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Hauts Grades

Rite York : le drame (2)

20 Juillet 2012 , Rédigé par Rituel York Publié dans #fondements bibliques de la FM

QUATRIEME GROUPE: Et nous vers le Midi.

Ils se tournent vers le Sud.

Les quatre groupes partent dans les directions indiquées; les deuxième, troisième el quatrième groupes reprennent ensuite leur place.

1O., près de la porte intérieure : Camarades, voici un main; enquérons-nous auprès de lui.

2O.: Entendu.

3O.: Entendu.

1 O. : Hé l’homme As-tu vu des étrangers passer par ici?

MARIN: Oui, j’en ai vu trois hier.

1O. : Peux-tu nous les décrire ?

MARIN: A leur air, j’ai pense qu’ils étaient des hommes de Tyr; comme il savaient un air de famille, qu’ils étaient frères; comme ils étaient vêtus de tabliers et de gants blancs, que c’étaient des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Temple.

Ils cherchaient à s’embarquer pour l’Ethiopie, mais le Roi Salomon ayant promulgué un édit interdisant à quiconque de quitter le royaume sans un sauf-conduit signé de sa main, n’en ayant pas, ils ne purent s’embarquer et repartirent dans l’intérieur du pays.

1O. : Voilà des nouvelles.

2O. : Des nouvelles importantes.

3O. : Partons les rapporter.

2O. : Entendu.

3O. : Entendu.

Ils prennent la direction de l’Est.

Les ouvriers se dirigent toujours vers l’Est en passant par le côté Nord de la Loge et reviennent toujours par le côté Sud.

1O. : Nous rapportons des nouvelles. Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1O. : Nous qui avons voyage vers l’Occident, avons rencontré, en arrivant dans la cite de Jappé, un main à qui nous avons demandé s’il avait vu des étrangers passer par là.

Il répondit qu’il en avait vu trois, le jour précédent, et qu’à leur air il pensait qu’ils étaient des hommes de Tyr, et comme ils avaient un air de famille, qu’ils étaient frères et qu’étant vêtus de tabliers et de gants blancs, c’étaient des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Temple.

Ils cherchaient à s’embarquer pour l’Ethiopie, mais le Roi Salomon ayant promulgué un édit interdisant à quiconque de quitter le royaume sans un sauf-conduit signé de sa main, n’en ayant pas, us ne purent s’embarquer et repartirent dans l’intérieur du pays.

RS. : C’étaient sans aucun doute ces bandits; mais vous n’allez pas en rester là. Reprenez votre route en vous disant bien que si vous ne réussissez pas à remettre ces bandits entre les mains de la justice, c’est vous qui serez considérés comme les meurtriers du Grand Maître Hiram Abif punis en conséquence.

1O. : Repartons vers l’Occident.

2O. : Entendu.

3O. : Entendu.

Ils partent tous vers l’Ouest.

1O.: Je suis fatigue et je vais m’asseoir pour me reposer et me délasser.

2O. continuant sa marche : Viens, nous avons un devoir important à accomplir.

1O. : Holà, camarades! En essayant de me relever, j’ai par hasard saisi cette branche d’acacia qui a cédé si facilement que mon attention en a été attirée.

Les deuxième et troisième ouvriers reviennent vers lui.

2O. : La terre semble avoir été fraîchement remuée.

3O. : On dirait une tombe.

JUBELLA: Oh! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée et enfouie dans les sables de la mer, à la limite des basses ceux, là où la marée monte et descend deux fois en vingt quatre heures, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif.

1O. : C’est la voix de Jubella.

JUBELLO : Oh, Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert, le coeur et les poumons arrachés et transportés dans la vallée de Josaphat pour y être laissés en pâture aux vautours des airs plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif.

2O. : C’est la voix de Jubello.

JUBELLUM: Oh! Que n’ai-je eu le corps coupe en deux, les entrailles arrachées et réduites en cendres, et ces cendres dispersées aux quatre vents du ciel plutôt que d’avoir tué notre Grand Maître Hiram Abif.

1O. : C’est la voix de Jubellum. Précipitons-nous, emparons-nous d’eux, ligotons-les et amenons-les devant le Roi Salomon.

2O. : Entendu.

3O. : Entendu.

Les bandits sont amenés à l’Est en passant par le côté Nord de la Loge.

1O. : Nous rapportons des nouvelles, Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1O. : Nous avons voyage selon tes instructions et, en arrivant au sommet d’une colline, me sentant fatigué, je me suis assis pour me reposer et me délasser. En essayant de me relever, je saisis par hasard une branche d’acacia qui céda si facilement que mon attention en fut attirée.

