Ahiman Rezon : règlements généraux des Maçons francs et acceptés.

Publié le par L. DERMOTT

Anciens règlements (A. R.)

A.R. 1 - Le grand maître ou son député a tout pouvoir et droit, non seu­lement d'être présent en toute loge, mais de présider partout en ayant le maître de la loge à sa gauche et d'ordonner à ses grands surveillants de l'assister, ces derniers ne devant agir comme surveillants d'une loge régulière qu'en sa présence et sur son ordre; car le grand maître au sein d'une loge régulière peut commander aux surveillants de cette loge ou à n'importe quel maître-maçon d'agir en tant que surveillants tempo­raires.

Nouveaux règlements (N.R.)

N. R. 1 - Ceci, seulement en l'absence des grands surveillants, car le grand maître ne peut les déposséder de leur office sans en donner une raison valable à la Grande Loge, selon l'A.R. xviii. Donc s'ils sont présents en une loge régulière avec le grand maître, ils doivent y servir en surveillants.

Quelques Grandes Loges (pour mettre fin à des irrégularités) ont décidé que seuls le grand maître, son député et les surveillants seront les seuls grands officiers porteront leurs bijoux d'or en sautoir à ruban bleu+ au tour du cou, et un tablier de cuir blanc à ruban de soie bleue ; le même tablier pourra être porté aussi par les passés grands officiers.

A.R. 2 - Le maître d'une loge quelconque a le droit et l'autorité de réunir les membres de sa loge en chapitre en cas d'urgence ou selon l'occasion, et de désigner le lieu et le moment de sa tenue habituelle; et en cas de décès ou de maladie; ou d'absence impérieuse du maître, le premier surveillant remplacera temporairement le maître, si nu! frère n'est présent qui fut maître de cette loge; car l'autorité du maître absent revient au dernier maître présent, même s'il ne peut agir tant que le pre­mier surveillant n'a pas assemblé la loge.

N. R. 2 - II fut décidé que si un maître de loge est déposé ou démis­sionne, le premier surveillant occupera aussitôt la chaire du maître jus­qu'au moment de l'élection, et depuis, il occupe la chaire, même en pré­sence d'un passé maître.

A. R. 3 - Le maître de chaque loge, ou l'un de ses surveillants ou quelque autre frère désigné par le maître, tiendra un livre contenant le règlement intérieur, la liste des frères et une liste de toutes les loges de la ville, ainsi que le lieu et l'heure de ses tenues et les minutes de sa propre loge qu'il faut noter.

N. R. 3 - Si une loge quelconque déménage en un autre lieu pour ses tenues déclarées, ses officiers doivent le signaler aussitôt au grand secrétaire. Le droit de préséance d'une loge dépend de l'antériorité de sa constitution.

A. R. 4 - Aucune loge n'initiera plus de cinq nouveaux frères à la fois sans nécessité particulière, ni aucun homme de moins de vingt-cinq ans (qui doit être son propre maître) sans dispense du grand maître.

N. R. 4 - Aucun frère n'appartiendra à plus d'une loge dans Londres sauf les membres d'une loge étrangère. Mais cette disposition est aban­donnée pour plusieurs raisons, et est maintenant obsolète

A. R. 5 - Personne ne peut être accepté comme membre d'une loge sans préavis d'un mois donné à la loge, afin d'enquêter comme il convient sur la réputation et les capacités du candidat, sauf dispense.

N. R. 5 - Le grand secrétaire peut aider ceux qui demandent une dis­pense à la rédiger dans la forme voulue, si nécessaire; mais si le candidat est connu, la dispense n'est pas utile.

A.R. 6 - Mais nul ne peut être reçu frère dans une loge quelconque, ou admis comme membre, sans le consentement unanime des tous les membres de cette loge alors présents, quand le candidat est proposé ; et quand le maître le demande formellement, ils donnent leur consen­tement de façon prudente, soit tacitement, soit de façon expresse, mais à l'unanimité. Et on ne peut se dispenser de ce privilège, parce que les membres d'une loge en sont les meilleurs juges; et si un membre tur­bulent leur était imposé, cela pourrait rompre l'harmonie ou prévenir leur liberté de communiquer, ou même faire éclater et disperser la loge, ce que tout frère loyal et fidèle doit éviter.

