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Hauts Grades

Rite York : Lecture historique et symbolisme du Grade de Maître

21 Février 2014 , Rédigé par Rite York GLNF Publié dans #Rites et rituels

V.M. L'histoire Sainte nous apprend qu'il a été décidé, par le Conseil des Infiniment Sages qu'un Temple devait être bâti à Jérusalem, et qu'il serait érigé à la Gloire de Dieu, et dédié à son Saint Nom. Le Grand Honneur et le Distingué Privilège d'accomplir cette tâche sacrée échut à David, Roi d'Israël, car, nous enseignent les Saintes Écritures, il avait accompli d'innombrables guerres et fait en abondance couler le sang de ses ennemis. Nous apprenons aussi, d'après la même source sacrée, que le Dieu d'Israël avait promis à David, que de ses reins sortirait la graine de celui qui serait son serviteur. Cette promesse divine et mémorable fut par la suite accomplie par Salomon, par sa carrière et par sa prospérité splendide et inégalée. Après que le Roi David eût rejoint ses pères, et que les derniers honneurs eussent été rendus à sa mémoire, Salomon maintint le sceptre d'Israël, la paix régna dans ses frontières, et les enfants d'Israël purent contempler avec une particulière satisfaction les résultats de sa sagesse, qui fit l'étonnement et le respect du monde.            Dans le second mois de la quatrième année de son règne, Salomon commença la construction de l'édifice, dont les difficultés d'exécution avaient été imaginées pour susciter l'étonnement et l'admiration des générations futures. Il était situé sur le Mont Moriah, à proximité de l'endroit ou Abraham était sur le point d'offrir à son fils Isaac en sacrifice, là où David avait rencontré et apaisé l'Ange Exterminateur, et était visible depuis l'aire de battage de Ornan le Jebusien. Dans le même temps le Roi Salomon reçut une lettre de félicitations d'Hiram, Roi de Tyr, qui lui offrait tout ce qui était en son pouvoir pour l'assister, et lui manifestait son fervent désir de participer à la gloire du Trône d'Israël. Ainsi progressait la construction de l'édifice, sous la direction de notre ancien G.M. opératif H.A., avec l'aide de H.R.d.T. Il était bien proche d'être terminé quand quelques ouvriers, désireux d'arracher au G.M.H.A. le mot secret de M.M., l'assassinèrent. Ainsi, pendant une courte période, la construction de l'édifice fut interrompue. Nous vous avons déjà raconté dans la deuxième partie de ce degré, la conspiration des 3 scélérats et des douze comp., la recherche et la découverte finale du corps de notre G.M.H.A. Les Saintes Écritures nous apprennent ensuite comment les restes de notre G.M.H.A. furent relevés de leur humble lieu de repos, emmenés en grande pompe jusqu'au Temple, et déposés aussi près du Saint des Saints que la Loi Israélite ne le permettait. Sur la tombe fut érigé un monument du marbre le plus fin qui fut, comprenant une colonne brisée, une vierge en pleurs, tenant dans la main droite une branche d'acacia et dans la main gauche une urne, devant elle un livre ouvert, derrière elle, le Temps qui défait et compte les boucles de ses cheveux. La colonne brisée symbolisait le fait que l'un des piliers de la Franc-Maçonnerie venait de s'écrouler, la vierge en pleurs symbolisait la mort prématurée de notre G.M.H.A, la branche d'acacia ce qui avait conduit à la découverte espérée de ses restes mortels, l'urne, le fait que ses cendres avaient été déposées en lieu sûr, le livre ouvert le fait que sa mémoire resterait éternellement parmi les maçons et le Temps rappelait que, malgré la mort d'Hiram et la perte du mot sacré, le temps, la patience et la persévérance qui accomplissent toutes choses, permettraient qu'un jour peut-être le véritable mot soit redécouvert et mis en Lumière. Ainsi, je viens de vous raconter la légende de la mort de Hiram Abif, une histoire vénérée en souvenir des jours anciens, et qui est considérée par les maçons avec un respect particulier, non seulement pour l'histoire en elle même, mais surtout pour la doctrine solennelle et sublime dont elle entend imprégner nos âmes et consciences : la résurrection du corps et l'immortalité de l'âme. Durant la construction du Temple, deux événements remarquables se produisirent : le premier nous est rapporté par l'histoire Sainte qui nous apprend que l'on n'entendit jamais le son d'aucune hache, marteau, ou autre objet métallique. Le second nous est rapporté par Joseph qui nous apprend que pendant les sept années que durèrent la construction du Temple, il ne plut jamais, sauf pendant la nuit et pendant que les ouvriers étaient au repos. Nous considérons ceci comme une manifestation frappante de la bienveillante sollicitude de la Divine Providence. L'on rapporte que le bâtiment était soutenu par quatorze cent cinquante trois colonnes et deux mille neuf cent six piliers, tous taillés dans le marbre le plus pur. Pour sa construction, furent employés trois Grands Maîtres assistés de trois mille trois cents Maîtres ou surveillants de l'ouvrage, quatre vingt mille compagnons ou tailleurs de pierre qui travaillèrent dans les carrières et les montagnes, et soixante dix mille apprentis ou porteurs de fardeaux. La Sagesse du R.S. permis que tous soient groupés et disposés de telle façon qu'aucune envie, discorde ou confusion, ne viennent jamais entraver la paix et la bonne entente qui régna en permanence parmi les travailleurs. Mon Frère, ceci nous amène à l'étude d'une deuxième sorte de symboles qui contient de multiples enseignements, tous forts instructifs et de grande valeur.  

