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Hauts Grades

Rite Opératif de Salomon 1er Degré (2)

1 Mai 2012 , Rédigé par Oitar Publié dans #Rites et rituels

Préparation d’Un Profane Admis aux Epreuves
Lorsqu’un profane a été admis aux épreuves, le Vénérable Maître d’Oeuvre lui envoie un exemplaire de l’instruction ci-après et le convoque pour la Tenue d’Initiation.
a – Instruction pour les candidats
Le candidat à l’Initiation devra méditer la présente instruction. Il pourra ainsi se former une idée exacte de la Franc-Maçonnerie et décider s’il doit ou non donner suite à sa demande d’admission. Il est prévenu qu’il sera interrogé sur le sens général de cette instruction.
b – De la Franc-Maçonnerie et de ses principes
La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique (c’est-à-dire qui aime l’humanité), philosophique (c’est-à-dire qui aime la sagesse) et progressive (c’est-à-dire qui ne se confine pas dans le passé) a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité ; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité, à la concordance générale.
Elle est une fraternité universelle. Ses principes sont la tolérance, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
La Franc-Maçonnerie considère la morale comme indépendante de toute religion ou conception métaphysique ; elle n’impose aucune limite à la libre recherche de la vérité. Elle est ouverte à tous les hommes, quelles que soient leur nationalité, leur race, leur croyance. Estimant que les conceptions métaphysiques relèvent du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique.
Sa devise est : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ.
Consciente de sa pérennité, la Franc-Maçonnerie s’élève au-dessus de toute confession religieuse, de toute école philosophique, de tout parti politique.
Elle proclame que le travail est un devoir essentiel de l’homme. Elle honore également le travail intellectuel et le travail manuel. Ses Temples sont des écoles mutuelles d’éducation et d’enseignement.
Par ses procédés de culture, elle s’efforce de dépouiller ses adeptes de tout préjugé, de leur inculquer l’amour de la vérité, du beau et du bien, de leur apprendre à penser, à juger, à décider.
Elle recommande à ses initiés tout ce qui peut les rapprocher, bannit tout ce qui peut les diviser ; elle cherche à développer chez eux des sentiments d’affection et de dévouement fraternel qui constituent le lien le plus puissant entre tous les Francs-Maçons du globe.
Sa force réside uniquement dans la valeur morale et intellectuelle de ses membres et dans la discipline volontaire qu’ils savent s’imposer eux-mêmes.
c – Des Francs-Maçons
La souveraineté maçonnique appartient à l’universalité des Francs-Maçons actifs, faisant partie de la Fédération du Grand Orient de France. Cette souveraineté s’exerce par le suffrage universel.
La Franc-Maçonnerie possède des signes et des emblèmes dont la haute signification symbolique ne peut être révélée que par l’Initiation. Ces signes et ces emblèmes président, sous des formes déterminées, aux travaux des Francs-Maçons et permettent à ceux-ci, sur toute la surface du globe, de se reconnaître et de s’entraider.
L’Initiation comporte plusieurs degrés ou grades. Les trois premiers degrés sont celui d’Apprenti, celui de Compagnon et celui de Maître, qui seul donne au Franc-Maçon la plénitude des droits maçonniques.
Au sein des réunions maçonniques, tous les Francs-Maçons sont parfaitement égaux. Il n’existe entre eux d’autre distinction que celle de la hiérarchie des Offices.
d – Acquisition et perte de la qualité de Franc-Maçon
Nul ne peut être admis à l’Initiation et jouir des droits attachés au titre de Franc-Maçon :
1. s’il n’a atteint la majorité légale ;
2. s’il n’est de réputation et de mœurs irréprochables ;
3. s’il n’a des moyens d’existence honorables et suffisants ;
4. s’il ne possède l’instruction indispensable pour comprendre les enseignements maçonniques ;
5. s’il n’est domicilié ou résidant, depuis six mois au moins, dans le département où est située la Loge à laquelle il se présente, ou dans un rayon de cent kilomètres.
Toutefois, des exceptions peuvent être faites pour les personnes habitant un département où il n’existerait pas de Loge. Sont dispensés de cette condition, les militaires, les marins, les fonctionnaires publics et les personnes qui, par leur profession, sont contraintes à des changements de résidence ;
6. s’il est ou a été adhérent ou sympathisant d’une association ou d’un groupement appelant à la discrimination raciale, à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en prétextant de leur origine, leur appartenance à une ethnie ou à une religion déterminée et qui propagerait ou aurait propagé des idées et des théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine, cette violence ;
7. s’il est adhérent ou sympathisant d’une association ou d’un groupement considéré
comme un mouvement sectaire et notamment d’une organisation dont la philosophie ou les agissements sont incompatibles avec les valeurs du Grand Orient de France, c’est-à-dire visant à détruire, à déstabiliser et à aliéner l’être humain.
Tout candidat à l’Initiation doit produire une photocopie de la Carte d’Identité recto-verso, un extrait récent de son casier judiciaire ou, s’il n’en existe pas pour lui, les pièces en tenant lieu.
Nul ne peut être admis sans une enquête préalable. Toute admission est soumise à des scrutins auxquels ont droit de prendre part tous les Francs-Maçons présents en séance et remplissant les conditions exigées par le Règlement Général.
La qualité de Franc-Maçon, ainsi que les droits et prérogatives qui y sont attachés, se perd :
1. par une action déshonorante, ou l’exercice d’un état notoirement déconsidéré dans l’ordre social ;
2. par la violation des engagements maçonniques contractés dans l’Initiation ;
3. par l’appartenance, la collaboration de fait ou de droit à une association ou à un groupement appelant à la discrimination, à la haine, à la violence envers une personne ou un groupe de personnes en prétextant de leur origine, leur appartenance à une ethnie ou à une religion déterminée et qui propagerait des idées et des théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine, cette violence ;
4. par l’appartenance, la collaboration de droit ou de fait à une association ou un groupement conduisant directement ou indirectement à détruire, à déstabiliser ou à aliéner l’être humain.
Nul ne peut être privé de sa qualité de Franc-Maçon qu’en vertu d’un jugement rendu dans les conditions et selon les formes déterminées par le Règlement Général.
e – Obligations pécuniaires
La Franc-Maçonnerie ayant à pourvoir à son propre fonctionnement et à subvenir à ses œuvres de solidarité, impose à tous ses membres des contributions. Le candidat est averti par le Président de la Loge des montants du droit d’Initiation et de la cotisation annuelle. Il s’engage à être exact aux séances de la Loge qui ont lieu au moins deux fois chaque mois. En cas d’empêchement sérieux, une lettre d’excuse est réglementaire.