N. R. 6 - Aucun visiteur, quelles que soient ses aptitudes en maçonne­rie, ne sera admis dans une loge, à moins d'être personnellement connu, et recommandé par une personne présente de cette loge. Mais il devint difficile d'insister sur l'unanimité en quelques cas, par consé­quent les grands maîtres autorisèrent les loges à admettre un membre s'il n'y a pas plus de trois voix contre, quoique quelques loges ne dési­rent pas cette tolérance. Je ne citerai pas la raison de ce nouveau règle­ment, mais [56] il est certain que de vrais francs-maçons n'ont nul besoin d'un tel règlement, car ils sont capables de discerner un frère authentique, même si son pays ou sa langue sont très obscurs et loin­tains; et les faux prétendants n'ont pas le pouvoir de nous tromper.

A. R. 7 - Tout nouveau frère, à son acceptation, doit décorer la loge, c'est-à-dire tous les frères présents, et déposer quelque somme pour secourir les frères dans le besoin ou malades, selon ce que le candidat jugera bon de donner, outre la petite allocation qui peut être inscrite au règlement intérieur de cette loge ; ce don sera conservé par le trésorier. Le candidat devra aussi promettre solennellement de se soumettre aux constitutions et autres bons usages qui lui seront signifiés en temps et lieu voulus,

N. R. 7 - Ceci est expliqué ci-après dans la constitution du fonds de bienfaisance. Les loges ne sont pas limitées dans la recherche de leur méthode de financement de charité.

A. R. 8 - Aucun nombre ou groupe de frères ne se retirera ou se sépa­rera de la loge où ceux-ci furent initiés, ou admis ensuite comme membres, à moins que la loge ne devienne trop nombreuse ; et même dans ce cas, pas sans autorisation du grand maître ou du député. Et quand ils se séparent ainsi, ils doivent immédiatement rejoindre telle autre loge de leur choix, (si celle-ci veut bien les accepter), ou alors obtenir une patente du grand maître pour former une nouvelle loge qui doit être régulièrement constituée en temps voulu. Si un groupe ou un nombre de maçons décident de former une loge sans patente du grand maître, les loges régulières ne doivent ni les encourager ni les reconnaître comme frères réguliers dûment réunis, ni approuver leurs faits et gestes; ils doivent les traiter en rebelles jusqu'à ce qu'ils fassent amende honorable comme le grand maître dans sa grande prudence en décidera, et jusqu'à ce qu'il leur donne son appro­bation par une patente signifiée aux autres loges, comme il est de cou­tume quand une nouvelle loge doit être enregistrée au livre de la Grande Loge.

N. R. 8 - Tout frère impliqué dans l'initiation clandestine de maçons sera interdit de visite dans toutes les loges jusqu'à ce qu'il se soit dûment repenti, même si les frères ainsi initiés ont le droit de visite. Quiconque aura formé une loge déclarée sans une patente du grand maître sera refusé en loges régulières jusqu'à faire sa soumission et obtenir son pardon. Si des frères forment une loge sans autorisation et initient irrégulièrement de nouveaux frères, ils ne seront admis en aucune loge régulière, ni même comme visiteurs jusqu'à fournir une explication satisfaisante ou faire amende honorable. Si une loge quelconque dans Londres cesse de se réunir pen­dant douze mois consécutifs, et ne se maintient pas suivant les règle­ments et lois de la Grande Loge, son nom et son rang seront effacés ou déplacés dans le livre de la Grande Loge ; et si elle demande à être insérée ou admise comme loge régulière, elle perdra son droit de pré­séance précédent, et devra se soumettre à une nouvelle constitution. considérant que récemment quelques frères extérieurs ont été initiés clandestinement, c'est-à-dire en dehors de toute loge régulière, et sans la permission ou la dispense du grand maître, et pour de mes­quines sommes d'argent au grand déshonneur de l'Art royal, la Grande Loge a décidé que nulle personne ainsi initiée, ou compromise dans son initiation ne pourra être grand officier, ni officier d'aucune loge, ni ne pourra bénéficier du fonds de bienfaisance si elle venait à en avoir besoin.

A. R. 9 - Mais si quelque frère se conduit mal au point de gêner sa loge, il sera dûment admonesté trois fois par le maître et les sur­veillants en loge formée; et s'il ne veut refréner son impudence, ni se soumettre avec obéissance à l'avis des frères de cette loge, il sera trai­té selon le règlement intérieur de cette loge ; ou autrement de telle manière que la Grande Loge, dans sa sagesse, jugera bonne ; ce pour quoi un nouveau règlement pourra ensuite être fait.

