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Hauts Grades

Rite Opératif de Salomon 3ème Degré (2)

1 Mai 2012 , Rédigé par Oitar Publié dans #Rites et rituels

CÉRÉMONIE D’ÉLÉVATION À LA MAÎTRISE

DISPOSITIONS PARTICULIÈRES POUR LA CÉRÉMONIE
a) - ACCUEIL DU COMPAGNON FINI
Le Compagnon Fini reconnu apte à être élevé à la maîtrise par un agrément unanime de la Chambre du Milieu est convoqué avant le début de la cérémonie. Il est accueilli par le Vénérable Maître Expert qui a préalablement éteint toutes les lumières électriques et qui dispose quelques bougies sur les parvis pour éclairer l'accueil. Le Vénérable Maître Expert conduit le Compagnon Fini dans un lieu isolé où est disposée une bougie allumée pour seul décor. Là, il l'encourage à méditer sur son élévation à la Maîtrise et à se préparer à achever, symboliquement, le vieil homme. En outre, il lui donne la phrase rituelle à apprendre par cœur.
b) - DISPOSITION DU TEMPLE ET DES PARVIS
Juste avant l'ouverture des travaux, les lumières électriques des parvis sont éteintes et ne subsistent que quelques bougies allumées pour guider la route.
Pendant la cérémonie, le temple n'est éclairé que par la lumière des bougies. Juste après l'élévation physique du nouveau maître, alors que les rideaux du Debhir sont écartés, l'Orient doit resplendir de lumière.
Il faut prévoir un grand drap noir pour recouvrir entièrement le corps du récipiendaire.
Il convient d'isoler le Debhir, au début de la cérémonie, par des rideaux noirs se rejoignant au milieu lorsqu'ils sont tirés et terminés, au niveau de la Chaire de Salomon, par une fine draperie noire légèrement transparente, laissant deviner celle-ci. Pendant l'ouverture des travaux et jusqu'au début de la cérémonie, les rideaux noirs sont écartés.
Les 3 piliers allumés lors de l'ouverture des travaux et la corde à lacs d'amour sont mis à l'écart au début de la cérémonie pour permettre la gestuelle sans gène. Ils doivent rester allumés.
Le levier, la règle et le maillet des 3 mauvais compagnons doivent être respectivement déposés, en début de la cérémonie, à la porte d'Occident, à la porte du Nord et à la porte d'Orient.
c) - RÉSUMÉ DU MATÉRIEL NÉCESSAIRE
27 bougies
1 équerre
1 compas
2 chandeliers à 3 branches
1 chandelier à 7 branches
4 bougeoirs
le livre des constitutions du Grand Orient de France (et la Bible, ad libitum)
le livre du métier
l'épée flamboyante
la planche à tracer
2 crânes et les ossements
le tapis noir de la Loge
3 rameaux d'acacia
le boisseau et la lumière de la Loge
la corde aux 9 lacs d'amour
les 9 marches
2 colonnettes entourant les 9 marches
règle, maillet, levier
1 grand drap noir
un linge ensanglanté
3 tabliers de compagnons
Les rideaux noirs sont tirés pour isoler le Debhir.
Pendant la cérémonie d'élévation à la Maîtrise, l'Expert prend le titre de Vénérable Maître Enquêteur. Il est muni de l'épée flamboyante.
Après l'ouverture en Chambre du Milieu.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Enquêteur, allez chercher le Compagnon Fini, dont l'élévation à la Maîtrise a été décidée par la Chambre du Milieu et procédez comme il convient.
L’ordre est exécuté et le Vénérable Maître Enquêteur fait frapper le Compagnon Fini selon son degré à la porte de la Chambre du Milieu.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Très Respectable Maître, on frappe à la porte du temple en Compagnon du Métier.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Qui vient ainsi troubler notre deuil ?
Le Vénérable Maître Couvreur vérifie qui frappe à la porte et rend compte au Vénérable Maître Premier Gardien.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
C'est un Compagnon Fini conduit par le Vénérable Maître Enquêteur et que le Conseil des Maîtres a admis à se présenter devant la Chambre du Milieu.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Qui vous dit que ce Compagnon du Métier n'est pas l'un des assassins du Maître que nous pleurons ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
L'exemple de ses qualités, la confiance que les Maîtres lui accordent et le don de sa parole qu'il honore et qu'il vient de renouveler encore, Très Respectable Maître.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Quoi qu'il en soit, nous allons l'interroger car je désire l'éprouver. Introduisez-le dans le Hikal, mais que sa marche ne lui permette pas de voir le Debhir.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Vénérable Maître Couvreur, le Très Respectable Maître désire éprouver ce Compagnon du Métier. Veuillez donc l'introduire dans le Hikal, mais que sa marche ne lui permette pas de voir le Debhir.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE COUVREUR, entrebâille la porte et s'adressant au Vénérable Maître Enquêteur :
Vénérable Maître Enquêteur, le Très Respectable Maître désire éprouver ce Compagnon du Métier ; veuillez l'introduire dans le Hikal, mais que sa marche ne lui permette pas de voir le Debhir.
Colonne d'harmonie.
Le Compagnon Fini entre à reculons, conduit par le Vénérable Maître Enquêteur qui le pousse en lui faisant face, les deux mains posées sur les épaules, puis il s'arrête entre les Gardiens. S’il y a plusieurs candidats, on attendra que le premier soit interrogé pour faire entrer les autres, chacun à leur tour, de même manière.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Très Respectable Maître, le Compagnon du Métier se tient comme il convient entre les colonnes.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Enquêteur, veuillez vous enquérir de son nom, de son âge, de sa profession, du lieu de son travail et de sa connaissance du métier.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Rappelez-nous votre âge symbolique, le lieu de votre travail et dites-nous comment vous exercez le Métier.
LE COMPAGNON :
J'ai 5 ans passés, je travaille dans l'atelier des Compagnons du Métier à marquer bien ; je sais préparer les outils et je connais la vraie pratique du Franc Métier.
