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Hauts Grades

REP : Chevalier de St André du Chardon d'Ecosse

9 Septembre 2012 , Rédigé par Rite Ecossais Primitif Publié dans #Rites et rituels

Le Cérémoniaire de l'Ordre, rédigé en langue anglaise, entre dans le style des liturgies anglicanes, c'est-à-dire très proche du Miles Christi, composé au XIIème siècle pour la catholicité. L'Ordre lui-même est associé aux cérémonies du Couronnement des souverains de Grande-Bretagne, et les Chevaliers de Saint-André y participent en leur manteau d'Ordre.

Le présent rituel n'en constitue pas moins un simple résumé, rédigé pour certains milieux maçonniques au XIXème siècle, et qui n'a jamais cessé de s'y perpétuer en son essentiel. Il est plus court que le grand rituel précédent.

Toutefois, cette filiation bâtarde, pour valide qu'elle soit maçonniquement, ne relie pas licitement à l'Ordre Royal de Saint-André du Chardon en Grande-Bretagne.

Le Commandeur, assisté si possible de deux Chevaliers, aura devant lui une table recouverte d'une nappe rouge. Sur cette nappe on aura disposé l'Evangile de Jean, ouvert au chapitre 1er, encadré de quatre flambeaux garnis de cires neuves, deux à droite et deux à gauche. Devant le Commandeur sera l'épée de celui-ci, hors du fourreau, une paire d'éperons dorés, et le sautoir rouge du futur chevalier.

Un siège sera placé devant la table, et entre celle-ci et le siège sera un coussin en étoffe rouge. Le Commandeur est ganté de blanc, et a revêtu le sautoir rouge de l'Ordre, pourtant en pointe la médaille de Saint-André sur sa croix.

Le Commandeur

Mon Frère, je vais avoir l'honneur de vous conférer l'Ordre de Saint-André du Chardon d'Ecosse, tels que je l'ai reçu de mon parrain et tel qu'il l'avait reçu lui-même du sien, et cela depuis sa réouverture en 1689 à Saint-Germain-en-Laye, ville royale, par notre Frère, Jacques II Stuart, roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, à qui le Dieu Tout-Puissant Grand Architecte de l'Univers, daigne accorder l'éternel repos. Mais auparavant je vous invite, comme j'invite nos Frères ici-présents, à vous associer à moi pour sanctifier cette salle, afin qu'elle devienne, par la double vertu de la parole et du geste et l'assistance du Dieu Tout-Puissant, le Temple particulier où va se célébrer cette transmission traditionnelle. C'est pourquoi, sous cette forme qu'ont jadis adoptée nos Frères du temps passé, permettons aux divins symboles de se manifester. Le commandeur, muni du boute-feu, allume selon l'usage les quatre flambeaux en suivant le cheminement d'une crois de Saint-André. Puis il enchaîne

Que cette unique clarté, émanant de ces luminaires pourtant différents, nous manifeste la puissance mystérieuse de Celui qui soutient notre Ordre et son Temple particulier, à la gloire du Dieu Tout-Puissant et de Sa Parole, éternelle et incréée. Car "au Commencement fut la Parole, la Parole était auprès de Dieu, la Parole était Dieu. Toutes choses ont été faites par Elle, et rien de ce qui a été fait l'a été sans Elle. En Elle était la Vie, et cette Vie était pour les hommes la Lumière. Cette Lumière a lui dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l'ont pas conservée. Le Commandeur fait silence quelques instants, puis il reprend la lecture du rituel. Mes Frères, recueillons-nous afin que nos esprits et nos coeurs soient en union, par delà la mort, avec ceux de nos Frères du temps passé. On fait silence quelques instants. Puis le Commandeur reprend, s'adressant au Récipiendaire :

Le Commandeur

N......, que demandez-vous ?

Le Récipiendaire

Je demande à être reçu dans le saint Ordre de Saint-André du Chardon d'Ecosse en qualité de Chevalier.