N. R. 9 - Attendu que des querelles sont nées à propos du déménage­ment d'une loge d'une maison à une autre et que la question a été posée de savoir qui a le pouvoir d'en décider, il est déclaré : aucune loge ne pourra déménager sans que le maître en soit averti, aucune proposition de déménagement ne se fera en l'absence du maître, et si cette propo­sition est appuyée par deux ou trois personnes, le maître convo­quera individuellement chaque membre, en précisant l'ordre du jour, et fixera une date pour entendre et juger la cause, au moins dix jours à l'avance; la décision sera prise à la majorité ; mais si le maître est de la minorité refusant le déménagement, la loge restera sur place, à moins que la majorité soit des deux tiers des membres présents. Mais si le maître refuse d'envoyer ces convocations, l'un des deux surveillants peut le faire; et si le maître néglige d'être présent au jour dit, le sur­veillant peut présider à sa place pour juger l'affaire de la manière pres­crite; mais en l'absence du maître la loge ne pourra débattre d'aucun autre ordre du jour non indiqué sur la convocation. Et si la loge décide régulièrement de déménager, le maître ou le secrétaire en avisera le secrétaire de la Grande Loge, pour que celle-ci en donne notification lors de sa prochaine tenue.

A.R. 10 - La majorité d'une loge assemblée (pas autrement) aura le privilège de donner ses instructions au maître et aux surveillants avant la réunion du Grand Chapitre, parce que iesdits officiers sont ses repré­sentants et sont censés exprimer l'opinion de leurs frères de ladite loge.

N. R. 10 - En cas d'urgence, la Grande Loge a autorisé un frère à être présent à titre personnel, et après en avoir demandé et obtenu la per­mission, à parler si le sujet concernait la maçonnerie.

A.R. 11 - Toutes les loges doivent autant que possible respecter les mêmes usages; pour ce faire et pour maintenir la bonne entente parmi les francs-maçons, quelques membres de chaque loge seront députés pour visiter les autres loges aussi souvent qu'il sera jugé utile.

N.R. 11 - Pour l'essentiel les mêmes usages sont vraiment respec­tés dans toutes les loges régulières (parmi les authentiques maçons francs et acceptés), cela est dû pour beaucoup aux visites de frères qui comparent les usages.

A. R. 12 - La Grande Loge est composée des maîtres et surveillants de toutes les loges individuelles enregistrées, le grand maître à leur tête. le député à sa gauche, les grands surveillants à leur place respective. La Grande Loge doit tenir ses communications trimestrielles, ou ses réunions mensuelles et ajournements aussi souvent que de besoin en quelque endroit convenable décidé par le grand maître; n'y seront présents que les membres de droit, sans permission donnée ou accordée; et si un étranger (quoique frère) est présent, il n'a pas le droit de vote, ni de parole sur aucune question sauf si la Grande Loge l'y invite, ou à moins qu'on lui demande son avis.Tous les sujets se décident en Grande Loge à la majorité, chaque membre ayant une voix, le grand maître deux, sauf si la Loge laisse un sujet particulier à la discrétion du grand maître pour gagner du temps.

N. R. 12 - Aucune nouvelle loge n'est reconnue ni ses officiers admis en Grande Loge, si elle n'est régulièrement constituée et enregistrée. Tous ceux qui ont été ou seront grands maîtres seront membres de la Grande Loge et y voteront. Tous ceux qui ont été ou seront députés grands maîtres seront membres de la Grande Loge et y voteront. Tous ceux qui ont grands surveillants seront membres de la Grande Loge et y voteront. Les maîtres et surveillants de loges ne viendront jamais en Grande Loge sans leurs bijoux, sauf pour de bonnes raisons recevables. Si un officier d'une loge ne peut être présent, il peut déléguer un frère (qui a occupé ce poste ou une autre plus élevé), porteur de son bijou et de ses décors, pour le remplacer et maintenir l'honneur de sa loge.

A. R. 13 - En tenue de Grande Loge, tous les sujets touchant à la fra­ternité en général, à des loges en particulier, ou à des frères à titre indi­viduel sont discutés calmement et de façon réfléchie.