Tous les Compagnons du Métier ayant été interrogés.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Enquêteur, veuillez conduire ce Compagnon au Centre du Hikal sans relâcher en rien votre vigilance.
Il est conduit à reculons devant les 9 marches du tableau de loge.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Très Respectable Maître, le compagnon se tient au centre du Hikal, mais il ne peut voir le Debhir.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Assurez-vous qu'aucune trace sanglante ne macule les mains ou les vêtements de ce Compagnon du Métier.
Les mains restent gantées ; ceci étant fait.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Très Respectable Maître, les mains de ce compagnon sont blanches et ses vêtements sans souillure.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Veuillez vous assurer que le tablier de ce compagnon ne porte aucune trace suspecte.
Ceci étant fait.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Très Respectable Maître, le tablier de ce compagnon ne porte aucune trace suspecte.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Puisqu'il est un bon compagnon, qu'il se tienne prêt, car ici tout n'est que deuil et désolation.
Qu'il se prépare à ressentir l'effroi en constatant le grand malheur qui nous frappe. Qu'il se retourne et qu'il regarde.
Colonne d'harmonie.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Par la solennité funèbre dont vous voyez l'appareil, nous honorons notre Maître Hiram que nous venons de perdre et nous nous désolons de sa fin tragique.
Avant de vous instruire de cette tragédie et pour nous assurer pleinement de votre innocence, enjambez avec courage le cadavre de notre Maître Hiram en faisant les pas rituels que le Vénérable Maître Enquêteur va exécuter devant vous.
Le Vénérable Maître Enquêteur enjambe le cadavre d'Hiram par les trois pas qui lui permettent de se retrouver dans l'axe Occident-Orient. Le Compagnon du Métier l’imite. Le Vénérable Maître Enquêteur profite de ce qui suit pour débarrasser le tableau de loge et les trois piliers allumés de telle sorte que le centre du temple soit parfaitement libre.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Prêtez-moi la plus vive attention car nous allons vous instruire de cette tragédie.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Hiram Abi, l'Architecte, fut mandé par Salomon au Roi Hiram de Tyr, pour diriger les travaux du Temple de Jérusalem. Hiram Abi, notre Maître, divisa ses ouvriers en trois catégories : Apprentis, Compagnons et Maîtres. Il leur indiqua, pour se faire reconnaître, des mots, des signes et des attouchements particuliers à chaque catégorie et qui, à l'exception du mot sacré et du signe des Maîtres, étaient ceux dont nous nous servons encore.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Trois mauvais compagnons n'ayant su mériter l'avancement et voyant arriver la fin des travaux, forment le complot d'arracher à Hiram, par la menace et la violence, les mots, le signe et l'attouchement du Maître. A cet effet, un soir que l'architecte, après le départ des ouvriers, inspecte les travaux, ils s'embusquent chacun à l'une des trois issues du temple.
Le premier, armé du levier à la porte d'Occident, le deuxième, armé d'une règle à la porte du Nord, le troisième, armé d'un maillet, à la porte d'Orient.
Trois Maîtres revêtus du tablier de compagnon se placent de cette manière. Le Vénérable Maître Enquêteur conduira le Compagnon du Métier successivement devant chacun des trois mauvais compagnons.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Hiram ayant terminé sa visite veut sortir par la porte d'Occident.
Le compagnon représentant Hiram est dirigé vers le premier des trois mauvais compagnons.
Le Vénérable Maître Enquêteur fera les réponses à sa place.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Il aperçoit près de cette porte, un compagnon tenant un levier qui lui barre le passage. Hiram s'arrête et dit :
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Que veux-tu ? Pourquoi n'as-tu pas suivi les autres compagnons ?
LE PREMIER MAUVAIS COMPAGNON :
Il y a assez longtemps que je suis compagnon ; je veux être Maître comme toi. Donne-moi les mots, le signe et l'attouchement du Maître.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Tu ne peux les avoir que si le Conseil des Maîtres en décide ainsi.
LE PREMIER MAUVAIS COMPAGNON :
Je les veux !
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Je te les donnerai lorsque tu en seras digne !
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Exaspéré, le compagnon veut asséner sur la tête d'Hiram un coup de son levier, mais le coup est détourné par le geste de défense d'Hiram et porte sur l'épaule du Maître où il occasionne une grave blessure.
Le Vénérable Maître Enquêteur qui se tient derrière le compagnon fait effectuer les gestes au Compagnon du Métier comme il convient et un assistant frappe sur l'épaule de ce dernier au moment voulu avec le levier.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Hiram s'enfuit vers la porte du Nord pour essayer de sortir du temple, mais il y trouve un autre compagnon qui lui barre le passage armé d'une règle.
Le Compagnon du Métier est conduit vers lui.
LE DEUXIÈME MAUVAIS COMPAGNON :
Il y a assez longtemps que je suis compagnon ; je veux être Maître comme toi. Donne-moi les mots, le signe et l'attouchement du Maître.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Tu seras reçu parmi les Maîtres quand la trahison et le crime seront honorés.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Furieux, le deuxième mauvais compagnon frappe Hiram d'un coup de règle à la nuque.
De même, un assistant frappe le compagnon à la nuque avec la règle.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Affaibli par deux blessures, Hiram, en chancelant, cherche encore à fuir par la porte d'Orient.
Pressentant sa mort prochaine et pour protéger le mot sacré gravé sur le triangle d'or suspendu à son cou, il arrache son bijou et le jette dans un puits situé dans la cour du temple.
Le Vénérable Maître Enquêteur mime le geste.

