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Hauts Grades

Rites allemands

9 Mai 2012 , Rédigé par JM Ragon Publié dans #Rites et rituels

Rite de Schroeder (1766)

 

Schroeder, surnomé le Cagtiostro de l’Allemagne, parce que c’est à son école que Cagliostro prit des leçons de théosophie, d'évocations et de sciences secrètes dites occultes, établit à Marbourg (Hesse-Cassel), en 1766, un chapitre de vrais et anciens maçons rose-croix, et en 1779, il ouvrit, dans une loge de Sarrebourg, son école de magie, de théosophie et d'alchimie, en sept grades (3+4). Ce rite, que l’on nomme aussi Rose-Croix rectifié, est composé de la Maçonnerie symbolique et de quatre hauts grades, qui ont pour base les trois sciences que nous venons de citer. II ne fut guère pratiqué que dans deux loges de la constitution de la Grande-Loge de Hambourg.

 

Rite de Schroepffer (1768)

 

Schroepffer était fils d'un limonadier. Il réforma l'Ordre des franc-maçons à Dresde : c'est lui qui, le premier, illumina les princes d'Allemagne, par le moyen de la fantasmagorie ou l'apparition des spectres. Il jeta l'épouvante dans Berlin et dans toute la Prusse, en faisant prédire, par des fantômes, la mort prochaine de quelques grands personnages, mort qui se réalisait toujours. Il avait tellement frappé les esprits, que le savant Gleditsch n'allait point à l'académie de Berlin sans s'imaginer qu'il voyait l'ombre du défunt président siéger à sa place.

 

La reine de Prusse lui fit défendre de faire ses évocations.

 

Nous lisons dans une notice qu'il vint s'établir limonadier à Leipsick (Saxe), et qu'il fit l'ouverture de son café le 29 octobre 1768.Il institua son système, basé sur la magie, les évocations, etc., dans une loge de la ville. Il eut peu de partisans. Plus tard, il fut persécuté et se tua d'un coup de pistolet le 8 octobre 1774, dans le Rosenthal, près Leipsick, à l'âge de 35 ans. Son système disparut avec lui. Ses œuvres sont à Berlin.

 

 Maçonnerie des 72

 

On ne peut désigner que sous ce nom une association dite maçonnique, dont on ignore la dénomination spéciale, ou qui peut-être n'en avait pas.

 

On pourrait hardiment, dit-on, échanger, contre son grade d'apprenti, tous les autres grades de tous les systèmes ; c'était donc plutôt un haut grade, divisé en trois classes, que celui d'une secte maçonnique, dont l'origine, que l'on suppose allemande, n'est pas indiquée.

 

Elle se livrait à l'étude des sciences occultes et prétendait, sans doute pour dérouter les curieux, que son grand-maître habitait l'Espagne et portait, dans l'Ordre, le nom de Tajo.

 

 Le nombre deses membres ne pouvait jamais excéder 72, dont 24 apprentis, 24 compagnons et 24 maîtres.

 

Les plus jeunes étaient chargés de distribuer les aumônes, de faire des recherches et de s'assurer si, dans les loges, il y avait des frères qui fussent dignes d'être, un jour, reçus parmi eux. Ils devaient faire sur ces frères des rapports détaillés.

 

Si un maître mourait, il était remplacé par le compagnon le plus ancien ; celui-ci l'était par le plus ancien apprenti, et ce dernier par l'un des franc-maçons enregistrés d'après les rapports.

 

On n'était pas reçu avant l'âge de maturité dans cet ordre mystérieux, dont le rituel nous est inconnu.

 

Cette notice figure dans quelques collections sous le titre de Une Branche maçonnique ou Société anonyme.

 

Son nombre 72 pourrait lui faire supposer quelque rapport avec l'ordre suivant, dont il serait, peut-être, là dernière expression.

Source : www.ledifice.net

 



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