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Hauts Grades

Rite Français : cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de la Sagesse

16 Octobre 2012 , Rédigé par GCF Publié dans #hauts grades

S. C. Je déclare ouvert le Conseil des Chevaliers de la Sagesse. Le Suprême Commandeur se lève et dit :

S. C. Implorons le G.A.D.L’U., debout mes Frères, découvrez-vous et au signe de Bon Pasteur.

Souverain Architecte de l’univers, Toi qui pénètres les replis les plus cachés du cœur des mortels, purifie nous du feu sacré de Ton amour, guide et dirige nos pas dans les sentiers de la vertu, donne à notre esprit un discernement sain pour pouvoir partager l’ivraie du bon grain, veuille exalter notre esprit à cet instant où nous implorons Ta divine bonté. En toi est la Vraie Sagesse, à laquelle nous aspirons et que nous espérons acquérir avec l’aide de Ta grâce. Elle fera la force et la beauté du Temple que nous voulons Te consacrer, car elle purifiera nos cœurs dans lesquels nous désirons sans cesse que Tu viennes résider.

Prêtez maintenant attention au T.I.F. Grand Orateur.

G.O. « Toute sagesse vient de Dieu et elle est avec lui avant tous les siècles. Le Verbe de Dieu au plus haut des cieux est la source de la Sagesse. Il la répand sur tous ses ouvrages. »

S. C. A l’exception des FF. qui doivent être décorés du bijou de Chevalier de la Sagesse, prenez place mes Frères.

Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez faire placer à l’Occident les FF. qui doivent prêter leur serment. Cela étant fait, le S. C. poursuit :

S. C. Mes FF., vous allez maintenant prêter, en tant que Chevaliers de la Sagesse, l’obligation commune à tous les FF. qui exercent, à des titres divers, des fonctions de haute responsabilité dans le Grand Chapitre. Auparavant, nous allons une dernière fois attirer votre attention sur les étapes de la carrière que vous avez parcourue depuis votre entrée dans l’Ordre maçonnique, et sur les vertus qui vous y ont été enseignées, vertus qui trouvent toutes leur principe, leur unité et leur fin dans la Sagesse divine.

S. C. T. E. F. premier Grand Maître des Cérémonies, faites avancer notre T.I.F. …, doyen de la Chambre des Grades, afin qu’il ouvre devant nos FF. le Livre des Chevaliers de la Sagesse, en leur expliquant ce que renferme chacune de ses pages. Le premier Grand Maître des Cérémonies va quérir le doyen de la Chambre des Grades pour l’amener au centre de la salle du Conseil. Le T.I.F. désigné ouvrira le livre et en tournera au fur et à mesure chaque page, sceau après sceau, devant les FF., le plus haut placé dans la hiérarchie du G. C. F. étant au centre. Les autres FF. regarderont et écouteront. Quand le doyen de la Chambre des Grades sera devant l’Arche et le livre, le premier Grand Maître des Cérémonies fait avancer les FF. à ses côtés.

D. C. G. Mon F., la première page intérieure de ce livre vous présente les colonnes et les deux lettres J. et B. Elles vous remémorent votre entrée dans l’Ordre et la fermeté d’âme que vous avez eu dans le moment de votre initiation, ce qui vous a permis de devenir à votre tour une pierre d’ornement de l’Ordre et de parvenir à la qualité de Chevalier de l’Aigle Blanc et du Pélican ou de Rose-Croix.

D. C. G. La deuxième page vous présente l’Etoile Flamboyante que vous avez découverte lors de votre passage au grade de Compagnon et qui ne vous a plus quitté, afin de vous guider sur le chemin de la Vérité et de faire de vous une étoile brillante. La devise « Lux in tenebris » indique que la vraie Lumière brille jusqu’au fond des ténèbres, pour nous en retirer et nous conduire à toute perfection.

D. C. G. La troisième page vous présente le tombeau de notre Respectable Maître Hiram, pour vous rappeler qu’il est difficile d’échapper aux pièges que l’ignorance tend tous les jours aux hommes les plus vertueux. La fermeté dont il fit preuve, en aimant mieux être assassiné que se rendre à la persuasion de ses agresseurs, illustre comment la Science, ornée de la Sagesse, fait seule l’homme Saint.