En arrivant à la porte d'Orient, il y trouve un compagnon armé d'un maillet qui lui barre le passage.
Le Compagnon du Métier est dirigé en chancelant vers le Debhir.
LE TROISIÈME MAUVAIS COMPAGNON :
Il y a assez longtemps que je suis compagnon ; je veux être Maître comme toi. Donne-moi les mots, le signe et l'attouchement du Maître, ou prends garde à ta vie.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Tu peux me tuer, la trahison ne viendra pas de moi.
LE TROISIÈME MAUVAIS COMPAGNON :
Eh bien, meurs !
Colonne d'harmonie.
La faire débuter au moment précis où le coup est porté.
A ce même moment, un coup de poing est porté sur le sommet du crâne du compagnon, au niveau de la tonsure, par un assistant du Vénérable Maître Enquêteur. Le compagnon est allongé au sol, visage vers le ciel. Les deux autres mauvais compagnons rejoignent et entourent le Compagnon du Métier étendu, figurant Hiram.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
La rage au cœur, le troisième compagnon assène un coup puissant de son maillet sur la tête d'Hiram qui, frappé à mort, tombe à ses pieds.
Une pause.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Les trois mauvais compagnons décident alors de faire disparaître le corps d'Hiram et, pour dissimuler leur crime, ils transportent leur victime hors de la ville.
Les Maîtres représentant les trois mauvais compagnons, soulèvent le Compagnon du Métier et le transportent autour du temple, puis le déposent au centre, sur le dos, la tête vers l'Orient, les pieds vers l'Occident.

Après avoir erré longtemps, ils abordent un lieu écarté si désolé que toute vie en paraît absente. Un vent violent balaie sans cesse l'aridité de ce désert et les trois mauvais compagnons butent soudain sur la branche verdoyante d'un acacia.
Frappés de stupeur par ce miracle de la nature, ils déposent le corps du Maître et, devant le regard fixe de leur victime, ils réalisent l'horreur du crime épouvantable qu'ils viennent de commettre. Ils décident d'enfouir le cadavre au plus vite, la face contre terre pour échapper à son regard.
Les trois mauvais compagnons retournent le Compagnon du Métier, face contre terre et le recouvrent d'un vaste drap noir comme linceul.

Dans la peur panique qui s'empare de leurs esprits, ils dispersent les outils avec lesquels ils ont réalisé leur sinistre besogne, puis décident de fuir.
Mais avant de se séparer, l'un d'eux, l'inspirateur du crime et qui porta le coup fatal, marque l'endroit tragique en replaçant l'acacia dans le milieu du tertre ainsi formé.
Colonne d'harmonie
Le Vénérable Maître Enquêteur enfouit au Nord la règle, au Sud le levier, à l'Est le maillet. Il dispose l'équerre au pied du Compagnon de Métier et le compas à la tête.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Puis il revient solitairement sur le lieu tragique dans l'espoir de s'emparer pour son seul profit du triangle d'or que le Maître gardait au cou. Le criminel entreprend en hâte de déterrer la victime. Mais en retournant le corps, il rencontre le regard plein de bonté et de force sereine du Maître.
Le troisième mauvais compagnon exécute au fur et à mesure du récit.

Ne pouvant résister à ce regard, il voile la face d'Hiram du linge ensanglanté que le Maître serrait encore dans sa main. N'ayant rien trouvé sur sa victime, en se relevant, l'assassin pousse la jambe droite du Maître dont le genou se relève et dispose la main droite au signe pectoral.
Le troisième mauvais compagnon exécute au fur et à mesure du récit ; il met la main droite du Compagnon du Métier sur le cœur et la recouvre du tablier relevé.
Le meurtrier recouvre alors le corps du Maître avec précipitation et, dans l'espoir de dissimuler le crime, il replante le rameau d'acacia dans le milieu du tertre.
Un temps.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Le lendemain, la disparition de l'architecte et les traces de sang découvertes dans le temple révèlent le crime. Les Maîtres s'assemblent dans leur lieu de réunion qu'ils tendent de noir et donnent libre cours à leur douleur. Le Roi Salomon jure de n'épargner aucune recherche pour retrouver le corps d'Hiram afin de lui donner une sépulture digne de lui.
Un temps.

