin apporté dans les détails de l'aménagement du Tabernacle montre que quelque chose de bien plus élevé que ce qui frappe les sens était recherché dans sa construction. Sous l'apparence terrestre et matérielle était indiquée une représentation de choses célestes et spirituelles, pleines d'enseignements pour le candidat à l'initiation.    

Puisque nous parlons de pont entre deux périodes, de quel pont parlons nous dans notre récit ?

Le pont du rituel de ce degré et les batailles qui s’y sont livrés entre les revenants d’exil et les allochtones Samaritains y placés par l’occupant babyloniens.
En effet, ce n’est pas Gandara mais Guedera – ville qui existe toujours en Israël – au bout d’une vallée ( Wadi Ara )  venant de la vallée de Yesraël au nord-est – passage obligatoire des caravanes venant de Babylonie pour rejoindre la cote au sud de le Judée en route vers l’Egypte par le désert du Néguev.   
La ville de Guedera elle est mentionnée à Josué XV : 36 (en Josué 15 : 36 parmi les villes attribuées cette ville est attribuée à la Tribus de Juda).
 

Il y à la une assez large rivière nommée aujourd’hui ‘’ Alexandre ‘’ - descendant des monts Gilboa jusqu’à la Mer méditerranée au nord de Césarée !   
Il y avait comme il se doit - un pont – permettant le passage de cette vallée vers le sud et la cote !

Cette partie était occupée à l’époque par les Samaritains (venant d’Anatolie) que les Babyloniens y avait installé pour remplacer les paysans judéens déporté après la chute de Jérusalem en 586 avant notre ère !
Ces Samaritains voyaient d’un mauvais œil le retour des exilés  
 

Cette ville me semble logique vu le contexte du rituel ! Par contre  le mot (ou nom) Guandara n’apparaît nulle part dans la Bible ! Il s’agit certainement d’une déformation !

En ce qui concerne les 3 lettres  L.D.P :

La réponse la plus recevable reste la liberté e passer pour un écossais.

En effet, en sa qualité de gardien du sanctuaire, le chevalier d’orient et de l’épée permet à ceux qui en ont le pouvoir de passer de la Loge vers la vallée.  

Le rôle principal du chevalier d’orient et de l’épée est la garde du sanctuaire tout comme l’était le Lévite au degré de perfection.  

Cette période est aussi la période ou l’humanité débarrassée d’un mysticisme formaliste  commence à prendre conscience par le moyen de la pensée libre.
Quel doit être la transformation de l’initié à ce degré ?

A mes yeux, Adonaï est la clef de voûte de la tradition apophatique, (celle qui consiste à définir un objet en disant ce qu’il n’est pas).C’est ce que signifie Adonaï,  qui nous conduit à la vallée : Le lieu de la vacuité.
Puisqu’on passe aux grands mystères, il nous faut maintenant nous faire réceptacle, Graal: Creux, réceptacle, vacuité (et non colonne Architectonique)  La vallée  est vide et ouverte par le haut, donc réceptive aux influences célestes.
N’oublions pas non plus que l’Arche d’Alliance fût révélée à Moïse d’abord sur la montagne, puis dans la vallée, où la communication du sommet lui devint habituelle et familière.

Qui dit Arche d’Alliance, dit selon le pacte l’Arc en ciel :

L'arc-en-ciel ressemble à un pont géant ou à une porte et il est souvent nommé « le chemin du ciel ». Plusieurs personnes croient que l'arc-en-ciel est un rayon de lumière qui tombe sur la Terre lorsque saint Pierre ouvre les portes du ciel pour laisser entrer une autre âme. À Hawaii, en Polynésie, en Autriche, au Japon et pour quelques tribus amérindiennes, l'arc-en-ciel est le chemin que les âmes prennent dans leur route vers le ciel et on l'appelle le pont ou l'échelle pour aller plus haut ou dans d'autres mondes.

D'autres mythes racontent que l'arc est un ruisseau où les âmes s'abreuvent.

En Allemagne, le second arc-en-ciel plus pâle qui peut être observé parfois au-dessus du premier est perçu comme le travail de Satan qui tente de surpasser Dieu.
Dans la chrétienté, l'arc-en-ciel représente le pardon, la réconciliation entre Dieu et l'humanité. C'est le trône du Dernier Jugement.
 

Dans l'ancien symbolisme chrétien, les principales couleurs de l'arc-en-ciel étaient le rouge, le bleu et le vert, pour le feu, l'eau et la terre.  

L'arc-en-ciel était parfois vu comme la Vierge Marie qui menait le ciel et la terre en harmonie.  

L'Ancien Testament dit que Dieu a montré à Noé un arc-en-ciel après que le déluge se fut arrêté; c'était un signe que Dieu n'infligerait plus jamais de déluge à la Terre.  

En ce qui concerne la couleur verte, la couleur la plus importante dans ce 15ème degré :

Nous savons que la lumière, qui est Dieu, est réfractée par l'atmosphère entourant notre globe, en trois couleurs fondamentales: bleu, jaune et rouge.  

Le fait que la radiation du Père est bleue, celle du Fils jaune et celle du Saint-Esprit rouge est bien connu de tous les occultistes.  

Seule la radiation la plus forte et la plus spirituelle peut pénétrer jusqu'au siège de la conscience de la vague de vie manifestée dans notre règne minéral, et c'est pourquoi nous voyons, à l'entour des chaînes de montagnes, la radiation bleue du Père, réfléchie par les pentes, et suspendues comme une vapeur au-dessus des gorges et des ravins.

La radiation jaune du Fils, mêlée au bleu du Père, donne la vie et la vitalité au monde végétal qui, en conséquence, réfléchit la couleur verte, car il est incapable de garder intérieurement cette radiation.  

Dans le règne animal, auquel l'homme non régénéré appartient anatomiquement, les trois rayons sont absorbés, et celui du Saint-Esprit donne la couleur rouge à sa chair et à son sang.

Le mélange du bleu et du rouge produit, de toute évidence, le sang violet corrompu par le péché.  

Voilà vers quoi nous dirige  ce passage de pont.  A la conquête de la vérité entreprise au 4°, fait suite une attitude de réceptivité  

 

J’ai dit T.S.A 

 

Source : www.ledifice.net

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