D. C. G. La quatrième page vous présente deux coupables prenant la fuite à travers les rochers et se précipitant dans une fondrière. Ce tableau vous rappelle que l’homme doit toujours se regarder comme s’il avait un poignard pointé en permanence sur ses reins et la géhenne ouverte sous ses pieds car le ciel ne laisse jamais le crime impuni. Il vous annonce que l’Elu, en opposant l’humilité à l’orgueil, avance dans le chemin de la vertu, et progresse vers la victoire en poignardant ses propres passions.

D. C. G. Les chérubins qui ornent la cinquième page enseignent aux Grands Elus à connaître et contempler Dieu, à recevoir les plus hauts dons de sa lumière, à accueillir en soi la plénitude des dons qui rendent sage et à les communiquer ensuite grâce à l’effusion de cette Sagesse même, qui les a comblés de ses bienfaits.

D. C. G. Les outils brisés, le Temple détruit, l’épreuve de la captivité qui figurent symboliquement sur la sixième page, enseignent mon F. que si vous éprouvez des contrariétés, si le malheur vous poursuit, si des revers inattendus vous accablent, votre cœur doit rester ferme au milieu de la tempête, comme un rocher battu par les vents. La force de supporter sa destinée, le courage de se plier à sa condition, d’en être satisfait, la paix de l’âme qui naît d’une confiance sans borne en la justice du Souverain Architecte des mondes, voilà l’honneur du Chevalier que les misères humaines ne pourront plus atteindre. C’est ainsi que Zorobabel peut triompher et annoncer aux Sages que l’imposture et le mensonge sont mis en fuite.

D. C. G. La Rose qui fleurit sur la croix, sur cette septième page, appelle l’homme à étreindre en ses bras étendus l’humanité souffrante, pour la réchauffer à son cœur aimant, où la Parole a reçu vie. A ce moment l’homme est la croix où fleurit la Rose. Lorsqu’il croise ses bras sur sa poitrine et qu’il poursuit son chemin, c’est pour y recueillir l’agneau égaré, le soigner, le protéger, le prendre dans ses bras et, comme l’a fait le Bon Pasteur, le ramener à la Maison du Père. Et sa vie entière sera sous le signe de cet Amour ; le Divin en pleine gloire s’est révélé dans l’homme, la Charité est née en lui. La Rose et la Croix ne sont plus qu’un : pour toujours. Le D.C.G. fait prendre au récipiendaire le bijou et le coussinet blanc placés au cœur de la rose puis le remet au premier Grand Maître des Cérémonies. Il  présente alors le texte figurant en huitième page, sur la troisième page de couverture.

D.C.G. Mon F., lisez. Le F. lit à haute voix :

« Dès l’éternité je fus fondée, dès le commencement, avant l’origine de la terre. Quand l’abîme n’était pas, je fus enfantée, quand n’étaient pas les sources jaillissantes. Avant que fussent implantées les montagnes, avant les collines, je fus enfantée, Avant qu’il eût fait la terre et la campagne et les premiers éléments de la poussière du monde. Quand il affermit les cieux, j’étais là, quand il traça un cercle à la surface de l’abîme, Quand il condensa les nuées d’en haut, quand il fixa les sources de l’abîme, Quand il assigna son terme à la mer – et ses eaux n’en franchiront pas le bord -, Quand il affermit les fondements de la terre, j’étais à ses côtés comme le maître d’œuvre. »

S. C. « Au commencement était la Parole, et la Parole était auprès de Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise. » Le D.C.G. referme le livre et, montrant la première page de couverture, reprend.

D.C.G. « Je suis l’alpha et l’oméga, Celui qui est, qui était et qui vient. » Le premier Grand Maître des Cérémonies porte le bijou posé sur son coussin, le D. C. G. amène devant l’autel, assisté du deuxième Grand Maître des Cérémonies, l’ensemble des FF. qui doivent être assermentés. Marchant à pas libres, il fait agenouiller le premier, à deux genoux et la main sur le livre de la Sagesse. Les autres posent la main sur l’épaule du premier, ou sur celle de celui qui est devant eux. Le Suprême Commandeur frappe un coup de maillet et dit :

S. C. A l’ordre, mes FF. Tous les FF. qui ne prêtent pas le serment se mettent debout, découverts et à l’ordre de Bon Pasteur.

