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Hauts Grades

REAA : Réception du 25ème degré

26 Juin 2012 , Rédigé par REAA : 25ème degré Publié dans #hauts grades

Au milieu de la Loge doit être une espèce de cône fabriqué en planches tronquées par le haut, de manière qu’un homme puisse aisément s’y tenir debout ; le cône doit avoir environ 6 pieds de diamètre à sa base, et il doit être au moins de cinq pieds de hauteur ; on peut le peindre comme si c’était un rocher escarpé, quoiqu’il soit en effet très uni. 

Quand le candidat a été proposé, et que la Cour l’a jugé digne d’obtenir le grade qu’il demande, le F\ Voyageur le fait mettre dans le Cabinet noir. Ensuite, sur l’ordre du Très-Puissant Grand Maître, il fait déchausser le candidat et lui entoure le corps avec de fortes chaînes de fer dont le poids doit toujours excéder trente livres. Le F\ Voyageur amène après cela le candidat pieds nus à la porte de la Cour où il frappe sept coups dont six de suite et un détaché.

Le Candidat

●●●●●●  

Très Puissant Grand Maître

Frères Premier et Second Ministres informez vous de ce que nous veut l’imprudent qui ose se présenter au pied du mont Sinaï. Le Premier Ministre transmet la demande au 2° qui la fait au F\ Examinateur, et la réponse revient de même au Premier Ministre

Premier Ministre

Très Puissant Grand Maître, c’est un Prince du Tabernacle qui demande à parvenir sur la montagne mystérieuse.

Très Puissant Grand Maître

Cela étant, Chevaliers, faisons notre devoir.

Aussitôt tous les Chevaliers se couchent sur les colonnes ; comme s’ils étaient malades ; le Très Puissant s’assied sur un grand coussin, la tête appuyée sur la main gauche.

Très Puissant Grand Maître

Faites donner au candidat l’entrée de la Cour.

Le F\ Voyageur introduit le candidat.

Très Puissant Grand Maître

Tu vois, mortel, l’état de souffrance dans lequel nous sommes tous plongés : une maladie contagieuse plane sur les enfants d’Israël, et la mort fait, parmi nous, d’affreux ravages. Toi seul peut nous secourir, si ton âme est pure et si tes forces sont suffisantes …

Gravis cette montagne escarpée ; tu trouveras sur son sommet l’herbe salutaire qui peut seule nous rendre la vie.

Te sens-tu le courage de tenter l’entreprise ?

Le Candidat

Oui

Très Puissant Grand Maître

Monte donc, il est temps.

Le candidat essaye de monter sur le cône, mais le poids de ses chaînes l’en empêche. Si cet obstacle n’était pas assez grand, le F\ Voyageur doit avoir soin de le retenir, sans qu’il s’en aperçoive, soit par ses chaînes, soit par un bout de corde.

Très Puissant Grand Maître

Insensé ! Comment veux tu vaincre les obstacles qui t’arrêtent, tant que tu seras chargé de chaînes ? Demande à ton guide l’Euphorbe qui a le pouvoir de rompre le fer, et tu recouvreras la liberté.

F\ Voyageur, venez à son secours.

Le F\ Voyageur frappe des chaînes avec une tige d’Euphorbe artificielle, et les lui ôte ensuite.

Très Puissant Grand Maître

Tu peux maintenant arriver au sommet du Sinaï, ne crains plus rien.

Le candidat monte sur le cône.

Très Puissant Grand Maître

Eh bien, qu’aperçois-tu ?

Le candidat

je vois un serpent qui mange une herbe.

Très Puissant Grand Maître

Empare toi de ce reptile, sans rien craindre, et descend aussitôt de la montagne.

Le candidat prend le serpent, descend de la montage et attache le serpent à une longue baguette terminée en croix que lui présente le F\ Voyageur.

Très Puissant Grand Maître

Elève le trophée et voyage trois fois autour de la montagne.

Le candidat fait trois fois le tour de la montagne ; en tenant le serpent d’airain.

Tous les Chevaliers paraissent en même temps recouvrer la santé, et ils se lèvent.

Le Très-Puissant se remet à sa place.

Très Puissant Grand Maître

Nous sommes satisfaits ; nous y’avons délivré de la captivité, tu nous arraches à une mort certaine ; la liberté vaut la vie.

Viens cependant recevoir le prix de notre reconnaissance.

F\ Voyageur, amenez le candidat au pied de l’autel, pour qu’il prête son obligation.

On lui fait mettre le genou gauche à terre, la main droite sur le glaive.

Très Puissant Grand Maître

Prête avec moi ton serment.

SERMENT

Je jure sur ce que j’ai de plus cher au monde, sur l’honneur, de ne jamais révéler les secrets de ce sublime grade, sans être autorisé, et je consens, si je fais jamais du mal directement à un de mes FF\ d’être poignardé. Amen.