Cérémonie d’ Initiation Maçonnique
Lecture du Testament Philosophique et Moral

A partir de ce moment et jusqu’à la consécration finale, l’Expert, nommé Frère Terrible, est muni de l’épée flamboyante.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE , *:
F Terrible, Maître du Rituel, veuillez vous rendre auprès du Profane qui médite dans le secret du cabinet de Réflexion.
Vous interromprez sa méditation pour vous enquérir de sa persévérance et vous nous rapporterez ensuite le Testament Philosophique et Moral ainsi que ses réponses aux cinq questions traditionnelles qu’il aura rédigées de sa main.
Le Frère Terrible exécute l’ordre. Pendant l’attente, le Vénérable ou le Parrain peut présenter le profane à l’ensemble de la Loge. Le Frère Terrible frappe à la porte du Temple et le Couvreur ouvre les deux battants de la porte. Le Frère Terrible se tient dans l’encadrement et le Couvreur informe à l’oreille le Surveillant Ancien.
LE SURVEILLANT ANCIEN, *:
Vénérable Maître d’Oeuvre, le F Terrible est de retour tenant à la pointe de son glaive le Testament Philosophique ainsi que les réponses aux cinq questions traditionnelles.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Qu’il me transmette ce document.
Le Frère Terrible s’avance jusqu’au bas des marches de l’Orient devant la chaire de Salomon et tend le Testament Philosophique fiché sur la pointe de son glaive tenu de la main droite. Une fois que le Vénérable Maître d’Oeuvre a pris le document, le Frère Terrible regagne sa place.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Nous allons recevoir ce Profane pour procéder à son initiation.
Audition du Profane
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE , *: F Terrible, Maître du Rituel, veuillez vous rendre auprès du Profane qui médite dans le Cabinet de Réflexion ; vous lui banderez les yeux et le conduirez jusqu’à nous.
Le commandement est exécuté par le Frère Terrible aidé par un Maître pour chaque Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE, *:
Mes Frères, le Profane va être introduit dans le Temple et je vous recommande d’observer le plus grand silence.
A son retour, le Frère Terrible frappe un coup discret à la porte, le Couvreur lui ouvre rapidement et rend compte de sa mission à l’oreille du Surveillant Ancien.
LE SURVEILLANT ANCIEN, *:
Vénérable Maître d’Oeuvre, le F Terrible est de retour sur les parvis avec le Profane que nous attendons.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
F Surveillant Ancien, veuillez faire introduire ce Profane dans notre Temple.
Sur un signe du Surveillant Ancien, le Couvreur ouvre la porte du Temple sans bruit et en silence et le Profane est conduit entre les Colonnes.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, d’ultimes questions vont vous être posées car nous désirons savoir si notre Ordre pourra servir utilement à votre progrès et si vous pourrez lui donner l’aide dont il a besoin.
Faire signe d’éteindre toutes les lumières.