1 - Là seulement les apprentis seront reçus compagnons et maîtres, sauf dispense du grand maître.

2 - Là aussi tous les différends qui ne peuvent se résoudre ou se régler en privé ou par une loge, doivent être étudiés et résolus; et si un frère se juge lésé par la décision prise, il peut en faire appel devant la gran­de loge suivante, et déposer son appel par écrit auprès du grand maître, du député ou des grands surveillants.

Là encore, tous les officiers de chaque loge fourniront la liste des membres initiés ou admis depuis la précédente tenue de grande loge.

4. Des livres seront tenus par le grand maître ou le député, ou plutôt par quelque frère nommé secrétaire de la Grande Loge, où seront réperto­riés tous les noms des loges, les lieux et dates de leurs tenues, le nom de tous les membres de chaque loge, de même que les affaires concer­nant la Grande Loge qui peuvent être consignées par écrit.

5. La Grande Loge réfléchira à la manière la plus prudent et la plus efficace de collecter et dépenser l'argent qui sera donné au titre de la bienfaisance, pour secourir uniquement les frères réellement maçons tombés dans la pauvreté et la misère, à l'exception de tout autre.

6. Chaque loge peut individuellement disposer de ses fonds en faveur de frères pauvres, selon son règlement intérieur, jusqu'à ce qu'il soit décidé par toutes les loges (selon un nouveau règlement*) de verser tous les fonds de charité recueillis par elles à la Grande Loge lors des tenues trimestrielles ou annuelles, afin de constituer un fonds commun pour mieux secourir les frères malheureux.

7. La Grande Loge nommera un trésorier, frère possédant une fortune solide, qui sera membre de la Grande Loge ès qualité, qui sera toujours présent, et aura le pouvoir de proposer à la Grande Loge tout ce qui touche à sa fonction.

8. C'est à lui que sera confié tout l'argent récolté pour le fonds de bienfaisance, ou tout autre usage de la Grande Loge; il tiendra les comptes dans un registre, indiquant les fins et usages auxquels les diverses sommes sont destinées, et dépensera ou déboursera ces sommes au vu de certains ordres signés, comme la Grande Loge en décidera en un nouveau règlement. Mais ès qualité, sans autre qualifi­cation, il ne votera pas pour le choix d'un nouveau grand maître et des grands surveillants, mais le fera pour toute autre décision.

9. De même, le secrétaire sera membre de la Grande Loge ès qualité et votera en tout sauf pour le choix des grands officiers.

10. Le trésorier et le secrétaire aura chacun un commis ou assistant s'ils le jugent bon, qui doit être frère et maître-maçon, mais jamais membre de la Grande Loge, et il ne prendra pas la parole sans ordre ou autorisation.

11. Le grand maître ou le député ont toujours autorité pour ordonner au trésorier et au secrétaire de les assister accompagnés de leur commis et de leurs livres, afin de suivre la marche des affaires, et de savoir ce qu'il convient de faire en cas d'urgence.

12. Un autre frère et maître-maçon devrait être nommé Tuileur pour surveiller la porte, mais il ne doit pas être membre de la Grande Loge.

13. Mais ces postes seront définis par un nouveau règlement quand la nécessité ou l'urgence s'en feront sentir davantage à la frater­nité qu'aujourd'hui.

N.R. 13 - Ce qui ne peut être réglé par une tenue de Loge peut être ren­voyé au comité du fonds de bienfaisance qui en fera rapport à la tenue de Grande Loge suivante. Le maître d'une loge, ses surveillants et un nombre suffisant de membres de la loge, peuvent élever des maîtres et passer des compa­gnons selon leur bon vouloir. Il a été décidé en Grande Loge qu'aucune pétition, aucun appel, ne seront reçus le jour de la tête ou Grande Loge annuelle, ni aucune affaire réglée qui puisse troubler l'harmonie de l'assemblée, mais que tout sera renvoyé à la tenue suivante de Grande Loge.

A. R. 14 - Si lors d'une Grande Loge statutaire ou occasionnelle, men­suelle ou annuelle, le grand maître et le député sont tous deux absents, alors le maître actuel d'une loge qui est le franc-maçon le plus ancien occupera la chaire et présidera en grand maître temporaire, investi de tous les honneurs et pouvoir pendant ce temps, si nul autre frère n'est présent qui fut grand maître ou député ; car le dernier grand maître ou député présent siège de droit en l'absence du grand maître ou du dépu­té.