Vénérable Maître Enquêteur, adjoignez-vous trois Vénérables Maîtres expérimentés et mettez-vous à la recherche du corps d'Hiram. Vous commencerez vos perquisitions par le Nord et vous explorerez les quatre points cardinaux.
Le Vénérable Maître Enquêteur donne à chacun des trois Maîtres désignés, une des lumières disposées sur le pilier Nord-Ouest. Le Messager ouvre la marche, en scandant avec vigueur les pas au sol à l'aide de sa canne, suivi des Maîtres qui scandent de même leur marche ; le Vénérable Maître Enquêteur ferme la marche. Ils font trois fois le tour du temple. Puis....
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Très Respectable Maître, nos recherches ont été vaines.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Enquêteur, prenez avec vous trois autres Vénérables Maîtres expérimentés et faites une nouvelle exploration en vous dirigeant vers le Midi.
Faire de même que précédemment en donnant à trois nouveaux Maîtres les trois lumières du pilier Sud-Ouest.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Très Respectable Maître, nos recherches ont encore été vaines.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Enquêteur, adjoignez-vous encore trois autres Vénérables Maîtres expérimentés et recommencez vos recherches en y apportant un soin plus minutieux.
Faire de même que précédemment en donnant à trois nouveaux Maîtres les trois lumières du pilier Sud-Est.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR, après le premier tour de la troisième exploration :
Puisque nos perquisitions demeurent vaines, reposons-nous un instant sur ce tertre que j'aperçois là-bas.
Ils font un second tour en s'approchant plus près du Compagnon du Métier ; les coups de canne se font plus fort.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR, après le second tour de la troisième exploration :
Sur ce tertre, j'aperçois une branche d'acacia ; approchons-nous encore.
Ils font le troisième tour en s'approchant encore plus du Compagnon du Métier jusqu'à venir au bord du drap noir.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Ce tertre a été fraîchement remué et cela me fait pressentir que nous touchons au but de nos recherches. Cette branche d'acacia a vraisemblablement été plantée par les assassins d'Hiram pour reconnaître l'endroit où ils ont caché son cadavre et pour signaler ce lieu. Que l'acacia nous reste et n'ayons garde d'oublier jamais.
Le Vénérable Maître Enquêteur arrache la branche d'acacia. Tous s'accroupissent autour du drap pour fouiller la terre.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Vénérables Maîtres, avant que nos investigations ne soient poussées plus loin, comme il serait possible que le mot sacré et le signe du Maître aient été surpris à Hiram par ses assassins, je vous propose de convenir que le premier Signe qui échappera et le premier mot qui sera prononcé en découvrant le corps d'Hiram, seront le signe et le mot sacré du Maître.
Fouillons donc cette terre, Vénérables Maîtres.
Le Vénérable Maître Enquêteur soulève les bords du drap pour découvrir les outils et les Maîtres explorateurs font de même.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Ces outils ont été abandonnés sous la terre. Rassemblons ces outils, Vénérables Maîtres.
UN VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPLORATEUR :
Voici la règle au Nord.
UN AUTRE VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPLORATEUR :
Voici le levier au Sud.
UN AUTRE VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPLORATEUR :
Voici également le maillet à l'Est.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Ces outils de compagnons nous désignent parmi qui rechercher les assassins. Persévérons,
Vénérables Maîtres, nous devons découvrir le Maître.
Le Vénérable Maître Enquêteur soulève les bords du drap noir qui recouvre les pieds et la tête du Compagnon du Métier ; l'équerre et le compas apparaissent.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Un corps semble perdu et repose entre l'équerre et le compas que je viens de retrouver.
Puisque les outils dispersés ont été rassemblés, dégagez le corps que la terre dissimule encore.
Ils font rouler le drap mortuaire d'un geste qui dégage totalement le Compagnon du Métier.
Les Vénérables Maîtres explorateurs se relèvent, font le signe d'horreur et s'écrient :
LES VÉNÉRABLES MAÎTRES EXPLORATEURS, tous ensemble :
HORREUR !!! C'est lui ! C'est l'architecte !
Le Vénérable Maître Enquêteur se penche sur le corps dont il prend la main droite en faisant la griffe de Maître et la relâche brutalement avec effroi en la rejetant et en s'écriant :
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
M B N , la chair quitte les os.
Il le fait pour chaque récipiendaire.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Comment le corps est-il disposé ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
La main droite sur le cœur au signe pectoral, recouverte de son tablier relevé, le bras gauche étendu le long du corps, la jambe gauche allongée et le genou droit relevé en équerre, un linge tâché de sang lui cachant le visage.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérables Maîtres, tenez-vous prêts à élever le Maître.
Les Maîtres prévus pour relever le nouveau Maître se tiennent prêts et suivent les instructions au fur et à mesure qu'elles sont données par le Très Respectable Maître ; il est important que trois Maîtres participent à relever Hiram ; l'un lui fait face pour le relever par les 5 points parfaits de la maîtrise et les deux autres aident à relever en poussant le récipiendaire derrière chaque épaule.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE, lentement pour permettre de suivre ses instructions :
Vénérable Maître, suivez les instructions : pied à pied, genou à genou, main à main, cœur à cœur, et main au dos.
Le Vénérable Maître suit les instructions en prenant tout d'abord la main droite du Compagnon du Métier en faisant la griffe. Pendant l'élévation, tous s'écrient :
TOUS :
Gémissons ! Gémissons ! Gémissons ! Mais Espérons !
Colonne d'harmonie.
Le Maître ayant relevé le récipiendaire le garde serré contre lui selon les 5 points parfaits de la maîtrise pendant toute la durée de la colonne d'harmonie qui scelle ce moment.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Enquêteur, mettons un terme à notre douleur.
Écarter les rideaux du Debhir et tourner le récipiendaire vers l'Orient qui apparaît resplendissant de lumière.