Sur quoi je hélai sur le champ mes camarades et alors que nous commentions ce fait singulier, nous entendîmes distinctement des voix provenant des crevasses de rochers voisins et nous reconnûmes la première comme celle de Jubella qui s’écriait : « Oh! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée et enfouie dans les sables de la mer, à la limite des basses caux, là où la marée monte et descend deux fois en vingt quatre heures, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif. »

La seconde était celle de Jubello qui s’écriait : » Oh! Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert, le coeur et les poumons arrachés et transportés dans la vallée de Josaphat pour y être laissés en pâture aux vautours des airs, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif »et la troisième était celle de Jubellum qui s’écriait: « Oh! Que n’ai-je eu le corps coupe en deux, les entrailles arrachées et réduites en cendres, et ces cendres dispersées aux quatre vents du ciel plutôt que d’avoir tué notre Grand Maître Hiram Abif »

Sur quoi nous nous précipitâmes, nous nous emparâmes d’eux, les ligotâmes et les avons amenés devant toi.

RS. : Jubella, tu es accusé de complicité dans le meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Qu’as-tu à dire pour ta défense et plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLA: Coupable.

RS. : Jubello, tu es accusé de complicité dans le meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Qu’as-tu à dire pour ta défense et plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLO: Coupable.

Roi SALOMON: Jubellum, tu es accusé du meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLUM : Coupable.

RS. : Misérables, vils et impies, que vous êtes ! Songez à l’énormité de votre crime et à l’homme de coeur que vous avez tué.

Relevez la tête pour écouter la sentence vous serez conduits hors des murs de la cite et exécutés conformément aux malédictions que vous avez proférées. Hors d’ici! Les bandits sont conduits hors de la Loge en passant par le côté Sud et la porte intérieure. Les ouvriers reviennent à l’Orient en passant par le côté Nord de la Loge.

1O. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Ouvriers.

1O. : Les bandits ont été exécutés conformément à tes ordres.

RS. : C’est bien. Partez maintenant à la recherche du corps du Grand Maître Hiram Abif, et si vous le retrouvez, recherchez avec diligence sur lui ou alentour, tout ce qui peut permettre de l’identifier clairement.

1O. : Retournons au sommet de la colline où je me suis assis pour me reposer et me délasser.

3O. : Entendu.

Ils prennent la direction de l’Occident.

1O. : Il semble que ce soit l’endroit.

2O. : Oui, voici la branche d’acacia.

3O. : On dirait une tombe.

1O. : Enlevons la terre. Ils enlèvent le linceul.

Voici un corps, mais il est tellement mutilé et décomposé qu’il est impossible de poursuivre les recherches. Restons à l’écart jusqu’à ce que les effluves putrides aient disparu. Ils font le S. d’O. de Maître Macon et détournent la tête vers la gauche. Reprenons maintenant les recherches. Ils le font. Voici un bijou.

2O. : Détachons-le, remontons et allons rendre compte.

1O. : Entendu.

2O. : Entendu.

Les ouvriers portent le bijou à l’Orient en passant par le Nord de la Loge.

1O. : Nous rapportons des nouvelles, Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1O. : Nous sommes repartis selon tes instructions et, en arrivant au sommet de la colline où je m’étais arrête pour me reposer et me délasser, nous avons découvert ce qui semblait être une tombe. La terre enlevée, un corps apparut, mais tellement mutilé et décomposé que nous plaçâmes machinalement nos mains ainsi il fait le S. d’O de Maître Macon, pour protéger nos narines des effluves putrides. Après qu’ils se furent dissipés, nous fouillâmes le corps et la fosse sans rien trouver, sauf ce bijou.

RS. : Montrez-moi ce bijou.

Le Premier Ouvrier le lui montre. A voix basse: Il ne peut y avoir de doute quant à la mort du Grand Maître Hiram Abif, car c’est le bijou qu’il portait. Ouvriers, la grâce que vous implorez vous est entièrement accordée; retournez à votre travail. Ils quittent la Loge en passant par le côté Sud.

RS. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Ne peut plus y avoir de doute quant à la mort de notre Grand Maître Hiram Abif ni quant à l’identité du corps, car c’est le bijou qu’il portait.

Hélas! Je crains que le mot de Maître Maçon ne soit perdu, car tu te souviens sûrement qu’il avait été convenu entre toi, moi et le Grand Maître Hiram Abif que le mot secret de Maître Maçon ne pourrait être donné que lorsque nous trois serions présents et en serions convenus. L’un de nous n’est plus. Je propose que tu rassembles les ouvriers et que vous m’accompagniez sur la tombe afin de relever le corps et de le ramener au Temple pour lui donner une sépulture plus décente. Je propose aussi que le premier signe que l’on fera en arrivant à la tombe, et que le premier mot que l’on dira après que le corps aura été relevé, soient respectivement le G.S.A.D. et le mot substitué à celui qui est perdu, à moins que la sagesse des générations futures découvre et ramène à la lumière le mot véritable.