Pour acquérir les Secrets du Métier et la Connaissance de l’Art du Trait, vos intentions doivent être pures, votre sincérité parfaite et votre volonté inébranlable.
Etes-vous disposé à répondre à nos questions ? Si oui, dites : « J’y suis disposé ».
LE PROFANE :
J’y suis disposé.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Dans ce cas, nous allons faire naître un point de lumière dans cette nuit où vous êtes plongé.
F Terrible, vous dévoilerez la lueur à mon coup de maillet. *.
Au coup de maillet, le Frère Terrible relève les bords du bandeau de manière à laisser entrevoir au Profane la clarté diffuse préalablement préparée à son intention. Celle-ci est produite par une chandelle noire disposée dans un étui protecteur conique de métal noir sur lequel est pratiquée une découpe de forme ovale à hauteur de la flamme qui semble ainsi danser dans le vide et l’obscurité. Un silence absolu doit régner dans le Temple.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE, Après un temps assez long :
F Terrible, laissez retomber sur les yeux du Profane le bandeau des préjugés.
Ceci étant fait, la lumière est redonnée discrètement.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, prêtez-moi attention car je vais vous poser une première question.
Un temps.

La Franc-Maçonnerie recommande à ses membres la défense de la Liberté ; dans ce but, elle leur prescrit le rayonnement par l’exemple, la parole et les écrits. Quelles réflexions cette recommandation vous inspire-t-elle ?
Réponse du Profane.
S’il y a plusieurs Profanes, chacun doit répondre individuellement.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Acceptez-vous de vous conformer à cette recommandation ? Si oui, répétez : « J’’accepte de me conformer à cette recommandation ».
Ceci fait.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, je vais à présent vous poser une seconde question.
Un temps.

