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Hauts Grades

Régime réformé ou rectifié de Dresde

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Ce régime fut basé sur le système templier de Ramsay. Le rituel d'initiation est divisé en deux parties : l’ordre extérieur, comprenant les trois degrés symboliques, et l'ordre intérieur, composé de trois grades, formant un système religieux basé sur la chevalerie. Ces deux ordres se lient par un grade intermédiaire, le maître écossais de Saint-André, dans lequel on choisit les candidats pour les Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte. En voici, la nomenclature :

 Ordre extérieur.

1. Apprenti,

2. Compagnon,

3. Maître.

Grade intermédiaire

4. Maître écossais de Saint-André.

 Ordre intérieur.

5. Chapitre équestre,

6. Novice,

7. Chevalier.

Ce régime produisit divers directoires dits écossais qui avaient une dénomination et un siège magistrat particuliers, exerçant, chacun dans son ressort, une suprématie prétendue maçonnique.

Bordeaux avait le Directoire d'Occitanie, 2e province.

Lyon ¾ d'Auvergne, 3e province.

Strasbourg — de Bourgogne, 5e province.

 Ces trois établissements distincts, unis par les mêmes principes, la même doctrine et les mêmes formes maçonniques, s'intitulaient langue française. Ils correspondaient avec Chambéry, qui avait le directoire dItalie ou de la Lombardie autrichienne. Plusieurs provinces françaises, entre autres l'Alsace, la Franche-Comté, le Dauphiné et la Provence, comptaient plusieurs loges constituées par ces directoires écossais.

C'est du fond de l'Allemagne qu'arriva en France cette nuée de grades symboliques ou prétendus tels, êtres fantastiques sortis des vapeurs du cerveau de Ramsay. La doctrine maçonnique de ce novateur intrigant, amalgamée dans les trois grades primitifs, les distinguait particulièrement des grades nouveaux, que, dans les directoires écossais, la manie des distinctions avait rehaussés du titre piquant de régime rectifié.

Par un acte solennel arrêté et signé, le 13 avril 1776, les trois directoires firent leur réunion au G.-O. de France, sous la réserve du droit de constituer, mais avec l'obligation de soumettre au visa et à la confirmation par le G.-O. des constitutions qui émaneraient de chacun d'eux.

Le 6 mars 1781, le directoire écossais de Septimanie, séant à Montpellier, demande et obtient du G.-O. la même faveur que les autres directoires.

Tel ne devait pas être le système du G.-O. ; il devait éclairer les maçons auxquels il était facile de démontrer, comme encore aujourd'hui, qu'au-delà de l'antique symbole hiéroglyphique de la maîtrise, il n'y a plus que superfluité, aberration et charlatanisme ; « Tout rite, dit l'auteur du Livre bleu, qui nécessite un 4e grade pour parvenir à la perfection, n'appartient plus à la véritable Maçonnerie, et c'est le cas du rite des directoires écossais inconnus en Ecosse.

Ils ont eu pour grand-maître le duc de Bouillon, G.-M. du G.-O. de Bouillon.

source : www.ledifice.net

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