Le Très Puissant lui met la main sur la tête et dit :

Très Puissant Grand Maître

Au nom de Dieu, sous les auspices du Grand Maître de l’Ordre, et en vertu des pouvoirs qui m’ont été donnés par le Suprême Conseil du 33°\ degré et par cette Cour souveraine, je vous crée et constitue Chevalier du serpent d’airain, pour vous jouir des prérogatives attachés au 25° grade de la Maçon\ Ecossaise.

Il frappe 9 coups sur l’épée avec sa main

●●●●●●●●●

Relevez-vous, mon F\, reprenez votre chaussure, vous êtes chevalier libre. Venez recevoir le baiser de l’amitié.

Le Très Puissant l’embrasse. Quand il a repris la chaussure, il lui ceint un glaive.

Le glaive est le symbole de nos conquêtes. Rappelez-vous que l’esprit divin vous anime. Dans ce moment, et ne tirez jamais ce fer, que pour servir votre patrie, faire respecter nos mystères, et porter la loi du Très-Haut au Tout de l’univers. Souvenez-vous aussi que si un de vos FF\ est jamais captif, vous devez lui rendre la liberté au péril de votre vie.

Voici, maintenant, la Marche ; les signes, paroles et attouchements du grade.

La Marche se fait par 9 pas en serpentant ;

L’ordre est d’indiquer la terre avec l’index de la main droite comme pour désigner une plante.

Le mot de passe est INRI.

Le mot couvert : Johannes Ralp (nom du fondateur)

L’attouchement se fait, étant à la droite de l’examinateur, en lui prenant le poignet gauche de la main droite.

Ensuite il l’envoie se faire reconnaître aux FF\ Premier et Second Ministres. Après cela le Très-Puissant fait applaudire à l’initiation du nouveau candidat. Le F\ Voyageur remercie avec lui.

Tous les Chev\ étant à leurs places, le nouvel initié à côté du Très-Puissant, pour cette fois seulement, le F\ Pontife demande la parole, à moins que le Très-Puissant veuille lui-même lire le discours suivant.

Discours historique

Les Israélites ayant mérité la punition du Ciel par leurs crimes, Dieu les frappa de la peste dans le désert, et il en périt un nombre considérable cependant Moyse se rendit sur le mont SinaÏ où Dieu lui était apparu ; il invoqua sa Toute-Puissance ; pour faire cesser les maux affreux répandus sur son peuple. A peine sa prière était-elle finie , qu’il aperçoit un grand serpent qui se glissait entre les broussailles ; il le suivit doucement et fut témoin d’une chose extraordinaire.

Arrivé sur un large quartier de roc le serpent s’était arrêté ; Moyse vit près de lui un autre serpent qui ayant reçu plusieurs blessures d’où le sang sortait avec abondance, était sur le point d’expirer. Moyse fut dans un grand étonnement, quand il vit le premier serpent qui s’était offert à ses yeux, frotter à plusieurs reprises le corps de celui qui était malade ; avec une herbe dont il ignorait le nom, et ce dernier revenir à lui, agir comme s’il était entièrement guéri, et s’enfuir avec son bienfaiteur, en poussant un sifflement de joie. Moyse s’empressa de ramasser l’herbe précieuse que le serpent avait laissé sur l’herbe, la renferme dans son sein, et se rendit dans son cap auprès des Israélites.

Ce sage observateur voulant faire l’essai de l’herbe des serpents, alla trouver un vieillard malade, qui était sur le point de succomber à sa douleur. Il passa légèrement l’herbe miraculeuse sur les ulcères enflammées qui couvraient le corps de l’Israélite, et à sa grande satisfaction, Moyse le vit se lever de lui-même et montrer tous les signes de la santé.

Moyse ayant obtenu un si grand succès, remercia le Seigneur qui avait exaucé sa prière ; il divisa le brin d’herbe en deux parties, en donna une au vieillard ; et après avoir fait tous deux la même opération sur tous les Israélites, ils se convainquirent que le mal contagieux avait entièrement cessé.

En effet, au bout de trios jours, il ne restait plus aucune trace du fléau dévastateur qui avait frappé le peuple de Dieu.

Moyse ordonna aux Israélites de rendre des Actions de grâce au Tout Puissant, et en mémoire de la guérison qu’il en avait obtenüe, il fit faire un grand serpent d’airain qu’on promena dans le camps après l’avoir fait fixer autour d’une longue perche en forme de croix ; c’est ce qu i a fait dire que la vue du serpent d’airain avait provoqué la guérison des Israélites. Le trésor fut longtemps conservé dans les trésors d’Israël.

Ce fut quelques temps après cet événement que Moyse s'attacha quelques amis fidèles et entr’autres le vieillard dont nous avons parlé, afin de les initier dans les sciences qu’il possédait. Il leur expliqua comment il avait trouvé l’herbe salutaire dont le serpent d’airain n’état que l’emblème et il les conduisit sur le mont Sinaï, pour aller à la recherche de cette herbe. Telle est la tradition qui fut transmise d’âge en âge jusqu’à l’époque de la première croisade, à laquelle remonte l’origine des chevaliers du serpent d’airain.