LES TROIS COLONNES

Les Trois Colonnes vous ont déjà été expliquées, dans un degré précédent, et elles représentaient la Sagesse, la Force et la Beauté. Elles sont, dans ce degré revêtues d'une signification encore plus grande. Elles représentent nos Trois Anciens Grands Maîtres, Salomon Roi d'Israël, Hiram Roi de Tyr, et Hiram Abif. La Colonne Sagesse représente Salomon, Roi d'Israël, dont la Sagesse permit l'édification du Temple, et grâce auquel son nom fut honoré et exalté. La Colonne Force représente Hiram, Roi de Tyr qui aida le Roi Salomon dans l'accomplissement de sa difficile tâche, et la Colonne Beauté représente Hiram Abif, le fils de la veuve, de la tribu de Nephtali qui, grâce à ses talents d'artiste permit au Temple d'être si magnifiquement orné.  Les Apprentis tiennent leur réunion au Rez-de-Chaussée du Temple du Roi Salomon. Sept en constituent une Loge : Un Maître Maçon et six Apprentis ou Compagnons.  Les Compagnons tiennent leur réunion dans la chambre du milieu du Temple du Roi Salomon. Cinq la constitue, deux Maîtres Maçons et trois Compagnons. Les Maîtres Maçons tiennent leur assemblée dans le Saint des Saints inachevé du Temple du Roi Salomon, trois constituent une Loge. 

              LES TROIS MARCHES

Les Trois Marches qui délimitent le plateau du Vénérable sont les symboles de la vie humaine : l'enfance, l'âge viril et la vieillesse. Comme pour l'enfance, en tant qu'Apprenti nous devons occuper notre esprit à l'acquisition des connaissances usuelles. Comme dans l'âge viril, en tant que Compagnons, nous devons utiliser notre connaissance au service de Dieu, de notre prochain et de nous-mêmes afin que, parvenu à la vieillesse, nous puissions jouir de l'heureuse conclusion d'une existence de droiture et mourir dans l'espérance d'une immortalité glorieuse. 

L'ENCENSOIR

L'encensoir est le symbole d'un coeur pur, toujours prêt à présenter des offrandes au Seigneur et, de même l'encens se consume en dégageant une chaleur radieuse, de même, notre coeur doit toujours être prêt à brûler et à s'enflammer de gratitude envers notre Divin Créateur, pour les nombreux bienfaits et réconforts qu'il nous a accordés. 

LA RUCHE

La Ruche symbolise l'industrie et enseigne la pratique de cette vertu à tous les hommes. De même, nous venons au monde êtres intelligents et raisonnables, de même, devons-nous toujours être des êtres industrieux, jamais satisfaits par l'oisiveté, alors que nos Frères sont dans le besoin, et toujours désireux de pouvoir les secourir. Si nous observons la nature, nous découvrons l'homme dans son enfance, plus démuni que la plus primitive des créatures. Il gît, pendant des jours, des mois, des années, totalement incapable de subvenir à ses propres besoins ou de se protéger de l'attaque des animaux sauvages, et même de s'abriter des vicissitudes du temps. Il a certainement plu au Créateur Suprême de la Terre et des Cieux de faire en sorte que les hommes dépendent les uns des autres. Comme la dépendance est l'un des liens les plus puissants de la Société, les hommes ont été à dessein créés interdépendants pour se procurer aide et protection, afin qu'ils puissent mieux jouir de l'opportunité qui leur est offerte de nouer des liens d'amour et d'amitié. C'est ainsi que l'homme fut formé à la vie sociale et active, l’œuvre la plus utile de Dieu. Celui qui s'abaisse lui-même, en n'apportant pas sa propre contribution à la somme des connaissances et de la compréhension humaine, peut être considéré comme un membre inutile de la famille humaine et indigne de notre protection en tant que Maçon. 