HRT. : Entendu. Frère Maréchal.

MARECHAL: Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Rassemble les ouvriers.

MARECHAL: Ouvriers! Rassemblez-vous deux par deux, sur le côté Nord de la loge, face à l’Orient. Les ouvriers se rassemblent, Maréchal en tête. Les Intendants avec leurs cannes. Le Roi Salomon ayant Hiram Roi de Tyr à sa gauche, suivis par les ouvriers par deux, le Chapelain fermant la marche. Le cortège fait trois fois le tour de la loge. Au troisième tour, à l’Ouest, le Maréchal lui fait former une seule file. Une musique funèbre est jouée pendant que les Frères font le tour de la Loge. En arrivant à la tombe, les intendants forment à son chevet un arc de leur canne au-dessus du Roi Salomon. Le Maréchal prend place au Sud du Corps, Hiram Roi de Tyr au pied de la tombe, le Chapelain à l’Autel, les Frères se tiennent debout, faisant le S de F.

RS. fait une seule fois le G.SA.D. et dit: OSMDN’YATIPD’APLFDLV? il s’adresse aux ouvriers : Ici gisent les restes de votre Grand Maître Hiram Abif abattu dans l’accomplissement de son devoir, martyr de sa fidélité. Il fut porte en cet endroit solitaire par des mains impures, à minuit, dans l’espoir que l’oeil de l’homme ne le découvrirait jamais plus, ni que la main de la justice ne se poserait sur ceux qui l’avaient assassiné. Vain espoir! Ici gisent les restes de votre Grand Maître Hiram Abif. Son oeuvre n’était pas achevée, pourtant sa colonne est brisée, les honneurs qui lui revenaient à si juste titre ne lui ont pas été rendus, sa mort fut prématurée et ses frères sont dans le deuil. Son corps sera relevé, honoré, ramené au Temple pour y recevoir une sépulture plus décente, et un monument sera érigé pour commémorer ses travaux, sa fidélité et sa mort prématurée. Frère Hiram Roi de Tyr, efforcez-vous de relever le corps par l’Attouchement d’Apprenti.

HRT. s’y efforce, mais en vain : En raison de l’état avancé de putréfaction, le corps ne peut être relevé ainsi, la peau se détache de la chair.

Le RS fait alors le G.S.A.D. de même que les Frères.

RS. : OSMDN’YATIPD’APLFDLV.?

Frère Hiram Roi de Tyr, vous connaissez un Attouchement plus fort, l’Attouchement de Compagnon. Efforcez-vous de relever le corps par cet attouchement.

HRT obéit mais échoue dans sa tentative : Très Excellent Roi Salomon, pour la raison précédemment donnée, le corps ne peut être relevé ainsi. La chair quitte les os.

Le RS fait le G.SA.D. de même que les Frères.

RS. : OSMDN’YATIPD’APLFDLV? Frère Hiram Roi de Tyr, que faire en pareille extrémité?

HRT. : Prier.

RS. se découvre : Mes Frères, prions!

Tous s’agenouillent sur le genou gauche au S.D.F.

CHAPELAIN: O Dieu, tu nous vois tomber et nous redresser, et tu pénètres nos pensées les plus intimes. Protège-nous et défends-nous contre les mauvaises intentions de nos ennemis, et soutiens-nous dans les moments d’épreuve et d’affliction qu’il est dans notre destinée de subir pendant que nous traversons cette vallée de larmes. Les jours sont comptés et pleins de malheurs à l’homme né de la femme. Il vient, tel une fleur, mais il est vite cueilli, et il disparaît de même, comme l’ombre fugitive. Il voit que ses jours sont comptés et que la durée de sa vie dépend de Toi. Tu lui as assigné des limites qu’il ne peut franchir, en lui laissant le temps du repos, jusqu’à ce qu’il ait achevé sa journée. Il y a, pour tout arbre abattu, l’espoir qu’il porte un bourgeon nouveau et que le rameau qui en jaillira n’aura pas de fin. Mais l’homme meurt et son corps part en poussière; oui, l’homme rend l’esprit et qu’advient-il de lui? De même que l’eau vient à manquer à la mer et le cours de tout fleuve à s’affaiblir et tarir, de même l’homme se couche-t-il pour ne plus se relever jusqu’à la fin des cieux. Pourtant, ô Dieu, aie pitié des enfants de Ta création, accorde leur le réconfort dans le malheur et le salut pour l’Eternité.

Amen.

LES FRERES: Qu’il en soit ainsi. 

Commentaire Thomas Dalet :

le Rite York par ce drame qui fait partie de la cérémonie du 3èmeDegré nous rappelle les grades d’Elus du REAA . L’exécution des mauvais compagnons et la recherche du corps d’Hiram sont des thèmes développés dans les 9ème, 10èmeet 11èmedegrés du REAA.

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