Au sein des réunions maçonniques, tous les FF sont placés sur un niveau d’égalité parfaite ; il n’existe pas entre eux d’autre distinction que celle de la hiérarchie des fonctions.
Quelles appréciations cette Règle vous inspire-t-elle ?
Réponse du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Acceptez-vous de vous conformer à cette règle ? Si oui, répétez : « J’accepte de me conformer à cette règle ».
Ceci fait.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Enfin, je vais vous poser une troisième question : Le Franc-Maçon a pour devoir, en toute circonstance, d’aider, d’éclairer et de protéger son F même au péril de sa vie, comme de le défendre contre l’injustice.
Quels sentiments ce devoir de fraternité vous inspire-t-il ?
Réponse du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Acceptez-vous d’honorer ce devoir ? Si oui, répondez : « J’accepte d’honorer ce devoir ».
Réponse du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, persistez-vous toujours dans votre intention de vous unir à nous ? Si oui, répondez : « Je persiste dans mon intention ».
Réponse du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Avant que votre détermination ne vous engage sur une voie sans retour, il convient que vous soient résumés nos principes et nos obligations.
Monsieur, prêtez attention, vous écouterez et méditerez ensuite.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Les opinions profanes n’entrent pas ici. En ce lieu, les Francs-maçons travaillent fraternellement unis dans le calme, l’équité et la sérénité. Toutes les idées métaphysiques, philosophiques, religieuses, politiques, sociales ou autres, sont égales à leurs yeux, sous réserve cependant qu’elles ne méprisent ni la vie, ni la nature, ni la condition humaine.
LE SURVEILLANT ANCIEN :
Ici, ne comptent que la valeur morale et la qualité spirituelle de l’homme. Les origines, les religions ne sont rien ; la fortune, la profession, la position sociale, le degré d’instruction, le niveau de culture générale ou de connaissances particulières ne comptent pas.
LE NOUVEAU SURVEILLANT :
Ici, la raison, le sentiment et la foi ne subissent aucune entrave. Tous ont le droit de croire à un dieu créateur, intelligence suprême, puissance immanente ou force inconsciente et chacun a la liberté de ne pas y croire.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Au sein du G O D F , votre personnalité sera parfaitement respectée ; vous devrez évidemment respecter celle des autres, car ici, la Tolérance est notre Loi.
LE SURVEILLANT ANCIEN :
Ici, la Rigueur est notre méthode.
LE NOUVEAU SURVEILLANT :
Ici, la Recherche de la Vérité est notre but.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Trois devoirs pratiques vous seront imposés.
LE SURVEILLANT ANCIEN :
Le premier sera l’obligation de la Règle du Silence. Vous devrez demeurer muet sur tout ce que vous aurez pu entendre ou découvrir parmi nous, ainsi que sur ce que vous entendrez, verrez ou saurez par la suite.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, êtes-vous prêt à accepter ce devoir sans restriction d’aucune sorte ? Si oui, dites : « J’y suis prêt et j’accepte ».
Réponse du Profane.
LE NOUVEAU SURVEILLANT :
Le deuxième de vos devoirs tient à l’essence même de notre Ordre. Il vous faudra secourir votre F , prévenir ses besoins, soulager son infortune, l’assister de vos lumières.
Chaque occasion d’être utile dont le F ne profite pas est une infidélité ; chaque secours qu’il refuse est une trahison. En outre, il vous faudra rassembler constamment ce qui est épars.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, êtes-vous prêt à accepter ce devoir sans restriction d’aucune sorte ? Si oui, dites : « J’y suis prêt et j’accepte ».
Réponse du Profane.
L’ORATEUR :
Le troisième de vos devoirs sera de respecter la Loi Maçonnique et de vous conformer au Règlement Général du G O D F
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, êtes-vous prêt à accepter ce devoir sans restriction d’aucune sorte ? Si oui, dites : « J’y suis prêt et j’accepte ».
Réponse du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Serez-vous assidu aux Travaux de la Loge et constant dans vos efforts ? Si oui, répondez : « Je serais assidu en Loge et constant dans mes efforts ».
Réponse du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Nous allons une dernière fois délibérer à votre sujet.
Pendant ce temps, réfléchissez encore. Vous nous direz ensuite si vous persistez dans vos intentions.
Si votre volonté se montre ferme et votre décision irrévocable, il incombera au Frère Terrible, Maître du Rituel de vous préparer comme il convient, car pour atteindre la Lumière, la route sera longue et pénible. *.
Frère Terrible, Gardien du Rituel, veuillez raccompagner le Profane sur les parvis et regagner le Temple pour participer à la décision de la Loge.
Ceci fait.

