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Hauts Grades

REAA : Réception au 29ème degré (1)

25 Juin 2012 , Rédigé par Rituel du 29ème degré Publié dans #hauts grades

OFFICE DES CATECHUMENES.

 

Le Diacre conduisant les catéchumènes frappe à la porte de l’Ecclésie en chev\ du Soleil (six coups égaux)

 

Gard.               F\ deuxième Épis \, on frappe à la porte de l’Ecclésie en chevalier du Soleil.

2ème Épis.      F\ premier Épis \, on frappe à la porte de l’Ecclésie en chevalier du Soleil.

1er Épis.          Vén \ Presbytre, on frappe à la porte de l’Ecclésie en chevalier du Soleil.

V.P.                 Faites voir qui frappe ainsi.

1er Épis.          Faites voir qui frappe ainsi.

2ème Épis.      F\ Gardien, voyez qui frappe ainsi.

F. Gard.           (entrouvrant puis refermant la porte)
C’est le F
\Diacre accompagné de catéchumènes qui sollicitent de poursuivre le cours de leurs travaux au sein de notre Ecclésie. L’annonce est transmise par les deux Épiscopes.

V.P.                 Les catéchumènes sont-ils chevaliers du Soleil ?

F. Diacre         Ils ont vu la source du jour.

V.P.                 Si parmi eux il en est qui estiment n’avoir point trouvé dans les mystères du Dieu invincible la révélation ultime de la lumière, qu’ils se mettent à l’ordre de chevalier du Soleil pour attester le désir de nous suivre plus loin et plus haut. Les néophytes se mettent l’ordre du 28èmedegré.

F. Diacre         Vénérable Presbytre, je vous transmets la supplique des FF \ … qui vous prient de leur faire franchir un nouveau degré sur l’échelle des initiations.

V.P.                 Conduisez les devant l’autel.

V.P.                 (s’adressant aux néophytes, rangés devant l’autel)
Mes FF
\, promettez-vous de ne rien divulguer de ce qui va vous être dévoilé ?

Néophytes     (plaçant la main droite sur les trois Grandes Lumières)
Je m’y engage

V.P.                 A partir de ce moment, vous êtes des catéchumènes. Nous qualifions de la sorte, suivant la Tradition de la primitive Église, les néophytes qui aspirent à recevoir les révélations de la gnose dans les arcanes de notre Ecclésie, au royaume du Prêtre Jean. F. Diacre, faites asseoir les catéchumènes au milieu de l’Ecclésie.

Gr. Instr.         FF\ Catéchumènes, les instructions que vous avez reçues dans les grades précédents vous ont fait sentir qu’ils ne prétendent pas livrer le dernier mot de la vérité. Le degré de chevalier du Soleil n’est qu’une étape dans le développement de l’initiation maçonnique, comme d’ailleurs les degrés précédents.
L’Ordre des pauvres Soldats du Temple, que la Fr
\ Maç\
perpétue dans ses grades supérieurs, fut à l’origine fondé pour soutenir la vérité que sas défenseurs croyaient avoir trouvé dans la doctrine de l’Église romaine.
Sachez que vers la région où se place pour nous le berceau du jour, une vénérable tradition situe un royaume où le souverain règne par la persuasion et non par la force, où l’on ne trouve point de doctrine imposée mais l’accord volontaire qu’inspirent aux intelligences sincères l’évidence de la vérité et l’universalité du devoir. Le culte qu’on y professe librement est celui de la raison et de la vertu.
C’est le royaume du Prêtre Jean.
Les pauvres Soldats du Temple en découvrirent la route. Aussi furent-ils incompris et persécutés. Leur Ordre fut supprimé et proscrit sans toute la chrétienté. Notre Tradition relate que leurs derniers survivants, réfugiés en Écosse, sous le règne de Robert Bruce, y avaient porté les secrets de l’Ordre.
Parmi ces secrets se trouve la formule qui peut vous livrer l’entrée du royaume du Prêtre Jean.

V.P.                 F. Diacre, montrez aux néophytes le symbole de l’Ichtus par lequel les catéchumènes se reconnaissent entre eux. Le Diacre montre l’image du poisson.