Nous avons élevé le Maître par les cinq points parfaits de la Maîtrise et l'acacia nous reste. Il sera pour nous la marque de reconnaissance ; car il est l'emblème de la vie et le symbole de la liberté. Que notre nouveau Maître Élevé dépose le rameau d'acacia en terre, afin qu'il devienne un arbre de vie.
Reconstitution du tableau de loge et dépose de l'acacia par le nouveau Maître.

Vénérable Maître Messager, conduisez le nouveau Maître élevé au bas des marches de l'Orient et vous, Vénérable Maître Enquêteur, montrez à ce nouveau Maître comment se tenir à l'ordre du degré.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ENQUÊTEUR :
Le bras droit plié en équerre, la main droite ouverte tenue horizontalement, les 4 doigts étendus et rapprochés, le pouce écarté en équerre et appuyé contre la partie gauche et inférieure de la poitrine, au dessous du pectoral, à la jonction de l'abdomen ; le bras gauche pendant le long du corps.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Le moment est venu de vous expliquer l'enseignement moral caché sous les allégories de la Légende d'Hiram.
Hiram représente l'homme juste, attaché à son devoir qu'il accomplit même au péril de sa vie. Il est aussi le grand travailleur, l'artiste, l'organisateur habile et sage qui se survit dans ses oeuvres.
L'attitude d'Hiram devant ses assassins montre que le maçon doit être prêt à tous les sacrifices plutôt que de commettre une lâcheté et de faillir à son devoir.
Hiram renaît dans ses disciples et en particulier dans le Maître nouvellement élevé. Il importe donc que chacun s'applique au perfectionnement de l'Humanité : il se survit ainsi dans son oeuvre. Les efforts vers le bien ne sont jamais perdus et, à travers les siècles, le progrès s'accomplit grâce au travail des sages disparus.
Mon Frère, vous connaissez maintenant nos principes. Voulez-vous travailler avec nous à l'accomplissement de notre oeuvre et à la réalisation de notre but ?
LE NOUVEAU MAÎTRE :
Par le livre de notre loi, je le dois. Par l'équerre et le compas, je le peux. Et par l'acacia, je le veux.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Puisque désormais l'acacia vous est connu, vous allez maintenant prêter votre obligation. *.
Debout et à l'ordre, Vénérables Maîtres mes pairs.
Vénérable Maître nouvellement élevé, dégantez-vous et étendez la main droite au dessus de la branche d'acacia et posez la main gauche sur le cœur au signe de fidélité. Vous prononcerez la formule de votre obligation.
LE NOUVEAU MAÎTRE :
Sous la protection du Grand Architecte de l'Univers, ad libitum.
Sur le livre de la loi et de nos constitutions, sur l'équerre, le compas et l'acacia, Je promets d'enseigner les apprentis, d'instruire les compagnons et de travailler à l'émancipation morale et spirituelle de l'Humanité.
Je promets en outre de ne révéler à personne les rites du degré de Maître.
Je le promets solennellement.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Je prends acte de votre promesse.
Le Très Respectable Maître prend l'épée flamboyante et la place au-dessus de la tête du nouveau Maître.

Sous la protection du Grand Architecte de l'Univers, ad libitum
Au nom de la Franc-Maçonnerie Universelle,
Sous les auspices du Grand Orient de France,
Je vous élève Maître Maçon, je vous confère la dignité d'un Maître du Métier, je vous accorde la plénitude de vos droits maçonniques que vous ne saurez mériter que par l'accomplissement de vos devoirs.
Il pose l'épée flamboyante sur la tête du récipiendaire et frappe avec son maillet les 9 coups symboliques sur la lame.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, veuillez revêtir le nouveau Maître de l'insigne du degré.
L'Expert l’habille de son tablier.

Vénérable Maître Expert, veuillez également revêtir le nouveau Maître du décor de son degré et le coiffer du chapeau de Maître.
Ceci étant fait.

Vénérable Maître Expert, au nom de cette Chambre du Milieu, veuillez donner au nouveau Maître l'accolade fraternelle.
Ceci étant fait.