Décision de la Loge
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE : Mes Frères, si vous possédez d’ultimes renseignements que nous n’avons pas, la parole sur votre demande, vous sera accordée.
Je rappelle aux Apprentis qu’en cette circonstance, la Règle du silence est levée.
LE SURVEILLANT ANCIEN :
Les Colonnes sont muettes, Vénérable Maître d’Oeuvre.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
F Orateur, veuillez nous dire si vous voyez des objections à l’admission du Profane aux épreuves de l’initiation maçonnique.
L’ORATEUR :
Vénérable Maître d’Oeuvre, le dossier étant en tout point conforme, je ne vois aucune objection à l’admission définitive du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Le F Orateur ayant fait connaître ses conclusions, nous allons procéder selon l’ancien usage.
Que ceux qui sont d’avis d’accepter les conclusions du F Orateur telles qu’elles viennent d’être exprimées, le manifestent en se levant à mon coup de maillet. *.
Avis contraire ? *.
Aucune objection ne s’étant manifestée, je vous annonce que le Profane est admis à subir les épreuves de l’initiation maçonnique.
F Terrible, veuillez vous rendre auprès du Profane pour lui faire connaître notre décision. Vous vous assurerez que sa volonté se montre ferme et me rendrez compte ensuite.
Au retour du Frère Terrible.
LE SURVEILLANT ANCIEN, *:
Vénérable Maître d’Oeuvre, le Frère Terrible est de retour.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Qu’il entre et me rende compte.
LE SURVEILLANT ANCIEN :
F Couvreur, donnez l’entrée au Frère Terrible car le Vénérable Maître d’Oeuvre demande qu’il lui soit rendu compte.
Le Frère Terrible se place entre les Colonnes et dit :
LE FRÈRE TERRIBLE :
Vénérable Maître d’Oeuvre, ma mission est accomplie et je vous rends compte que le Profane demeure ferme dans ses intentions.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Puisque nous l’avons choisi, nous allons procéder à l’initiation de ce Profane dans les formes requises.
F Terrible, veuillez préparer le Profane selon l’Ancien Usage.
Pendant la préparation du Profane, le Vénérable Maître d’Oeuvre peut présenter le postulant en quelques mots.
Colonne d’Harmonie.
Entrée du Profane
Lorsque le Profane est prêt et se tient devant la porte du Temple, le Frère Terrible fait un signe discret au Couvreur. Ce dernier prévient aussi discrètement le Vénérable Maître d’Oeuvre que tout est prêt et entrouvre la porte. Le Vénérable Maître d’Oeuvre assène un coup de maillet puissant et dit à très haute voix.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Que meurt le vieil homme et que naisse l’initié !
A la seconde précise où le Vénérable Maître d’Oeuvre a terminé sa phrase, le Frère Terrible fait frapper le candidat en profane à la porte du Temple par plusieurs grands coups.
LE COUVREUR, la porte étant fermée :
ALERTE !! pleine voix ; On frappe en profane à la Porte du Temple.
LE SURVEILLANT ANCIEN :
Vénérable Maître d’Oeuvre, l’alerte est donnée !!
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
F Couvreur, pour notre sécurité, voyez qui frappe ainsi.
Le Couvreur ouvre l’œilleton et dit :
LE COUVREUR :
Qui frappe ainsi ?
LE FRÈRE TERRIBLE :
C’est un Profane réputé libre, de mœurs strictes et de bon renom qui demande à être reçu Maçon.
LE COUVREUR :
Vénérable Maître d’Oeuvre, un Profane réputé libre, de mœurs strictes et de bon renom, demande à être reçu Maçon.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Comment ce Profane se présente-t-il à nous ?
LE COUVREUR :
Comment ce Profane se présente-t-il à nous ?
LE FRÈRE TERRIBLE :
Pauvre et sans un sou, ni nu ni vêtu, mais dans une tenue décente.
LE COUVREUR :
Vénérable Maître d’Oeuvre, ce Profane se présente à nous pauvre et sans un sou, ni nu ni vêtu, mais dans une tenue décente.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
A quoi ce Profane aspire-t-il ?
LE COUVREUR :
A quoi ce Profane aspire-t-il ?
LE FRÈRE TERRIBLE :
Ce Profane n’aspire qu’à la Connaissance des secrets du Métier.
LE COUVREUR :
Vénérable Maître d’Oeuvre, ce Profane n’aspire qu’à la Connaissance des secrets du Métier.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Comment ce Profane a-t-il pu venir jusqu’à nous ?
LE COUVREUR :
Comment ce Profane a-t-il pu venir jusqu’à nous ?
LE FRÈRE TERRIBLE :
Conduit et soutenu par un Maître Maçon.
LE COUVREUR :
Vénérable Maître d’Oeuvre, ce Profane est venu jusqu’à nous, conduit et soutenu par un Maître Maçon.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Est-il ce Profane que nous avons choisi ?
LE COUVREUR :
Ce Profane est-il celui que nous avons choisi ?
LE FRÈRE TERRIBLE :
Ce Profane est celui que nous avons choisi.
LE COUVREUR :
Vénérable Maître d’Oeuvre, ce Profane est bien celui que nous avons choisi.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
D’où vient le Profane que nous avons choisi ?
LE COUVREUR :
D’où vient le Profane que nous avons choisi ?
LE FRÈRE TERRIBLE :
Des ténèbres.
LE COUVREUR :
Des ténèbres, Vénérable Maître d’Oeuvre.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Qu’espère-t-il trouver ici ?
LE COUVREUR :
Qu’espère-t-il trouver ici ?
LE FRÈRE TERRIBLE :
La Lumière.
LE COUVREUR :
Vénérable Maître d’Oeuvre, le Profane Choisi recherche la Lumière.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Puisqu’il recherche la Lumière, qu’il entre.
COLONNE D’HARMONIE
La porte du Temple s’ouvre brusquement et à grands bruits. Le Profane attend sur place et lorsque le silence est établi, le Frère Terrible dit d’une voix forte :
LE FRÈRE TERRIBLE :
Ami, prenez garde. Pour aborder ce lieu sans danger, vous n’avancerez qu’avec circonspection, en suivant nos recommandations de prudence.
Pour franchir le seuil, courbez bien la tête et glissez-vous de biais car la porte basse est très étroite.
COLONNE D’HARMONIE.
Le Messager s’est rendu à la porte du Temple et à l’aide de sa canne marque la hauteur de la porte basse. Le Profane est introduit dans les formes à l’intérieur du Temple. A peine le Profane redressé, le Couvreur appuie la pointe d’un compas sur la poitrine de l’impétrant à la hauteur du cœur et dit :
LE COUVREUR :
Sentez-vous quelque chose ?
Réponse du Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
La prudence vous fut recommandée et, fort heureusement, vous vous êtes conformé à cet avis. Trop de hâte et de précipitation et la pointe acérée de cet outil, utile au travail et indispensable au tracé, vous perçait le cœur. Retenez que l’impatience porte à l’irréparable.
L’ORATEUR :
Ici, tout est symbole. Frappez et l’on vous ouvrira.
LE FRÈRE TERRIBLE :
Laissez-vous guider, demeurez vigilant et mesurez vos pas.
COLONNE D’HARMONIE
Le Frère Terrible se tenant derrière le Profane, les deux mains posées sur les épaules, le conduit jusqu’au bas des marches de l’Orient.
LE FRÈRE TERRIBLE :
Prêtez attention au Vénérable Maître d’Oeuvre.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Profane, est-ce librement et de votre plein gré que vous vous présentez devant nous ?
LE PROFANE :
C’est librement et de mon plein gré que je me présente devant vous.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Pouvez-vous nous assurer solennellement qu’aucune pression directe ou indirecte ne fut exercée envers vous, pour vous conduire jusqu’ici ?
LE PROFANE :
Je vous en assure solennellement.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Persistez-vous toujours dans votre intention d’être reçu dans l’Ordre des Francs-Maçons ?
LE PROFANE :
Je persiste.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE, *:
Puisqu’il en est ainsi, Frère Terrible, délivrez le Profane de ses Chaînes et qu’elles disparaissent à jamais.
COLONNE D’HARMONIE
Les Chaînes sont dénouées, libérant les mains ; elles sont lancées à ras de terre contre les portes du Temple.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Etes-vous disposé à prêter votre première obligation ?
LE PROFANE :
J’y suis disposé.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Dans ce cas, Frère Terrible, veuillez reconduire le Profane entre les Colonnes.
L’Épreuve de Vérité
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE : Puisque vous êtes disposé à prêter votre première obligation, nous devons vous soumettre à l’épreuve de vérité.
F Terrible, veuillez présenter au Candidat la Coupe Sacrée.
COLONNE D’HARMONIE.
L’harmoniste réglera l’intensité de la musique de façon adéquate pendant le déroulement de cette épreuve.
L’ORATEUR :
Ici, tout est symbole. Demandez et vous recevrez.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Monsieur, si vous aviez dessein de nous tromper, de mentir ou de dissimuler, redoutez les conséquences de votre perfidie.
En vérité, ne buvez à cette Coupe Sacrée que si vous vous tenez sans crainte de succomber à l’épreuve, car un poison subtil coule de la bouche du parjure jusqu’à son âme, transformant ainsi un breuvage de Vie en liquide de mort.
Si vous n’êtes pas assez sûr de vous pour accepter cette épreuve, éloignez de vos lèvres cette coupe.
Vous sentez-vous assez ferme et assez fort pour y consentir, ou préférez-vous renoncer avant qu’il ne soit trop tard ? Fuyez, il en est temps encore.
Un temps.