LE LIVRE DES CONSTITUTIONS

 Le Livre des Constitutions, protégé par l'épée du Tuileur, nous rappelle que nous devons demeurer très vigilants, et être très prudents, dans nos pensées, nos actes et nos paroles et plus particulièrement au sujet de la Franc-Maçonnerie en présence de ses ennemis, nous remémorant sans cesse ces véritables vertus Maçonniques : le silence et la circonspection. 

L'ÉPÉE ET LE COEUR NU

L'épée pointée sur le coeur nu nous rappelle que, tôt ou tard, la justice nous atteindra, même si nos actes, pensées et paroles peuvent demeurer cachés aux yeux des hommes. Cependant celui qui voit tout, qui commande au Soleil, à la Lune et aux Étoiles, et sous la direction de qui, même les comètes les plus reculées, accomplissent leur prodigieuse révolution, fouille jusqu'au tréfonds du coeur humain, et nous accordera notre récompense, conformément à nos mérites. 

              L'ANCRE ET L'ARCHE

L'Ancre et l'Arche sont les symboles d'un espoir mérité et d'une existence bien remplie. Ils symbolisent : cet Arche Divin qui nous conduit par delà les Océans déchaînés de l'affliction là où l'Ancre nous permet de nous arrêter dans ce havre de paix où les méchants cessent leur persécution, et où les faibles trouvent le repos. 

LE QUARANTE SEPTIÈME PROBLÈME

 Le Quarante Septième Problème d'Euclide apprend aux maçons à aimer les arts et les sciences. 

LE SABLIER

Le Sablier symbolise la vie humaine. Voyez avec quelle douceur le sable s'écoule calmement, mais aussi avec quelle rapidité notre vie va vers sa fin. Nous ne pouvons pas sans étonnement contempler les infimes particules qui sont contenues dans cet objet, comment elles disparaissent imperceptiblement. Et cependant, à notre grand étonnement, elles ont toutes disparues dans l'intervalle minime d'une heure. Ainsi disparaissent les hommes ! Aujourd'hui il explose tels les bourgeons en feuilles tendres comme l'espoir, demain il sera fleurs éclatantes, témoignages de son épanouissement, alors que le surlendemain une légère gelée flétrira la jeune pousse, et alors qu'il se croyait au début de son épanouissement, il tombe à terre telle la feuille d'automne, qui vient fertiliser notre mère la terre. 

LA FAUX

La Faux symbolise le temps, qui tranche les fils tenus de la vie et nous transporte dans l'éternité. Voyez quel carnage la Faux dévastatrice du Temps a accompli parmi les humains. Si par bonheur nous échappons aux nombreuses maladies infantiles, aux périls de l'adolescence, et qu’avec force et vigueur nous atteignons l'âge viril, inexorablement nous serons bientôt abattus par la Faux dévastatrice du temps, et nous serons réunis en ce pays où nos pères nous ont précédés. J'attire maintenant votre attention sur le troisième et dernier groupe d'emblèmes et de symboles, qui est aussi sacré que les autres parties du d° qui vient de vous être conféré, et je souhaite que vous vous en souveniez comme tel. 

LE MAILLET, LA PELLE, LE CERCUEIL, LA BRANCHE D'ACACIA

Le Maillet symbolise l'outil par lequel notre G.M.H.A. fut assassiné. La Pelle, symbolise celle qui fut utilisée pour creuser sa tombe, et qui nous enseigne que, sous peu, un instrument similaire pourrait fort bien être utilisé pour creuser notre propre tombe.        Le Cercueil, celui qui contenait les restes de sa dépouille mortelle. Ceci mon Frère, sont des symboles saisissants qui, pour un esprit réfléchi, fournissent de sérieux sujets de méditation. Mais lorsque nous nous référons à la branche d'acacia, qui fut trouvée en fleurs sur la tombe de notre G.M.H.A., nous sommes amenés à nous souvenir qu'il existe une partie de nous-mêmes qui survivra à la tombe et ne périra jamais, jamais, jamais.

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