Mon Frère, pour nous reconnaître au degré de Maître, nous avons des mots, des signes et un attouchement. Le mot de passe est G , qui signifie le terme, le complément. C'est le nom d'une montagne des environs de Jérusalem.
Le mot sacré est M B N dont vous connaissez déjà la signification. Le Vénérable Maître Expert vous donnera tout à l'heure les autres enseignements concernant la dignité à laquelle vous venez d'être élevé.
Vénérable Maître Messager, conduisez le nouveau Maître entre les colonnes. *.
Vénérable Maître Premier Gardien et Vénérable Maître Second Gardien, invitez les Vénérables Maîtres qui décorent vos colonnes respectives à reconnaître désormais comme Maître maçon le Frère ……... présent entre les colonnes et à applaudir à son élévation par la batterie du degré.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN, * :
Vénérable Maître Second Gardien et vous Vénérables Maîtres qui décorez la colonne du Midi, vous êtes invités par le Très Respectable Maître et par moi, à reconnaître désormais comme Maître maçon le Frère … présent entre les colonnes et à applaudir à son élévation par la batterie du degré.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN, * :
Vénérables Maîtres qui décorez la colonne du Nord, vous êtes invités par le Très Respectable Maître, par le Vénérable Maître Premier Gardien et par moi, à reconnaître désormais comme Maître maçon le Frère …, présent entre les colonnes et à applaudir à son élévation par la batterie du degré.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
A moi Vénérables Maîtres, par le signe ordinaire, le signe d'horreur, la batterie et l'acclamation.
CONNAISSANCE - CONSCIENCE – SACRIFICE
LIBERTÉ – ÉGALITÉ – FRATERNITÉ
Ceci étant fait.

Vénérable Maître Messager, veuillez conduire le Vénérable Maître au Nord s'il désire y séjourner ou au Sud s'il préfère s'y tenir.
Vénérables Maîtres, prenez place.

INSTRUCTION DU NOUVEAU MAÎTRE

LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE : Maître Maçon nouvellement élevé, prêtez-moi attention.
L'Ordre des Francs-Maçons a accepté la légende d'Hiram comme symbole servant de lien à la Franc-Maçonnerie Universelle. Hiram représente l'homme parvenu à la connaissance de soi, à la dignité dans toutes ses actions, à la compréhension des autres et à l'amour du prochain.
Il est l'homme parvenu à la Maîtrise totale grâce à la science, à la sagesse et à la fidélité à ses devoirs qu'il préfère à son existence. Il est la personnification de l'honneur poussé jusqu'au sacrifice et l'incarnation du sacrifice lui-même. Il signifie la plénitude par excellence. Hiram représente l'homme intègre et courageux que la violence et la menace, pas plus que la séduction, ne font dévier de la ligne du devoir. Il est le sage organisateur, l'artiste qui embellit la vie, l'ouvrier infatigable qui ne se résigne jamais et sans cesse entreprend, persévère et, s'il en est besoin, recommence.
Maître Hiram est l'homme juste, mis à mort par la violence des passions humaines. Depuis le commencement du travail de l'esprit, Hiram a été tué bien souvent, mais il revient toujours.
C'est pourquoi il est le modèle et l'exemple auquel ses disciples s'identifient.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
La branche d'acacia plantée sur la tombe d'Hiram, branche verdoyante au milieu de la mort, symbolise le renouvellement perpétuel des êtres, la vie tirant ses éléments de la mort. Elle nous rappelle la transformation constante des individus, le cheminement sans fin dans l’initiation et la renaissance des Maîtres.
L'enjambement de la tombe d'Hiram par le récipiendaire indique que le Maître doit surmonter la crainte de la mort qui entrave ou arrête la plupart des hommes.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Les trois mauvais compagnons représentent les trois vices qui sont funestes pour l'individu et destructeurs pour la société : l'ignorance, l'hypocrisie et le fanatisme. Les Maîtres qui recherchent et finissent par découvrir le corps d'Hiram représentent les vertus opposées qui sont la connaissance, la loyauté et la tolérance. La légende d'Hiram rappelle aussi la lutte permanente du bien et du mal, du positif et du négatif, de la lumière et des ténèbres.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Comment être Maître pour les autres et servir d'exemple sur la voie si vous n'êtes déjà Maître de vous-mêmes ? A l'image d'Hiram, vous devez, à présent, surmonter le piège des passions et comprendre « la nécessité de l'esprit de renoncement et de sacrifice ». Purifié par la mort de vos passions inférieures, transfiguré par la lumière de l'initiation complète, vous deviendrez l'artisan de la rénovation humaine.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Agir et non pas réagir, attendre la maturation des êtres et des choses en bannissant la hâte inopportune, préférer le travail et l'exemplarité de ses réalisations aux polémiques stériles, telle est l'attitude du Maître Maçon.
Désormais votre rôle est d’œuvrer au perfectionnement de vos Frères, à l'ennoblissement de leur vie et à leur propre renaissance. De même, c'est à la libération des individus qui composent votre entourage que vous devez travailler en supprimant les chaînes qui entravent la réflexion et l’action constructive.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Vous devez désormais oeuvrer à restaurer la confiance dans le cœur des Hommes ; sans elle, le mur de la méfiance s'élève, prélude aux peurs et aux violences de toutes sortes.
Vous devez inspirer la fraternité et la solidarité là où existe la division qui permet de dominer et d'asservir les hommes et vous enseignerez le respect des différences.
Il vous appartient aussi de faire comprendre que l'homme ne peut être heureux, seul. L'interdépendance des hommes entre eux et avec la nature ne peut plus vous échapper et vous devez participer à l'émergence de cette conscience.
Votre travail ne sera plus égoïste mais témoignera en permanence d'une dimension d'où émanent fraternité et désintéressement.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ORATEUR :
Qui que tu sois, peut dire le Maître, toi qui possèdes l'intelligence, tu es membre de l’humanité. J'agis sur toi et toi sur moi. Je ne te connais pas et tu ne me connais pas encore, mais le moment viendra où je serai pour toi un bienfaiteur, où je recevrai de toi des bienfaits, où nous exercerons une libre action désintéressée réciproque.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
La Chambre du Milieu de notre loge doit être le noyau d'où rayonnent la foi, la sagesse et l'amour ; vous en êtes à présent partie intégrante. Elle doit mériter ses titres de carrefour des vérités et de laboratoire spirituel où se prépare une meilleure humanité.
Anneau de la grande chaîne humaine, votre destin est à présent d’œuvrer au milieu des hommes en suivant l'exemple des bienfaiteurs de l'humanité, que ce soient ceux aux noms illustres ou ceux, nombreux et inconnus, dont les services ont survécu à leurs noms oubliés.
Le Maître maçon sait qu'il est venu au milieu de leur moisson, il est conscient qu'il habite la terre qu'ils habitèrent ; il sait qu'il doit suivre leurs traces et entreprendre la même tâche qu'ils ont remplie, tâche qui consiste à rendre toujours plus sage et plus heureuse la race des Hommes.
Un temps.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, communiquez au nouveau Maître la signification du signe d'ordre.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPERT :
La valeur symbolique de ce signe est d'affirmer la rectitude, le droit et la justice.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, transmettez le mot sacré tel qu'il se donne au tuilage en établissant les cinq points parfaits de la maîtrise.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, faîtes le signe d’horreur et que le nouveau maître vous imite.
Pendant que l'Expert montre le signe.