Cependant, Si vous êtes loyal, sincère et probe, buvez avec confiance.
Monsieur, consentez-vous à cette épreuve ?
LE PROFANE :
J’y consens.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Dans ce cas, qu’il en soit fait selon votre désir. *.
Mes Frères, les Colonnes hautes.
Monsieur, répétez après moi les termes de votre première Obligation :
Sous la protection du Grand Architecte de l’Univers, ad libitum
Sous la protection du Grand Orient de France,
Moi, suivi de votre nom,
Choisi par les Maîtres du Métier
J’affirme que mes intentions sont pures et mon cœur sincère.
Je m’engage, quoi qu’il advienne, à ne jamais rien révéler de ce que j’ai pu voir ou entendre depuis que j’ai été introduit dans le lieu de méditation.
Si je dois trahir mon serment je consens à ce que la douceur de ce breuvage....
LE FRÈRE TERRIBLE :
Buvez une première gorgée.
Le Frère Terrible fait boire une gorgée d’eau sucrée au Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
se change en amertume.
Le Frère Terrible verse sans bruit un liquide amer dans la coupe.
LE FRÈRE TERRIBLE :
Buvez lentement sans vous arrêter.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Vos traits s’altèrent ; seriez-vous victime de vous-même que déjà la douceur de ce breuvage se change en amertume ? Buvez cependant jusqu’à la lie en surmontant votre dégoût.
Le Frère Terrible verse sans bruit quelques gouttes d’amertume à l’état pur et fait boire au Profane.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE, *:
Mes Frères, prenez place.
Un temps.