N. R. 14 - Dans la première édition on a omis les droits des grands sur­veillants de cet article et on voit depuis que les anciennes loges ne met­taient jamais en chaire le maître d'une loge que quand il n'y avait pas de grand surveillant présent ou passé ; et dans ce cas un grand officier prenait toujours la place de tout maître de loge qui n'a pas été grand officier. Par conséquent en cas d'absence en tout grand maître et député, le pré­sent premier grand surveillant occupe la chaire; en son absence, c'est le deuxième grand surveillant ; en l'absence de ce dernier le plus ancien passé grand surveillant présent; et si aucun passé grand officier n'est présent, alors le plus ancien franc-maçon qui est actuellement maître d'une loge. Pour éviter des querelles le grand maître délivre habituellement une commission spéciale, signée et scellée de son sceau de pouvoir, contre­signé par le grand secrétaire, au premier grand surveillant ou en son absence au second grand surveillant, pour remplacer le député quand celui-ci n'est pas à Londres.

.R. 15 - En Grande Loge nul ne peut agir comme grands surveillants que ceux de l'année; s'ils sont absents, le grand maître donnera l'ordre aux surveillants de loges d'agir en qualité des grands surveillants tem­poraires, leurs propres places étant prises par deux compagnons ou maîtres-maçons de la même loge, appelés pour ce faire, ou envoyés par le maître de cette loge; s'il a omis de le faire, le grand maître ou son remplaçant les appellera, afin que la Grande Loge soit au complet.

N. R. 15 - Peu après la première édition du livre des constitutions la Grand Loge trouva que c'était toujours l'ancien usage de rempla­cer les grands surveillants de l'année absents par les plus anciens ; depuis, les grands maîtres leur ordonnent toujours de prendre leur place immédiatement et d'agir en grands surveillants temporaires ce qu'ils font toujours en l'absence des grands surveillants de l'année, sauf quand ils ont renoncé à leur privilège afin d'honorer quelque frère qu'ils jugent plus apte à occuper ce poste. Mais si nul passé grand surveillant n'est présent, le grand maître ou celui qui préside appelle qui il lui plaît pour être grands sur­veillants temporaires.

A.R. 16
1 - Les grands surveillants ou tous autres doivent d'abord discuter des affaires des loges ou de celles de frères, et ne doivent pas en appeler au grand maître sans que le député en soit averti, à moins qu'il refuse son concours.

2 - En ce cas, ou en cas de divergence d'opinion entre le député et les grands surveillants, les parties doivent aller devant le grand maître par consentement; par la vertu de sa grande autorité et de ses pouvoirs, il peut aisément résoudre la controverse et régler le différend.

3 - Le grand maître ne devrait recevoir d'informations priées concer­nant les maçons et la maçonnerie que de son député d'abord sauf dans des cas dont il est seul juge ; et si la demande faite au grand maître est irrecevable, il peut ordonner aux grands surveillants ou à quiconque fait une demande, de se rendre auprès du député, qui doit sans délai instruire l'affaire et la soumettre comme il convient au grand maître.

N. R. 16 - 1. Ceci fut fait pour soulager le travail du grand maître pour l'honneur du député. 2. Aucun cas ne s'est produit jusqu'à présent, et tous les grands maîtres gouvernent plus par l'amour que par le pouvoir. 3. Il n'a pas été fait d'appel irrégulier au grand maître.

A.R. 17 - Nul grand maître, député grand maître, grand surveillant, trésorier ou secrétaire, ou quiconque les remplace, ne peut en même temps être maître ou surveillant d'une loge particulière; mais dès qu'il s'est acquitté de sa fonction, il retourne au poste ou à la fonction de sa loge d'origine d'où il a été appelé pour officier.

N. R. 17 - Certains anciens grands officiers sont maintenant officiers dans des loges, mais ne sont pas privés de leurs privilèges en Grande Loge, de siéger et d'y voter en qualités de passés grands officiers. Le maître d'une loge particulière délègue un passé grand officier de sa loge pour agir temporairement comme officier de cette loge en Grande Loge.

A. R. 18

1. Si le député est malade ou absent par nécessité le grand maître peut choisir n'importe quel frère pour agir en qualité de député temporaire.