S. C. Mes FF., déclinez vos noms et prénoms et répétez après moi.

Moi,     ,en présence du Grand Architecte de l’univers, du Grand Chapitre Français ici assemblé en son 4e ordre et de tous mes FF. Chevaliers Rose-Croix, je jure et promets sincèrement sur la Bible que je crois être vraiment la Parole Sacrée de l’Eternel, d’observer fidèlement tous les devoirs d’un Franc-Maçon, et d’en pratiquer toutes les vertus, qui viennent de m’être rappelées. Je jure de les mettre constamment en oeuvre dans l’exercice des fonctions qui m’ont été confiées ou qui pourront l’être à l’avenir par le Grand Chapitre Français, et de n’avoir en vue, dans toutes mes démarches, que le bien de l’Ordre, celui de mes Frères, et la gloire du Grand Architecte de l’univers. Qu’il Lui plaise de m’éclairer de Sa divine Sagesse et de m’être en aide pour me maintenir dans ma fidélité à tous mes engagements, pour la plus grande gloire de son Saint Nom.

Relevez-vous, mes Frères. Les FF. assermentés se relèvent. Le premier Grand Maître des cérémonies les conduit l’un après l’autre, selon leur rang, à la droite du Suprême Commandeur. Celui-ci les revêt l’un après l’autre du bijou ; toutefois il n’en donnera l’explication qu’une fois, avant de le remettre au premier des FF. concernés, cette explication valant pour tous.

S. C. Mon Frère, j’attire de nouveau votre attention sur le bijou qui vous distingue comme membre du 5° ordre. En qualité de Chevalier de la Sagesse, vous le porterez désormais autour du cou, suspendu à ce ruban. Ce bijou, vous le savez, ne représente autre chose que les armes du Grand Chapitre Français, réunissant les symboles des quatre ordres, mais il est porté par un aigle, cet aigle que vous avez déjà vu dans le grade suprême de Chevalier Rose-Croix, où il est comparé à la divine Puissance. Que celle-ci, mon Frère, vous prenne sous l’ombre de ses ailes, et qu’elle vous donne la force de remplir fidèlement tous vos devoirs. Vous porterez dans nos assemblées un second bijou, sur lequel est inscrite en lettres d’or la Parole Sacrée, avec en son centre cette rose qui fleurit en vous. Cette rose est entourée des neuf lettres du mot SAPIENTIA, sagesse. Elles signifient que la Sagesse Suprême préside aux travaux du Conseil et l’éclaire de ses rayons. Après avoir revêtu chaque Frère de ses bijoux, aidé par le D. C. G. si le nombre de récipiendaires est important, le Suprême Commandeur lui donne le baiser de paix des Chevaliers Rose-Croix (par deux), en lui disant :

S. C. La Paix soit avec vous. Quand tous les FF. ont reçu leurs bijoux, le Suprême Commandeur dit :

S. C. Très Excellents Grands Maîtres des cérémonies, veuillez reconduire nos FF. à leurs places. Prenez séance, mes Frères. Quand les FF assermentés ont repris leurs places, le Suprême Commandeur dit :