V.P.                 Les Grecs donnaient au poisson le nom d’Ichtus, formé de cinq lettres que vous allez épeler sous la direction du F. Diacre. Le Diacre fait asseoir les catéchumènes, à l’exception du candidat principal. Il conduit ce dernier devant la stalle de l’instructeur et, après avoir allumé la lumière placée devant la lettre I, dit au catéchumène :

F. Diacre          Prononcez cette lettre !

Catéc.             Iota

Gr. Instr.         Iesous Le Diacre conduit le catéchumène devant l’autel et allume le cierge placé devant la lettre X.

Catéc.             Chi

V.P.                 Christos Le Diacre conduit le catéchumène devant la stalle du Scribe et allume le cierge placé devant la lettre Thêta.

Catéc.             Thêta

Scribe             Theou Le Diacre conduit le catéchumène devant la stalle du second Épiscope et allume le cierge placé devant la lettre Upsilon.

Catéc.             Upsilon

2ème Épis.      Uios Le Diacre conduit le catéchumène devant la stalle du premier Épiscope et allume le cierge placé devant la lettre Upsilon.

Catéc.             Sigma

1er Épis.          Sôter

V.P.                 Iesous Christos, Théou Uios, Sôter.
Jésus-Christ, fils de Dieu, Sauveur.

V.P.                 Quand le christianisme se répandit dans le monde hellénique, les Ecclésies adoptèrent comme emblème et comme mot de passe, le symbole du poisson, parce que les cinq lettres du mot Ichtus fournissent l’acrostiche de la formule dans laquelle se résument le sens apparent et le sens profond de la théodicée chrétienne. Vous connaissez maintenant le nom de notre Maître.
Il nous reste à vous faire connaître les circonstances dans lesquelles il est apparu, le rôle qu’il a joué et les enseignements qu’il nous a laissés.

Gr. Instr.         Mes FF\, vous avez été affiliés à l’Ordre du Temple, fondé pour secourir les pèlerins sur le chemin de Jérusalem. Nous sommes les disciples de celui qui a dit « il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père ». Et encore « l’heure vient où ce ne sera ni à Gazirim, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père, mais où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ».
Les chevaliers du Temple portaient les armes pour le service de la Foi. Nous suivons la parole du Maître : « celui qui frappera par l’épée, périra par l’épée ».
Les chevaliers du Temple faisaient vœu de pauvreté mais leur Ordre a éclipsé les rois par son faste. Nous suivons les enseignements de celui qui a dit : « mon royaume n’est pas de ce monde » et encore « vous ne pouvez suivre Dieu et Mammon ».
Les chevaliers du Temple juraient fidélité à l’Église et au pape. Notre Maître disait : « gardez-vous des Scribes qui aiment à se promener en robe longue et à être salués dans les places publiques, qui recherchent les premières places dans les synagogues et qui font, pour l’apparence, de longues prières ».
Les chevaliers du Temple usaient d’une théologie complexe et de rituels minutieux. Notre Maître a dit : « tu aimeras Dieu de toutes tes forces et ton prochain comme toi-même ; ces deux Commandements dominent la Loi et les Prophètes».Voilà quel est notre Christ. Voulez-vous le connaître de plus près ?

Catéc.             L’étoile qui a conduit les Mages s’est levée sur mon horizon et je veux marcher à sa lumière.

V.P.                 Écoutez donc le récit de sa vie, tel que l’a conservé la tradition parmi les héritiers spirituels du Prêtre Jean.

Gr. Instr.         Cinq siècles s’étaient écoulés depuis la reconstruction du Temple par Zorobabel. Les Juifs, seuls entre les nations, professaient le culte du vrai Dieu. Ce culte se concentrait dans le Temple de Jérusalem, où le sang des victimes sacrifiées par une armée de prêtres coulait sans relâche sur les autels de celui qui avait proclamé par Esaie « qu’ai-je à faire de la multitude de vos sacrifices ? Je ne prends       point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. Apprenez à faire le bien, et alors venez ».
Cependant, les temps étaient sombres et le joug des Gentils s’appentis- sait sur les enfants d’Israël. C’est alors que les penseurs et les patriotes se réfugièrent dans les espérances apocalyptiques dont le livre de Daniel nous a conservé la terrifiante vision. Le Messie, annoncé par les prophètes d’autrefois, devait être un Être surhumain, à apparence humaine, le Fils de l’Homme qui assurerait la destruction des méchants et la félicité des justes.
Des prophètes apparurent, dont un certain Jean, qui s’était réfugié dans le désert pour y mener une vie d’ascète.
Jean prêchait l’amendement moral, l’équité, la charité, la pénitence. Il administrait un rite nouveau : le baptême qui effaçait la trace des péchés
Peu après surgit un autre prophète qui ne se retira pas dans la solitude mais qui discutait dans les synagogues et se mêlait à la foule, fréquentant même les pécheurs, les publicains et les hérétiques.
Il annonçait l’avènement proche du royaume de Dieu, présentant cette révolution tantôt comme un cataclysme miraculeux, tantôt comme une conversion spontanée du genre humain. Son enseignement se résumait en ces mots : « le royaume de Dieu n’est pas ici ou là ; il est au-dedans de vous » (Luc, XVI, 21).