2. Mais celui qui est choisi à l'installation, ainsi que les grands sur­veillants, ne peut être démis sans motif clairement expliqué en Grande Loge.

3. Car le grand maître, s'il est dans rembarras, peut convoquer une Grande Loge expressément pour exposer le cas et recueillir ses avis et concours. Et si les membres de cette Grande Loge ne peuvent réconci­lier le grand maître et son député ou les surveillants, ils doivent auto­riser le grand maître à congédier le député ou les surveillants et à choi­sir immédiatement un autre député ; et la Grande Loge choisira aussi­tôt d'autres grands surveillants, pour que l'harmonie et la paix soient préservées.

N. R. -18

1. Maintenant le premier grand surveillant remplace toujours le dépu­té, le second remplace le premier, le plus ancien passé grand surveillant remplace le second, et le plus ancien maçon, comme ci-dessus.

2. Ceci ne s'est jamais produit jusqu'à présent. Voir N. R. 1.

3. Si cela se produisit, le grand maître nommerait son député, et la Grande Loge les autres grands officiers.

A. R. 19

Si le grand maître outrepassait ses pouvoirs étendus et se rendait indigne de l'obéissance et de la soumission des loges, il serait traité d'une manière à décider dans un nouveau règlement, parce que jusqu'à présent, l'ancienne fraternité n'en a jamais eu l'occasion.

N .R. 19

Les francs maçons espèrent bien ne jamais en avoir besoin.

A. R. 20 - Le grand maître, accompagné de son député, de ses grands surveillants, et du secrétaire, ira visiter les loges de Londres au moins une fois pendant sa maîtrise.

N. R. 20 - Ou bien il enverra ses grands officiers visiter les loges. Cette ancienne et louable coutume rend souvent la nomination d'un député nécessaire ; lorsqu'il visite les loges, le premier grand surveillant fait office de député, le second remplace le premier, comme ci-dessus ; ou si tous deux sont absents, le premier ou le second grand surveillant pré­side en qualité de député, en visitant les loges ou en constituant une nouvelle loge, ce qui ne peut se faire sans la présence de l'un des grands officiers en exercice, sauf en des lieux trop éloignés de la Grande Loge, auquel cas quelque frère fidèle, passé maître, aura une délégation en bonne et due forme sous le sceau de la Grande Loge pour constituer telle nouvelle loge, dans un pays lointain ou assez éloi­gné, où les grands officiers ne peuvent se rendre.

A. R. 21 - Si le grand maître en exercice décède, ou que la maladie, un voyage outremer, ou toute autre cause l'empêche de remplir son office, le député ou en son absence le premier grand surveillant, ou en l'ab­sence de celui-ci le second grand surveillant, ou en son absence, trois maîtres de loge convoqueront immédiatement la Grande Loge afin de débattre de cette situation urgente et d'envoyer deux d'entre eux inviter le précédent grand maître à reprendre cette fonction qui lui revient ; et s'il le refuse, le précédent encore et ainsi de suite en remontant. Mais si l'on ne trouve aucun ancien grand maître, l'actuel député sera en fonction jusqu'à l'élection d'un nouveau grand maître ; et s'il n'y a pas de député, alors ce sera le franc-maçon le plus ancien actuellement maître d'une loge.

N. R. 21 - En ce cas de vacance, s'il ne se trouve aucun précédent grand maître ni député, l'actuel premier grand surveillant occupe la chaire, ou son absence, le second grand surveillant jusqu'à l'élection d'un nouveau grand maître ; et s'il n'y a ni actuel ni ancien grand surveillant, ce sera le franc-maçon le plus ancien actuellement maître d'une loge.

A. R. 22 - Les frères de toutes les loges régulières de Londres ou des environs se réuniront annuellement en un lieu convenable le jour de la Saint Jean ; et après avoir réglé toutes les questions, ils peuvent se rendre à leur dîner annuel de fête, de la manière la plus convenable ; et lorsque la St jean tombe un dimanche, la réunion commune aura lieu le lundi suivant. La Grande Loge doit se réunir en un lieu convenable le jour de la Saint JEAN l'Évangéliste, chaque année, afin de proclamer les nouveaux grand maître, député et grands surveillants, ou de reconduire les sor­tants.