S.C. Mes Frères, prêtez attention au Très Illustre Frère Grand Orateur. Mon Très Illustre Frère, vous avez la parole. Le Grand Orateur adresse à tous les FF. le discours suivant : Mes Très chers Frères, Lorsque, profane encore, vous fûtes placé dans la chambre des réflexions, vous avez fait le choix du pain, de l’eau, de la lumière et de la vie, rejetant les emblèmes de stérilité qu’étaient le sel, le soufre et le crâne. Depuis ce moment déjà lointain, vous avez suivi avec constance, sinon toujours avec facilité, la voie dans laquelle vous étiez entré, et dont le livre qui vous a été montré tout à l’heure vous a retracé les étapes, les épreuves et les enseignements. A travers ces étapes, comme par autant de degrés, vous êtes enfin parvenu au grade suprême de Chevalier Rose Croix, dans lequel vous avez appris à connaître la nouvelle Loi et les trois vertus qui en sont les colonnes et les principes. Soutenu par la Foi au front serein, l’Espérance aux regards consolateurs et la Charité au cœur enflammé, vous êtes devenu digne de connaître la Parole sacrée et de contempler la rose mystique. Conservez, mon cher F, plus que jamais intacte votre confiance en cette voie intérieure et secrète qui vous a conduit jusque là, qui permet de redonner forme aux outils et de rendre son éclat à l’Etoile Flamboyante. Nous avons ce soir attiré spécialement votre attention sur un des aspects les plus fondamentaux des enseignements qui sont contenus dans ce grade suprême, à savoir celui qui concerne la Sagesse. Comme toutes les autres vertus la Sagesse prise absolument est un attribut divin, et de façon dérivée une vertu humaine. Mais elle enveloppe aussi en elle-même toutes les autres vertus, comme elle enveloppe tous les êtres, car c’est par elle que le Grand Architecte a tout conçu avant que de créer. Prise en son essence, elle reste éternellement cachée dans le sein de la Divinité, et la Parole, dont nous parle le Livre saint sur lequel vous avez prêté tous vos serments, est sa manifestation. Elle a été à vos côtés dès le début de votre carrière maçonnique, où l’on vous présenta la triade Sagesse, Force, Beauté, pour vous enseigner que la première est la source et le principe des deux autres, et elle vous a ensuite accompagné tout au long du chemin que nous avons évoqué. La sagesse est pour l’homme le premier des sept dons de l’Esprit Saint. C’est un reflet de la Sagesse divine que Dieu a mis en lui en le créant. De là procèdent les six autres dons qui sont l’intelligence, le conseil, la vaillance, la science, la crainte de Dieu et la piété. L’intelligence est la connaissance intime que nous avons du projet de Dieu sur nous et de notre destinée spirituelle. Le conseil, lié aux vertus de justice, de tempérance et de prudence, est le jugement qui nous permet de discerner en toutes choses ce qui est conforme à ce projet et ce qui lui est contraire. La vaillance, liée à la vertu de force ainsi qu’à celles de foi et d’espérance, est l’ardeur que nous mettons à réaliser ce projet divin, et cette confiance en Dieu grâce à laquelle nous résistons au découragement qui peut parfois nous tenter. La science est la connaissance de nous-même, de notre nature, de notre état et de nos rapports avec l’univers, science qui produit plutôt l’humilité que l’orgueil et qui, jointe au don de conseil, nous permet d’oeuvrer au mieux à la réalisation du projet divin. La crainte de Dieu est la conscience que nous avons de Sa transcendance absolue, du mystère de Son essence, et de notre dépendance totale vis à vis de Lui de qui nous tenons l’être. La piété, liée à la vertu de charité, est la communion intime avec ce Dieu transcendant qui est en même temps Amour, et qui est le principe de l’amour mutuel qui nous unit les uns aux autres quand nous sommes ensemble en communion avec Lui. Soyez donc convaincu que ce n’est pas sans raison que les professeurs de l’art des Sages, les vrais Maîtres, adoptèrent pour chef celui dont vous avez occupé un jour le trône, celui auquel l’Eternel dit : « Parce que tu ne m’as demandé ni une longue vie, ni des richesses, ni la mort de tes ennemis, j’ai fait selon ta parole, je t’ai donné un cœur sage. » Soutenus par cette confiance et cette conviction, redoublons tous ensemble d’efforts et travaillons avec constance et patience. Nous soutiendrons ainsi, à leur tour, le zèle de tous les Maçons, persuadés qu’ils seront, par notre exemple, que l’art qu’ils professent doit les conduire dans le sanctuaire de la vérité, par la pratique des vertus et la grâce du Grand Architecte de l’univers.

S. C. Mon T.I.F. Grand Orateur, je vous remercie. Cette lecture termine la cérémonie de remise de la distinction de Chevalier de la Sagesse. Si plus rien n’est à l’ordre du jour, on procède à la fermeture des travaux du Grand Chapitre en son 4e ordre. Elle peut aussi être suivi des travaux du Sublime Conseil, auquel cas le Suprême Commandeur poursuit ainsi :

S. C. Très Excellents Grands Maîtres des Cérémonies, veuillez conduire dans les salles extérieures les FF. qui ne sont pas membres du Sublime Conseil.

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