Étant à l'ordre, élever les deux mains au-dessus de la tête, les paumes en avant, les doigts étendus et séparés, puis tourner la tête vers la gauche comme sous l'effet d'une vive clarté.
Dans le même temps, la main droite descend à hauteur de la tête. Faire ensuite un mouvement du buste et des bras en arrière, puis ramener le buste et laisser tomber les deux bras.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPERT :
Ce signe rappelle l'horreur que manifestèrent les Maîtres quand ils retrouvèrent le corps d'Hiram.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, si vous vous trouviez devant un grand danger, que feriez-vous ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPERT :
Je ferais le signe de détresse en m'écriant « A Moi Les Enfants De La Veuve ! ». Cet appel ultime ne doit être fait que dans les cas extrêmes, quand la vie est en danger.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, faîtes le signe de détresse et que le nouveau maître vous imite.
Pendant que l'Expert montre le signe :
Porter la jambe droite derrière la gauche, incliner le buste en arrière ; placer les mains, doigts entrelacés, paumes vers le ciel au-dessus de la tête et, dans cette position s'écrier :
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPERT :
A Moi Les Enfants De La Veuve !
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Pourquoi dites-vous « A Moi Les Enfants De La Veuve » ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE EXPERT :
Parce que nous nous considérons comme étant les Frères d'Hiram qui était fils d'une veuve.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, veuillez enseigner la marche du Maître.
Ceci étant fait.

Veuillez enseigner la batterie du degré au nouveau Maître.
Ceci étant fait.

Je vous remercie, Vénérable Maître Expert. Vénérables Maîtres, prenez place.
Vénérable Maître Orateur, veuillez remettre à présent au Maître nouvellement élevé, le tuileur du troisième degré.
Ceci fait.

Vénérable Maître Orateur, il vous appartient maintenant de présenter le morceau d'architecture par lequel vous traduirez en notre nom à tous, les sentiments chaleureux et confiants que nous inspire l'élévation de notre Frère (ou Sœur) au degré de Maître.
Fermeture de la Chambre du Milieu
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE : Vénérable Maître Orateur, il vous revient maintenant de parachever nos travaux en donnant vos conclusions.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE ORATEUR : (Morceau d'architecture).
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Je vous remercie, Vénérable Maître Orateur.
Vénérable Maître Hospitalier, avez-vous, dans le cadre de votre mission, une communication
à faire dans l'intérêt de cette Chambre du Milieu ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE HOSPITALIER :
Je dois porter à la connaissance de cette Chambre du Milieu. Ou bien : Rien n'est à signaler, Très Respectable Maître.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Si des Vénérables Maîtres des colonnes puis de l'Orient souhaitent prendre la parole, elle leur sera accordée dans les formes accoutumées.
Lorsque le silence règne.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Les colonnes sont muettes, Très Respectable Maître.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE, * :

Vénérable Maître Hospitalier, veuillez faire circuler le tronc de la veuve, sous la conduite du Vénérable Maître Messager.
Leur mission terminée, ils vont se placer entre les colonnes.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN, * :

Très Respectable Maître, le tronc de la veuve est à votre disposition entre les colonnes.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Qu'il me soit apporté. Ceci étant fait : Vénérables Maîtres Secrétaire et Orateur, veuillez me rejoindre pour les mesures et la pesée.
Une fois la pesée effectuée :
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE, * :
Le tronc de la veuve est revenu lesté d'une pierre plate de … kg, pesée avec soin à l'Orient et pris en charge par le Vénérable Maître Hospitalier.
Lorsque le Très Respectable Maître souhaite ne pas faire la pesée immédiatement, il ne peut en être dispensé que par l'accord explicite de l'Orateur qui l'exprimera de vive voix. Dans ce cas, la pesée sera effectuée après la Tenue par l'Hospitalier sous le contrôle de l'Orateur. *.