Quelques temps après la prise de Jérusalem, les croisés ayant été chassés de la terre sainte, plusieurs d’entre eux se retirèrent dans le vaste désert qui sépare l’Egypte de la Judée. Durant ce voyage, ils parvinrent à délivrer un grand nombre de leurs compagnons d’armes, qui étaient tombés au pouvoir des infidèles. L’histoire rapporte que le combat le plus sanglant et le plus glorieux qu’ils livrèrent aux barbares, dura depuis une heure jusqu’à l’heure du soir ; aussi ces valeureux guerriers conservèrent-ils toujours dans l’institution qu’ils formèrent le souvenir de ces heures mémorables.

Quand ils eurent vaincu leurs ennemis, les Croisés marchant vers les sources de Moyse et y arrivèrent ensemble au nombre de trois cents. Ils se dirigèrent ensuite vers le mont Sinaï, sur lequel ils construisirent un couvent qui existe encore de nos jours.

Ces pieux chevaliers animés par la foi et remplis d’un noble courage, se dévouèrent entièrement à l’étude des sciences et au culte du Vrai Dieu, et à la délivrance des captifs. Ils choisirent, pour les commander, le seigneur Jean de Ralp qui, par sa valeur et ses vertus digne de leur confiance (sic).

Connaissant la tradition dont il a été parlé, et se trouvant sur la même montagne où Moyse avait trouvé l’herbe des serpents, ils instituèrent le sublime grade que nous possédons. Jean de Ralps, leur Grand Maître, leur donna des règlements ; il fixa les Obligations que chacun aurait à remplir ; il exigea d’eux un serment terrible. Cent chevaliers du serpent d’airain devaient durant six mois se porter sur les confins de la Palestine, afin de protéger les pélerins et d’arracher à l’esclavage ceux que les Infidèles auraient réduits en captivité. Les six mois expirés, ils revenaient au Mont Liban, et étaient remplacés par cent autres. Cent chevaliers s’occupaient de la recherche des simples et autres herbes précieuses, propres à confectionner des remèdes spécifiques ; le reste des chevaliers se livraient à des exercices de piété et à l’étude des sciences.

Tous les ans, ils députaient quatre missionnaires, chargés d’aller prêcher la morale de la religion chrétienne, dans les quatre parties du monde. Ces missionnaires revenaient au temps limité, au bout duquel ils devaient revenir au Mont Sinaï, pour remplacer les missionnaires qui succombaient sous le fer des ennemis, en admettant à l’initiation des Chrétiens délivrés par les chevaliers qui, par leurs vertus, étaient jugés dignes de cette faveur. Ainsi fut fondé l’Ordre des chevaliers du serpent d’airain qui, depuis, reprit vigueur en Ecosse, et qui constitue le 25\ degré de la Maçonnerie Ecossaise.

Catéchisme

D       Etes-vous Chevalier du serpent d’airain ?

R       Oui, je le suis.

D       Quel motif vous a porté à vous faire recevoir ?

R       Le seul plaisir de porter le joug de mes FF\

D       N’aviez-vous pas un autre motif ?

R       Animé par l’esprit divin à venger notre patrie, à faire respecter nos mystères et à porter  la loi du Très-Haut aux quatre parties du monde, ces motifs m’y ont déterminé.

D       Pourquoi faites-vous neuf pas en serpentant ?

R       Pour montrer que nous ne sommes parvenus qu’avec peine et persévérance dans le bien.

D       Que désignent les chaînes ?

R       Le titre de ce grade qui est de délivrer les captifs.

D       Comment se nomme le Président de la Cour ?

R       Très Puissant Grand Maître.

D       Comment nomme-t-on les Surv\ ?

R       Premier et deuxième Ministres.

D       Quel est l’attouchement ?

R       Il se donne étans à la droite du F\ Examinateur en lui prenant le poignet gauche avec la main droite ; celui-ci y répond, en prenant le poignet droit avec la main droite.

D       Quel est l’ordre ?

R       D’indiquer la terre avec l’index, comme pour désigner une plante.

D       Quel est le signe ?

R       De faire un signe de croix.

D       Quel est le mot de passe ?

R       INRI, ce qui désigne qu’on est Rose Croix.

D       Quel est le mot couvert ?

R       Joannes Rafs, qui est le fondateur de l’Ordre.

D       Quel est le mot sacré ?

R       Moyse.

D       Comment se donne-t-il ?

R       En épelant.

D       A quelle heure s’ouvre la Cour ?

R       A une heure.

D       A quelle heure se ferme-t-elle ?

R       A quatre heures, heure à laquelle nos conquêtes furent accomplies ;

D       Quelle est la batterie ?

R       5 coups lents, trois précipités et un lent. Neuf coups

D       Quelle est la devise des Chevaliers du serpent d’airain ?

R       Vertu et Courage.

D       Que signifie le buisson ardent avec le triangle ?

R       Dieu

D       Que signifie le Flambeau unique qui éclaire la cour ?

R       Dieu.

D       Que signifie le serpent d ‘airain ?

R       Dieu

 

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