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Hauts Grades

Rite primitif ou des philadelphes de Narbonne (1779)

8 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Ce rite a été imaginé et fondé à Narbonne le 19 avril 1780, par de prétendus supérieurs généraux majeurs et mineurs de l'Ordre des Free and accepted masons (tels sont les termes de la patente constitutionnelle de ce rite). Il fut attaché à la loge des Philadelphes (51), sous le titre de Première loge de Saint-Jean réunie au rite primitif, au pays de France, et dans laquelle il avait pris son rang maçonnique le 27 décembre 1779, jour de sa demande. La loge des Philadelphes a fait imprimer en 1790, à la suite du tableau des membres de sa composition, un fragment curieux, intitulé : Notion générale sur le caractère et l'objet du rite primitif (brochure in-8° de 51 pages), où l’on trouve des renseignements précis et détaillés sur le système de ce régime.

Il est formé par trois classes de maçons qui reçoivent dix degrés d'instruction. Ces classes ou degrés ne sont pas la désignation de tels ou tels grades, mais des dénominations de collections qu'il suffit de dérouler autant qu'elles en sont susceptibles, pour en faire jaillir un nombre presque infini de grades. Ainsi les six premiers degrés désignent la connaissance des grades analogues à ceux qu'ils comprennent, savoir :

                                    1. Apprenti,

 

1re classe.                    2. Compagnon,                {dans tous les rites.

 

                                    3 Maître,

 

                                                                                 Maître parfait.

 

                                    4. Sous les titres de         {Elu.

 

                                                                                 Architecte

 

2e classe.                    5. Sous le titre de              Sublime écossais,

 

                                                                                 Chevalier de l’Epée,

 

                                    6. Sous les titres de         {Chevalier de l'Orient,

 

                                                                                  Prince de Jérusalem.

 

             

                                   1er Chapitre de Rose-Croix. Il possède les connaissances qui, dans quelques régimes, fixent le culte maçonnique et la vénération d’une foule de respectables frères.

                                  2e Chapitre de Rose-Croix. Il est dépositaire de documents historiques très curieux par leur espèce, leur rapprochement, leur variété.

3e classe.                  3e Chapitre de Rose-Croix. Il s'occupe de toutes les connaissances maçonniques, physiques et philosophiques, dont les produits peuvent influer sur le bonheur et le bien-être matériel et moral de l’homme temporel.

                                   4e et dernier chapitre dit des Frères Rose-Croix du Grand-Rosaire. Il fait son étude assidue de connaissances particulières d'onthologie, (traité de l'être), de psychologie, de pneumatologie, en un mot, de toutes les parties des sciences que l’on nomme occultes ou secrètes... Leur objet spécial étant la réhabilitation et la réintégration de l'homme intellectuel dans son rang et ses droits primitifs.

Le rite primitif a été réuni au G.-O. par la loge des Philadelphes, sur le rapport favorable du directoire des rites, en 1806. Il n'est plus pratiqué aujourd'hui en France, et il diffère de celui qui, assure-t-on, est professé en Belgique.

 La loge la Bonne-Amitié, à Namur, constituée le 9 février 1770 au Rite écossais primitif, à Edimbourg (où aueun rite ne porte ce nom), et reconstitués par le G.-O. de France, le 24 juin 1808, professe ce rite et n'a jamais cessé, dit-elle, de correspondre directement avec le corps chef d'ordre métropolitain et constituant. Il ne faut pas confondre ce rite informe, qui a trente-trois degrés, avec le rite philosophiquement conçu de Narbonne.

Nous ajouterons qu'en 1818 des circulaires annonçaient l'organisation d'un rite écossais primitif, qui aurait été introduit à Namur en 1770, par la Grande-Loge métropolitaine d’Édimbourg autorité maçonnique souvent invoquée par les charlatans, quoique non existante, du moins légalement.

 Ce rite de création moderne est composé de trente-trois degrés, pris, pour la plupart, dans la série écossaise dite d'Hérédom. Il eut pour auteur principal le frère Marchot, avocat, à Nivelles.

 Sa juridiction ne semble pas avoir dépassé l'enceinte de Namur, où le pratique, à ce qu'il parait, la loge la Bonne-Amitié. Celle des Vrais-Amis de l'Union, à Bruxelles, possède un aréopage du 29e degré de ce rite.

Voici la nomenclature de ce régime bâtard, où dominent, sous le voile templier, les grades jésuitiques :

1. Apprenti,

2. Compagnon,

3. Maître,

4. Maître parfait,

5. Maître irlandais,

6. Elu des Neuf,

7. Élu de l'Inconnu,

8. Élu des Quinze,

9. Maître illustre,

10. Élu parfait,

11. Petit-architecte,

12. Grand-architecte.

13. Sublime architecte,

14. M. en la parfaite architect.,

15. Royale-Arche,

16. Chev. prussien (Noachite),

17. Chevalier d'Orient,

18. Prince de Jérusalem,

19. Vénérable de Loges,

20. Chevalier d'Occident,

21, Chevalier de la Palestine,

22. Souverain prince rose-croix,

23. Sublimé Écossais,

24. Chevalier du Soleil,

25. Grand Écossais de St-André,

26. Maçon du Secret,

27. Chevalier de l’Aigle-Noir,

28. Chevalier kadosch,

29. Grand-élu de la Vérité,

30. Novice de l'Intérieur,

31. Chevalier de l'Intérieur,

32. Préfet de l'Intérieur,

33. Commandeur de l'Intérieur.

Source www.ledifice.net

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