N.R. 22 - Ou tous les frères au monde (qui sont loyaux et fidèles membres de l'Ordre), au lieu désigné, jusqu'à ce qu'ils aient bâti leur propore local. Seuls les membres de la Grande Loge seront admis aarts les murs pendant l'élection des grands officiers.

A.R. 23 - Si le grand maître en exercice consent à continuer une seconde année, un des membres de la Grand Loge (désigné à cet effet) représentera à tous les frères que le grand maître a bien gouverné, &c. et se tournant vers lui, au nom de la Grande Loge, le priera humble­ment de faire à la fraternité le grand honneur (s'il est de noble naissan­ce, sinon d'avoir la grande bonté) de continuer à être leur grand maître pour l'année à venir ; et le Très Respectable Grand Maître donnant son consentement (de la façon qu'il jugera bonne) le grand Secrétaire te proclamera à haute voix GRAND MAITRE des maçons. Les membres de la Grande Loge le salueront alors comme il convient selon les anciennes coutumes louables des francs-maçons.
N. R. 23 - La demande sera faite au grand maître par le dépUté (ou en cas d'absence par le frère que la Grande Loge désignera), au moins un mois à l'avance avant la fête de St JEAN l'Évangéliste, afin de savoir si le Très Respectable Grand Maître fera à la fraternité le grand honneur (ou aura la bonté) de continuer à son poste une seconde année, oU de désigner son successeur ; et si le Très Respectable Grand Maître ou le successeur qu'il juge apte se trouvaient hors de Londres à ce moment, alors le secrétaire écrira à tous deux ou à l'un des deux à ce sujet, les copies de ces lettres étant transcrites dans le livre des minutes de la Grande Loge, avec les réponses
.A.R. 24 - Le grand maître en exercice désignera son successeur pour l'année à venir ; si celui-ci a l'approbation unanime de la Grande Loge et qu'il est présent, il sera proclamé, salué et félicité comme nouveau grand maître» comme ci-dessus indiqué, et immédiatement ins­tallé par le précédent grand maître selon les anciens usages.
Mais si cette nomination ne fait pas l'unanimité, le nouveau grand maître sera élu au vote secret, chaque maître et surveillant écri­vant de même que le grand maître le nom de son candidat, et celui dottt le nom sera tiré au sort sera GRAND MAITRE des Maçons pour l'an­née à venir ; s'il est présent il sera proclamé, salué et félicité comme nouveau grand maître, comme ci-dessus indiqué, et immédiatement installé par le précédent grand maître selon les anciens usages.

N. R. 24 - C'est la coutume générale des Grandes Loges, car elfes ne désapprouvent que rarement ou jamais le choix fait. Il n'y a pas eu lieu d'appliquer cet article, la Grande Loge (comme il a été dit) ayant tou­jours approuvé le choix du grand maître ; la raison pour laquelle je l'in­sère est la crainte qu'un frère (connaissant les anciennes constitutions) pense que l'omettre soit une faute.

A.R. 25

1 - Le grand maître sortant ainsi réélu, ou le nouveau grand maître une fois installé, il exercera son droit de désigner et nommer son député (soit le sortant ou un nouveau) qui sera aussi proclamé, salué et félicité comme il convient.

2 - Le grand maître nommera aussi ses grand surveillants ; s'ils sont unanimement acceptés par la Grande Loge, ils seront aussitôt procla­més, salués et félicités selon le rite habituel.

N. R. 25

1. La nomination d'un député était toujours nécessaire quand le grand maître était noble, et cet article a toujours été appliqué.

2. Cet ancien article a été parfois jugé malcommode, c'est pourquoi la Grande Loge se réserve le droit d'élire les deux grands surveillants ; tout membre a le droit d'en proposer un, et les deux personnes qui recueillent la majorité des votes (en préservant toujours l'harmonie) sont déclarées dûment élues.

A. R. 26 - Si le frère choisi par le grand maître pour lui succéder (ou que la Grande Loge élira au vote secret, comme ci-dessus indiqué) est hors de Londres et qu'il a répondu qu'il acceptait la charge de grand maître, il sera proclamé selon l'A. R. 23 et installé par procuration à l'actuel ou à un passé grand maître, qui agira en son nom et recevra les honneurs, salutations et félicitations usuelles.