L’heure est venue d'interrompre le travail des Maîtres dans la Chambre du Milieu.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN, * :
Souvenons-nous d’Hiram.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN, * :
Suivons son exemple.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Premier Gardien, comment voyagent les maîtres ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
De l'Est à l'Ouest et du Nord au Sud, sur toute la surface de la terre, partout où il y a des humains.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Pourquoi ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Pour répandre la lumière et assembler ce qui est épars, autrement dit pour apprendre ce qu'ils ignorent, enseigner ce qu'ils savent et unir tous les humains encore divisés par la violence des passions.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Premier Gardien, si un maître était perdu, où le retrouverait-on ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Entre l'équerre et le compas qui sont l'emblème de la justice et de la vérité.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE, * :
Vénérable Maître Premier Gardien, quelle est l'heure dont les Maîtres conviennent pour fermer la Chambre du Milieu ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Minuit plein.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Quelle heure est-il, Vénérable Maître Second Gardien ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Il est minuit plein.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Puisqu'il est l'heure convenue, je vais fermer la Chambre du Milieu et interrompre le travail des Maîtres. *.
Debout, Vénérables Maîtres mes Pairs, et à l'ordre du degré.
Vénérable Maître Premier Gardien, comment les Maîtres se retrouvent-ils ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Selon l'équerre, Très Respectable Maître.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Comment se séparent-ils, Vénérable Maître Second Gardien ?
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Selon le niveau, Très Respectable Maître.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérables Maîtres Premier et Second Gardiens, aidez-moi à fermer la Chambre du Milieu.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN :
Vénérables Maîtres qui vous tenez au Midi, associez-vous à moi pour aider le Très Respectable Maître à fermer la Chambre du Milieu.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN :
Vénérables Maîtres qui séjournez au Nord, associez-vous à nous pour aider le Très Respectable Maître à fermer la Chambre du Milieu.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE : * * * * * * * * *.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE PREMIER GARDIEN : * * * * * * * * *.
LE VÉNÉRABLE MAÎTRE SECOND GARDIEN : * * * * * * * * *.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, ad libitum
Au nom de la Franc-Maçonnerie Universelle,
Sous les auspices du Grand Orient de France,
Et en vertu des pouvoirs de ma charge,
Je ferme, dans la rigueur, la Chambre du Milieu de cette juste et parfaite loge de Salomon, régulièrement constituée à l'Orient de … sous le titre distinctif … et avec le N° d'ordre …, avec le soutien de cette Très Respectable assemblée de Maîtres du métier, je la ferme en due forme. *.
A moi, Vénérables Maîtres mes pairs, par la batterie de fermeture et l'acclamation du degré :
CONNAISSANCE - CONSCIENCE - SACRIFICE
LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ
Par le signe ordinaire, le signe d'horreur, la batterie et l'acclamation. Ceci étant fait.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérables Maîtres mes pairs, dégantons-nous et formons, dans le silence et la méditation, une longue et ardente chaîne d'union. Ceci étant fait.
Vénérables Maîtres mes pairs, ouvrons lentement cette chaîne et que chacun regagne sa place,
en se tenant à l'Ordre.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE :
Vénérable Maître Expert, munissez-vous de l'épée flamboyante pour procéder à l'extinction des lumières ; vous veillerez à mettre la lumière de la loge sous le boisseau.
Le Vénérable Maître Expert, muni de l'épée flamboyante, procède à l'extinction des lumières, dans l'ordre, les 3 lumières de chacun des trois piliers, puis les 7 lumières du chandelier à 7 branches, puis les 3 lumières du chandelier du Premier Gardien, les 3 lumières du chandelier du Second Gardien, enfin les lumières de l'Orateur, du Secrétaire, du Trésorier et de l'Hospitalier. Il met la lumière de la loge sous le boisseau, puis revient à l'Orient poser l'épée flamboyante derrière le livre de la loi et le livre des constitutions ; il enlève l'équerre, le compas et le rameau d'acacia disposés sur le livre, les pose de part et d'autre du livre.
LE TRÈS RESPECTABLE MAÎTRE, * :
La Chambre du Milieu est fermée et ses travaux suspendus. Retirons-nous, Vénérables Maîtres mes pairs, sous la loi du silence, en gardiens des enseignements, des nombres et du trait.
TOUS :
Nous le promettons.
Plus personne n'est à l'ordre. Une colonne d'harmonie se fait entendre. Le Vénérable Maître Messager conduit la marche ; les Vénérables Maîtres Premier et Second Gardiens viennent chercher le Très Respectable Maître. Ils se répartissent à droite et à gauche au bas des marches de l'Orient. Le Très Respectable Maître descend de la chaire de Salomon, vient fermer le livre de la loi et des constitutions et sort du Temple après avoir salué le Delta lumineux, suivi du Passé Maître Immédiat, des Passés Maîtres, des Vénérables Maîtres qui siègent à l'Orient. Le cortège est suivi des officiers et des colonnes. Tous sortent en silence après avoir salué l'Orient.
Les portes étant restées ouvertes, le silence règne sur les parvis jusqu'à la sortie du Vénérable Maître Expert qui détruit l'ordonnance du tableau de loge de la pointe de son glaive.

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