V.P.                 Ce règne de Dieu, Jésus le caractérise par la disparition des sentiments égoïstes, des passions sensuelles, de l’attachement aux choses de ce monde, par le relèvement des petits et des humbles ; par l’oubli des injures, le respect absolu de la justice, la bienveillance réciproque, conduisant non pas seulement à la formule négative : « ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse », mais encore à la sentence si difficile à réaliser : « fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fît ».
Vous voyez que cette conception répond à l’idéal de justice absolue esquissé par certains prophètes, tels qu’Esaïe.
Jamais Jésus ne songea à formuler des dogmes ou à faire dépendre le salut de certains rites, encore moins à fonder une organisation ecclésiastique : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Matt., XVIII, 20). Sa théologie se résume dans l’affirmation de la paternité de Dieu, d’où il déduit la fraternité des hommes. Aussi, bien qu’il se soit adressé exclusivement aux Juifs, son enseignement est de toutes les races et de tous les âges.

Gr. Instr.         Jésus semble avoir cru d’abord qu’il lui suffirait de prêcher sa doctrine pour la faire aussitôt accepter par tous. Se heurtant aux sophismes des Pharisiens, à la haine des prêtres, à l’indifférence ou aux préjugés de la masse, il dut comprendre que l’évolution du genre humain peut seulement s’accomplir par des voies lentes et graduelles.
Persuadé qu’il était le Messie appelé à réaliser les prophéties de l’Écriture, il n’en prévit pas moins que sa mission lui coûterait la vie.
Il n’y a pas de motif pour révoquer en doute les incidents de son dernier voyage à Jérusalem, son arrestation, sa condamnation et sa mort sur la croix, tels que nous les rapportent les traditions concordantes des évangélistes.
La disparition de Jésus mit ses disciples devant l’alternative, ou reconnaître l’erreur qu’ils avaient commise en lui attribuant le rôle de Messie, ou contester sa mort et l’échec de sa mission. Ils accueillirent donc avec enthousiasme le bruit de sa résurrection et de son ascension au Ciel où ils se le figurèrent assis à la droite du Père.
Lorsque le christianisme, rompant avec la Loi juive, commença à se répandre parmi les Juifs hellénisés, et bientôt parmi les Grecs, il rencontra les doctrines philosophiques de ce nouveau milieu. Le néoplatonisme plaçait en dehors du temps et de l’espace un Dieu unique, absolu, infini et inconnaissable. Ce Dieu avait de toute éternité conçu l’univers, comme un architecte conçoit le plan d’une cité. Cette conception, ou plutôt ce prototype, nommé Logos ou Verbe, s’était détaché de l’immensité divine et avait commencé la création du monde, l’organisation de la matière jusque là informe et chaotique.
Les Juifs d’Alexandrie et d’Asie Mineure, les adhérents des écoles alexandrines séduits par la beauté de la prédication évangélique, n’hésitèrent pas à greffer l’enseignement de Jésus sur leur conception de l’Univers, en transportant de la Terre au Ciel le royaume de Dieu et en considérant le Christ comme la plus parfaite incarnation du Logos.

V.P.                 C’est de cet esprit, raison et conscience de l’humanité que nous continuons à nous réclamer aujourd’hui. Que ces catéchumènes qui aspirent au 29ème degré du REAA rentrent en eux-mêmes pendant que l’Ecclésie célèbre ses mystères; qu’ils s’interrogent dans le plus profond de leur être.
 Mes FF
\, allez et méditez.

F. Diacre         Que les catéchumènes se retirent. Les grands mystères vont commencer.

Le Diacre conduit les catéchumènes au F\ Gardien qui les mène hors du Temple.

 

 

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