N. R. 26 - Le mandataire doit être le précédent ou le dernier grand maître (comme le duc de Richmond pour Lord Paisley) ou encore un frère de grande réputation comme Lord Southwell pour le Comte de Strathmore. Mais l'Installation définitive n'a lieu qu'en présence du nouveau grand maître. Les nouveaux député et grands surveillants ne peuvent nommés par procuration.

A.R. 27 - Toute Grande Loge a le pouvoir et l'autorité de faire de nou­veaux règlements ou de modifier les actuels pour le bien réel de la Fraternité, à condition toutefois que les anciens repères ("Landmarks") soient soigneusement conservés et que de tels nouveaux règlements ou modifications soient proposés et acceptés par la Grande Loge, et qu'il soit permis à tous les frères d'en prendre connaissance par écrit ; leur approbation et consentement (à la majorité) sont absolument indispen­sables pour les rendre valides. Ceci doit, après l'installation du nouveau grand rnaître, être demandé officiellement à la Grande Loge et obtenu d'elle comme cela rut fait pour ces A. R. par un grand nombre de frères.

N. R 27 - Tous les nouveaux règlements ou modifications ci-dessus mentionnés ne sont que l'amélioration ou l'explication [84] des anciens règlements pour le bien de la maçonnerie sans enfreiraire les anciennes règles de la fraternité et en conservant les anciens repères, et furent faits à plusieurs époques (selon l'occasion) par la Grande Loge qui a le pouvoir d'amender ce qui paraît gênant, et toute autorité pour faire de nouveaux règlements pour le bien de la franc-maçonnerie, ce qui n'a pas été contesté, car les membres de la Grande Loge sont vraiment les représentants de toute la fraternité, selon l'A. R. 10.

Fin des anciens règlements.

NOUVEAUX REGLEMENTS

1. Les seuls frères admis en Grande Loge sont les membres de droit, à savoir : les quatre grands officiers actifs et tous les grands officiers pas­sés, le trésorier et le secrétaire, les maîtres et surveillants de toutes les loges régulières ; à l'exception d'un frère pétitionnaire ou d'un témoin en quelque cause, ou convoqué sur ordre.

2. Au troisième coup de maillet du grand maître (toujours repris par le premier grand surveillant) tout le monde fera silence ; celui qui rompt le silence sans autorisation du président, sera publiquement répriman­dé.

3. Sous peine du même châtiment tous les frères resteront assis et observeront un silence rigoureux chaque fois que le grand maître ou le député se lèveront de la chaire pour appeler "à l'ordre ".

4. En Grande Loge tous tes membres resteront assis (suivant le numé­ro de leur loge) et ne se déplaceront pas pendant la communication, sauf les grands surveillants, qui ont directement en charge de veiller sur la Grande Loge.

5. Chaque frère ne parlera qu'une seule fois sur le même sujet, sauf pour s'expliquer ou quand le président le lui demande.

6. Pour prendre la parole, un frère se lève et reste debout, s'adressant (de la manière convenable) au Président ; on ne tentera pas de l'inter­rompre, à peine du même châtiment, à moins que le Grand Maître, trouvant qu'il s'éloigne du sujet en cours, juge bon de le rappeler à l'ordre ; alors le frère qui parle devra s'asseoir ; mais après avoir été corrigé, il peut continuer s'il le souhaite.

7. Si au cours d'une tenue de Grande Loge, un membre est rappelé à l'ordre deux fois pour avoir transgressé ces règles, et se rend coupable une troisième fois de la même faute, le président lui ordonnera sans discuter de quitter la loge pour la soirée.

8. Tout frère qui sera assez grossier pour siffler un frère, ou ce que dit ou a dit un frère, sera immédiatement exclu solennellement de la tenue, et déclaré interdit de Grande Loge à l'avenir, jusqu'à ce qu'il recon­naisse publiquement son erreur et soit pardonné.

9. Aucune proposition de nouveau règlement, eu de maintien ou de modification d'un règlement ancien ne sera faîte si elle n'est pas d'abord transmise par écrit ; quand eLLE1 aura été Tue par le grand maître au bout de dix minutes au moins, cette proposition pour­ra être rendue publique, et elle sera lue à haute voix par le secrétaire ; si cette proposition est soutenue par au moins deux personnes, elle sera aussitôt soumise à l'étude de toute l'assemblée, pour que tous puissent donner leur sentiment. Ensuite, la question sera mise aux voix, pour et contre.

Publié dans histoire de la FM

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