Le Commandeur

Le lundi 24ème de juin de l'an 1314, à Bannockburn, Robert Bruce roi d'Ecosse battait Edouard II roi d'Angleterre, gendre de Philippe IV le Bel. En ce jour de victoire il institua l'Ordre de Saint-André du Chardon d'Ecosse, en l'honneur du saint patron de l'Ecosse, en y insérant les Templiers écossais qui avaient participé à la bataille et qui n'avaient plus de nom depuis la destruction de leur Ordre. Tombé dans le silence, le secret ou l'oubli, cet Ordre fut réveillé par Jacques VI d'Ecosse, fils de la reine Marie Stuart et de son époux et cousin Henri Stuart de Lennox, seigneur de Darnley. De nouveau tombé dans l'oubli, le secret et le silence, il fut réveillé une troisième fois à Saint-Germain-en-Laye par son petit-fils Jacques VII d'Ecosse, roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande sous le nom de Jacques II, alors en exil en France. C'est de cette troisième filiation que nous tenons la nôtre, sur la foi de nos archives. C'est pourquoi, avant de vous recevoir, je vous demande, N....., si vous promettez, selon le Code des Rose-Croix jacobites qui vous sera remis, fidélité au Dieu Tout-Puissant, Grand Architecte de l'Univers, à votre Patrie, et à la Spiritualité du coeur et de l'âme. Si oui, la main droite levée, le genou droit en terre, répétez après moi cette promesse.

Moi N......, Maître de Loge selon les anciens usages, sans restriction mentale d'aucune sorte, je promets fidélité au Dieu Tout-Puissant, à ma Patrie, à la Spiritualité du coeur et de l'âme, m'engageant à me conduire toujours en noble homme et à demeurer fidèle au saint Ordre qui m'accueille en ce jour, prenant toujours le parti de l'esprit. Ainsi donc que le Dieu Tout-Puissant me soit en aide. Amen.

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur met l'Epée en main droite du Récipiendaire et dit

N......, sois et demeure fidèle, hardi, bon et robuste chevalier de l'Ordre de Saint-André, afin que le Dieu Tout-Puissant daigne te colloquer avec ses élus. Prends donc ce glaive et uses-en pour la défense de Son Saint Nom, pour la confusion des ennemis de l'esprit, pour la défense du faible ou du malheureux, mais n'offense personne que tu n'y sois autorisé par cette loi. Amen.

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur lui reprend l'épée et présente au Récipiendaire les Eperons d'or, qu'il dépose en ses deux mains tendues.

Prends ces éperons, symboles de la célérité en l'accomplissement de tes devoirs de chevalerie, et que leur présence t'épargne toute négligence et out oubli en ce domaine. Souviens-toi qu'en les temps anciens, symboles sacralisés par un rite préalable, les éperons d'or de la chevalerie coûtaient le poing droit à celui qui s'en emparait frauduleusement. A ce titre ils seront, plus encore que l'épée, le rappel de tes devoirs. Amen

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur reprend les éperons et dit

Le Signe de notre Ordre est celui de la Croix sur laquelle Saint-André conquit la vie éternelle, toutefois souviens-toi que ce symbole possède des résonnances ésotériques bien au-delà du sens ordinaire. Je vais te communiquer notre attouchement d'identification, et pour cela mon Frère, relève-toi. Le Récipiendaire se relève, face au Commandeur. Celui-ci croise ses bras en mettant la main droite sur l'épaule droite du Récipiendaire, et la main gauche sur l'épaule gauche du dit. Il lui donne alors l'accolade à trois reprises.

Le Commandeur

Frère, agenouille-toi. Le Commandeur prend l'épée en main droite et en frappe à trois reprises l'épaule gauche du Récipiendaire en prononçant les paroles suivantes Au nom du Dieu Tout-Puissant, Grand Architecte de l'Univers, par Saint-André patron de l'Ecosse, je te fais et constitue Chevalier de Saint-André. Le Commandeur pose l'épée et passe au col du Récipiendaire le sautoir de l'Ordre en disant Reçois les couleurs de l'Ordre, et porte-les jusqu'à la vie éternelle. Amen.

Tous les présents

Amen.

Le Commandeur

Mes Frères, un usage universel veut que toutes les cérémonies de la Chevalerie soient closes par le Psaume 132 : Ecce quam bonum. Ce Psaume fut toujours prononcé par nos Frères les Templiers d'Ecosse dont nous tenons notre filiation par l'Ordre de Saint-André. Unissez-vous donc à moi pendant sa lecture : C'est une bonne et agréable chose lorsque les Frères sont tous unis. Comme le parfum de suave odeur qui, répandu sur la barbe d'Aaron descend sur les deux côtés de celle-ci, et jusqu'au bord de son vêtement, tout comme la rosée descendant sur le mont Harmon ou sur la montagne de Sion. Car c'est là que le Seigneur a ordonné que soient la bénédiction et la vie jusque dans l'éternité. Amen.

Le Commandeur

Frères, que la Paix, que la Joie, que l'Amour fraternel soient en nos coeurs et sur nos lèvres, maintenant et jusqu'au jour de notre mort.

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