Cette épreuve est le rappel d’un rite des temps anciens auquel se soumettaient même les Rois. Sur le chemin où vous vous engagez aujourd’hui, vous rencontrerez, comme nous tous, le doute et l’incertitude, mais, comme nous tous, vous les dépasserez et poursuivrez votre route. Sachez qu’elle est longue et pénible et qu’il faut la suivre avec persévérance sans se décourager jamais. Marchez en confiance avec Foi, Espérance et Joie, mais soyez vigilant, attentif et prudent pour ne pas vous égarer dans de mauvais sentiers.
Un temps.

Monsieur, il vous est encore loisible de renoncer ; le désirez-vous ?
LE PROFANE :
Non.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D’ŒUVRE :
Nous allons donc poursuivre.
Monsieur, vous venez de nous faire la promesse d’observer notre Loi du Silence et nous ne doutons pas que vous la teniez. Cependant, nous voulons vous éclairer sur le sort de ceux qui nous sont infidèles.
Scène du Cadavre
Le Frère désigné se place au bas des marches de l’Orient, les jambes sur les marches, la tête et le corps sur le sol, recouverts d’un linge ensanglanté ; des FF s’arment d’épées qu’ils tendront vers « le cadavre ».
COLONNE D’HARMONIE.
Faire signe au messager d’éteindre les lumières.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE, *:
FF , armez-vous de la main droite car pour châtier le parjure, il faut que la Justice passe.
Frère Terrible, tenez-vous prêt à soulever le bandeau à mon coup de maillet.
Noir complet. "Le cadavre" est éclairé par le faisceau d’une lampe électrique. *.
L’ORATEUR :
Ici, tout est symbole. Cherchez et vous trouverez.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Cette pâle clarté vous fait entrevoir le sort qui attend celui qui se parjure. Ces glaives symbolisent notre justice.
Si vous étiez assez malheureux pour renier votre engagement, assez indigne pour trahir notre confiance, vous subiriez le bannissement qui rejette dans les ténèbres du monde profane.
Ainsi, pour nous, vous ne seriez qu’un mort. Que votre Foi vous vienne en aide. *.
F Terrible, remettez le bandeau.
Rallumer les lumières.

Monsieur, avant de poursuivre plus avant, il convient de savoir si vous persistez dans vos intentions.
LE PROFANE :
Je persiste dans mes intentions.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE :
Nous allons donc vous imposer des épreuves, mais je vous précise qu’elles sont redoutables aux caractères faibles.
Pour la dernière fois, nous vous offrons de renoncer. Voulez-vous vous retirer ou consentez-vous à accomplir les dangereux voyages initiatiques ?
LE PROFANE :
J’y consens.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE D'ŒUVRE, *:
Qu’il en soit fait selon votre volonté.
F Terrible, faites faire au Profane le premier voyage.
LE FRÈRE TERRIBLE :
Mon enfant, venez avec nous.

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